Métro Belgique n°4109 23 oct 2019
Métro Belgique n°4109 23 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4109 de 23 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : le taxi du futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Mercredi 23 octobre 2019 metro 12 CULTURE « KICKER(1) ONCE UPON TAG WITH A MIND 14 POINT » MARQUE DUMMY L’ADIEU TEXT. AU JAMES BLUNT, COQUELUCHE DU PUBLIC SOUND CHECK « Je n’écris plus de chansons pour le grand public » On l’aime ou on le déteste, ou on aime le détester  : tout le monde a son avis sur James Blunt. Lors de ses débuts il y a 15 ans, deux hits mondiaux ont propulsé ce Britannique totalement inconnu jusque-là sur la planète des stars, un succès colossal que n’ont jamais pu égaler ses quatre albums suivants. Son étoile brille peut-être un peu moins fort après toutes ces années, mais elle n’est pas prête de s’éteindre  : James Blunt a assuré en 2017 la première partie de son pote Ed Sheeran, qui a sillonné l’Amérique du Nord avec sa tournée Divide Tour, et a collaboré l’année passée avec notre Lost Frequencies national pour le single de l’été « Melody ». Avec « Once Upon A Mind », le chanteur signe son retour dans les charts. Une interview comeback à ne pas manquer donc. Si James Blunt est plus que probablement catalogué par le grand public comme l’auteur de LA chanson de rupture qu’ont écoutée en boucle en pleurant et en reniflant bon nombre d’ados au cœur brisé (« Goodbye My Lover ») , il est aujourd’hui quadragénaire, marié et papa de deux enfants. Et si le temps poursuit impitoyablement son cours aussi pour James Blunt, il n’a toutefois aucune prise sur deux constantes dans sa vie  : une saine tendance à l’autodérision et son éternelle modestie. L’homme ne se prend tellement pas pour une star que sans son micro il se fond dans la foule, comme en témoigne l’anecdote à propos de son saut dans le public lors d’un concert à Chicago. Après avoir plongé de la scène dans la foule, il a été plaqué au sol par un agent de sécurité qui ne l’avait pas reconnu ! Que cela serve d’avertissement à la sécurité de Forest National, où se produira James Blunt en février de l’année prochaine  : pour l’amour du ciel, googlisez-le ! Bonjour James, qu’est-ce qui vous a inspiré le titre de cet album ? « Mon premier album, ‘Back to Bedlam’, parlait de l’isolement mental. À de nombreux égards, ce disque en est la suite. En ce qui concerne le titre, c’est la même idée  : on est fondamentalement seuls avec nos pensées dans notre tête. » Vous avez qualifié cet album de réalisation la plus sincère jusqu’ici. Pourquoi ? « L’énorme succès de ‘Back to Bedlam’m’avait placé sous le feu des projecteurs, si bien qu’après je sentais dans mon dos les yeux du grand public me fixer chaque fois que je me mettais à écrire. Du coup, mes chansons étaient ALBUMS Après une première partie parue en mars dernier, le groupe britannique Foals nous propose aujourd’hui le second volet de son diptyque. Et « fondamentalement, ils sont complémentaires », a expliqué Yannis Philippakis, chanteur en chef. Complémentaire, peut-être, mais en tout cas, celui-ci joue davantage la carte rock, tandis que le précédent se voulait plus hétéroclite. Surfant sur les mélodies et les riffs qui font mouche, les Foals parviennent à mêler force et légèreté. Une fragilité et une puissance qui prennent tout leur sens, notamment, dans le dernier morceau « Neptune », dont le caractère épique permet à l’auditeur de se sentir transporté durant près de dix minutes. Le tout porté par une voix au mieux de sa forme. Un disque d’une introspection explosive. (pj) ★★★★✩ moins ouvertes qu’avant et je taisais des choses. J’écrivais ce que je pensais que le public voulait entendre, mais cet album-ci est plus profond. Mon père est gravement malade et a besoin d’un donneur pour son insuffisance rénale chronique (James Blunt souhaitait lui donner un rein, mais la compatibilité n’était pas suffisante,ndlr). J’ai pris dès lors pleinement conscience du cycle de la vie. Quand je suis en tournée, il m’arrive d’être loin de chez moi pendant 18 mois, et ce n’est pas sans conséquences. Je n’écris plus de chansons pour le grand public, mais pour les gens qui sont très proches de moi. » Le public vous connaît surtout pour vos hits mondiaux « You’re Beautiful » et « Goodbye My Lover ». Vous avez pourtant choisi de mettre moins l’accent sur les ballades et plus sur les titresuptempo avec une sonorité poppy. « C’est ce que j’ai toujours fait. Les hits que vous citez étaient les seules ballades sur ‘Back to Bedla’, et sur le nouvel album il n’y a qu’une seule vraie ballade, ‘Monsters’, bien que cela soit plutôt une sorte de berceuse. » D’un côté vous abordez des sujets graves dans « Once Upon a Mind », mais de l’autre certaines plages de l’album sont très joyeuses. « C’est un méli-mélo d’émotions. Il y a des chansons très tragiques, comme ‘How It Feels To Be Alive’, mais en même temps c’est aussi une célébration de la vie. » Pour conclure  : votre album a l’air d’avoir été conçu pour la radio. Faut-il y entendre l’influence de votre ami Ed Sheeran ? « Pas vraiment. Lors de mon album précédent, je n’avais pas beaucoup d’inspiration émotionnelle, mais plein d’inspiration musicale, et j’ai dès lors décidé de collaborer avec Ed, Lost Frequencies et Robin Schulz. Mais cet album-ci est différent. Je n’ai été en aucune manière influencé ou inspiré par d’autres artistes. J’avais beaucoup à dire aux personnes que j’aime beaucoup, et certainement à mon père. Le temps que je peux encore passer avec lui est limité. Cela m’a Foals « Everything Not Saved Battles « Juice B Crypts » » Will Be Lost Part 2 » Battles, c’est un groupe métronome… Un album tous les quatre ans depuis 2007. Groupe indé dans le plus pur sens du terme, il n’hésite pas à verser dans l’expérimentation quitte à en être presque foutraque par moments. On ressent parfois un joyau bordel, comme pour « They Played It Twice avec Xenia Rubinos au chant, et pourtant tout est dans la maîtrise. Vous aimez le rock, le post-rock, l’électro un peu déglingué, le jazz et le funk ? Et bien, vous aurez un peu tout cela. Parfois même, en même temps. Il y a toujours une sorte d’instabilité dans chacun de leurs morceaux. Il ne faut jamais se laisser guider par les premiers accords, car nous sommes de toute façon emmener ailleurs. Ce quatrième album est donc une expérience en soi. Et c’est finalement son ultra-hétéroclisme qui en fait sa cohérence. (pj) ★★★✩✩ fait prendre conscience que le temps passé avec mes enfants n’est pas non plus infini. Cette prise de conscience m’a donné un focus évident, et cet album a été dès lors un des plus faciles à faire. » Camille Van Puymbroeck « Once Upon A Mind » sort le 25 octobre. James Blunt sera le 25 février 2020 à Forest National. REVIEW JAMES BLUNT – « ONCE UPON A MIND » « Once Upon A Mind » s’ouvre sur unuptempo, où James Blunt donne de la voix dans un refrain entraînant à la Mumford & Sons. Aucune trace de la fragilité intense (les mauvaises langues parleront de « sirop ») qui a jadis propulsé dans le top mondial les hits « Goodbye My Lover » et « You’re Beautiful ». Si les textes de James Blunt sont très personnels, le disque est musicalement doté d’un emballage conventionnel, taillé pour la radio, qui vise clairement les hitparades. La majorité des titres sont du même bois  : le refrain doit être entraînant et fait l’objet de toute l’attention, de préférence en étant émaillé de quelques « ooh ooh » qui invitent à fredonner, accompagné d’une guitare frivole et propulsé par un beat sympa. Malgré son intention manifeste de ne plus plaire à tous, « Youngster » et « 5 Miles » baignent dans l’EDM-pop commerciale creuse qui inonde les radios. Un péché, car James Blunt se distingue justement par une dramatique calme et suave, renforcée par sa voix mélancolique haut perchée qui ondule de façon tellement mélodieuse. Les chansons les plus fortes du disque ne sont donc pas par hasard celles où il n’envoie pas toute la gomme et navigue sur quelques accords de piano  : « Monsters », « How It Feels To Be Alive » et le morceau final « The Greatest » brisent le flux pop par une touche d’émotion et creusent plus profondément. Cela étant dit, s’il faut choisir une chanson à chanter à pleins poumons le matin dans les embouteillages, c’est « Halfway ». (cv) Nils Frahm « All Encores » ★★✩✩✩ À l’inverse des Battles, Nils Frahm fait, lui, dans l’épure totale. Tout au long de cette année, le pianiste allemand a sorti trois EP  : « Encores 1 », « Encores 2 » et « Encores 3 ». « All Encores » est donc, bien évidemment, la réunion de tout cela, en les réagençant de façon méthodique et progressive. On passe de tous les sons acoustiques qu’un piano solo peut nous offrir, pour aller vers des paysages sonores plus prononcés et atteindre les longues volutes d’ambiant qui s’épanouissent sur des claviers électroniques. Des morceaux qui se respirent, tant ils sont gorgés d’oxygène. Il y a cette capacité, chez Nils Frahm, de suspendre le temps, de rester dans l’instant et de le faire durer aussi longtemps que possible. Chaque morceau est une bulle à la fois temporelle et géographique. C’est l’ici et le maintenant, mais sans savoir véritablement où et quand. (pj) ★★★★✩
INFO SNCB Paul Delvaux L’homme qui aimait les trains Train World, Gare de Schaerbeek 22/10/2019 > 15/03/2020 Envie de construire un réseau sûr et durable ? Nous engageons des ingénieur.e.s motivé.e.s ! Rejoins-nous dès à présent et développons ensemble la mobilité de demain. www.trainworld.be 02/224.74.98 info@trainworld.be infrabel.be/jobs Foundation Paul Delvaux, St. Idesbald, Belgium/SABAM, 2019 Vincent Everarts



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