Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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La renaissance On se souvient tous dans le monde du metalcore de cet accident qui aurait pu coûter la vie aux membres du groupe en 2015. Alors oui, il leur a fallu se faire opérer, se rétablir, supporter d’énormes séances de kiné... Mais, aujourd’hui, c’est avec un grand sourire que nous les retrouvons au sommet de leur forme. La preuve en est avec un nouvel album puissant et personnel ! [Entretien avec Jim Riley (basse) par Loïc Cormery] Peux-tu revenir sur la vie du groupe en général depuis ces 5 dernières années ? Oui, aucun problème ! Pour tout te dire, nous allons extrêmement bien, tant physiquement que moralement. Finalement, tout le monde pense que l’accident a été dramatique... Il l’a été, certes, mais il était court ! Nous avons profité de la chance que l’on nous a accordée par la suite. Oui, nous avons été blessés physiquement, mais pas mentalement. Ces dernières années, nous nous sommes battus tous les jours pour vivre tout simplement comme des êtres humains normaux. Il y a 2 ou 3 ans, je t’avouerai que le fait de dire que nous allions refaire un album était impossible. Nous nous sommes surpassés et je suis fier de cela aujourd’hui. Votre nouvel album pourrait se comparer à Dear Youth de 2014, non ? En quelque sorte oui, tu as tout à fait raison. Ce nouvel album incorpore les mêmes ingrédients, comme sait le faire The Ghost Inside, mais avec quelque chose en plus  : la fraternité. Nous gardons toujours à l’esprit la touche The Ghost Inside ! Le son de cet album est gigantesque, le rendu final est très moderne. Effectivement, Dear Youth se voulait brutal et sans compromis. Ces deux albums sont liés et j’espère que les fans vont adorer. Il est vrai qu’avec l’évolution de chacun des membres du groupe, nous avions en tête de faire quelque chose de grand pour nos fans. Je suis très fier de cet album, crois-moi ! L’écriture et le processus d’enregistrement ont-ils été différents, avec le travail de Will Putney (Fit For An Autopsy) et Jeremy Mc Kinnon (A Day To Remember) ? L’écriture s’est faite comme pour l’album précédent. Nous analysons pas mal de choses et nous sommes très cohérents. Les idées ont émergé sans grosse prise tête et la coopération avec Willa été plus que bénéfique. Quand environ 90% des compositions sont abouties, nous passons en revue le résultat tous ensemble et Jon incorpore les paroles par la suite. Nous savions que cet album allait avoir un plus, c’est aussi pour cela que Will voulait le produire ainsi que Jeremy, que nous connaissons depuis très longtemps. Les sessions ont été très constructives, avec beaucoup d’interactions entre nous. C’était vraiment incroyable. Nous avons créé un album gigantesque. THE GHOST INSIDE The Ghost Inside Metalcore hardcore Epitaph Records 42 METAL OBS’Qui ne connaît pas encore The Ghost Inside et son metalcore qui nous assène les tympans depuis presque 12 ans maintenant ? Même si sa discographie peut paraître en dent de scie, du fait de l’accident de 2015, le groupe reste une valeur sûre du genre, d’autant qu’il reste proche du hardcore américain. Il a enfin réussi à nous accrocher encore plus que d’habitude avec des riffs évocateurs, mais surtout des refrains qui tiennent bien au crâne. Nous sommes d’accord que l’accident a changé la donne. D’entrée de jeu, on se prend une belle gifle sur un « Still Alive » des plus violents ! La production est gigantesque. Merci Will Putney. Un sacré boulot de mise en place dans la musique a été mis en œuvre et les hurlements de Jonathan Vigil apportent une intensité inouïe dans les morceaux. « The Aftermath » premier single, reste classique, mais la dynamique de la rythmique est présente. La triplette, avec, en avant, l’excellent « The Outcast », puis « Pressure Point » et « Overexposure », ne laisse derrière elle que des ruines. Les structures sont impeccables, pas trop complexes et d’une précision sans failles. The Ghost Inside a insufflé une richesse musicale qu’il n’avait pas connue depuis très longtemps. Les riffs sont maîtrisés à la perfection. Avec un album personnel, tranchant dans le vif et percutant à souhait, les Californiens signent un bien joli retour en force. [Loïc Cormery] REVENGE.FORGIVENESS.RECOVEPY.
Retour aux sources Les Finlandais refont surface en ce printemps 2020 avec, enfin, un nouvel album studio, dix-huit ans après leurs expérimentations electro/indus décevantes de Cypher en 2002 ! Entre temps, la formation splitta et certains membres continuèrent sous le nom d’Havoc Unit, mais ça c’est de l’histoire ancienne. Reformé en 2017, le groupe de black metal symphonique, plutôt avant-gardiste à l’époque, nous offre Cosmic World Mother, un cinquième opus nous renvoyant tout droit en 1998 et The Dynamic Gallery Of Thoughts, pour les nostalgiques que nous sommes. [Entretien avec Timo Kontio (guitare), Mathias Lillmåns (chant) par Seigneur Fred — Photo  : DR] Qu’est-ce qui a stimulé la réactivation d’…And Oceans en 2017 pour arriver enfin à ce cinquième album studio ? Timo  : Nous avions eu de nouvelles idées pour revenir plusieurs fois déjà. Mais ces idées naissaient en général sous l’emprise de l’alcool en écoutant nos vieux morceaux. Rien ne s’est passé jusqu’à fin 2017, lorsque nous avons eu notre première répétition ensemble. C’était génial de jouer ces anciens titres. On a fait une courte vidéo de cet événement et l’avons mise en ligne. Très vite, il y a eu des news à notre sujet dans l’un des plus grands magazines de metal ici en Finlande. Puis des rumeurs ont commencé à se répandre comme quoi il se passait quelque chose chez …And Oceans. Quelque temps après, on a reçu des offres de concerts qui ont été conclues un peu plus tard. Nous devions revenir et faire de la nouvelle musique. L’an passé, vous avez sorti un EP éponyme en édition très limitée, avec 2 titres live, chez Necrogod Rec. C’était un test pour mesurer votre retour sur la scène avant de préparer un tout nouvel album ? Timo  : Non, rien de ça. Je venais juste d’apprendre qu’il y avait cette usine de pressage de disques près de chez moi où ils font de très petits tirages. Tout y est fait manuellement, d’où la limitation des copies. Nous avons enregistré tout le concert du festival Howls Of Winter en Estonie en 2019, en format audio et vidéo. Alors on a pensé qu’il serait bien de sortir des extraits de ce show et de les vendre ensuite exclusivement au Steelfest Open Air Festival. Ils sont disponibles aussi sur notre chaîne YouTube. Cosmic World Mother est-il un album conceptuel sur la cosmologie et la Terre-Mère un peu comme Vintersorg le chantait sur ses anciens albums plus progressifs (Cosmic Genesis, Visions From The Spiral Generator…) ? Mathias  : Oui, c’est un concept album. Je ne veux pas trop gâcher la surprise et laisse une part d’imagination à ce sujet, mais tout son contenu est basé sur l’énergie. Comment celle-ci est éternelle, elle nous entoure à travers les éléments. Tu ne peux pas perdre cette énergie, elle change simplement de forme, passant du corps à l’âme… J’explore ici ce que cela signifie pour nous, les humains et l’humanité en général. En parlant d’énergie, les nouvelles chansons sont très directes justement, rappelant la fougue de vos débuts entre 1995 et 2000… Chaque titre n’excède guère les cinq minutes en général sur Cosmic World Mother, les côtés prog et electro ayant disparu. Vous vouliez revenir à un black metal plus compact, rapide, et brutal ? Timo  : Pour être honnête, oui. Ce fut intentionnel de revenir au son des deux premiers disques. Enfin au départ bien sûr, ce qui signifiait que le résultat serait forcément différent, vingt ans après. Mais, cette fois, ça tend clairement vers nos deux premiers albums. Bien que l’on puisse également entendre clairement divers éléments issus de nos divers projets expérimentaux de ces dernières années. Ce sera peut-être totalement différent sur l’album suivant, qui sait ? …AND OCEANS Cosmic World Mother Black metal symphonique Season Of Mist Oubliés le split de 2005 et le side-project indus Havoc Unit, où certains membres se perdirent entre temps, le sextette de black symphonique recouvre ici pleinement l’inspiration, accueillant au passage Mathias Lillmåns (Chtonian, Degenerate…) extrêmement convaincant dans ses screams et growls. Cosmic World Mother sonne d’ailleurs comme un des disques les plus violents d’…And Oceans. Les éternelles nappes de claviers figurent à l’appel, plus subtiles cependant, au profit des guitares plus mordantes. Originaire de la partie suédophone, à l’ouest de la Finlande, pas étonnant que l’on retrouve aussi la brutalité de ses voisins, comme Marduk ou Dark Funeral, avec, là encore, cette magnifique touche signée …And Oceans qui nous manquait tant. [Seigneur Fred] In advance of their first full-length album, Commando whet our collective appetites for more classic, thrash-tinged heavy metal with « Rites of Damnation, » a mini LP containing six tracks that hint at a bright future for these young Swedes. RITES OF DAMNATION available on black, transparent red vinyl & CD Eric Björklund – Bass Aron Torstensson – Drums Felix Einarsson – Guitars Robin Bidgoli – Vocals, Guitars A wide range of over 10.000 articles (vinyl, CDs, shirts & patches) can be found in our webshop  : www.hrrecords.de



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