Métro Belgique n°4099 9 oct 2019
Métro Belgique n°4099 9 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4099 de 9 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Lewis Hamilton.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Mercredi 9 octobre 2019 metro 4 NEWS L’aviation civile vise une réduction de CO 2 MONTRÉAL Les responsables de l’aviation civile internationale, réunis à Montréal depuis le 24 septembre, se sont engagés à accentuer leurs efforts pour limiter les émissions de carbone, malgré les réticences de la Chine et de la Russie. À l’issue de son Assemblée triennale, qui s’est tenue dans la métropole québécoise du 24 septembre au 4 octobre, les 193 pays membres de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) se sont engagés à réfléchir à un objectif à long terme pour limiter les émissions de CO 2 des vols internationaux. Aucun engagement ferme n’a été pris, et les délégués de l’institution onusienne se sont « engagés à travailler » sur un objectif à long terme (2050) qui sera discuté lors de la prochaine assemblée triennale en 2022. Les délégués de l’OACI ont par ailleurs réaffirmé leur soutien au mécanisme mondial de compensation des émissions de CO 2 conclu lors de l’assemblée de 2016, baptisé Corsia (acronyme de l’anglais Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation). AVANCÉES LIMITÉES La Chine et la Russie, soutenues par l’Inde, ont exigé un vote secret pour valider cette motion. Ils estiment que le système Corsia pénalise les aviations des pays en développement. Le mécanisme mondial a été défendu par 92 voix pour, 25 contre et dix abstentions, selon cette source. « Dans ces deux domaines, le volontarisme européen et notamment de la France, s’est heurté à une coalition menée par la Chine et la Russie, qui a conduit à limiter les avancées espérées », a reconnu le secrétaire d’État français aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Le système Corsia prévoit que les compagnies aériennes devront stabiliser leurs émissions à partir de 2020. DES COMPENSATIONS DÈS 2021 À partir de 2021, les émissions de CO 2 dépassant le niveau de celles atteintes en 2020 seront compensées par l’acquisition de « crédits de réduction » sur un marché alimenté par des secteurs d’activité qui réduisent leurs émissions. Jusqu’à fin 2026, l’adhésion au mécanisme est basée sur le volontariat. En parallèle de Corsia, en 2009 les compagnies aériennes et les constructeurs se sont fixés pour Animal Rights exige l’interdiction des « safaris d’abattage » LA HAYE Le groupe de papeterie britannique DS Smith, spécialisé dans les emballages, va étendre au Benelux un projet pilote de recyclage des gobelets à café jetables en carton. C’est l’usine de De Hoop, aux Pays-Bas, qui sera mobilisée dans ce cadre. Au Royaume-Uni, cette démarche a déjà permis, en deux ans, de recycler une tasse sur 25 au lieu d’une sur 400. ANVERS Animal Rights exige une interdiction de l’organisation de safaris d’abattage et de celle de voyages de chasse par les entreprises. L’association de protection des droits animaliers flamande appelle d’ailleurs l’association des agences de voyages du nord du pays à exclure ses membres qui proposeraient de telles expéditions. Ceux-ci ont lieu en Europe, en Amérique, en Russie et surtout, en Afrique. « Les chasseurs de trophées tirent sur tous les animaux qu’ils peuvent afin d’ensuite poser avec leurs cadavres ». Animal Rights avait déjà demandé à la ministre Marie Christine Marghem (MR), d’interdire l’importation de trophées de chasse en Belgique. Une manifestation aura lieu vendredi à 13h sur la Groenplaats à Anvers. Le lancement de l’opération est le prolongement d’un premier essai mené avec succès dans cette usine. En association avec Renewi, son partenaire de collecte, DS Smith est en effet parvenu à recycler plus de 100.000 gobelets à café jetables. L’objectif est désormais de s’attaquer aux 4,5 milliards de tasses à usage unique actuellement utilisées chaque année au Benelux et d’éviter qu’elles ne finissent dans les décharges ou qu’elles ne soient brûlées, ambitionne l’entreprise. LE BENELUX, UNE ÉVIDENCE L’Europe représente, avec 30% du marché mondial du café, le plus gros marché de buveurs de cette boisson, situe-t-elle. « Nous avons besoin d’aide », tempère toutefois Miles Roberts, le patron du groupe britannique DS Smith. « Notre plus grand défi consiste à mettre la main sur les gobelets. Nous sollicitons une collaboration étroite avec les gouvernements pour résoudre le problème de l’approvisionnement et veiller à ce que les consommateurs placent leurs gobelets dans des espaces de recyclage séparés », explique-t-il. DS Smith dispose de plusieurs sites en Belgique et y emploie environ 400 personnes. AFP/M. Bonodot cap de réduire de moitié d’ici 2050 leurs émissions par rapport au niveau de 2005. L’OACI avait suspendu ses travaux pour « raisons de sécurité » le 27 septembre, lors de la manifestation contre l’inaction face au changement climatique qui a Peu d’employeurs offrent le vaccin contre la grippe AFP/P. Pavani rassemblé des centaines de milliers de personnes à Montréal derrière la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. BRUXELLES Seuls 4% des employeurs offrent la possibilité à leurs collaborateurs de se faire vacciner gratuitement contre la grippe sur leur lieu de travail, selon une étude de Liantis. Le vaccin permet pourtant de « réduire considérablement » l’absentéisme pour cause de maladie. Selon l’étude menée auprès des 34.000 affiliés de Liantis, 4,32% des employeurs ont offert des vaccins gratuits à leurs collaborateurs l’an dernier, une légère progression par rapport aux 3,66% enregistrés en 2017. Ce pourcentage devrait à nouveau se situer entre 4 et 5% cette année. Le vaccin est surtout offert dans les grandes entreprises alors que le virus peut particulièrement handicaper les petites PME. Un projet de recyclage des gobelets à café AFP/S. De Sakutin
metro Mercredi 9octobre 2019 NEWS 5 La police française s’interroge AFP/B. Guay PARIS Pour la porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, il y aura évidemment des sanctions si des actions auraient pu être menées afin d’éviter le drame de l’attaque à la préfecture de police de Paris. Interrogée sur France 2 sur la possession par cet homme, Mickaël Harpon, d’une clé USB comportant des vidéos de l’État islamique mais aussi les coordonnées de collègues policiers, Sibeth Ndiaye a dit ne pas pouvoir répondre « à ce stade ». En tout état de cause, « s’il y a eu des choses qui auraient dû être faites qui ne l’ont pas été et qui ont amené à la situation qu’on connaît aujourd’hui, évidemment il faudra des sanctions. Mais avant de se lancer dans une chasse aux sorcières, il faut comprendre ce qui n’a pas fonctionné, le corriger rapidement et ensuite se poser la question des sanctions éventuelles », a-t-elle poursuivi. Trois lauréats pour le Nobel de physique AFP/J. Nackstrand STOCKHOLM Le prix Nobel de physique 2019 a été attribué à trois éminents cosmologues  : le Canado-américain James Peebles, pour ses découvertes en cosmologie physique ainsi qu’aux astrophysiciens genevois Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte d’une exoplanète. Le prix va « pour moitié à James Peebles pour des découvertes théoriques en cosmologie physique et pour l’autre moitié conjointement à Michel Mayor et Didier Queloz pour la découverte d’une exoplanète en orbite autour d’une étoile de type solaire », a annoncé Göran Hansson, secrétaire général de l’Académie royale des sciences de Suède. « Les lauréats de cette année ont contribué à répondre à des questions existentielles fondamentales ». Les discussions avec Londres dans l’impasse LONDRES Les discussions entre Européens et Britanniques sur le Brexit ont repris hier à Bruxelles, mais les chances de les sortir de l’impasse sont faibles si Boris Johnson refuse de modifier les points « problématiques » de son plan de sortie de l’UE. Une nouvelle réunion de travail entre David Frost, l’émissaire du Premier ministre britannique, et Paulina Dejmek- Hack, membre de l’équipe du négociateur de l’UE n’a enregistré aucune percée. Un nouveau texte « clarifié » a été soumis aux Européens, mais « il ne répond pas à leurs demandes ». « Les problèmes de fond subsistent », selon plusieurs sources. « C’est un processus. On veut voir si les Britanniques peuvent changer leurs propositions », ont-elles insisté. « Les discussions vont se poursuivre, mais si rien ne se passe d’ici à vendredi, on le dira ». La gratuité de l’école mise à l’épreuve en RDC KINSHASA Le chantier titanesque de l’école primaire gratuite en République Démocratique Du Congo se heurte depuis septembre à la colère d’enseignants mal payés et à des classes surchargées. Qu’importe  : le président Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo a promis l’extension de la gratuité au secondaire et au supérieur. Un défi majeur en RDC, où 50% des quelque 80 millions d’habitants ont moins de 18 ans. La gratuité est une mesure salutaire pour les Congolais ordinaires dont le revenu tions sur le Brexit. « Boris Johnson, l’enjeu n’est pas de gagner un stupide jeu de reproches. L’avenir de l’Europe et du Royaume-Uni ainsi que la sécurité et les intérêts de nos peuples sont en jeu. Vous ne voulez pas d’accord, vous ne voulez pas de prolongation, vous ne voulez pas révoquer (le divorce), quo vadis (Où vastu) ? », a écrit Donald Tusk. En effet, les Européens s’inquiètent de la tentation britannique de leur faire porter la responsabilité d’un échec des Belga/B. Doppagne moyen plafonne à moins de 2 $ par jour. « Le taux d’extrême pauvreté serait d’environ 73% en 2018 ». Officiellement, l’enseignement est gratuit depuis la rentrée du 2 septembre dans les établissements publics et ceux qui ont signé une convention avec l’État. Une mesure très lourde à porter pour un budget national d’à peine sept milliards $. Des syndicats d’enseignants d’écoles conventionnées avec l’État ont lancé un mouvement de grève pour protester contre la chute de leurs revenus. AFP/T. Akmen « JEU DE REPROCHES » Le président du conseil européen, le Polonais Donald Tusk, a accusé le premier ministre britannique Boris Johnson de jouer avec « l’avenir de l’Europe » avec un « stupide jeu de reproches » sur les responsabilités d’un échec des négociadiscussions et d’une sortie du Royaume-Uni sans accord. Un responsable britannique accuse également le Premier ministre irlandais Leo Varadkar de « ne pas vouloir négocier ». « Il y a pas mal de gens à Paris et à Berlin qui aimeraient discuter de notre offre, mais Merkel et Macron ne pousseront pas Barnier à moins que l’Irlande ne déclare vouloir négocier », soutient ce responsable britannique. Ces accusations « n’aident pas », a déploré une des sources bruxelloises. Offre Metro Envolée de la dette LONDRES Un Brexit sans accord entraînerait une explosion du déficit public du Royaume-Uni et propulserait la dette à plus de 90% du PIB pour la première fois depuis les années 1960, prévient mardi le centre de réflexion Institute for Fiscal Studies (IFS). Une sortie de l’Union européenne sans filet, scénario du pire pour les milieux d’affaires, n’est pas exclue par le gouvernement britannique alors que la date prévue du 31 octobre approche à grand pas et qu’aucun compromis n’a encore été validé. Elle entraînerait un plongeon de l’activité économique et donc une chute des recettes fiscales. Selon l’IFS, les pouvoirs publics seraient dans l’obligation de mettre en place un plan de relance budgétaire pour soutenir l’économie, ce qui grèverait un peu plus les comptes publics. AFP/J. Tallis



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