Métro Belgique n°4099 9 oct 2019
Métro Belgique n°4099 9 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4099 de 9 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Lewis Hamilton.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
Mercredi 9 octobre 2019 metro 18 TOPICS Victimes de racisme après une pub DUBLIN Un couple métis, qui est apparu dans une publicité pour Lidl, a fui l’Irlande après avoir reçu des menaces de mort contre eux et leur enfant d’un an. Fiona Ryan, 33 ans, et son fiancé Jonathan Mathis, 32 ans, ont été victimes d’insultes racistes sur le web après être apparus à la télévision et sur des panneaux d’affichage avec leur fils âgé de 22 mois. La campagne Lidl, qui a commencé début septembre, a été très critiquée sur Twitter par une activiste anti-immigration pour avoir montré une ‘version multiculturelle’d’une famille irlandaise. De nombreuses personnes ont alors inondé la famille de commentaires racistes. Ph. YouTube Menacée pour avoir mangé son cheval OSLO Une adolescente a reçu des menaces après avoir révélé qu’elle avait mangé son propre cheval. La famille de Pia Olden avait en effet conservé dans un congélateur la viande de leur étalon, Drifting Speed, après sa mort en 2018. La jeune fille de 18 ans a raconté cette histoire sur Facebook, assortie des photos de son repas. « Si je dois manger de la viande de cheval, ce sera la mienne », avait-elle posté. Mais les réactions ne se sont pas fait attendre. « Ils ont été nombreux à écrire que je méritais également d’être tuée pour avoir mangé mon propre cheval », a-t-elle expliqué au journal norvégien Dagbladet. Elle a ajouté que la majorité des menaces provenaient surtout d’autres cavalières. BeKa, Marko & Maëla Bamboo Édition www.bamboo.fr KISS RIDE ➤ Ce lundi 7 octobre, mon fils de 12 ans a oublié dans le train Tubize – Braine-le-Comte (7h27) un sac à dos de sport rouge/noir à l’effigie de la RUS Rebecquoise. Il s’agit d’effets scolaires dont mon fils a absolument besoin. SVP faites preuve de bonté et d’honnêteté, si vous l’avez trouvé. Je vous remercie d’aller le déposer à la gare la plus proche. Joëlle ➤ Tu es la superbe femme blonde que j’ai croisée dans le hall de la gare de Tournai ce samedi 5 octobre. Ton parfum était si envoûtant. Tu as pris le train à la voie 1 de 16h31 qui partait vers Mouscron. Je n’ai pas osé t’aborder. Si tu te reconnais, contacte-moi  : carbojo62@hotmail.com ➤ Tu es descendue du train, ce lundi, à Marchienneau-Pont à 17h10. Tu portais un t-shirt de Kurt Cobain et des Converses noires. Tes boucles et ton sourire sont ravageurs. Si jamais, j’étais assis en face de toi, et je souhaiterais faire ta connaissance. ➤ Loïc, cela fait un an que j’ai quitté la Belgique et je n’ai jamais eu l’occasion de te dire au revoir. Tu prenais le train à Braine-l’Alleud vers Bruxelles tous les soirs vers 18h et tu t’asseyais non loin de moi. Je voulais te remercier pour ta gentillesse, ton calme et ces cannelés qui étaient délicieux. Cela a rendu mes trajets en train si agréables. J’espère que tu vas bien. Axelle. TU AS CROISÉ L’AMOUR DE TA VIE DANS LE TRAIN, PERDU TA CHAUS- SETTE FÉTICHE OU TU SOUHAITES SIMPLEMENT PARTAGER UNE INFO AVEC LE MONDE ENTIER ? ENVOIE UN MESSAGE AVEC LE HASHTAG #KISSANDTWEET VIA TWITTER OU INSTAGRAM OU ENVOIE UN MAIL À kissride@metrotime.be Nos journalistes sélectionneront les messages à paraître dans Metro. Metro n’est pas responsable des conséquences éventuelles de ces messages.
metro Mercredi 9octobre 2019 SPORTS 19 METRO A RENCONTRÉ LE QUINTUPLE CHAMPION DE MONDE DE F1 Une journée avec Lewis Hamilton F1 Il est rare de passer du temps avec un quintuple champion du monde de Formule 1. Entre deux Grands Prix, Metro a eu l’opportunité de rencontrer Lewis Hamilton. Retour sur une journée hors du commun. Douze ans après ses débuts en F1, Lewis Hamilton collectionne les titres et les records, du plus grand nombre de pole positions (87) au nombre total de points inscrits en F1 (3.268). Champion du monde pour la première fois à 22 ans, le pilote britannique aujourd’hui âgé de 34 ans continue d’avoir cette rage de vaincre et l’envie de gagner. À Sotchi, Lewis Hamilton a battu un nouveau record qui appartenait à Michael Schumacher  : depuis le début de sa carrière, il a mené au moins un tour lors de 143 GP, sur les 245 auxquels il a participé. La saison prochaine, il pourrait encore ravir deux nouveaux records à Schumi  : le plus grand nombre de victoires en F1 (82 contre 91) et le plus grand nombre de podiums (146 contre 155). UN HOMME SEREIN À quelques courses de devenir sextuple champion du monde, entre le GP de Russie et celui de Japon, Lewis Hamilton était de passage dans son pays natal pour une journée promotionnelle organisée par son sponsor Monster Energy au Mercedes-Benz World de Brooklands, près de Londres. À la fois soulagé et heureux après sa victoire en Russie, c’est un Lewis Hamilton comblé que Metro a rencontré pour un entretien exclusif. S’il mène une vie à 300 km/h sur mais aussi en dehors des circuits, Hamilton est un homme qui dégage le calme et une grande sérénité. Dès que nous posons notre enregistreur sur la table, Lewis nous montre un visage taquin et amusé. Visiblement il n’avait jamais vu un microphone posé sur un trépied et il nous l’a tout de suite fait remarquer. Bon, c’est vrai que le nôtre n’est plus tout jeune mais quand même ! Ph. D.R. « JE M’AMÉLIORE COMME PILOTE MAIS AUSSI COMME ÊTRE HUMAIN » Après avoir échangé quelques mots en français, nous commençons l’entretien en lui demandant si, comme le bon vin, il était devenu un meilleur pilote au fil des ans. « Eh bien, je ne suis pas un connaisseur de vin mais j’ai entendu que le bon vin s’améliorait avec le temps. Si je regarde mes résultats et ma régularité, je pense que mon niveau est plus élevé qu’il y a deux, trois, quatre ou cinq ans », raconte Lewis Hamilton. Il explique qu’il a notamment passé un cap lorsqu’il est entré dans la trentaine. S’il continue aujourd’hui d’avoir les aptitudes et la vitesse qu’il avait quand il était plus jeune, Il confie qu’il a désormais une meilleure compréhension de l’environnement qui l’entoure et que la manière dont il est capable de livrer le maximum de lui-même chaque week-end a énormément augmenté. « Comme le bon vin, je m’améliore et j’évolue, comme pilote mais aussi comme être humain », estime Hamilton. « LES FANS M’AIDENT À AVANCER » Comment fait-on pour garder les pieds sur terre quand on est quintuple champion du monde de F1, le pilote le mieux payé du monde avec des revenus annuels estimés à 50 millions € et qu’on est suivi par 13 millions de personnes sur Instagram ? C’est la question que nous avons posée à Lewis Hamilton. Vu sa manière d’être, on pensait que c’était une formalité pour lui. La réalité est tout autre. « Le fait de garder les pieds sur terre est difficile », explique-t-il. Heureusement, il peut compter sur la présence et l’aide de ses amis et de sa famille. « Mon meilleur ami date de l’époque où j’avais 10 ans et mes meilleurs amis remontent tous à la période avant la Formule 1. Ils me connaissent et ils me connaissaient avant. Alors s’ils me voient changer, ils peuvent m’aider. Ma famille aussi est là depuis le début ». Le rapport que Lewis Hamilton entretient avec ses fans est également très important. « Je n’imaginais jamais tisser un lien comme ça. Ça a vraiment beaucoup d’impact sur moi. Quand vous voyagez autour du monde, vous vous sentez parfois très seul. Les messages et le soutien des fans m’aident à avancer. Ils m’inspirent pour continuer à être meilleur », confie-t-il. En regardant son smartphone, Lewis raconte qu’il reçoit des milliers de messages privés par jour. Et même s’il est impossible pour lui de tous les lire et encore moins d’y répondre, il assure qu’il en lit beaucoup  : « Je vois des messages extraordinaires et cela me touche vraiment très profondément. J’emporte tous ces messages avec moi quand je voyage et cela me permet de continuer de faire ce que je fais. » « JE NE VEUX PAS GARDER MON SIÈGE PAR ÉGOÏSME » Enfin, nous avons abordé avec lui son âge et la fin de sa carrière. Jusqu’à quel âge pense-t-il pouvoir continuer à piloter au plus haut niveau ? « C’est LA grande question » pour Lewis Hamilton. « Plusieurs pilotes ont arrêté lorsqu’ils avaient 40 ans. Je ne sais pas qu’elles sont les limites physiques, mais je crois que le moment venu, je sentirai quand ma vitesse de réaction déclinera. C’est difficile de dire dans combien de temps je vais partir. Ce sera peut-être dans un an ou dans deux ans. Mais pour le moment, j’adore ce que je fais et je ne peux pas imaginer ma vie sans cela. Tant que je m’amuse En voiture avec Lewis Rencontrer Lewis Hamilton c’est bien, faire un tour de circuit avec lui c’est encore mieux. Et ça tombe bien, le Mercedes-Benz World a été construit à l’endroit même où se situe le plus vieux circuit du monde dédié à la course automobile, à Brooklands près de Weybridge. Comme il n’avait pas de F1 à deux places sous la main, Hamilton nous a emmenés à bord d’une Mercedes AMG 43 pour trois tours de circuit. La piste et la voiture ne permettent pas d’atteindre des vitesses folles. Au volant, Hamilton s’amuse à faire crisser les pneus, à nous balader de droite à gauche en prenant les virages à toute vitesse. Malgré la concentration que demande une telle conduite, cela ne l’empêche pas de taper la discussion. Pendant qu’il nous malmène, il raconte qu’il n’aime pas trop conduire une voiture dans la vie normale, que ça l’ennuie. Ce jour-là, il passera pourtant quelques heures à piloter pour une poignée de privilégiés. Lorsqu’on lui pose la question, il affirme cependant qu’il continue de trouver ça très amusant et à prendre du plaisir. Quand on voit son sourire et la AFP/A. Isakovic et tant que je suis capable de continuer à faire ce que je fais maintenant, je vais essayer de continuer. Mais je suis aussi conscient qu’il y a seulement 20 places en F1 et que je ne veux pas garder mon siège par égoïsme », conclut Lewis Hamilton laissant entrevoir qu’il laissera sa place à la relève lorsque le moment sera venu. Thomas Wallemacq Ph. T. Wallemacq manière dont il accueille chaque passager, on le croit sur parole ! Malgré ses titres et ses records, Lewis Hamilton reste quelqu’un d’extrêmement aimable et souriant. Il a pour chaque personne un mot gentil ou une attention. Et quand, à l’intérieur du Mercedes-Benz World, une mère et son fils ont la surprise de leur vie en croisant sa route, il prend volontiers le temps de poser pour une photo, de signer un autographe et de serrer dans ses bras la mère de famille, sous le choc. Il demandera même à un assistant de prendre la photo de la famille à ses côtés. (tw) Ph. T. Wallemacq



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :