Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
Metal Obs' Mag n°94 sep/oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de sep/oct 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 35,9 Mo

  • Dans ce numéro : Fit for a King, la nouvelle vague...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ébedeb. -4 d. L e e e... V AUME Travailleur acharne Artiste reconnu aux multiples facettes (peintre, producteur, compositeur), Gaëtan Juif nous revient avec son projet solo nommé baume. Celui-ci nous offre un EP 3 titres qui marquera une avancée différente dans ses compositions et qui se traduira par une certaine rupture vis-à-vis de ses anciens projets, solo ou en groupe. [Entretien avec Gaëtan Juif, par Cédric Marguier, Photo : DR] Tu as déjà plusieurs albums à ton actif en groupe et en solo, qu’est-ce qui t’a motivé à revenir à un projet personnel en créant baume ? Après plusieurs albums avec Cepheide et Rance notamment, mon approche musicale ayant évolué, j’ai eu besoin d’avoir un espace d’expression différent et plus personnel. Aussi la démarche de composition est très différente en groupe et je pense que j’avais envie à nouveau de me confronter à l’écriture d’un album dans son entièreté. Tes différents groupes s’inscrivaient dans la scène black metal atmosphérique, qu’est-ce qui t’a poussé à aller vers un son plus électrique (post punk, coldwave) ? Au départ, je pense que cette démarche était inconsciente, mais, au fil de l’écriture de l’EP, j’ai ressenti le souhait de marquer une rupture vis-à-vis des précédents albums. D’une part, pour l’intérêt de composition en tentant de déjouer certains automatismes et prendre davantage de risque dans les choix artistiques, par exemple. D’autre part, je crois que j’avais besoin que cette nouvelle sortie soit à l’image de mes influences actuelles, car ce projet s’inscrit aussi dans une envie de dépasser certaines barrières du black metal atmosphérique qui traditionnellement l’enferme dans un mouvement élitiste. Tu as réalisé de l’enregistrement au mixage tes deux précédents albums (« Les Années Décapitées », en 2017, et « L’Odeur De La Lumière », en 2019). Où trouves-tu l’énergie pour faire tout toi-même (rires) ? Je pense qu’avant tout, c’est un vrai plaisir et c’est pour cela que je souhaitais me concentrer sur un projet en solo. Dans cette optique-là, « l’énergie » et le temps se trouvent plus facilement ! J’aime l’idée que le son et la couleur d’un album se façonnent de l’étape d’enregistrement jusqu’à celle du mix final. Il m’est important également de garder une main mise sur toutes les étapes de création. J’appréhende l’écriture de chaque sortie comme quelque chose de très intime et donc, par essence, je souhaite aussi que toutes ces étapes restent personnelles. As-tu une idée pour la suite de cet EP 3 titres ? Un futur album ? Oui, il y a plein de projets à venir pour l’ensemble des groupes ! Concertant baume, je suis sur l’écriture d’un EP dans la continuité du dernier, avec le souhait de nouvelles collaborations, pour le chant par exemple, et j’aimerais ensuite commencer un fullalbum, en revenant sur des influences globales plus black. Il y a en parallèle l’idée du live qui se profile, ce qui amènerait à l’écriture d’un set live, et je devrais également sortir cette année un recueil de poèmes qui comprend notamment certains textes de baume. 14 METAL OBS’BAUME Un Calme Entre Les Tempêtes Experimental Autoproduction On démarre avec « Rien Ne Dure », un morceau linéaire et très atmosphérique qui vous fera vite plonger dans l’univers abstrait de l’auteur. Reprenant les codes du début du disque, « Un Calme Entre Les Tempêtes » a la particularité de proposer un chant murmuré aux paroles poétiques, ce morceau se déguste aussi avec plaisir. Le disque se conclut avec « Octobre », un titre misant beaucoup sur les ambiances générales de cet EP. Moins metal dit « traditionnel », pas de chant scream, pas de batterie, il vous fera découvrir un fabuleux concept. Plusieurs écoutes seront donc nécessaires pour rentrer dans le monde unique de Gaëtan Juif. [Cédric Marguier]rr h j VREDEHAMMER VIPEROUS Black/death metal Out Now ! AZUSA LOOP OF YESTERDAYS Progressive metal Out Now ! MZEI T H E FIOHT FIGHT THE FIGHT DELIVERANCE Metalcore Out September 18 »%teireo INDIE RECO RD I N GS Visit our webshop : SHOP.INDIERECORDINGS.NO Shipping worldwide
4 Septieme fleau Fidèle étendard du death metal français depuis trente-trois ans, Mercyless s’apprêtait au printemps dernier à partir sur les routes de France et de Navarre pour défendre le successeur de Pathetic Divinity, lequel était prêt avant l’arrivée de la pandémie. Son leader, Max Otero, toujours aussi passionné et affable, nous présente aujourd’hui The Mother Of All Plagues dans ce contexte qui fait étonnamment écho à ce septième opus de death metal old school et, dans le même temps, si contemporain… [Entretien avec Max Otero (guitare/chant) par Seigneur Fred — Photo  : Philippe Déléage Photographie] Du fait du confinement, as-tu profité de cette période d’isolement pour peaufiner le travail sur ce nouvel album et commencer la promotion plus tôt en amont sur internet, afin d’annoncer sa sortie ? Oui et non, car il était prêt depuis un moment, en fait. On a eu juste une petite perte de temps, car on a dû changer de studio durant le mixage, pour le finir ailleurs (NDLR  : Vamacara Studio). Mais, sinon, ce nouvel album, le produit en lui-même, était prêt en décembre 2019 et a été finalisé en janvier 2020. Donc tout était prêt, mais tout s’est arrêté brutalement après notre premier et dernier concert à Rodez (Aveyron) le 7 mars dernier. Maintenant, on est dans la promo (sourires). Ce septième album studio de Mercyless s’intitule The Mother Of All Plagues. Son titre fait-il justement allusion à la crise sanitaire actuelle liée à la Covid-19 ? A-t-il été inspiré au dernier moment par cette pandémie ? Ou bien le titre était déjà choisi au sein du groupe ? Non, mais disons qu’étrangement, le titre pourrait correspondre à la période que nous vivons, c’est vrai… Mais à la base, pas du tout. The Mother Of All Plagues fait référence à la grande épidémie de peste noire en Europe en 1347-1348, qui tua près d’un tiers de la population au Moyen-Âge. Il y a donc cette référence historique et puis la corrélation, ici, avec la religion en général et les doctrines, les croyances de l’époque, malgré les souffrances des gens et la mortalité. Mais c’est vrai que tu peux rapporter à l’époque actuelle. Aujourd’hui, c’est bizarre, tout colle avec ce qui se passe dans le monde, alors que les textes et ce thème principal étaient écrits et finalisés en août 2019 environ... Cette épidémie est arrivée après, et, bizarrement, ça colle avec l’actualité. Beaucoup de gens pensent que l’on a profité de l’opportunité, mais non, pas du tout. On n’allait pas changer le titre ou tous les textes juste pour éviter le parallèle. Non, on veut garder l’idée générale avec tout ce que ça implique,.14 1. 4 -,. - ihet.%1.._.. -.., '.. jk-. -. ; _.a..  : It':_il1/4., IR 1.,% 11. 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C’est vrai que l’on est parti sur quelque chose de très simple depuis nos débuts avec un modèle sonore basé sur le death metal  : si tu as une bonne tête d’ampli, un baffle, une ou deux pédales et une bonne guitare accordée en Do standard, et de la double pédale. Donc, le son de Mercyless reste simple et plutôt old-school, assez bas, pas super précis, avec un côté tout de même actuel, au niveau des rythmiques, pour que ça reste dynamique dans les compositions. On n’a pas forcément le son le plus original du monde, c’est sûr, mais on colle, je pense, à un esprit qui est le nôtre depuis les années 90, dont on est issu. Une belle brochette d’invités figure sur The Mother Of All Plagues, dont votre ancien guitariste, qui revient de temps à autre, et puis un des gratteux d’Agressor, mais pas Alex Colin-Tocquaine. Pourquoi pas lui ? Bon, Alex, j’y avais pensé à vrai dire, mais comme j’avais d’abord demandé à Michel Dumas, le second guitariste d’Agressor (NDLR  : également The Seven Gates et ex-Mutilated), je me suis dit que s’il y avait les deux gratteux d’Agressor en guests sur l’album avec Alex, ça ferait un peu trop… un peu trop agressif (rires) ! Mais pourquoi pas pour le prochain album (sourires) ? D’ailleurs, à quand un split Mercyless/Agressor, un peu comme il y avait eu le split Licensed To Thrash entre Loudblast et Agressor ? ! Ah oui, pourquoi pas (rires) ? Tout est possible, tu sais, surtout de nos jours où techniquement tout est réalisable à distance… Sinon, quels sont donc les autres invités sur ce nouvel album ? Alors il y a Anthony Derycke, guitariste du vieux groupe de death metal des années 90 Catacomb, originaire de Toulon. Il joue un solo de guitare sur le morceau « All Souls Are Mine », qu’il partage avec Michel Dumas. On a également Florent Santina, du groupe de brutal death assez épique Abyssal Ascendant. C’est un super pote à nous. Et, enfin, notre ancien guitariste et ami Stéphane Viard, sur le solo de « Laqueum Diaboli » et sur le CD bonus. Il nous dépanne encore parfois sur quelques concerts. 4s-..C4',.t..e' ; ', 17.. mn.  : "er..,- MERCYLESS The Mother Of All Plagues Death metal XenoKorp Ce qu’il y a de bien avec une nouvelle galette de Mercyless, c’est que l’on sait déjà à quoi s’attendre (sauf erreur de parcours comme sur l’album Sure To Be Pure qui déçut en 2000). À travers cette septième leçon de death metal old school, agrémenté de tout ce qu’il faut de nos jours pour obtenir un son puissant avec des riffs racés et des growls monstrueux (Max Otero impressionne véritablement ici, quelque part entre John Tardy et Johnny Hedlund), Mercyless ravira à la fois les amateurs de death plus brutal et moderne (Benighted, Aborted) tout en fidélisant les vieux briscards nostalgiques de toute la vague death des années 90. Comme son prédécesseur, Pathetic Divinity (2016), The Mother Of All Plagues ne fait pas de quartier. L’intro inquiétante, « Infection », pose l’ambiance tout en interpellant l’auditeur, en ces temps de pandémie, et l’assaut sonore débute alors ! Les compositions dynamiques déboitent sévère, grâce à des rythmiques écrasantes doublées d’une belle vélocité aux guitares (divers guests interviennent, dont l’ancien guitariste Stéphane Viard, ou Michel Dumas, d’Agressor, ainsi que les gratteux de Catacombet Abyssal Ascendant). Un futur classique contagieux pour nos Alsaciens. [Seigneur Fred] METAL OBS’15



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