Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de sep/oct 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 35,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fit for a King, la nouvelle vague...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Metal masque a geometrie variable Originaire de Cleveland dans l’Ohio, Mushroomhead passe le plus clair de son temps sur la route, tout en faisant quelques breaks pour enregistrer ses albums. A Wonderful Life vient de sortir et c’est le huitième opus du gang masqué en 25 ans de carrière. [Entretien avec J Mann(chanteur) par François Alaouret — Photo  : Abe Robinson] Vous avez attendu six ans pour réaliser A Wonderful Life. Vous aviez besoin d’un break ? Ou est-ce que la tournée s’est étendue ? En fait, nous avons continué à tourner pendant ces six ans. L’essentiel du nouvel album a été écrit et arrangé sur la route entre décembre 2018 et janvier 2020. Sur ce nouvel album, Mushroomhead a accueilli des nouveaux et vu aussi quelques retours d’anciens membres. Vous aviez besoin d’un nouveau souffle ? Mushroomhead n’est pas un groupe traditionnel avec quatre ou cinq musiciens permanents. Et ça ne l’a jamais été. Aucun album n’a le même line-up… Pas un seul ! Cela a toujours été une collaboration d’artistes, et la principale difficulté demeure de maintenir la passion de chacun sur une longue période pour toujours captiver notre public. Sur cet album, le groupe compte huit membres. Vous avez enfin trouvé la bonne formule ? Pour A Wonderful Life, oui c’est le cas. On est bien tous ensemble et il y a une belle complémentarité avec beaucoup de contrastes. Musicalement, ce dernier album bénéficie d’une grosse production avec des compos plus matures aussi. Et le mix de Matt Wallace (Faith No More, 3 Doors Down) est carrément énorme ! Nous sommes toujours à la recherche d’un gros mur du son et, sur ce point, Matt a fait un travail exceptionnel. Nous avions déjà collaboré avec lui sur l’album XIII et nous savions donc où nous allions. Il a une façon de mettre les choses en perspective incroyable. Et c’est génial d’avoir une oreille neuve quand le mixage commence. Nous avons aussi eu la chance que nos plannings respectifs coïncident. Mushroomhead évolue toujours dans une fusion d’indus, de nu metal, de guitares heavy et de dark vibes, dans une variété vocale complète et large. Peu de groupes osent s’aventurer un registre comme le vôtre... Nous cherchons toujours à expérimenter de nouvelles idées et de nouveaux sons en repoussant les frontières à chaque fois. C’est notre art. Et beaucoup de morceaux restent ancrés dans ma tête pendant des jours ! Votre autre particularité est aussi d’être masqués. Vous avez déjà songé à faire tomber les masques ? Non et ce serait assez étrange même si certains chanteurs portent parfois du maquillage au lieu des masques… La sortie d’un album pendant la pandémie de Covid-19 n’est pas évidente. Comment le vivez-vous et avez-vous déjà une idée des concerts et des spectacles que vous allez proposer ? Malheureusement, tout a été reporté à l’année prochaine. Nous continuons donc à faire de la musique jusqu’à ce que nous puissions reprendre la route. 16 METAL OBS’MUSHROOMHEAD A Wonderful Life Dark indus metal Napalm Records Conçu à l’origine pour n’être que le side-project de ses membres, le collectif américain connait une longévité étonnante et un succès grandissant. Depuis 1995, Mushroomhead enchaine les tournées et les albums avec un following qui ne cesse de grandir. Dans un univers metal indus, les musiciens vont puiser dans le heavy, le nu metal et le gothic pour créer une atmosphère prenante (« A Requiem For Tomorrow »). Insistant sur le côté horror, le groupe brille surtout par sa théâtralité et un sens aigu de la mise en scène. Et, musicalement, A Wonderful Life regorge d’autant de hits que de belles surprises, notamment la présence de la chanteuse Ms Jackie sur tout l’album (« Where The End Begins » et ses 7 minutes !). À grand renfort de riffs aussi tranchants que percutants, Mushroomhead s’appuie en outre sur des claviers et des samples utilisés à bon escient (« What A Shame »). Massifs, les Américains n’en oublient pour autant les mélodies entêtantes et ont conçu leurs titres (17 au total !) comme des hits potentiels (« 11th Hour », « The Flood »). Sans révolutionner le metal horrifique, le collectif propose donc un bon album, mélodique et puissant, usant de toutes les ficelles du genre. [François Alaouret] STAND ATLANTIC Les trompes de la renommee Stand Atlantic sort son deuxième album, Pink Elephant, en plein mois d’août, histoire de faire monter encore plus les températures déjà caniculaires. [Entretien avec Stand Atlantic par Marie Bringtown. Photo  : Brandon Lung] Comment présenteriez-vous le groupe à quelqu’un qui ne vous connaît pas ? Bonjour, nous sommes un groupe de pop rock australien, mais, individuellement, nous sommes  : Potter (David, guitare), la personne la plus bruyante et la plus obstinée de ce groupe, Miki (Rich, basse), qui connaît tous les bons endroits où l’on mange, Bon (Bonnie Fraser, chant, guitare), qui ne peut pas prendre la décision, même pour sauver sa vie, et Jonno (Panichi, batterie), le meilleur mec, mais ses jeux de mots sont à chier. Comment s’est déroulé le travail de composition sur Pink Elephant ? Pour les guitares, les amplis, les effets, quel matériel a été utilisé ? Chaque chanson de l’album a été traitée différemment. Nous avons essayé d’utiliser des amplis variés et même des kits différents sur presque chaque titre pour qu’ils soient autonomes et aient leur propre son. Un autre changement, par rapport au premier album, est qu’une grande partie a été enregistrée sur une Fender Stratocaster, alors que pour Skinny Dipping on avait principalement utilisé des Fender Telecaster et des Gibson Les Paul. J’ai particulièrement aimé « Wavelength », pouvez-vous nous en dire plus sur cette chanson ? Nous voulions vraiment aller au-delà de nos limites avec « Wavelength ». La chanson elle-même parle de repousser ses limites et d’essayer de comprendre quelqu’un. La communication peut s’interrompre et on a l’impression de parler deux langues différentes. De plus en plus de groupes prennent position sur les questions de santé mentale dans la musique et vous ? Nous pensons qu’il est essentiel de mettre en lumière les problèmes de santé mentale, surtout ces derniers temps avec la Covid. L’année a été difficile et beaucoup de gens ont fait face à l’anxiété et à la dépression. Il est important de pouvoir reconnaître ces pensées, ces sentiments et d’en parler. Il n’est pas facile de se dévoiler. Prenez contact avec votre famille ou vos amis et entamez ces conversations. Quelle est la chanson la plus surprenante de votre playlist ? En ce moment, j’écoute beaucoup Rina Sawayama et Juice WRLD. STAND ATLANTIC Pink Elephant Pop punk Hopeless Records Skinny Dipping est sorti il y’a deux ans à peine et Stand Atlantic remet le couvert avec son deuxième album, Pink Elephant. Frais et pétillants, les morceaux des Australiens sont parfaits pour cet été. Mais quelques changements bienvenus s’opèrent notamment sur « Wavelength ». La ballade « Drink To Drown » joue la carte de l’émotion et fait une petite pause dans ce déluge de titres très « teenage ». En bref, il faudra compter sur Stand Atlantic dans les prochaines années dans le paysage pop punk ! [Marie Bringtown]



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