Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de sep/oct 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 35,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fit for a King, la nouvelle vague...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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: 1 flra zon CD, LP, LP coloré, Digital Sortie le 9 octobre 2020 feiléliystercult.com Premier nouutl album me,\t,'studio en près d 20 ans ! off lEii1111 Sortie le 4 SeiJiembre 2020'lin Ileavv Metal pulvérisant avec des Moments de thrasn et tout droit venu de France. cO, Olgiili lecetwok.ctinerisingeiCelnieltai CP. 4110.01ril Werletur.fron ti erm...h op www..frœntleira.it le 4...nu1. Fe www.inallIne-Da «.1"relimmaaomem.
Fight nationale Originaire de Grenoble, Rising Steel a su, en seulement un EP en 2014 puis un premier album en 2016, faire revivre le son mythique du heavy metal. Le groupe poursuit sa route musicale à travers les profondeurs du heavy et du thrash avec la sortie de Fight Them All, chez Frontiers Record. [Entretien avec Emmanuelson (chant) par Louise Guillon — Photo  : Christophe Levet] Vous venez de signer chez Frontiers Records, une grande première pour un groupe français. Cela marque-t-il un nouveau départ musical pour vous ou cela s’inscrit-il dans la continuité du groupe ? Oui, je pense que cela s’inscrit dans la suite logique de l’évolution du groupe. Notre précédent album, chez Mighty Music, a été « travaillé » correctement, mais rien à voir avec Frontiers Records. Nous sommes heureux d’être sur ce label culte avec des groupes tout aussi cultes ! C’est un réel plaisir de travailler avec des pros aussi sympathiques que compétents. Musicalement, nous avons durci le ton sur Fight Them All, qui mélange heavy et thrash… Après, il est clair que notre signature chez Frontiers est une excellente surprise, d’autant plus que nous sommes plus agressifs que la plupart des groupes sortis chez eux. Une politique de tenter d’autres styles je pense, même s’ils ont eu par le passé des groupes comme Primal Fear... Dans votre nouvel album, l’ambiance paraît plus sombre, plus profonde que dans votre album précédent. Est-ce le reflet d’une volonté de se démarquer du style de la NWOBHM, afin de creuser vers le heavy, power et thrash et d’affirmer votre identité musicale ? Oui tout à fait ! Même si rien n’est calculé dans la phase de composition, nous sommes dans le groupe des fans de heavy, mais aussi de thrash, donc nos influences sont forcément ressorties plus précisément sur Fight Them All ! Le côté sombre a toujours été plus ou moins exploité, mais les textes transpirent la contestation et parlent de sujets comme  : Les despotes, les serial killers et autres manipulateurs ou « tueurs du peuple »... Personnellement, j’ai toujours voulu mettre de la dissonance dans les vocaux, ce qui donne un côté plus malsain. Mes influences étant autant Warrel Dane (Nevermore, Sanctuary) que Mike Patton (Faith No More, Mr Bungle…), des chanteurs qui ont toujours joué avec cette dissonance et qui ont été des précurseurs, même s’ils n’ont pas du tout la même approche vocale. Après, d’autres, plus classiques, comme Ronnie James Dio ou Russell Allen (Symphony X) ou encore Rob Halford (Judas Priest) sont aussi des influences majeures… Pour quelles raisons choisissez-vous de chanter uniquement en anglais ? Je crois que nous avons toujours été des fans de la vague anglo-saxonne et nous ne nous sommes même pas posé la question ! Le français amènera quelque chose de différent et il faut savoir composer des textes en français qui sonnent, je laisse ça à ceux qui maîtrisent cet aspect. De toute façon, l’anglais correspond mieux à notre style. Mais je suis fan aussi de groupes comme Warning ou Sortilege ! RISING STEEL Fight Them All Heavy/power metal Frontiers Records Pour sa première collaboration avec le label Frontiers Records, Rising Steel signe un second album efficace, aux riffs lourds, marquant définitivement la place de plus en plus importante du groupe au sein de la scène mythique du heavy metal. Ce nouvel opus vient affirmer sa volonté de s’émanciper peu à peu des codes de la NWOBHM, pour imposer une identité musicale qui se manifeste par un son nouveau, plus lourd, et une tonalité plus sombre. L’atmosphère qui se dégage se veut à la fois lugubre et épique, caractéristique du heavy power. C’est en sondant les profondeurs et les noirs abysses du heavy, du power et du thrash que Rising Steel a su créer un son nouveau, plus puissant qu’à ses débuts (« Fight Them All »). Cependant, sur certains morceaux, on regrette de ne pas entendre assez le chanteur Emmanuelson (« Master Control »). Néanmoins, il est certain qu’avec Fight Them All, Rising Steel va ravir son public, ainsi que tous les amateurs de heavy et de power metal (Hammerfall), avec une ambiance épique, un son porté par des riffs efficaces et un jeu de batterie dynamique. [Louise Guillon] a cordes perdues Trank sort (enfin) son premier album. Vorace de scène et de musique, il nous a patiemment concocté un délicieux premier album à son image  : professionnel, sans détour et avec détermination et honnêteté. [Entretien avec Michel (chant, claviers) par Aline Moiny] Vous sortez votre premier album, plutôt carré et mature. Merci. Mais, vu le temps et l’énergie qu’on y a passés et l’équipe technique, ce serait un comble qu’il sonne à moitié fait… Dites-nous en plus sur sa genèse... Il y a un vieux cliché qui dit qu’on passe toute sa vie à composer les chansons de son premier album. Ça s’applique assez à notre cas… Plus précisément, la composition des morceaux s’est étalée entre 2014 et 2019 (année de nos deux ans de formation). On est tous les quatre des perfectionnistes, à des degrés divers, et on a passé pas mal de temps à polir les arrangements de chaque chanson, avant d’entrer en studio. Nous voulions un son à notre image, à la fois puissant, pour mettre en valeur son côté intense, et, en même temps, assez riche, pour rendre justice aux arrangements assez fouillés qu’on avait créés. La richesse est venue de l’enregistrement, qu’on a géré façon « vieille école » avec notre ingénieur et coproducteur, Yvan Barone, mais aussi des magnifiques studios en France et en Suisse (Studio des Forces Motrices à Genève/David Weber/Serge Fernex). Brian Robbins (Bring Me The Horizon et Asking Alexandria) ne devait mixer que quelques morceaux phares, mais il a adoré tout l’album et on a fini par tout mixer avec lui. Rien que sur le choix des micros, on a mis plus de temps que certains groupes en mettent à enregistrer leur album… Mais c’était le prix à payer pour le son qu’on voulait. Vous alternez violence et émotion. Waves et blasts… Comment voyez-vous votre musique ? Votre signature ? Bonne question. La plupart des gens qui aiment les étiquettes nous collent celle de metal alternatif. Les quatre membres du groupe participent à la composition. Il y a un croisement de beaucoup de choses qu’on aime  : du rock alternatif, du metal 90’s, des choses plus progressives, de la cold wave et du post punk. Notre musique se situe sans doute à la croisée de tout ça. Mais, au-delà de ces influences, on aime l’idée d’une musique qui reste un peu inclassable, par des équilibres intéressants  : noirceur et lumière, puissance et richesse, émotion et réflexion. Ça se retrouve aussi bien dans les textes que dans le son. Même la pochette de l’album et le style visuel du groupe se tiennent délibérément à l’égard des clichés du metal. Vous avez fait les premières parties de Deep Purple, Anthrax, Papa Roach et Disturbed. Qu’est-ce que cela vous a apporté ? D’abord, un gros ulcère à l’estomac. Le week-end d’avant Deep Purple, on avait un concert privé devant 50 personnes. Une semaine plus tard, on jouait devant une salle bondée de 16 000 places. Ensuite, ça nous a aidés à travailler le son des chansons en studio pour retrouver l’ampleur que leur donnait le fait d’être jouées sur d’énormes scènes dans ce genre. Ça nous a donné un niveau supérieur de foi dans Trank, une fierté immense d’être accueillis et reconnus, non seulement par des groupes pour lesquels on a un respect énorme, mais aussi par leurs publics. Si vous deviez vous définir et expliquer votre vision, que diriez-vous ? On fait la musique qu’on aimerait entendre. Niveau substance avec des chansons intenses, cathartiques, mais accessibles. Niveau son, ça veut dire réconcilier énergie et émotion, quelque chose d’accrocheur, mais riche. Beaucoup d’albums ou de singles des 20 dernières années nous donnent un peu l’impression qu’il faut faire crétin pour faire puissant, ou qu’il faut faire mou pour faire émouvant. On refuse totalement ce genre de simplification. TRANK The Ropes Metal alternatif Indépendant Trank nous délivre ici un premier opus découlant des longues expériences scéniques de ses membres en tant que musiciens pros et semi-pros. Le rock alternatif teinté de post punk des Helvètes s’y révèle ravageur. Dignes héritiers de la scène des années 90, le groupe y a mis tout son cœur et sa science de l’acoustique. Et on se délecte du son franc et ambitieux de l’album. Covid-19 oblige, les concerts semblent lointains, mais il est certain que Trank sera prêt à en découdre quand l’heure sera enfin venue. [Aline Moiny] METAL OBS’39



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