Métro Belgique n°4104 16 oct 2019
Métro Belgique n°4104 16 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4104 de 16 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : des inégalités financières considérables.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Mercredi 16 octobre 2019 metro 10 CULTURE REVIEWS Wounds Vous êtes du genre à préférer un film qui explique tout dans les moindres détails ? Dans ce cas, ‘‘Wounds’, le film de Netflix, ne sera probablement pas votre tasse de thé. Le réalisateur Babak Anvari – dont le premier film ‘Under the Shadow’vaut certainement la peine d’une petite recherche – s’est inspiré de la nouvelle ‘The Invisible Filth’de Nathan Ballingrud. Cet écrivain américain, quant à lui, est clairement un admirateur des grands maîtres de l’horreur comme H.P. Lovecraft, qui inventèrent des histoires de menaces insidieuses qui planent sur l’être humain, mais dépassent sa compréhension. ‘Wounds’est un film d’horreur obscur qui se passe dans et autour du Rosie’s Bar, un café de la Nouvelle Orléans. L’homme derrière le comptoir s’appelle Will et pense qu’il peut se passer d’une personnalité ou d’ambitions car il ressemble à s’y méprendre à Armie Hammer. Cette conviction est mise à l’épreuve lorsqu’il entre en possession d’un GSM et découvre une tout autre réalité (bien plus dangereuse). ‘Wounds’est finalement trop vague et les personnages sont trop vite brossés pour laisser des blessures profondes. Mais le mélange purulent de paranoïa perceptible, d’horreur physique et de concepts intrigants, vaut néanmoins la peine d’un petit essai. Du moins, si vous avez l’estomac bien accroché. (rn) ★★★✩✩ Hustlers (Queens) ph. Impuls Pictures Ah, qu’il est bon d’être méchant ! La fée Maléfique (Angelina Jolie) en sait quelque chose. Le premier volet des aventures inversant le point de vue de ‘La Belle au bois dormant’nous l’avait donné en mille  : derrière l’ensorceleuse blessée se cachait une créature aimante, considérant la princesse endormie (Elle Fanning) comme sa propre fille. Mais cinq ans plus tard, l’entente entre les humains et les créatures féériques est à nouveau mise à mal lorsque la mère du Prince Charmant décide de s’en mêler. Pour une suite qui sent le réchauffé, ‘Maléfique  : Le Pouvoir du mal’peut se reposer sur une très agréable surprise. Plus malicieuse que jamais, Michelle Pfeiffer fait une entrée tonitruante dans la saga en incarnant une reine aux dents longues, quitte à voler la vedette à tout le monde au passage. Le reste se noie par contre dans une histoire atrocement prévisible, et frôle l’overdose de bons sentiments, à force de donner un motif à toute forme de méchanceté. Croisons les doigts pour qu’Emma Stone s’emmêle moins les pinceaux dans la peau de ‘Cruella’, la prochaine diablesse Disney à tourner la caméra vers elle. (si) ★★✩✩✩ MOVIES La méthode efficace pour subvenir à ses besoins quand on est une jolie fille un peu paumée à New York ? Dorothy a vite compris  : tu te déshabilles. Dans le Wall Street prospère pré-crise financière, les boites de strip-tease regorgeaient de traders venus faire pleuvoir les billets. C’est là que Dorothy (Constance Wu de ‘Crazy Rich Asians') découvre une vie de luxe facile. Et une famille, sous l’égide de la matriarche Ramona (Jennifer Lopez, au top). Mais quand la bulle spéculative éclate et que la source se tarit, la bande de filles acculée trouve un stratagème aux limites de la légalité… À partir de cette histoire vraie, Lorene Scafaria livre un film puissant sur le pouvoir du fric – mais aussi de la sororité. Entre pole dance et confessions sur canapé, elle évite les clichés sur le métier, et sublime ses héroïnes, pécheresses dans la ville du péché, sans les juger. Niveau casting, la performance de J-Lo nous a mis K.O. (les rumeurs parlent même d’Oscar) mais toute l’équipe envoie du lourd, de Wu en tête d’affiche aux popstars Lizzo et Cardi B. Une belle performance de groupe, quelque part entre ‘Magic Mike’et ‘Les Affranchis’en talons aiguilles. (em) ★★★★✩ Maléfique  : Le Pouvoir du mal (Maleficent  : Mistress of Evil) Ph. Netflix The Walt Disney Company GRID (PS4, XB1, PC) Voilà un revenant ! Six ans et demi après GRID 2, Codemasters fait renaître ce jeu de course. Comme les opus précédents, la conduite est résolument arcade et tout en dérapage. Il faut un petit temps pour s’adapter à ce comportement absolument pas réaliste mais finalement, ça n’a rien de désagréable. Ça a surtout le mérite d’être accessible à tous et de procurer des sensations immédiates. Dans les courses acharnées proposées par GRID, vous ferez rapidement connaissance avec le concept de « pire ennemi ». Ainsi, si vous envoyez un concurrent dans le décor, celui-ci ne l’oubliera pas. Vous ferez partie de ses ennemis jurés et il adoptera un comportement hyper agressif lorsque vous croiserez à nouveau sa route. Si les graphismes sont réussis, on regrettera le contenu (très) limité de GRID. En effet, le jeu développé par Codemasters se contente d’un mode carrière qui n’est pas scénarisé et qui consiste en une succession de courses dans différentes catégories, d’un mode multijoueur en ligne et du mode « Épreuve libre ». C’est tout et c’est peu, très peu. C’est encore plus gênant lorsqu’on découvre que Codemasters applique la même politique qu’avec DiRT Rally 2.0. Le joueur qui achète la version de base à 60 € a accès à un contenu limité. Ce n’est qu’en migrant vers l’édition Ultimate qu’il obtiendra des épreuves et des voitures supplémentaires. Dommage ! (tw) ★★★✩✩ Concrete Genie (PS4, PS VR) GAMES C’est dans la plus grande discrétion qu’est sortie le 8 octobre dernier la dernière exclusivité de Sony Interactive Entertainment. Il faut dire que Concrete Genie est plus proche du petit jeu indépendant que du gros blockbuster. Dans ce jeu d’aventure qui s’adresse à toute la famille, vous incarnez un ado solitaire et harcelé par d’autres enfants. Grâce à son pinceau magique et à son imagination, il va redonner des couleurs à la ville polluée de Denska. Pour cela, le héros pourra compter sur les Génies, des monstres sympathiques qu’il a dessinés sur son carnet de croquis et qui prennent vie sur les murs. Concrete Genie repose en grande partie sur la peinture. Le jeu utilise le détecteur de mouvement de la PS4 pour que vous puissiez recouvrir les murs de couleurs et de motifs. Rapidement, le jeu montre certaines limites avec notamment quelques ralentissements et une maniabilité un peu lourde. Malgré cela, Concrete Genie est un jeu très attachant. Ici, pas de Game Over ou de missions impossibles à passer. Concrete Genie fait partie de ces jeux magiques et poétiques qui ont ce petit supplément d’âme qui fait la différence. Il n’est pas très long (environ 5h), pas très cher (30 € ) et le temps d’une journée automnale, il viendra mettre un peu de couleur dans votre vie de gamer. Enfin, notez que le jeu inclut deux modes spécialement conçus pour les possesseurs d’un casque PS VR. (tw) ★★★★✩ Felix the Reaper (Switch, PS4, XB1, PC) Avec Felix the Reaper, c’est un petit ovni vidéoludique qui débarque ce 17 octobre sur toutes les plateformes (y compris dans le Xbox Gamepass). Cette bizarrerie développée par les Danois de Kong Orange s’autoproclame comme « une comédie romantique sur la vie de la Mort ». On y incarne Felix, un employé du Ministère de la Mort. En descendant sur Terre, sa mission est de faire le nécessaire pour que les gens meurent dans les règles de l’art, définies par le Ministère. Felix the Reaper se présente comme un jeu de puzzle. Vous devez diriger Felix de case en case sur un plateau pour qu’il réalise son objectif. Il peut uniquement marcher dans l’ombre. S’il arrive sur une case illuminée par le soleil, il meurt. Heureusement, vous pouvez diriger et changer la direction du soleil et vous en servir pour faire avancer Felix. Malgré la thématique un peu morbide, l’univers est très sympathique. Il faut dire que Felix n’est pas un moissonneur d’âmes comme les autres. Il est amoureux et il danse de case en case. La bande-son est excellente avec 13 morceaux à choisir et modifier à sa guise. Mais attention, derrière son aspect ultra-mignon se cache un « puzzle game » d’un niveau assez corsé qui donnera rapidement du fil à retordre aux novices en la matière. Si vous aimez les casse-têtes et que vous avez 20 € à dépenser pour ce type de jeu, Felix The Reaper est un jeu original qui mérite le coup d’œil ! (tw) ★★★✩✩
metro Mercredi 16octobre 2019 CULTURE 11 LA DOUBLE VIE DE NICOLAS FEUZ, PROCUREUR DE NEUCHÂTEL « Un thriller réaliste, ce ne serait pas passionnant » Auteur à succès et procureur à Neuchâtel, Nicolas Feuz revient avec l’« Ombre du Renard », un polar captivant de BOOKS bout en bout. Il marque le second volet de la série des aventures du procureur Jemsen, de sa greffière Flavie Keller et de l’inspectrice Tanja Stojkaj. Rencontre avec ce procureur atypique qui manie l’intrigue avec brio. Ph. Alexis Fogel Robe le jour, T-shirt dévoilant ses tatouages le soir. Procureur efficace, auteur à succès. Les romans de Nicolas Feuz, le procureur du canton de Neuchâtel en Suisse, s’exportent peu à peu dans les pays francophones pour notre plus grand plaisir ! Les scènes de crime, voilà ce qui fait son quotidien depuis 20 ans. D’abord en tant que juge d’instruction, ensuite comme procureur, depuis huit ans. Et aujourd’hui, à travers sa plume d’auteur. À 47 ans et dix romans derrière lui, Nicolas Feuz manie l’intrigue et les descriptions des scènes les plus sombres d’une main de maître. Si toutes ses histoires sont inventées, elles sont irrémédiablement empreintes de son parcours professionnel. Des faits, des images et des ambiances de travail qu’il transpose dans ses romans, d’une manière toujours travestie afin que personne ne reconnaisse le dossier existant. Il faut « s’être rendu sur une scène de crime à 3h du matin, devant un cadavre transpercé de coups de couteau », ou avoir patienté « des heures à la morgue face à un cadavre découpé en 69 morceaux » pour parvenir à décrire parfaitement ces ambiances, parfois complètement surréalistes. Un shoot de couleurs et de nostalgie PLONGER DANS LA RÉALITÉ DU CRIME Nicolas Feuz tient tout particulièrement au réalisme des enquêtes de ses romans. « Police judiciaire, gendarmerie, police scientifique, médecins légistes… Toutes les personnes que je côtoie dans ma vie professionnelle sont dans mes romans. Le monde carcéral, le monde des experts psychiatres aussi. Je veille à utiliser toutes les procédures. » Des procédures toujours parfaitement détaillées. « Tout ce que je décris d’un point de vue procédural doit être exact… Parce que si non, on ne me le pardonnerait pas ! » Ses personnages, forcément, ont eux aussi quelque chose d’emprunté au réel. Dans « L’Ombre du renard », on retrouve le trio d’enquêteurs découverts dans « Le miroir des âmes ». Le procureur Jemsen « a forcément une part de moi », admet l’auteur. « Mais il a aussi une part de mon frangin. Je ne peux pas vous expliquer pourquoi, sinon je trahirai toute l’histoire. » La greffière Keller, quant à elle, rassemble plusieurs des greffières avec qui le procureur neuchâtelois a l’habitude de collaborer. Quant à l’inspectrice Tanja Stojkaj, elle est un clin d’œil à la communauté albanaise et aux policiers albanophones, que le proc’voit défiler lorsqu’il donne des cours à l’école de police. Si Nicolas Feuz met un point d’honneur à respecter l’exactitude des procédures, ses romans ne s’en tiennent jamais à la réalité pure. « Aujourd’hui, je pourrais écrire un thriller parfaitement réaliste, basé sur l’un de mes dossiers. Ou je pourrais inventer une histoire réaliste de A à Z. Mais franchement, ce ne serait pas passionnant », lâche l’écrivain. Le réalisme des procédures et des ambiances oui, mais il faut le côté cinématographique en plus. « J’ai une volonté délibérée, claire et nette de rajouter des scènes d’action, des scènes de suspense… qui pour certaines pourraient même faire penser à du film d’action, un peu à la James Bond. » Or, ces scènes visuelles et accrocheuses ne correspondent pas du tout au vécu sur le terrain du procureur ou de ses collègues de la police. Ses couleurs pétantes et ses monstres aux allures enfantines risquent de rapidement faire fuir une partie des lecteurs. Et pourtant, « Bonbon Super » mérite vraiment que l’on s’y attarde. « Bonbon Super », c’est le pétillant projet de Saïd Sassine. Né au Liban en 1975, il est arrivé en France au début des années 80, en même temps que les dessins animés japonais pour lesquels il voue une véritable passion. Saïd rêvait de devenir dessinateur et il a réussi. En préface de l’album, il adresse d’ailleurs un message à tous les enfants  : « N’abandonnez jamais vos rêves et cultivez votre passion car c’est elle qui vous sortira de toutes les situations ». Mais revenons-en à « Bonbon Super ». Dès les premières cases, celles et ceux qui ont grandi à la fin des années 80 et au début des années 90 découvriront un univers coloré qui rappellera les dessins animés de leur enfance. On pense notamment à Sailor Moon et à d’autres mangas. Du côté du scénario, on découvre Cassius, un attachant chien grognon. Il vivait sa vie paisiblement jusqu’au jour où deux météorites s’écrasent sur son île et libèrent deux étranges créatures  : les Bonbons Supers. Ces deux jeunes filles vont aider Cassius à reprendre sa vie en main et à partir à l’aventure. Avec « Bonbon Super », Saïd Sassine a réussi à créer un univers original et attachant. L’histoire part dans tous les sens, c’est mignon et souvent très drôle. Une belle découverte pour les adolescents et les grands enfants. (tw) « Bonbon Super -t.1  : 1,2,3 Pistache », de Saïd Sassine, éditions Glénat, 88 pages, 14,95 € ★★★✩✩ BD Avec Nicolas Feuz, le polar n’est pas seulement visuel et cinématographique, il nous plonge aussi le nez dans les odeurs des scènes de crimes et des corps en putréfaction. D’un réalisme détonant. « Parfois trop, au goût de certains lecteurs ! », s’amuse l’écrivain. Son dernier roman est pourtant l’un des plus « softs » de sa bibliographie. « Enfin, le prologue met les choses au point… », nuance Nicolas Feuz, sourire aux lèvres. EN QUELQUES LIGNES Une enquête envoûtante « Une erreur de parcours » est la nouvelle BD de Denis Robert qui s’était déjà illustré avec « L’affaire des affaires ». Il signe ici un polar judiciaire envoûtant dans lequel on suit le parcours de Sylvestre Ruppert-Levansky, un président de cour d’assises qui entame le dernier procès de sa carrière avant de partir à la retraite. Dès les premières pages, il annonce la couleur  : « On pense souvent que les juges sont des hommes plus forts et plus équilibrés. Plus forts, sûrement. Plus équilibrés, je ne pense pas ». C’est ce que le lecteur découvrira tout au long des 156 pages de ce récit haletant. Le juge revient sur des faits qui se sont déroulés au milieu des années 80 lorsqu’il va prendre en mains un dossier de disparition. Les premiers éléments vont rapidement le mener vers Mathilde Wissembourg, une mystérieuse sexagénaire dont la vie est entourée de décès suspects. A-t-elle tué sa mère lorsqu’elle était petite en mettant le feu à la maison familiale ? A-t-elle poussé ses deux enfants au suicide ? A-t-elle tué son précédent mari ? Si elle a toujours échappé à la justice, le juge compte bien en découvrir un peu plus sur cette femme. Il va en devenir obsédé, presque envoûté. Avec « Une erreur de parcours », Denis Robert signe un récit captivant, magnifiquement mis en images par Franck Biancarelli. (tw) « Une erreur de parcours », de Robert et Biancarelli, éditions Dargaud, 160 pages, 18 € ★★★★✩ À LA POURSUITE DU TRÉSOR DE ROMMEL Avec « L’ombre du renard », Nicolas Feuz quitte sa Suisse natale pour nous emmener au large du Cap Corse. Un choix qui n’a rien du hasard. Il correspond parfaitement à ce mélange entre réalisme et fantasme, entre vérité et imaginaire, qui semble caractériser l’œuvre de ce proc’écrivain. « J’avais écrit un précédent livre que se passait en Corse, ‘les Bouches’, qui se déroulait déjà entre deux époques. Quand mon beaufrère, qui est super pointu sur la Deuxième Guerre mondiale, l’a lu, il m’a donné tout le matériel sur la légende du trésor de Rommel. » Ce trésor nazi, prétendument immergé au large de Bastia, est le point de départ de ce nouveau polar captivant. « La légende du trésor de Rommel est vraie… ou partiellement vraie. » Dans tous les cas, elle est restée très vivace en Corse, jusqu’à nos jours. Elle continue à attiser les convoitises et à faire rêver les plongeurs du monde entier. « Tous les chapitres du livre qui se passent en 1948 sont vrais », tient à préciser Nicolas Feuz. « Peter Fleig a vraiment existé, il s’est réellement rendu à la police française à Trèves, et le gouvernement français a vraiment débloqué des millions pour le faire plonger à la recherche de ce trésor de Rommel. » Du reste, l’auteur s’est approprié cette légende à sa guise tout au long du bouquin, entre fiction et réalité. De rebondissement en péripéties, l’auteur ne cesse de nous surprendre… jusqu’aux dernières lignes. Ces ultimes mots nous laissent immédiatement comprendre que l’on retrouvera bientôt le trio d’enquêteurs suisses dans de nouvelles aventures. Le troisième tome de la série, déjà rédigé, devrait sortir en librairie en mai ou juin 2020. Pour ce nouveau volet, retour en Suisse… « Du moins jusqu’à la fin », sourit l’auteur, qui réfléchit déjà au scénario du 4 e livre de la saga. « On sortira un petit peu du territoire suisse à la fin du roman, ce qui lancera sur le suivant. On risque de partir du côté de la Polynésie française. J’y suis déjà allé et j’ai quelques idées pour écrire un polar qui se passerait là-bas », nous dévoile l’auteur. Oriane Renette « Le 16 septembre 1943, sur les hauteurs de Bastia, un convoi SS quitte un couvent avec une mystérieuse cargaison. Chargées sur une barge à destination de l’Italie, les caisses finissent englouties au large du cap Corse. La légende du Trésor de Rommel est née. 75 ans plus tard, un lingot frappé de la svastika réapparaît en Suisse. » « L’Ombre du Renard » est le deuxième volet de la saison inaugurée avec « Le Miroir des âmes » autour du procureur Norbert Jemsen, de sa greffière Flavie Keller et de l’inspectrice Tanja Stojkaj. Dans ce roman à tiroir, s chevauchant deux époques, Nicolas Feuz mélange savamment la réalité et la fiction pour nous offrir un nouveau polar d’une précision chirurgicale et prenant de bout en bout. (or) « L’Ombre du Renard », de Nicolas Feuz, éditions Slatkine Et Cie, 316 pages, 19 € . ★★★★✩



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