Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de sep/oct 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 35,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fit for a King, la nouvelle vague...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Retour gagnant Après avoir splitté en 2018, les quatre musiciens venus de Nantes et Angers nous reviennent avec un nouvel EP dynamique, chargé d’un mur de guitare et doté d’un chant puissant  : les fans de Foo Fighters et Alter Bridge y trouveront leur bonheur. [Entretien avec Tim Saberianni (chant) par Cédric Marguier] Vous êtes de retour après avoir splitté en 2018, quel a été le déclic pour une reformation ? Y a-t-il eu beaucoup de changement au sein du groupe ? À la base, on avait pour projet avec Tom, avec qui je jouais dans un groupe de reprises de hard rock, de monter un groupe de compos. On a donc commencé à bosser dessus, lui, moi, et Vicky Leaps, qui était dans la première formation de Gorgeous. De fil en aiguille, on a vu que des gens suivaient toujours le groupe. Du coup, on s’est dit qu’on avait une fanbase et que ça pourrait être cool de reprendre. Et après plusieurs séances de réflexion et de discussion, on l’a fait. Au-delà des membres de la formation originale, puisqu’aujourd’hui il ne reste plus que moi qui suis passé de la batterie au chant, Vicky ayant décidé de partir, je pense que tout a changé, que ce soit le visuel, la musique, l’approche... Donc oui, on peut dire qu’il y a eu beaucoup de changements ! Vous avez sorti un premier EP en 2016, peux-tu nous dire ce que vos nouvelles compositions ont de différent ? Les nouveaux morceaux sont plus assumés, plus matures, plus homogènes, plus identitaires. On garde une musique catchy et rentre dedans, on ajoute un côté fédérateur, et tout un tas d’autres éléments. On a en fait décidé de quitter l’image (tant musicale que visuelle) qu’on se forçait un peu à avoir auparavant, qui pouvait rendre le tout un peu trop brut. C’est le même principe qu’en cuisine, il fallait que les ingrédients s’assemblent, et c’est ce qu’on a, à mon sens, réussi à faire aujourd’hui avec Lust Avenue. Comment définiriez-vous votre style musical ? Tous les artistes balancent aujourd’hui le « on n’a pas d’étiquette, on fait du [insérez ici le nom de l’artiste] », et même si c’est tentant de faire pareil, je dirais qu’on garde une base hard rock et traditional heavy, mais on ajoute des côtés plus modernes, plus metal, hardcore, parfois pop... Je pense que c’est important de ne pas se contenter d’une seule « étiquette », d’aller toujours de l’avant et d’évoluer pour le meilleur. En ce sens, je crois que ce qui est le mieux pour nous, et qui le sera toujours, c’est de dire qu’on fait du modern hard rock. Qui compose dans le groupe ? De quoi parlent vos textes ? Sur Lust Avenue, c’était essentiellement Vicky et moi en duo, ou Tom et moi en duo aussi. Maintenant, j’écris pas mal tout seul et Tom fait quelques retouches, ou alors on écrit en duo encore. De quoi parlent nos textes ? De tout et de rien, surtout de ce dont j’ai envie de parler à l’instant où j’écris. Du coup, ça parle d’amour, d’environnement, de la vie, de fêtes... C’est variable ! Quels sont les projets du groupe pour les mois à venir ? On avait pas mal de concerts à venir, mais disons que, avec la crise sanitaire, ça a pas mal bougé, et ce sera une année dure pour le milieu du spectacle à l’international. Malgré tout, on ne se démonte pas. Release, concerts, promo, concerts, concerts, concerts... On travaille sur la reprog de certaines, l’organisation de nouvelles... On est des bosseurs, on a toujours un peu d’avance pour bien se préparer, et du coup on aura bientôt bouclé notre premier album, on rentrera en studio, je pense, début 2021, et il marquera un tournant pour le groupe. 46 METAL OBS’I.s.r.YEkeE GORGEOUS Lust Avenue Metal Autoprod. Avec un nouvel EP 6 titres intitulé Lust Avenue, Gorgeous nous offre un disque plein d’énergie, des morceaux mélodiques, notamment sur « Hey You », où le refrain est particulièrement marquant, ou ce côté très rock ‘n’roll sur « Speeding », un titre qui vous donnera envie de relancer l’écoute ! « Drag Me Down » et « Aiming For The Stars » combinent l’ensemble du reste du skeud en y imposant des soli de guitare et des refrains percutants. Pour conclure, le groupe a réussi son second coup d’essai, notamment avec une très bonne production et des chansons très accrocheuses. Reste pour nous à les découvrir sur scène afin de confirmer notre très bonne impression. [Cédric Marguier] ALSO Also Available AVAILABLE ON on Vinyl VINYL Lionheart are : DENNIS Dennis, Stratton TirON[EX-INI (ex-Iron N Maiden), AIDEN SteveEVEIMANN Mann(Michael MICHAE Schenker HENKERrEST Fest), Rocky KY Newton NEWTON (ex-MSG), EX Se Clive VE ; Edwards DWAR I EX- (ex-UFO) and Lee Small (ex-Shy) July 31st, 2020 F - ar(e er1") CATAL000110228 Catalog #MV0228 THE BAND AROUND NEW MODEL ARMY r GUITARIST guitarist Marshall MARSHALL GILL Gill COMBINES combines THE the BEST best INGREDIENTS ingredients OF of HARD hard A ROCK rock riffs RIFFS and AND dirty DIRTY BLUES blues grooves. GROOVEST lENRICHED Enriched WITHX with a GOOD good SHOT shot OF of. ALSO Also Available AVAILABLE L F P 144-r ON on Vinyl VINYL I PSYCHEDELIC psychedelic SOULFULNESS soulfulness N THE POM LUNE 2. +- CATALOG Catalog #MV0247 811Ve247 egeeit effle irli ; -›...eite)-.1 June 26th, TH, 2020 A11(ie2020 July 24th, "eée Catalog #FDA0018 Catalog #MV0248 The Reality Of Miracles offers powerful, melodic Hard Rock of the highest order The band around New Model Army July JUEY 24th,2020 THESE ThESE REISSUES reissues will WILL BE be RELEASED released as AS a A high-quality HIGH-QUALITY DIGIPAK digipak and AND for FOR the THE first FIRST TIME time CONTAINS contains EXCLUSIVE exclusive LINER liner NOTES notes trALSO Also Available AVAILABLE on ON Colored COLORED Vinyl VINYL TIF The new studio album ! ee More powerful and symphonic than ever before F -_7 feat. MIKAEL Mikael Stanne ANNEI (Dark D RK Tranquillity) T NQUILLITY) AND and Mark Jansen (Epica) EPICA) july 17th, 2020 4 ‘1 Catalog #MV0250
Chaos electrique Deux ans se sont écoulées depuis ATW et nous revoilà ensorcelés par Nothing As The Ideal. Un sixième album studio pour All Them Witches, qui encode un rock psychédélique toujours plus immersif. [Entretien de Robby Staebler (batterie) par Elisa Constantin — Photo  : Joe Charlton] Comment allez-vous dans cette période irréelle ? En toute honnêteté, je vais bien. Je suis reconnaissant d’être entouré par les gens que j’aime et d’être toujours aussi créatif en studio. Mais c’est compliqué de rester positif, lorsqu’on se demande tous les jours si on va pouvoir remonter sur scène un de ces jours… C’est peut-être la fin du monde ! En parlant de fin du monde, Nothing As The Ideal est un nom d’album plutôt d’actualité… C’est vrai. C’est Parks (guitare) qui a eu l’idée du titre, surement en référence à la culture japonaise du Zen, issue du Bouddhisme. « Rien », en fait ça serait ça l’idéal  : aucune pensée, aucun attachement, aucune connerie. Le concept du « rien » est abstrait... Un peu comme la nouvelle forme que vous avez donnée à votre skull, qui illustre beaucoup de vos covers. En réalité, ce skull représente quelqu’un sous acide, une « acid face », que j’ai imaginé. Je trouve que le logo de Grateful Dead sur Steal Your Face est le meilleur visuel de tous les temps, j’ai donc voulu créer ma propre version qui me donnerait les mêmes sensations. Depuis, je décline cette « acid face » sur nos artworks, celui de Nothing Is The Ideal a suivi un chemin similaire. En revanche, vous avez dû expérimenter une écriture différente, après le départ de Jonathan Draper au clavier ? Finalement, ça a été plus facile qu’on le pensait. On avait moins d’éléments à prendre en compte et donc plus de place pour contribuer individuellement à l’album. Si tu devais expliquer « Saturnine & Iron Jaw » en une phrase ? Une chose de quelques minutes remplie de trucs fous qui te laisse dans un état abstrait... On est aussi curieux de connaître l’histoire qui se cache derrière « See You Next Fall ». Rien, on a juste prédit le futur ! ALL THEM WITCHES Nothing As The Ideal Rock psychédélique New West Records Enregistré au célèbre London Abbey Road Studio en mars dernier, à l’aube d’une période insensée, Nothing As The Ideal marque un chapitre plus sombre pour All Them Witches. Lourd et fin dans sa composition, il perturbe autant qu’il fascine. Avec une entrée en scène digne des meilleurs films de science-fiction sur « Saturine & Iron Jaw », les riffs deviennent massifs, mais on se sent planer. All Them Witches ouvre alors les portes d’un vaisseau spatial, à bord duquel toute force physique sera défiée. De l’électrique « See You Next Fall » à la ballade atmosphérique « The Children Of Coyote Woman », le groupe, qui construit pas à pas son identité, se complète dans un style unique de stoner psychédélique bouleversant. Magie noire ou réaction atomique ? Dans tous les cas, All Them Witches n’a qu’une envie, retrouver l’alchimie de la scène. [Elisa Constantin] Tears sans sommation Retour sur un album sorti en 2019  : Tears Of A Clown de Syr Daria… Le groupe de l’est de la France, créé en 2007, a livré un troisième effort dont les qualités n’ont pas besoin d’être démontrées ! [Entretien avec Michel Erhart (guitare) par Jean-Eudes de La Monneraye — Photo  : DR] Syr Daria est né de la réunion des guitaristes Thomas Haessy et Michel Erhart, rejoints par Christophe Brunner à la batterie et Guillaume Hesse au chant, puis, enfin, par Pascal Husser à la basse. Pour ceux qui vous découvrent, le Clown est-il le sixième membre du groupe ? Les thématiques de notre premier album, Circus Of Life, ont fait que, naturellement, l’image du clown s’est imposée avec tout ce qui l’accompagne et que l’on retrouve dans la littérature ou le cinéma fantastique. Le clown représente à la fois ce que l’on peut retrouver d’obscur et de malsain dans la société et le masque que l’on peut tous porter à certains moments de notre vie, c’est un thème assez universel. Peux-tu revenir sur la genèse de Tears Of A Clown ? Le travail de composition a-t-il été différent de celui réalisé pour votre deuxième album, Voices ? La composition de Tears Of A Clown a duré presque 2 ans. La moitié de l’album s’est faite assez spontanément. Pour la suite, ce fut plus compliqué, alors qu’au même moment, nous avions décidé d’intégrer un bassiste  : Pascal est venu suppléer Guillaume qui, en plus du chant, tenait la basse. Ce changement fut bénéfique en libérant le chant et en ouvrant de nouvelles possibilités, avec le jeu riche et groovy de Pascal. Comparés à Voices, les arrangements et le « fignolage » ont été très travaillés, ce qui fut chronophage, mais bénéfique. Certains rapprochent votre musique d’Iced Earth ou d’influences power metal d’outre-Atlantique. Quelles sont vos autres influences musicales ? On a vu ça, ce doit être vrai, on n’est pas contre. Nous baignons dans des influences variées  : pour Thomas et moi, celles de Maiden et de Metallica sont indéniables, d’ailleurs, c’est difficile de les ignorer tant leur empreinte s’est imposée sur le metal. De plus, l’actuelle production est énorme et de bonne qualité, dans le classic rock, dans le death ou le thrash, nous sommes donc influencés bon gré mal gré par tout ce que nous écoutons… La promotion de Tears Of A Clown a commencé avant la pandémie, quels ressorts avez-vous trouvés pour poursuivre celle-ci et partager votre musique auprès du public ? C’est là tout le problème, Tears Of A Clown a été plutôt très bien accueilli par la critique, nous avons fait quelques dates en France entre octobre 2019 et janvier 2020 et puis les concerts et festivals ont été annulés, ce que nous comprenons. Essayer de ne pas disparaitre sans se produire ou sans avoir de nouveaux matériels à faire écouter, c’est compliqué… On est sur les réseaux sociaux, on essaie de donner des nouvelles et de répondre à des interviews comme la tienne dailleurs. SYR DARIA Tears Of A Clown Heavy metal Sliptrick Records Troisième album de Syr Daria, après Circus Of Life puis Voices, Tears Of A Clown est probablement le plus puissant et mature du groupe. Au-delà dun heavy metal influencé par Iced Earth (« In The End », notamment), Blind Guardian ou encore Iron Maiden, Syr Daria sessaie au thrash (« Virus » ou « Mr Gray ») et aux sonorités bien actuelles. Les mélodies sont accrocheuses, et pas seulement sur « Brother », power ballade positionnée comme une pause, au milieu du disque. Les dix titres « rentre-dedans » de lalbum nattendent plus quune scène ! [Jean-Eudes de La Monneraye] METAL OBS’47



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