Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de sep/oct 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 35,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fit for a King, la nouvelle vague...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Dechainement abstrait Brunhilde est considéré comme la nouvelle sensation allemande de la scène punk rock. Découvert par Charlie Bauerfeind (Blind Guardian, Helloween), le duo Carolin Loy et Kurt Bauereiß a été rejoint par le bassiste Oliver Holzwarth (ancien musicien de session pour Blind Guardian) et le batteur Bastian Emig (Van Canto). Choir Boy est le nom de son nouvel EP 4 titres. [Entretien avec Carolin Loy (chant) par DeCibelle — Photo  : DR] Compagnons d’armes, compagnons dans la vie ? Frère et sœur ? Qui êtes-vous, Brunhilde ? Ha, eh bien, ça y ressemble presque, non ? Mais non, Brunhilde est en effet un duo, composé de moi (Caro) et, à la guitare, de mon acolyte, Kurt, avec qui je fais de la musique depuis un certain temps. Sur scène, nous sommes un quatuor, comme un lineup traditionnel  : batterie, basse, guitare et voix. En ce qui concerne le nom de Brunhilde  : As-tu vu Django Unchained de Tarantino ? La femme de Django s’appelait Hildi. Je trouvais que ça sonnait vraiment spécial, mais uniquement en anglais. En allemand, c’est trop terne. Donc, chaque fois que vous présentez le nom du groupe, les gens disent « Whaaaat ? », ou même « WTF ? Brunhilde ? ? ? » … La polarisation semble avoir fonctionné ici. Si ce « WTF ? !!! » te fait penser  : « OK, ils sont spéciaux » et que tu le gardes en tête, alors c’est mission accomplie ! Comment est-ce que Brunhilde a vu le jour ? Ça remonte à plusieurs années, quand Kurt et moi nous nous sommes rencontrés et avons joué dans un autre groupe. Nous avons créé Brunhilde vers 2012 et sorti 2 albums. Rétrospectivement, ils me donnent l’impression que c’était un groupe complètement différent. En ce qui concerne le style, les intentions n’étaient pas aussi articulées (il suffit d’écouter Dollhouse) et l’aspect général était très différent… Brunhilde 2020, c’est comme si on avait appuyé sur un bouton « reset » et nous y voilà, c’est tout nouveau et tout frais. De Dollhouse à Choir Boy  : c’est très contrasté. La rencontre avec Charlie Bauerfeind a-t-elle été un tournant ? Qu’est ce que cela a changé pour vous ? Lévolution entre les deux pour moi est comme un voyage personnel dans le temps. Bien sûr, ce n’est qu’avec le recul que l’on a conscience de ce qui nous est arrivé, ainsi que de tout ce qui nous entoure, depuis lors… Des moments que je n’aurais pas voulu manquer. Avec l’arrivée du producteur Charlie Bauerfeind, notre son a beaucoup plus évolué dans la direction que nous recherchions et les choses se sont concrétisées. C’est un travail fluide et très professionnel à tous les niveaux, avec une constante progression pendant plusieurs mois, en raison d’autres obligations de notre producteur. L’écriture des chansons est devenue plus nette et la production phénoménale. On s’est beaucoup amusés, mais nous avons également travaillé de manière très disciplinée. Charlie a parfois chamboulé notre musique. Il a amélioré notre approche d’un bout à l’autre. Il a été un atout vraiment très important pour en arriver à ce résultat. Il est génial. Par exemple, nous n’avions pas de bassiste ou batteur réguliers, Charlie a recommandé Oliver Holzwarth (ancien Blind Guardian) à la basse et Bastian Emig (Van Canto) à la batterie. Nous avons donc enregistré les chansons avec eux. Et Basti est même devenu notre batteur live maintenant... 32 METAL OBS’BRUNHILDE Choir Boy Punk rock Count & Countless Si vous vous attendiez à du folk mélo expérimental, vous allez être déçus. La voix puissante de la frontwoman, Caro, vous emportera tel un cyclone. Une énergie à l’état brut comme le premier single tiré du EP, « When You Were Born I Was Already Dead » et son intro acoustique qui vous fera penser à une ballade et finira par vous frapper comme un marteau. La tornade prend une toute autre direction à l’écoute de « It’s All Lies ». Ambiance piano-bar, accompagnée d’instruments à cordes et avec un chant doux et calme. On note ici la diversification du groupe. [DeCibelle] le eeker Fait main Après quelques remous depuis sa formation entre changement de lineup et de nom, les Canadiens de Bleeker sont de retour avec le très solide Self-Made. L’occasion de faire résonner son rock velu avec passion et talent est venue. [Entretien avec Taylor Perkins (chant) par Julien Meurot, julien@metalobs.com] Comment vas-tu en ce moment ? Que fais-tu pour passer le temps ? En ce moment, je crée et je finalise par mal de projets à la maison. Il y a pas mal de rénovation à faire. Nous avons aussi bossé sur notre propre studio, afin de pouvoir répéter nos nouveaux morceaux. J’essaye le plus possible de rester occupé et créatif en me tenant loin de la télévision (rire). L’album est très varié. Comment avez-vous travaillé sur ce disque ? Toutes les chansons sont vraiment nouvelles. Nous avons absolument enregistré tout ce que nous avons composé. Généralement dès que le titre était finalisé, il était mis en boite dans la foulée, ce qui donne ce côté très spontané au disque. L’album a été fait entre Orillia (ndr  : ville natale du groupe), Los Angeles et New York. Ces changements de lieux ont aussi grandement aidé à la variété du disque. Sur 6 albums, 3 sont des autoproductions, vous êtes plutôt un groupe qui se fait tout seul (Self Made). Alors, pourquoi avoir choisi ce titre ? Ce titre parle de notre grand frère Jordan. Nous l’avons toujours admiré, car c’est un vrai « self-made man ». Nous avons donc voulu lui rendre hommage et mon rêve serait de pouvoir chanter ce titre dans un stade pour lui. L’album est clairement en deux parties. La première très rock et la seconde plus expérimentale. C’est un fait. Ce n’est pas un effet recherché, mais c’est très cool d’avoir cet équilibre. Nous l’avons juste écrit comme cela. Avoir un titre qui se nomme « Cool » est tout bonnement excellent. D’où est venue cette idée ? L’idée nous a été inspirée par notre mère qui nous disait toujours « c’est cool de ne pas être cool ». J’ai donc voulu écrire autour de cette idée. Chaque ligne de ce texte est liée à un ami ou un membre de ma famille qui — en faisant un truc « non cool » — est en réalité super « cool ». Il y a plein de petites blagues dedans. « Drunk Again » parle-t-il d’un lendemain de cuite difficile ? Non (rires). C’est plutôt sur une gueule de bois permanente. Je m’explique. Mike (Vandyk, basse) et moi avons passé des mois à sortir, faire la cuisine et, bien sûr, picoler. Tous les jours, nous nous disions que ce serait bien de se laisser un jour de repos, mais tous les jours nous étions encore bourrés (« Drunk Again »). Je trouve que c’est un concept assez marrant, en fin de compte (rire). Que se cache-t-il derrière la chanson « 1968 » ? C’est une année que vous n’avez évidemment pas connu. Nous voulions une chanson nostalgique. Nous avons pensé que c’était une année plutôt cool et nous avons essayé de rester dans cette veine. Il n’y a pas de faits réels dedans, juste un sentiment. BLEEKER Self-Made Rock Better Noise Music Dans la brochure promo le mot « hymne » revient assez souvent et il faut dire que nos Canadiens savent y faire en matière d’accroches. Preuve en est, les singles nous trottent encore dans la tête même des mois après leurs sorties. La faute à un frontman qui use et abuse de sa voix angélique. Les arrangements fins et mélodiques, ainsi qu’une production cristalline font de ce sixième opus un régal de « zénitude ». Pour ne rien gâcher, humour et sentiments personnels viennent agrémenter les textes chantés haut et fort. Ainsi « Cool », ou encore « Drunk Again » peuvent parler à n’importe qui. Un bien bel effort, donc, pour un groupe authentique qui prend la vie rock’n’rollau pied de la lettre. [Julien Meurot]
Prog a volonte Pratiquant un metal progressif, avec quelques touches de stoner, le groupe nantais Enlightened sort son deuxième album intitulé The Healing. Un petit chef-d’œuvre mélancolique et obscur. [Entretiens avec Didine Belkessa (chant/guitares), Luis Da Silva (guitares), Mehdi Richard (batterie) et YoannAubé (bass) par Cédric Marguier — Photo  : DR]. Pensez-vous qu’il y a une évolution de votre son sur The Healing, par rapport à votre premier album Discover The Path de 2013 ? Oui, effectivement. On a travaillé le son pour le rendre plus clair et organique, surtout sur les guitares et autres instruments acoustiques. On a également accentué la puissance rythmique. Après, The Healing est la suite de Discover The Path, d’un point de vue du concept et des paroles, donc une suite de l’histoire et avec le même personnage principal. On rentre davantage dans les détails et les mystères de celuici. Ce nouveau disque est probablement le plus abouti et le plus réussi de votre discographie, qu’en pensez-vous ? Déjà merci pour ce beau compliment ! On est très fier de cet album. On a bossé tellement dur, malgré les changements de line-up et les difficultés d’agenda, mais on est resté concentré jusqu’au bout. C’est un album qui nous tenait vraiment à cœur. Quelles sont vos influences quand vous composez ? On peut sans hésiter penser à Opeth et Tool. Êtes-vous d’accord ? Je ne vois pas du tout de quoi tu parles (rires). Bien sûr, on est tellement fan que ça s’entend un peu, mais il n’y a pas que ça. Il y a le côté folk et oriental qui est très présent. Pour parler de groupes, il y a Porcupine Tree, Alice In Chains, Enslaved, Anathema, Radiohead, Katatonia… Avec du recul, pensez-vous qu’il y a une scène metal progressif en France ? Oui, il y en a une, mais ce n’est pas assez mis en valeur (comme le metal en général en France). Après, c’est difficile de donner une étiquette à ce style, tellement c’est large et riche. Il y a tout dans le prog. Nous avons une approche plus ambiante et moins démonstrative du metal progressif. Il y a quelques groupes en France qui peuvent représenter ce style comme Klone, Gojira, qui a un côté très prog, Alcest… et d’autres. En espérant qu’il y aura une évolution dans ce domaine. ENLIGHTENED The Healing Metal progressif Black Desert Records La force de cet opus est d’avoir une orientation progressive, tout en intégrant des riffs death metal (« Slaughter »). Néanmoins, quelques parties acoustiques (« The Old Scroll ») viennent délibérément mettre un peu d’ambiance et de contraste. L’ombre d’Opeth et Tool est évidemment l’influence principale d’Enlightened (« My Own Master » et l’excellent « Request »). Entre growls et chant clair, les parties vocales sont toujours dans le ton juste, y compris sur les morceaux énergiques. Cet album, qui comprend 9 titres, se révèle une très belle réussite. Les fans de metal progressif seront sur un nuage. [Cédric Marguier] IiN IN R WHEN THE COLD TRUTH HAS WORN ITS MISERABLE WELCOME OUT Le projet le plus personnel de Phil Anselmo,r créé non pas pour mettrel'ambiance l’ambiance mais pour casser l’ambiance… l'ambiance... 163611-ELZE DEA'TH LIES LE Le NOUVEAU nouveau CHAMPION champion DU du DEATH death METAL metal VIENT vient DE de INELQIQUE Belgique ET et PROPOSE propose UN un NOUVEL nouvel album ALIXIM SANS sans COMPROMIS.compromis. SORITE Sortie LE le 18 SEPT. sept. CP, CD, VINY vinyle LE ŒsIOIR (noir et ET couleurs), c011IEURS), CD digisleeve, vinyle CASSETTE cassette (noir et couleurs) Sortie le 4 sept. www.season-of-mist.com www.s e a s on - o f - m i st.com Retrouvez de nombreuses offres spéciales et exclusivités : box collecter, merchandising. vinyles couleur. pacl[s CR + raretés—, OisfAnabh, mar $PCnifY iTunes 1.PS ING) 13S.INE) ESS BS IN ()BS INC BS o Mseasonofrnistofficial/@seasonofmistofficial/Seasonofmistofficial pet/SeasonOfMistLabel @SeasonofMist MM OP CE NOUVEL OPUS VOIT LES ESPAGNOLS ATTEINDRE DES SOMMETS D'AGRESSIVITÉ, TOUT EN CONSERVANT LES SUBTILITÉS OUI FONT LEUR MARQUE DE FABRIQUE. Sortie le 25 sept. CD Digipak, vinyle (noir et couleurs) 1E.A" -UNE 1EA- 1EA- -UNE 1EX -11NÉ MEAT MACHINE - ISK VOUS 11 AUTRES 5171‘ ler SEL Dl DE1% PIERRE LE DUO POST BLACK PERMET AU BLACK METAL DE FAIRE UN BOND DE GÉANT DANS DES PROPORTIONS ÉPIQUES ! Sortie le 25 sept. CD Digipak, vinyle (noir et couleurs)



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