Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CARACH ANGREN MACH AMI FRANCKENSTEINA STRATAEMONTANUS FRANCKENSTEINA STRATAEMONTANUS Horror metal Horror metal Season of Mist Season of Mist 50 METAL OBS’brinumontinitré, Le bal de l’horreur Après un Dance And Laugh Amongst The Rotten réussi en 2017 et des prestations scéniques encore meilleures, Carach Angren continue son irrésistible ascension sur la scène horror metal avec Franckensteina Strataemontanus. Sa danse macabre se base cette fois sur le mythe de Victor Frankenstein et sa créature, en s’inspirant du célèbre roman de Mary Shelley, ou plutôt sur l’homme qui a inspiré cette dernière, le docteur JohannConrad Dippel... [Extraits d’entretien avec Clemens « Ardek » Wijers (claviers & chœurs) par Seigneur Fred et François Capdeville — Photo  : DR] Comment s’est passée votre participation à la croisière festival 70 000 Tons Of Metal, en tout début d’année, pour vous en tant que musiciens ? Car on n’imagine pas trop Carach Angren dans ce genre d’ambiance (sourires)... C’était incroyable ! On l’avait déjà fait une première fois en 2016, je crois, et, cette fois, c’était encore mieux. Il y avait beaucoup d’améliorations. C’est complètement fou, tu sais  : un festival de metal durant une croisière avec uniquement des fans du genre ! En fait, c’est assez surréaliste. On y a donné deux shows  : l’un dans un grand théâtre, avec un public qui a répondu présent, c’était en fin d’après-midi à 18h, et le second en clôture du festival, donc c’était vraiment cool. ALBUM DU MOIS ! L:111 7,4 DUNOIS ! Passionnant d’un bout à l’autre, Franckensteina Strataemontanus s’avère encore plus catchy que son prédécesseur, ne serait-ce que grâce aux durées des chansons parfaitement calibrées, sans pour autant minimiser l’ambiance de chacune d’elles (3 minutes pour l’énorme chanson-titre). Le trio batave continue d’expérimenter en studio, tel un savant fou (l’intro de la chanson-titre, « The Necromancer » aux faux airs rammsteiniens, « Monster » et ses percussions). Chaque morceau possède sa propre histoire (« Sewn For Solitude » et son violon frénétique). Carach Angren faite preuve ici de génie, notamment au niveau des orchestrations et des arrangements signés Ardek (ce n’est pas un hasard s’il a collaboré sur les albums de Lindemannau côté de Peter Tägtgren), dignes des meilleures B.O. de Danny Elfman pour Tim Burton. Bien plus qu’un simple groupe de black metal, les Néerlandais développent encore leur style, mêlant symphonic metal, gothic mais aussi indus, faisant de ce monstrueux sixième opus une nouvelle référence du genre. [Seigneur Fred] Passionnant d'un bout à l'autre, Franckensteina Strataemontanus s'avère encore plus catchy que son prédécesseur, ne serait-ce que grâce aux durées des chansons parfaitement calibrées, sans pour autant minimiser l'ambiance de chacune d'elles (3 minutes pour l'énorme chanson-titre). Le trio batave continue d'expérimenter en studio, tel un savant fou (l'intro de la chanson-titre, « The Necromancer » aux faux airs rammsteiniens, « Monster » et ses percussions). Chaque morceau possède sa propre histoire (« Sewn For Solitude » et son violon frénétique). Carach Angren faite preuve ici de génie, notamment au niveau des orchestrations et des arrangements signés Ardek (ce n'est pas un hasard s'il a collaboré sur les albums de Lindemannau côté de Peter Tàgtgren), dignes des meilleures B.O. de Danny Elfman pour Tim Burton. Bien plus qu'un simple groupe de black metal, les Néerlandais développent encore leur style, mêlant symphonic metal, gothic mais aussi indus, faisant de ce monstrueux sixième opus une nouvelle référence du genre. [Seigneur Fred] Ardek, l’an dernier tu as collaboré de nouveau avec Till Lindemannet Peter Tägtgren sur le second album de LindemannF & M. Peux-tu nous dire quelques mots sur ton rôle dans ce projet parallèle ? Oui, j’ai de nouveau effectué les arrangements et orchestrations sur ce deuxième album de Lindemann. J’ai également écrit et composé une des dernières chansons du disque, « Wer Weiss Das Schon » (NDLR  : en français « Qui peut le savoir »). C’était génial d’être impliqué une nouvelle fois dans cette expérience. Tu avais déclaré il y a quelque temps, chez nos confrères de Metal Heart (UK), que l’une de tes principales influences artistiques pour Carach Angren est Marilyn Manson ! En quoi ce dernier t’influence-t-il ? Oui, mais c’était uniquement en termes de choix de production et d’arrangements, à l’époque. En fait, j’écoutais son album The Pale Emperor (2015) et il y a un morceau au début, très heavy, avec beaucoup de basse sur l’intro (« Killing Strangers »). Je voulais savoir comment sonner ainsi avec une approche cinématographique. Dans les crédits, j’ai alors cherché qui avait mixé l’album, parmi l’équipe technique, et il s’avère que c’était Robert Carranza. Je lui ai demandé comment il faisait et s’il pouvait nous aider, car je tenais à avoir cette approche avec une vraie identité artistique, comme un film sur chaque chanson et non avoir une production sonore globale, comme c’est souvent le cas de nos jours sur un album de metal. J’avais besoin que chaque titre sonne avec son histoire. Et depuis, ce gars-là bosse avec nous. Il a mixé et masterisé Franckensteina Strataemontanus. Parle-nous de ce sixième album, qui succède à Dance And Laugh Amongst The Rotten. Comment est né ce concept autour de Frankenstein dans ton esprit ? En fait, c’est parti d’un cauchemar que j’ai eu  : j’ai vu un vieil homme, avec des yeux démoniaques… J’ai fait des recherches sur ce qui se pouvait se rapprocher dans la littérature et cela m’a mené vers Frankenstein et surtout l’inquiétant JohannConrad Dippel. C’était un docteur, théologien et alchimiste en Allemagne. C’est lui qui a inspiré Mary Shelley pour son roman. Le mythe vient de lui. Peu de gens savent cela, mais c’est lui qui a donné naissance au personnage de Victor Frankenstein. J’ai donc voulu parler de cela sur ce nouvel album  : sa vie, sa notoriété, son histoire et ses expériences (cf. l’alchimie). Ainsi que ses points de vue sur la religion ou plutôt la position antireligieuse à l’époque (fin XVIIe, début XVIIIe siècle). Il fut considéré comme hérétique et persécuté en Allemagne, allant aux Pays-Bas, en Suède. Il voulait créer un élixir de vie et le vendre. Il a écrit plusieurs traités. J’ai trouvé ça intéressant de raconter cela sur un disque. Ce nouvel album est aussi, d’une certaine façon, expérimental pour nous. J’ai essayé de nouvelles orchestrations, des programmations industrielles, etc. Je suis allé encore un peu plus loin cette fois.
Selon toi, quelles connexions peut-on établir entre le précédent album et celui-ci ? Et comment comparais-tu les deux albums dans leur évolution musicale ? Il y a certainement quelques liens, on retrouve des chansons avec certains mêmes schémas que l’on a déjà élaborés sur Dance And Laugh Amongst The Rotten, mais à un un niveau supérieur, en poussant chacun des éléments un peu plus. On a plus expérimenté sur le nouvel album. Mais on a également voulu faire des chansons plus immédiates et catchy, tout en préservant cette atmosphère lugubre, comme sur la chanson-titre, mais aussi « Monster », « The Necromancer » … On peut toujours comparer les albums, bien sûr. Par exemple, on retrouve des choses semblables au morceau « Pitch Black Box », présent sur le précédent album, ce côté rythmique très martial. Justement, les nouveaux morceaux sont très rythmés, il y a une approche très dynamique, grâce à un tempo accrocheur, comme le tic-tac d’une horloge ou la cadence d’une machine, sur « Franckensteina Strataemontanus » ou « Monster ». Comment composestu généralement, toi qui es issu de la musique classique ? La plupart du temps, les chansons naissent à partir d’un clavier ou d’un piano. Mais, parfois, je peux très bien me lancer sur un riff à la guitare, couplé au piano. Mais, très souvent, je compose au piano, comme pour « Franckensteina Strataemontanus », où j’ai rajouté, petit à petit, les samples et une boîte à rythmes. Il peut y avoir un air, des chœurs que j’enregistre alors vite sur mon téléphone. En fait, tu sais, il arrive que ça vienne tout de suite, en quelques secondes, en un éclair, notamment à la guitare ou au piano. Mais je peux rester aussi vingt-quatre heures à chercher et parfois rien n’en ressort… (rires) TRACK TRACK 1 BY Here In German Woodland En préambule à ce bal de l’horreur dédié au Dr Victor Frankenstein et sa créature, une petite musique comme dans un film, puis une voix masculine débute la narration de cet horrible conte  : « Il était une fois un beau jour dans une forêt allemande… » 2 Scourged Ghoul Undead Orchestrations, dignes d’un grand film, signées Ardek, blast beats de Namtar, chant black venimeux de Seregor, les chevaux sont lâchés ! Carach Angren demeure un groupe de black metal, mais pas que. Ambiance savant fou avec des samples bizarroïdes ici et là. 3Franckensteina Strataemontanus Composé à l’origine au piano doublé d’une boîte à rythmes. Tel le tictac d’une vieille horloge dans le château de Victor Frankenstein, l’intro de la chansontitre est terriblement accrocheuse. Son rythme nous hante durant 3 min pour un impact maximal. Refrain gothic indus puissant à la The Vision Bleak. Énorme. 4 The Necromancer Ce titre n’aurait pas démérité sur un vieux Rammstein (rappelons que le claviériste et maestro Clemens « Artek » Wijers a participé aux 2 albums de son chanteur, Till Lindemann, aux côtés de Peter Tägtgren). Intro à la basse, puis riffs très heavy et catchy, idéal pour le headbanging. Les claviers accentuent cette danse macabre. 5 Sewn For Solitude Sur un tempo frénétique, un violon virevoltant nous entraîne un peu plus dans l’horreur. Chant black puis clair sur le refrain. C’est l’heure de recoudre et assembler les morceaux pour faire naître le mort-vivant Frankenstein. Superbes chœurs dramatiques. Un titre au rythme enlevé vraiment prenant. 6 Operation Compass On plonge en pleine Seconde Guerre Mondiale. Carach Angren extrapole et déplace l’histoire de la créature de Frankenstein en 1940. Rythmes lourds, double grosse caisse, vocaux d’outre-tombe, puis c’est reparti pour un rythme effréné. Nombreux breaks avec des claviers en fond et des riffs tournoyants. Très entraînant. 7 Monster Le violon puis des percussions façon Tambours du Bronx. Tel le rythme d’une machine se mettant en route, le monstre avance, pas à pas. La voix en anglais cette fois évolue entre narration, growls lancinants entrecoupés de rires et divers cris, le tout sous des guitares très heavy. On pense à la chanson « Mein Teil » de Rammstein. 8 Der Vampir Von Nürnberg La nuit tombe, on plonge à présent dans le vampirisme romantique à la Bram Stoker. Un petit côté Cradle… 9 Skull With A Forked Tongue Intro lugubre, la batterie de Namtar s’emballe rapidement. Mélodie du refrain accrocheuse, on aurait presque envie de danser, alors que les divers breaks et les screams rappellent que Carach Angren vient du black metal. 10 Like A Conscious Parasite I Roam Véritable symphonie, avec un piano accompagné d’orchestrations, là encore inspirées de musiques de film (Danny Elfman). Assez lent, mais lourd, on sent une certaine libération, la créature est libre et presque consciente, après avoir tué tout son entourage. Passage Black violent, avant une outro apaisante. Frederick’s Experiments (bonus track) 11 En référence à Frédéric II du Saint-Empire romain germanique qui, au Moyen-Âge, fit faire de cruelles expériences sur des animaux, mais aussi des humains. Quand la fiction rejoint la réalité... Une ultime chanson typée black dans le plus pur style horrifique de Carach Angren. METAL OBS’51



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