Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de sep/oct 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 35,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fit for a King, la nouvelle vague...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Peace & grind On ne compte plus le nombre d’albums, dans la copieuse discographie des pionniers anglais du grindcore, et rares sont leurs galettes qui ont déçu les fans. Idem en live, Napalm Death assure toujours en matière de brutalité scénique, malgré ses bientôt quarante ans d’existence. À l’occasion de la sortie de sa nouvelle bombe Throes Of Joy In The Jaws Of Defeatism, on a demandé à son chanteur quel était son secret et ce qui se cachait derrière ce titre... [Entretien avec Mark « Barney » Greenway (chant) par Seigneur Fred — Photo  : DR] Vous avez beaucoup tourné pour Apex Predator – Easy Meat, écumant toutes les petites salles, mais aussi les grands festivals, que ce soit en Europe, et notamment en France où l’on vous a croisé au moins trois ou quatre fois (Motocultor, The Outbreak, Paris…), ou bien en Amérique, où vous avez d’ailleurs ouvert pour Slayer. Quelle était l’ambiance sur cette dernière tournée américaine de Slayer ? Que penses-tu de leur décision d’arrêter ? En fait, nous avons participé à l’une des tournées d’adieux de Slayer, nuance, car il y en avait d’autres et ça durait longtemps. L’ambiance était assez tranquille. Forcément, au vu de l’affiche (avec Testament, Anthrax, LambOf God), Napalm Death était, assurément, le groupe le plus différent des autres et le moins en relation avec l’ensemble. C’était une affiche de toute façon commerciale, mais ce fut en fin de compte une bonne expérience, tu sais. On jouait dans des amphithéâtres géants, chaque soir en première partie devant des milliers de spectateurs. En général, Napalm Death joue dans de petits clubs devant une centaine de personnes… Enfin, j’ajouterai que l’organisation était excellente par le staff de Slayer, la grande classe de ce côté-là. Je n’ai pas vraiment d’avis là-dessus. Pour tout te dire, j’avais vu Slayer à ses débuts lors de sa tournée pour Hell Awaits, en 1985 en Angleterre. Slayer est un groupe qui a eu, et a encore, énormément d’influence sur le metal. Dans tous les cas, il s’agit de leur propre choix d’arrêter, maintenant peut-être qu’ils ont fait le bon. J’ai beaucoup de respect pour eux, mais je n’ai pas eu ou vu spécialement d’émotion à notre niveau. À vrai dire, je pense qu’il faudrait mieux interroger leurs fans. Comment expliques-tu la longévité de Napalm Death ? Quel est votre secret pour être aussi en forme depuis bientôt quarante ans, notamment toi sur scène ? Tu es sobre maintenant ? Non, non, attends, je ne bois plus du tout, simplement en tournée, mais chez moi ou quand on ne joue pas à l’extérieur, il m’arrive de boire encore un verre ou deux (rires) ! Je précise. Après, sur la principale raison au fait qu’on soit toujours là et que l’on arrive à jouer sur scène, c’est que l’on reste enthousiastes et qu’on aime encore ce que l’on fait, forcément, et heureusement, j’ai envie de dire ! Si tu y vas à reculons et démotivé, et que tu en es conscient, alors ça ne sert plus à rien. Il vaut mieux arrêter de jouer live ou d’enregistrer des disques, sinon tu n’es pas sincère avec toi-même. On ne joue pas à cinquante pour cent avec Napalm Death. On se donne à cent pour cent, tout le temps. Il s’agit d’une réelle performance de metal/punk/hardcore, brutal et explosif sur scène. Suis-tu une hygiène de vie particulière dans ton quotidien ? Oui, je fais du sport (cyclisme six jours sur sept). Je suis également végétarien, mais pas seulement, je fais attention à ce que je mange, je dirai. Avec le temps, je fais un peu plus attention à moi. Je mange pas mal de fruits et légumes, variés, je prends des vitamines naturelles, des minéraux. Je dois rester en forme. Et, le jour venu, lorsque le cancer (re) viendra, alors tu sais je serai prêt et aurais mis toutes les chances de mon côté pour l’affronter. Quelles sont les nouvelles de votre guitariste Mitch Harris, car la dernière fois que je l’ai vu, il ressemblait à un zombie en coulisse ? Fait-il toujours partie du groupe officiellement bien que John « Cheeseburger » Cooke le remplace sur scène depuis six ans déjà ? Il va bien, oui, merci. On est toujours en contact et reste un très bon ami. Bien sûr, à cause de diverses circonstances, c’est John qui le remplace en concert depuis un moment. Il n’est simplement plus capable de partir et jouer avec nous en concert. Il joue d’ailleurs de la guitare sur notre nouvel album ! Ah oui ? Ni lui ni John n’est crédité comme tel, pourtant, sur Throes Of Joy In The Jaws Of Defeatism... Je croyais que c’était Shane Embury qui se chargeait de toutes les guitares sur l’album. Mitch, tout comme John, n’a rien écrit comme chansons au niveau des guitares, mais ils jouent bel et bien sur le nouvel album, John seulement sur certains morceaux. John est désormais notre guitariste de session live. Mais le noyau dur du groupe demeure moi, Shane et Danny. C’est ça le cœur de Napalm Death à présent. Donc on va dire ça  : Mitch n’est plus vraiment un membre officiel, bien qu’il joue et a enregistré sur Throes Of Joy... (sourires). En tant qu’auteur des textes de Napalm Death, explique-moi à présent le titre de votre album, une nouvelle fois à tirer par les cheveux  : Throes Of Joy In The Jaws Of Defeatism ? Il n’y a pas un oxymore NAPALM DEATH Throes Of Joy In The Jaws Of Defeatism Death metal/grindcore Century Media Cette seizième bombe de Napalm démarre sur les chapeaux de roue avec le frontal « Fuck The Factoid » ! Puis, nos voisins anglais nous surprennent encore sur « Backlash Just Because », à l’intro certes classique de basse hyper saturée de Shane Embury, laissant vite place à un riff dissonant sur des rythmes tantôt à contretemps, en blast beats, ou façon mosh-parts, histoire de vous briser la nuque dans le pit. Quelle énergie ! À l’image de son chanteur en pleine forme olympique, prêt pour le 100 m des prochains J.O. de Tokyo reportés en 2021. Barney s’époumone au micro comme si c’était là son dernier souffle, lui qui donne toujours tout sur scène, avec cœur et intelligence. Plus loin, le quatuor de Birmingham n’hésite pas à expérimenter dans l’indus en français sur le contemporain « Joie De Ne Pas Vivre » ou « Amoral », aux accents Killing Jokiens, voire carrément Frostiens sur le très sombre et heavy « Invigorating Clutch », accordé comme Tom G. Warrior. Relativement varié, puissant, à la fois old school et terriblement moderne, Throes Of Joy… frappe fort. Mais comment font nos amis rosbifs pour être aussi brutaux et rester dans le coup en 2020 ? La réponse sur scène. [Seigneur Fred] au passage là-dedans (rires) ? Oui, eh bien, ce titre constitue en effet ce que l’on appelle un oxymore, c’est-à-dire que l’on exprime, à travers cette expression, tout et son contraire dans la même phrase. Le titre est à la fois positif et négatif. Le concept de base repose sur la non-entraide et le rejet des responsabilités des uns envers les autres dans notre société, comme la non-assistance aux personnes réfugiées, qui fuient la misère et la guerre de leur pays, pour venir en Europe sur nos côtes. On les considère comme des menaces, alors que je pense qu’on devrait reconsidérer cela et se débrouiller pour mieux les accueillir et les comprendre, car ce sont des victimes qui ont subi des violences mentales ou physiques. On ne doit pas les rejeter ainsi. C’est inhumain. Les êtres humains sont égaux et doivent s’entraider. Et non se haïr et exclure l’autre parce qu’il est différent ou étranger. On est tous des êtres humains. Il y a des droits et il ne faut pas l’oublier. METAL OBS’5



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