Métro Belgique n°4110 24 oct 2019
Métro Belgique n°4110 24 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4110 de 24 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'eau moins chère pour aider les sans-abri.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 Jeudi 24 octobre 2019 metro 10 FEELGOOD Aujourd’hui, le refrain est connu et la Croix- L’importance de donner son sang Alors que l’on retrouve les premières traces de transfusions interhumaines il y a plus ou moins 200 ans, cela ne fait que 60 ans, grâce aux progrès de la science, que les transfusions sont adaptées aux besoins spécifiques des malades en tel ou tel composant du sang. Comment se déroule un don de sang ? Belga/D. Waem Il est d’abord bon de savoir que la procédure totale pour donner son sang est approximativement de 45 minutes alors que le don en lui-même ne dure qu’environ dix minutes. À ce don vient en effet s’ajouter toute une procédure administrative qui allonge la durée totale du prélèvement. En pratique, après s’être rendu au point de collecte ou sur un site de prélèvement fixe, chacun est invité à remplir un questionnaire médical. Un médecin se chargera alors d’évaluer, lors d’un entretien médical confidentiel et gratuit, si votre don ne présente aucun risque, que ce soit pour vous ou pour le receveur. Il vous demandera notamment quels sont les derniers médicaments que vous avez pris, si vous avez fait des voyages dans des zones à risque ou encore vos antécédents médicaux et chirurgicaux. Une fois son feu vert obtenu, il ne vous reste plus qu’à passer à l’étape du don en lui-même. En fonction de votre poids et de votre taille, ce sont en moyenne entre 430 ml et 470 ml de sang qui sont prélevés. Rouge lance régulièrement des campagnes pour recruter des nouveaux donneurs. La dernière en date ? La disparition des lettres A, B et O (qui représentent les groupes sanguins) des paysages urbains ou numériques afin de montrer « à quoi ressemblerait le monde sans ces trois lettres ». Et même si les stocks belges sont pour l’instant plutôt remplis, la Croix-Rouge recherche toute l’année des nouveaux donneurs. Les groupes sanguins les plus recherchés ? Les O –, les donneurs universels utilisés en priorité lors des urgences, et les négatifs en règle générale. Et si elle fait régulièrement appel à la presse lorsque le seuil de poches de sang devient critique, la Croix-Rouge de Belgique arrive à remplir ses missions annuelles. « On arrive à subvenir aux besoins des hôpitaux en produits sanguins de qualité », explique Thomas Paulus, responsable communication pour la Croix-Rouge. DES DONS DE SANG POUR QUOI ? Au total, on estime qu’une personne sur dix donne ou donnera son sang alors que sept personnes sur dix en auront besoin un jour. « Ce sont en fait sept personnes sur dix qui seront mises en contact avec au moins un produit dérivé sanguin », comme des médicaments produits à base de sang et de plasma, explique Thomas Paulus. « Un simple sérum antitétanique est par exemple à base de plasma humain ». Après que la poche a été analysée dans un laboratoire d’analyse biologique pour détecter d’éventuelles maladies, elle est centrifugée pour séparer les globules rouges, les résidus plaquettaires et le plasma. Ces trois produits vont encore suivre un traitement individuel avant d’être transmis aux receveurs, que ce soit dans le cadre d’une transfusion sanguine ou d’une transformation en médicament dérivé du sang. DES CRITÈRES TROP DURS ? Malgré le besoin constant de sang, on entend ponctuellement des voix s’élever contre des cri- CHIFFRE 90.000 C’est le nombre de personnes qui donnent annuellement leur sang en Belgique. Par ailleurs, près de 2.000 donnent leurs plaquettes, et plus ou moins 4.500 font don de leur plasma. Qui peut donner son sang ? En principe, toute personne en bonne santé, ayant plus de 18 ans, pesant au moins 50 kilogrammes et ne présentant pas de risque de transmettre une maladie via le sang peut devenir donneur. Il existe par contre plusieurs critères exclusifs qu’il convient de garder en tête. Il faut notamment attendre quatre mois avant de donner son sang en cas de nouveau piercing/tatouage ou en cas de nouvelle relation sexuelle, même protégée. Si vous avez voyagé, un délai de 28 jours à six mois peut vous être demandé jusqu’à votre prochain don alors que vous devez attendre sept jours après une visite chez le dentiste ou la prise de certains médicaments. Une personne peut donner son sang quatre fois par an avec un écart minimum de deux mois entre deux dons. Les dons de plasma et de plaquettes peuvent se faire toutes les deux semaines. tères a priori trop sévères pour les donneurs de sang. « Oui ils sont sévères, c’est vrai », accorde Thomas Paulus. Avant de nuancer. « S’ils ont été décidés, c’est qu’il y a une raison derrière. Ils ne sont pas arbitraires. Ils sont décidés soit pour la protection du receveur, soit pour la protection du donneur. » Il convient aussi de se rappeler que les personnes qui reçoivent du sang ont généralement un système immunitaire affaibli. « Ils vont prendre le moindre pathogène puissance dix car ils n’ont plus aucune défense immunitaire, il faut aussi penser à ça. » PEUR DES AIGUILLES Et les aiguilles dans tout ça ? De nombreuses personnes ne veulent en effet pas donner leur sang par simple phobie des aiguilles. Cela ne doit pourtant pas les bloquer, estime Thomas Paulus. « 90% des malades ont peur des aiguilles, pourtant eux n’ont pas le choix », analyse-t-il. « Une prise de sang ne fait pas plus mal qu’un don de sang, c’est exactement la même chose. Il faut penser à ce que l’on crée derrière. Cela va donner la possibilité à des enfants de dire au revoir à leur père ou à leur mère ou encore à sauver l’enfant de quelqu’un pour qu’il puisse réaliser ses rêves », conclut-il. (cd) Plus d’infos sur les dons de sang et les collectes organisées près de chez vous  : https  : //www.donneurdesang.be/fr
Ph. Pixabay metro Jeudi 24octobre 2019 FEELGOOD 11 Le slow sex, ou comment oublier le culte de la performance au profit du plaisir « Le temps c’est de l’argent », cette expression connue de tous serait l’ennemie numéro un de la mentalité slow sex. Vous pouvez donc mettre au placard les quickies et autres parties de jambes en l’air à la va-vite si vous souhaitez donner du crédit à ce concept. Prendre son temps pour éprouver plus de plaisir, c’est l’essence même du slow sex. Ainsi, ses adeptes préfèrent ralentir pour découvrir de nouvelles choses tout en étant connectés à leurs émotions. Le slow sex, ou littéralement « sexe lent » en français, kézako ? Il s’agit en fait d’une façon ralentie de faire l’amour qui se détache de toute forme de pulsion à assouvir. Le but est d’éveiller pleinement ses sens de toutes les manières possibles afin de prendre un maximum de plaisir. Cet éveil, c’est bien joli, mais cela prend du temps et c’est précisément ce qui est au centre du concept. Il s’agit donc de ralentir le rythme sans chercher à tout prix à atteindre l’orgasme, afin de se laisser surprendre par ce dernier. Dans « Slow Sex, faire l’amour en conscience » (Almasta Éditions, 2013) la sexologue Diana Richardson résume parfaitement le concept  : « Nous proposons de ralentir et d’être pleinement présents à chaque instant de la relation sexuelle au lieu de faire l’amour d’une façon si intensément tournée vers l’orgasme que nous passons à côté de la possibilité de ressentir de subtiles nuances tout au long de l’union sexuelle. » Alors, on s’y met ? PRÉPARER LE TERRAIN Ces moments précieux, ils ne s’improvisent pas, comme vous pouvez vous en douter. Dans son livre « L’art de faire l’amour à une femme », Linda Lou Paget insiste sur l’importance de se mettre dans de bonnes dispositions avant de passer à l’acte. Dès lors, un repas au restaurant ou une petite balade romantique sont de belles entrées en matière pour faire monter progressivement la tension qui peut exister entre vous et votre partenaire. Le jeu des caresses et des baisers volés peut d’ores et déjà être présent, tant qu’il ne prend pas le dessus sur le reste. Une fois rentrés chez vous, la première chose à faire, c’est de couper ses téléphones afin de ne pas être interrompu dans ce moment intime. Ensuite, installez-vous dans un cadre que vous trouvez confortable et que vous avez rangé auparavant. Tout est bon pour le rendre agréable  : bougies, encens, musique adaptée, lumière tamisée, etc. NE PAS LÉSINER SUR LES PRÉLIMINAIRES Maintenant que vous êtes dans un environnement confortable, plus rien ne peut vous empêcher de vous abandonner l’un à l’autre. Toutefois, vous êtes encore bien loin de la pénétration. En effet, si vous devenez adepte du slow sex, ce moment deviendra même dispensable tant les objectifs sont ailleurs. Pour réaliser de bons préliminaires, l’une des choses primordiales est le dialogue au sein du couple. Outre le fait de connaître les envies et les préférences de l’autre grâce à des discussions avant, pendant, ou après l’acte sexuel, il s’agit avant tout de s’exciter. Vous l’aurez sans doute remarqué, on ne fait pas mieux pour faire monter la tension sexuelle. Jouez avec les mots  : dites à votre partenaire à quel point il vous excite, ce que vous avez envie de lui faire ou à quel point vous l’aimez. Accompagnez tout cela de tendres baisers et de caresses, en mettant toujours le désir au centre de la sexualité pour remplacer la simple pulsion sexuelle. Nous sommes donc rentrés dans le vif du sujet et la prochaine étape, c’est bien évidemment celle des préliminaires. Ce moment, parfois un peu bâclé par les couples, est essentiel avec l’approche du slow sex car il rend réel tout le désir qui a pu s’accumuler auparavant et permet enfin d’entre en fusion de façon concrète. C’est précisément pour cela que la pénétration devient accessoire. Il ne s’agit plus là d’un pont pour accéder vers la pénétration mais d’une destination en soi. À vous de profiter de ce havre de plaisir à votre façon, toujours en symbiose avec votre partenaire. OUBLIER LE CULTE DE LA PERFORMANCE Vous l’aurez compris, on est donc bien loin d’une recherche de l’orgasme à tout prix. Au contraire, la temporalité des rapports change complètement et la lenteur est une découverte pleine de surprises. L’orgasme devient quelque chose de provoqué par le plaisir et non son but. On s’éloigne de ce qui est surreprésenté dans la pornographie depuis toujours. Il est néanmoins compréhensible que ce modèle prédomine, puisque le premier contact avec ce monde se fait en moyenne à 12 ans chez les garçons et 13 ans chez les filles, d’après une étude réalisée par l’Université de Liège. Tout est une histoire de connexions, entre son corps et sa tête, mais aussi avec l’autre. Pour vous et votre partenaire, il s’agit donc de faire passer la performance au second plan, ce qui permet aussi de faire retomber la pression et de s’enlever une certaine forme de responsabilité. Ce qui compte, c’est le voyage effectué ensemble, rempli d’amour et de passion, pas la destination. Le slow sex est une façon de remettre au centre des préoccupations la personnalité de l’autre, dans un élan d’altruisme et de partage. Quoi de plus beau pour deux êtres qui souhaitent consommer leur amour, finalement ? Sébastien Paulus Ph. Unsplash/V. Nordli LIDL deals, c’est Le plein de promos pour la petite monnaie à partir du JEUDI 24/10 jusqu’au SAMEDI 26/10 */kg - Jusqu’à épuisement du stock. Les stocks par magasin étant limités, il est possible que certains articles soient épuisés prématurément. Images sont indicatives. Sous réserve d’erreurs typographiques. É.R. LIDL Belgium, Guldensporenpark 90 blok J, 9820 Merelbeke. Poires conférences en vrac * € 1



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