Métro Belgique n°4109 23 oct 2019
Métro Belgique n°4109 23 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4109 de 23 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : le taxi du futur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Mercredi 23 octobre 2019 metro 10 CULTURE voulais passer beaucoup de temps avec eux, pour trouver la bonne distance. Celle qu’ont les gens qui travaillent avec eux chaque jour. Ils savent comment gérer leur émotion, et la transformer en quelque chose. » ‘La Haine’, ‘Irréversible’, ‘Jason Bourne’, ‘Black Swan’, ‘Mesrine’… Après tant d’années dans le métier, c’est difficile de vous surprendre avec des rôles ? « Pas forcément, si c’est un bon film, c’est toujours excitant. Ce qui est ennuyeux, c’est faire quelque chose qu’on a déjà fait, où on sait à quoi ça va ressembler, et on le fait pour l’argent. Mais avec un sujet complexe comme celui-ci, c’est une véritable aventure. En théorie, il faudrait faire seulement des films comme ça. Mais alors il n’y aurait pas trop de boulot (rires) ! » Dans le film, votre personnage Bruno n’est pas à l’aise avec les femmes… Pas trop dur à jouer ? D’où vient l’idée de ‘The Mustang’ ? Laure de Clermont-Tonnerre  : « J’avais lu par hasard un article sur un programme français de réhabilitation dans une prison à Strasbourg avec de petits animaux, comme des oiseaux, des lapins, des chiens et des chinchillas. Le contraste entre le cadre sombre et oppressant d’une prison et la beauté innocente des animaux me plaisait et, il y a cinq ans, j’ai fait un court-métrage autour de ça, intitulé ‘Rabbit’. Mais le sujet me poursuivait, et je suis tombée plus tard sur un autre article sur un programme semblable au Nevada, où des détenus dressaient des chevaux sauvages qui étaient ensuite vendus aux enchères. J’ai tout de suite su que j’avais trouvé un long-métrage. » « C’était un soulagement ! Mon instinct naturel est de confronter les choses tout le temps  : tout le contraire de Bruno. Du coup derrière la caméra, Eric et Olivier me disaient  : ‘gentil Vincent, n’oublie pas que t’es gentil !’(rires). C’était un exercice ! Ça me connecte à une autre partie de moi-même. Et on dirait que ça marche. » Vous n’avez pas l’air de vous soucier de ce que la presse écrit sur vous… « Si, je lis tout, ça m’intéresse de savoir ce que les gens pensent de mon travail. Mais ça ne me définit pas. Je me suis toujours dit, si tu fais quelque chose que tu aimes, tout le monde ne te comprendra pas forcément, mais fais-toi confiance et ça viendra. Et je pense que ‘Irréversible’l’a prouvé  : quand c’est sorti, les gens hurlaient au scandale, que c’était une honte… Et le mois dernier à la Mostra de Venise [le film a été montré dans une nouvelle version, NDLR], c’était ‘Oh my God quel chef-d’œuvre’(rires) ! 17 ans plus tard, le scandale est passé, le film Matthias, votre interprétation a quelque chose d’animal. Vous êtes-vous inspiré de ces mustangs pour vous préparer ? Matthias Schoenaerts  : « En tant qu’être humain, vous vous adaptez toujours à votre environnement. J’ai passé beaucoup de temps avec ces chevaux, et alors il en reste automatiquement quelque chose. Je ne voulais pas trop le souligner dans mon interprétation. Il fallait que ce soit quelque chose que mon personnage respire au sens propre comme au figuré. » LCT  : « Il y a une vraie similitude entre le personnage de Matthias et ce cheval. Ils présentent les mêmes symptômes d’angoisse. Ils ressentent tous les deux une menace partout. » MS  : « Et la même méfiance. » LCT  : « Ils ont tous les deux été maltraités. Ils se reconnaissent dans leur souffrance. Ce lien est perceptible. Ils produisent aussi le même son. La différence entre un cheval dressé et un cheval sauvage, c’est qu’un cheval sauvage grogne quand il a peur. Un son que vous n’entendrez jamais chez un animal domestique dressé. Et Matthias a repris ça spontanément. (rires) La respiration très lourde d’un homme qui ne parle jamais. Il déborde d’émotions qui ne sortent jamais par la voix, mais qui s’expriment par son attitude corporelle et sa respiration. C’était pour moi la musique du film. » Ce cheval est aussi votre principal partenaire de jeu dans le film. Comment étaitce de travailler avec lui ? Matthias  : « Je n’étais jamais monté sur un cheval avant et j’ai est resté. On est bombardés d’images aujourd’hui, donc faire des trucs que les gens n’oublieront pas, c’est ça pour moi la vraie récompense. » Une chose que vous aimeriez partager sur vous ? dû apprendre à monter en très peu de temps. Durant la préparation, nous avons surtout visité des prisons et parlé avec des détenus. L’équitation, je trouvais que c’était moins important, car mon personnage l’apprend aussi luimême au cours du film. Il fallait donc que cela ait l’air difficile et que je paraisse maladroit. D’ailleurs, cela énervait mon professeur d’équitation. Pour des raisons de sécurité, il voulait que je passe quatre heures en selle tous les jours, alors que moi je préférais faire connaissance avec le cheval. » Vous sentiez-vous tout de suite à l’aise auprès de ces animaux ? MS  : « J’ai quand même eu très peur une ou deux fois, je dois l’avouer. Nous avions trois chevaux identiques. Le premier était complètement dressé, le Ph. Ascot Elite « Je ne sais pas… Checkez mon Instagram (rires) ! Là, je poste ce que je veux que les gens sachent de moi. Ce que j’aime, ce qui m’émeut… le reste, ça me regarde. » C’est pour ça que vous êtes sur Instagram ? deuxième était dressé en partie et le troisième était encore totalement sauvage. Et un cheval qui se sent coincé, peut ruer et se montrer particulièrement dangereux. C’est la raison pour laquelle les enclos pour les dressages sont circulaires, car le cheval a alors toujours une échappatoire. Sinon, il va attaquer s’il sent une menace. Un cheval peut parfois paraître lourd du fait qu’il est si massif, mais en réalité, il est incroyablement rapide et habile et puissant. Je devais donc me fier au jugement du dresseur. C’était magique de voir sa façon d’agir avec ces animaux. » Quand avez-vous eu peur, par exemple ? MS  : « Surtout durant la scène avec le gros orage, lorsque nous sommes allés abriter les chevaux dans la cuisine de la prison. Nous étions là dans ce petit espace « Honnêtement ? J’ai lancé mon compte pour lever des fonds pour un festival. C’est un projet complètement commercial à la base  : plus vous avez de followers, plus votre voix a une portée, et vous pouvez changer des choses pour de vrai. Désolé de dire ça, mais vous pouvez vous débarrasser de la presse (rires) ! Vous devenez votre propre presse, vous donnez l’information que vous voulez directement. Vous êtes la source de l’info ! » En parlant de ‘Irréversible’, ce n’était pas trop étrange de se revoir sur l’écran ? « Non, je pense que j’ai la bonne distance. Mais en réalité, je ne pourrais pas le revoir pour d’autres raisons  : j’ai du mal à regarder des scènes violentes aujourd’hui. J’étais bien plus ‘wild’il y a 17 ans !’Orange Mécanique’par exemple, je n’y arrive plus. J’ai même du mal avec les meurtres dans les films, je me sens mal (rires)… Je crois que je suis guéri, docteur ! » Elli Mastorou @cafesoluble MATTHIAS SCHOENAERTS RACONTE SON EXPÉRIENCE DES CHEVAUX ET DES PRISONS POUR ‘THE MUSTANG’« J’énervais mon professeur d’équitation » Depuis sa projection en avant-première au festival de Sundance, ‘Nevada’(‘The Mustang’) récolte des éloges partout. Le drame de la cinéaste française Laure de Clermont-Tonnerre sur un détenu américain (rôle impressionnant pour Matthias Schoenaerts) qui se réconcilie avec luimême en travaillant avec des mustangs sauvages est en effet un beau film. La semaine dernière, la star belge et la réalisatrice ont répondu aux questions de Metro au Film Fest Gent. MOVIES Ph. Ad Vitam avec 20 chevaux pendant les coups de tonnerre et les éclairs, et mon cœur s’est serré de peur. On sentait la tension sur le corps de ces chevaux et on voyait la nervosité dans leurs yeux. Je me suis dit ‘Si un seul de ces chevaux perd le contrôle, il y aura des morts.’C’était certain. » LCT  : « Mais Rex, le dresseur, a rassuré tout le monde. ‘Je connais mes animaux,’a-t-il dit. Nous n’avions pas de souci à nous faire. » MS  : « Mais la parole de ce gars est quand même la seule chose à laquelle vous pouvez vous fier à ce moment-là en tant qu’acteur. ‘Pas de problème, je connais mes chevaux.’Je me disais ‘Tu as beau dire. Tu es fou.’Cela ne m’inspirait pas vraiment confiance (rires). Mais il avait raison. » Ruben Nollet
metro Mercredi 23octobre 2019 CULTURE 11 REVIEWS Hors normes Il aura fallu 12 ans et six films, pour qu’Éric Toledano et Olivier Nakache réalisent ‘le film qui leur a donné envie de faire du cinéma’. Et c’est vrai que ‘Hors Normes’est un concentré de leurs obsessions de ciné  : les dynamiques de groupe (‘Tellement proches’, ‘Le Sens de la Fête’), l’enfance (‘Nos jours heureux’), Ph. Ascot Elite The Mustang (Nevada) Comment réhabiliter un criminel endurci ? Comment rendre son humanité à une personne qui a coupé tous les ponts avec l’humanité ? Et surtout  : comment lui redonner confiance et le convaincre qu’il peut regagner sa place parmi les autres ? C’est de cela que parle ‘The Mustang’(‘Nevada’), un drame qui fait un parallèle entre un détenu ingérable et un cheval sauvage. Les atouts du film sont faciles à deviner. Matthias Schoenaerts se jette dans la bataille et donne de sa personne pour incarner Roman, un criminel condamné qui, après cinq années passées derrière les barreaux, préfère encore la cellule d’isolement plutôt que la compagnie du reste de la population carcérale. Ou comme il le dit lui-même  : « I’m not good with people ». Mais les choses changent peu à peu lorsqu’il rejoint le haras qui fait partie du centre de détention. Dans le cadre d’un programme de réhabilitation, des détenus y dressent des mustangs sauvages et les préparent à « Un livre qui déborde de créativité et d’imagination. » C’est ainsi que le dessinateur et réalisateur Lorenzo Mattotti décrit ‘La fameuse invasion des ours en Sicile’, le livre pour enfants qui lui a inspiré son premier long-métrage d’animation. On voit tout de suite ce qu’il veut dire. À première vue, on dirait une gentille petite fable, visuellement originale, le handicap (‘Intouchables’, ses 50 millions d’entrées partout dans le monde, son remake US). Ce nouvel opus raconte l’histoire (vraie) de deux hommes, et de leur travail auprès des enfants autistes via leurs associations respectives. Un job d’une dévotion totale, sans horaires, et souvent sans budget, qui se retrouve soudain menacé de fermeture. Mais sans Bruno et Malik et leurs solutions miracles (certes parfois aux limites du légal), qui s’occupera de ces enfants dont même l’État ne veut pas ? En mêlant des stars de la fiction (le duo Vincent Cassel- Reda Kateb fonctionne à merveille) et la magie du réel (avec des acteurs autistes), le duo perfectionne sa formule du feelgood movie frenchy  : celui qui fait rigoler et sortir les mouchoirs à la fois. (em) ★★★✩✩ Ph. Ad Vitam une vente aux enchères. Ces animaux impressionnent autant que Schoenaerts, et la manière dont leur relation mutuelle évolue est émouvante à voir. Seulement, ce que la réalisatrice et scénariste Laure de Clermont-Tonnerre ajoute à ce point de départ intriguant est insuffisant. ‘The Mustang’trotte joliment à l’écran pendant une heure trente, mais ne part jamais dans un galop excitant. (rn) ★★★✩✩ La fameuse invasion des ours en Sicile Les Armateurs - Mélusine Productions l’histoire simple d’un roi des ours qui pleure son fils qui a disparu et qui envoie son peuple affamé dans la vallée pour chercher de quoi se nourrir. Mais les ours ne sont pas accueillis les bras ouverts par les humains. Vous pouvez certainement voir dans ‘La fameuse invasion des ours en Sicile’ce niveau-là uniquement, mais entre les lignes, vous pourrez aussi, sans trop d’effort, voir briller une couche plus profonde. La réaction de peur aveugle des humains bornés, la contagiosité de l’ambition, la difficulté d’accepter la différence, ce sont des thèmes actuels qui sont abordés de manière claire et nette. Mais soyez rassurés,Mattotti a toujours une blague et un clin d’œil en réserve pour éviter de se prendre lui-même trop au sérieux. Un film pour petits et grands, vraiment. (rn) ★★★★✩ LE DESSINATEUR LORENZO MATTOTTI À PROPOS DE SON FILM D’ANIMATION ‘LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE’« J’ai toujours été un grand fan de ce livre » Une des plus belles rencontres vécue par Metro cette année au festival de Cannes était celle de Lorenzo Mattotti. Ce célèbre dessinateur (de BD) se risque pour la première fois à la réalisation de son propre long-métrage d’animation, ‘La fameuse invasion des ours en Sicile’, et le créateur est, en tant que personne, aussi charmant que son œuvre. On reconnaît les meilleurs dessinateurs de bandes dessinées au premier coup d’œil.L’Italien Lorenzo Mattotti en fait résolument partie. Son style aux couleurs vives et hyperstylisé est unique. C’est aussi la raison pour laquelle ses illustrations sont appréciées dans le monde entier (de ‘Vogue’au ‘New Yorker’) et que des livres comme ‘Feux’et ‘Dr. Jekyll & Mr. Hyde’sont qualifiés de chefs-d’œuvre. Après quelques timides incursions dans l’univers du cinéma, comme sa participation au film collectif, ‘Peur(s) du noir’, il se charge lui-même pour la première fois de la direction d’un long-métrage, ‘La fameuse invasion des ours en Sicile’. Avec sa réputation, on s’attendrait à ce qu’il fasse un cinéma sérieux, mais rien n’est moins vrai. ‘La fameuse invasion des ours en Sicile’est une adaptation joyeuse et très colorée du livre éponyme pour enfants écrit par Dino Buzzati en 1945, l’histoire d’un roi des ours qui pleure l’enlèvement de son fils. Lorenzo Mattotti  : « Le livre est un vrai classique. Surtout en Italie, mais il est très connu aussi en France. Bizarrement,beaucoup de Français lisent le livre à l’école, ce qu’ils ne font pas en Italie en revanche (rires). » Les Armateurs - Mélusine Productions - Close Up Films - ARTE France Cinéma Vous aviez retravaillé ‘Pinocchio’et ‘Dr. Jekyll & Mr. Hyde’, entre autres, en bandes dessinées, adapter des classiques ne vous fait donc pas peur. Qu’est-ce qui vous a donné envie de porter ce livre au cinéma ? « J’ai toujours été un grand fan de Dino Buzzati. Il était non seulement écrivain, mais aussi artiste plasticien et il m’a beaucoup influencé dans mon travail. À la fin des années 60, il a d’ailleurs créé une bande dessinée, ‘Poema a fumetti’. Je me suis toujours demandé pourquoi personne n’avait pris l’initiative d’adapter ‘La fameuse invasion des ours en Sicile’au cinéma. C’est une histoire très originale, débordante de créativité, d’idées et d’imagination spectaculaires. Lorsque ma productrice m’a demandé si je ne voulais pas m’essayer à un longmétrage,je lui ai donné ce livre et elle a tout de suite été conquise. Nous nous sommes donc battus pour obtenir les droits d’adaptation au cinéma et réunir le budget pour le film. » Le film est construit comme une sorte de poupée russe, avec une histoire dans une histoire. Cette structure était-elle déjà dans le livre aussi ? « Dans le livre, il y a toutes sortes d’histoires plus petites qui gravitent autour de l’intrigue centrale. Dans ses livres, Buzzati noue toujours une relation avec le lecteur. Il s’adresse à vous constamment. J’avais très envie de faire quelque chose de semblable, mais dans un film c’est très compliqué. C’est pourquoi nous avons inventé le personnage du narrateur, avec sa petite fille. Buzzati crée en outre un nouveau personnage dans presque chaque chapitre. Là aussi, nous avons dû faire une sélection. Cela n’a pas été une chose facile de tirer une ligne claire dans le livre de Buzzati, une intrigue dramatique allant du début jusqu’à la fin. Finalement, nous avons choisi l’histoire du père et du fils. C’est le fil rouge qui relie tout, la charge émotionnelle que tout le monde peut reconnaître. » C’est aussi un livre riche, avec de nombreux thèmes. Lequel vous semble, personnellement, le plus important ? « Comme tous les classiques, ‘La fameuse invasion des ours en Sicile’est un livre que vous pouvez relire autant de fois que vous voulez et à chaque fois vous en découvrirez une nouvelle facette. Aujourd’hui, je pense que c’est la relation entre l’homme et la nature qui frappe le plus. Les ours symbolisent la pureté de la nature et lorsqu’ils entrent en contact avec l’homme, ils reprennent tous ses défauts et ses vices. Cela me faisait parfois penser à ‘La ferme des animaux’de George Orwell, un livre qui a été écrit à la même période. Buzzati utilise lui aussi des animaux pour parler de la situation politique de son époque. » Ph. J. M. -bestimage MOVIES Quand avez-vous eu l’idée de vous lancer dans un long-métrage d’animation ? « L’animation m’a toujours fasciné. J’ai déjà fait des tentatives de création quand j’étais jeune, mais à cette époque, les smartphones ou l’internet n’existaient pas encore pour vite créer quelque chose. Il fallait acheter une caméra Super 8 et d’autres appareils qui coûtaient cher et mon père n’avait pas d’argent. J’avais déjà tant de mal à faire des bandes dessinées. L’animation était un rêve lointain, inaccessible. Toute ma vie, je suis resté amoureux du média à distance. Il m’est arrivé de pouvoir flirter un peu avec pendant un moment, mais cela n’a jamais abouti à une vraie relation. Je n’ai pas voulu forcer les choses non plus.J’ai simplement patienté jusqu’à ce que cette occasion se présente. » Ruben Nollet @rubennollet



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