Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de sep/oct 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 35,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fit for a King, la nouvelle vague...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Sick as Mors Venu d’Oulu en Finlande, Mors Subita est un groupe de death metal mélodique qui se caractérise par des riffs bien agressifs, des percussions fulgurantes et des lignes de basse terrassantes. Formé en 1999, il se compose d’Eemeli Bodde (chant), Mika Lammassaari (guitare), Juhno Näppä (guitare), Mika Junttila (basse) et Ville Miinala (batterie). [Entretien avec Mika et Eemeli par DeCibelle — photo  : Mors Subita] Mors Subita rappelle Mort Subite, une bière belge. D’où vient ce nom et pouvez-vous vous présenter ? Mika  : Le nom a été choisi dans un dictionnaire médical. Ça sonnait plutôt bien, en comparaison des options en anglais que nous avions trouvées. Le sens (mort subite) correspondait également à notre musique, donc c’était un choix facile. À propos de cette bière, c’est une bonne. J’en ai bu une fois, puis j’ai pris une Delirium Tremens, haha. Nous sommes un groupe de metal du nord de la Finlande et nous jouons la musique que nous aimons écouter. Le groupe a été initialement formé en 1999 avec un lineup un peu différent. Les membres actuels sont ensemble depuis environ 7 ans, avec l’ajout du deuxième guitariste en 2020. Nous ne faisons aucun compromis avec la musique et nous nous donnons toujours à 100% sur et hors de la scène. Bien que nous soyons des personnes assez décontractées, nous jouons de manière assez agressive, nous aimons donc dire que notre musique est mieux servie en direct. La pandémie frappe le monde entier, affectant lourdement l’industrie musicale, et le single, « Sick », est sorti le 19 juin 2020, en pleine crise. Les restrictions en Finlande ne sont pas aussi draconiennes qu’en France, en Espagne ou en Italie. Comment se sont déroulées les semaines qui ont précédé la sortie de ce single ? Et comment avez-vous organisé la postproduction, l’enregistrement, le mixage ? Comment avez-vous travaillé sur cet album ? Nous avons dû reporter la sortie de l’album, ce qui a été frustrant. Mais ça nous a donné plus de temps pour travailler en studio. La production a été réalisée en trois étapes différentes. J’ai d’abord composé et arrangé les chansons à la maison et nous avons choisi celles de l’album avec le groupe. Ensuite, nous avons fait la préproduction avec la batterie et des voix finalisées. Après, nous sommes allés en studio et avons tout enregistré à nouveau pour l’album. La batterie a été enregistrée au Tico Tico Studio avec Ahti Kortelainen, les guitares, la basse et le chant à Oulu et Tampere par moi et Eemeli. C’était une première, puisque, à l’exception de la batterie, j’ai enregistré et produit tous les albums précédents. C’était bien de déléguer les responsabilités, car la vie de nos jours est assez mouvementée. Ainsi, divers studios ont été utilisés pour obtenir une efficacité maximale du groupe et plusieurs sessions ont pu se dérouler en même temps. La postproduction, le mixage et le mastering ont été réalisés par Stefan Pommerin (Illusia Productions). Vous avez déclaré que Sick est un voyage vers les recoins sombres de l’esprit humain. Même si vous chantez sur la haine, l’agonie et la maladie du monde, il semble y avoir une lueur d’espoir lorsque vous dites « I almost fell for it ». Estce ce que tu ressens ? Vivons-nous dans un monde triste et malade, mais avec cette lueur d’espoir ? Eemeli  : L’espoir que tu as pu voir dans « Sick » consiste à se distancer de toutes les maladies, mais, à la fin, il n’y a rien de semblable à l’espoir. Tout est complètement foutu et les gens empirent de jour en jour. Le monde est vraiment malade et il n’y a pas de retour en arrière. 30 METAL OBS’MORS SUBITA Sick Death metal mélodique Out of the Line L’album précédent, Into The Pitch Black, a montré que Mors Subita commence à repousser les limites de ses capacités musicales et fait partie des meilleurs artistes émergents de l’élite finlandaise du death metal mélo. Il a conservé son style (mort, agonie, problèmes personnels...), bien que chaque album trouve une touche différente et des influences modernes. Les Scandinaves ont sorti le 18 juin 2020 le single « Sick », premier extrait de leur quatrième album, actuellement en post production sur le label Out of the Line. Nous retrouverons donc le groupe postérieurement. Eemeli Bodde déclare  : « «Sick» raconte l’histoire des recoins les plus sombres et tordus de l’esprit humain et la façon dont on peut s’en servir pour manipuler les autres et les forcer à vous suivre, quel qu’en soit le prix. Ce morceau est méchamment agressif, de la première note jusqu’à la dernière, et c’est une excellente intro au côté brutal de notre prochain album. ». [DeCibelle] Puissance feminine Avec leur second album, les coreux de Sharptooth nous envoient un sacréuppercut en pleine face. Ce groupe soudé et aux avis tranchés a bien voulu répondre à nos questions. Extraits. [Entretien avec Lauren Kashan (chant), Lance Donati(guitare) et Peter Bruno (Basse) par Norman Garcia — Photo  : DR] Dans le premier titre de l’album « Say Nothing » Lauren dis  : « all this shit never meant a thing » et « it doesn’t even matter what I’m saying here anyway ». Quelle entrée en matière ! Le clip qui accompagne la chanson est plutôt explicite, mais pouvez-vous nous en dire plus ? Lauren  : J’ai écrit « Say Nothing » à partir d’une frustration que j’ai avec notre scène musicale depuis quelque temps, dans un genre qui est censé être fondé sur la musique de protestation. J’ai l’impression que beaucoup de gens et de groupes ont oublié leurs racines. Et, bien que je ne pense pas que la musique doive absolument véhiculer un message, je crois que c’est un manque flagrant de respect envers les fondateurs du style. Je me suis intéressée et identifiée à cette musique parce que j’étais en colère et qu’elle m’a permis d’exploiter cette colère pour un changement positif. Mais peu de personnes semblent intéressées par cet aspect du hardcore. Lance  : Pour moi, ce titre résume tous les problèmes dans le hardcore. On dirait que les chansons sont écrites uniquement pour être les plus violentes possible. Les communautés punk et hardcore étaient basées sur des idées, sur la morale, relatant les injustices pour que chacun puisse s’y retrouver. Et nous ne voulons pas perdre cet aspect dans notre musique... Peter  : Concernant le clip, contrairement à ce que j’ai entendu dire, ce n’est pas une vidéo contre la musique et les artistes pop. On voulait en fait critiquer notre propre scène, qui s’est peu à peu dépolitisée et presque corporatisée. Mais ça reste une simple satire. Depuis quelques années, on peut voir plus de femmes dans des groupes de hardcore (Code Orange, Year Of A Knife, Employed To Serve...). Est-ce que ça reflète un réel changement des mentalités au sein de cette scène musicale ? Lauren  : J’espère que oui, même si je pense que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir. Je ne veux pas vivre dans un monde ou vous pouvez compter le nombre de femmes dans les groupes sur les doigts d’une main. Nous ne rendons pas service à notre scène si on prive les femmes de la possibilité de trouver un foyer dans cette musique où elles pourraient se sentir en sécurité et respectées. Lance  : J’ai été dans de nombreux groupes de hardcore avant celui-ci, et j’ai fini par partir pour
ces raisons. En fait, Sharptooth n’a même pas commencé comme un groupe étiqueté « hardcore ». C’était plus un projet parallèle en opposition à ce que j’avais vécu avant, jusqu’à ce que je demande à Lauren de se joindre à nous. Nous avons une chanteuse avec qui nous nous sentons à l’aise et qui peut amplifier son message parce que nous sommes tous de son côté […]. L’émotion, la passion, les sentiments, l’honnêteté, tout ça n’a pas de sexe. 100% du monde n’est pas masculin ! Comment se sont passées votre rencontre et votre collaboration avec Justin Sane (Anti-Flag) ? Lauren  : Nous avons rencontré Justin et le reste du groupe lors de notre première tournée aux États-Unis, avec aussi Stray From The Path et The White Noise. La réussite d’Anti-Flag est un modèle pour moi. Nous sommes naturellement devenus amis au cours de la tournée, notamment en raison de nos points de vue passionnés sur le monde. Lance  : Justin est l’une des plus gentilles personnes que j’ai rencontrées. J’ai eu quelques mauvaises interactions avec des gens que j’ai admirés, mais pas avec lui. Je suis si heureux de pouvoir dire que c’est un ami. C’est vraiment quelqu’un de bien. SHARPTOOTH Transitional Forms Hardcore/metalcore Pure Noise Records Résumer cet album à la seule prestation vocale de sa chanteuse serait un peu réducteur. Mais voilà, force est de constater que Lauren Kashan arrache tout sur son passage. Quelle démonstration de vigueur et de puissance ! Qui plus est, ses textes, basés sur ses propres expériences (le rejet, la féminité...), redonnent au hardcore du sens et ses lettres de noblesse. Brutal, sans concession, Transitional Forms l’est incontestablement. Un condensé de pure colère et, en dix titres, il mettra n’importe quel auditeur à genoux. Un régal ! [Norman Garcia]
- ti ry tioucti,ERg grosolFumi Manga en 4 tomes. Tome 1 prévu le 15 octobre. BATHTUB NI NOTTA KYODAI -CHIKYU SUIBOTSUKI- Toshifumi Sakurai 2018/FUTABASHA PUBLISHERS LTD., TokyoBATHTUB Tokyo J



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