Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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pustitts elinl5hmen1 En direct de Quellec City, l'énergie du thrash metal rencontre la violence du hardcore. Également sur notre shop en ligne Label Toulousain de Metal/Punkiliardeore WWW.USELESSPR DE.COM 1UT PS://DEAT FIWI SHI NC.Fil
Le temps suspendu Longtemps identifié à ses aînés Pink Floyd et Porcupine Tree, Airbag assume plus que jamais son style et ce nouvel album, A Day At The Beach, est certainement l’un des plus aboutis du groupe, à tous points de vue. Évoluant désormais en trio, les Norvégiens ont adopté ce nouveau line-up sans complexe et avec une créativité décuplée. [Entretien avec Bjørn Riis (guitariste et chanteur) par François Alaouret — Photo  : D.R.] Tout d’abord, félicitations pour ce nouvel album, qui est vraiment brillant. Et c’est aussi votre premier en trio, que s’est-il passé ? Merci ! Ce n’est pas vraiment un nouveau line-up, car Asle (Tostrup, guitariste et chanteur), Henrik (Fossum, batteur) et moi-même jouons ensemble depuis 2010. Mais oui, nous avons perdu deux membres originels, Anders Hovdan (bassiste) et Jorgen Hagen (claviériste), après notre album Disconnected, en 2016. C’est tout simplement ce qui arrive lorsque vous vieillissez et vous avez des enfants, les priorités changent. Mais rien de dramatique, nous sommes toujours très amis. Vous avez écrit ce nouvel album durant l’automne et l’hiver derniers, c’est-àdire très récemment. Pourtant, il sonne très réfléchi et très mature… En fait, l’écriture a débuté il y a quelques années. J’ai sorti mon quatrième album solo en mai 2019, et c’est donc au début de l’été dernier que nous avons commencé à composer et à enregistrer les premières sessions pour organiser l’album. Le processus a été plus long cette fois, car nous savions que nous devions proposer autre chose. Nous avions déjà une idée précise de ce que nous voulions faire. Nous avons donc passé beaucoup de temps à travailler, sur les premières démos notamment, et je pense que cela s’entend sur le résultat final. Justement, il y a un sentiment de force et de paix qui se dégage de l’album. On retrouve toute la richesse musicale d’Airbag. Comment avez-vous travaillé pour ce nouvel enregistrement ? En fait, il n’y a pas eu beaucoup de changements par rapport aux précédents albums. J’arrive toujours avec beaucoup de chansons et nous choisissons les meilleures. Ensuite, nous décidons de la direction musicale et des arrangements. Cette fois, c’est vrai, nous avons travaillé tous les trois en étroite collaboration d’un bout à l’autre. C’est une façon très inspirante de procéder comme ça et on ne l’avait pas fait depuis nos premiers albums. Kristian Hultgren de Wobbler (bassiste), qui nous accompagne en tournée depuis longtemps, a également travaillé avec nous notamment sur les titres « Sunsets » et « Megalomaniac ». Et puis, vous collaborez toujours avec Vegard Sleipnes et Jacob Holm-Lupo pour le son. C’était une manière de garder un certain état d’esprit et de rester unis après les départs de deux membres du groupe ? Nous nous sommes tous beaucoup impliqués dans tout le processus de création de l’album. De l’écriture à l’enregistrement en passant par la production et même la pochette de l’album, il y a un fort lien de confiance entre nous. Nous travaillons avec Vegard et Jacob depuis des années, et nous nous comprenons parfaitement. Ils sont incroyablement talentueux et ils contribuent beaucoup l’élaboration de l’album, ce qui nous oblige aussi à vraiment nous concentrer et à faire de notre mieux. AIRBAG A Day At The Beach Rock progressif Karisma Records Malgré le départ de deux de ses membres originels, on aurait pu craindre le pire pour AIRBAG. Mais c’est mal connaître le prolifique et créatif Bjørn Riis et ses deux comparses qui livrent un A Day At The Beach flamboyant. Quatre ans après Disconnected, le désormais trio sort ce qui sera peut-être même considéré comme son meilleur album. Dès « Machines And Men », les Norvégiens subjuguent, grâce notamment à une production et des arrangements exceptionnels. Le morceautitre, scindé en deux parties, est la pièce maîtresse de cet opus où la notion de rock progressif prend tout son sens. « Into the Unknow », « Sunsets » et « Megalomaniac » viennent parfaire l’ensemble avec une intensité et une élégance rares. Les guitares aériennes et envoûtantes se mêlent à des éléments électroniques finalement discrets pour donner un son très organique à ce nouvel album. A Day At The Beach élève un peu plus le registre d’Airbag, et le hisse au rang des groupes majeurs du rock progressif. L’une des meilleures sorties du genre depuis très longtemps. [François Alaouret] mi, G-LJL'Aux sources de la nature Et si 2020 était la consécration d’un groupe dont nous n’avions plus entendu parler depuis 3 ans et qui avait un peu disparu de la circulation ? Quel bonheur de retrouver et surtout d’écouter le nouvel album du gang de Brisbane, en Australie ! Toujours aussi habile, Caligula’s Horse fait parler la poudre et surtout évolue encore et encore. [Entretien avec Josh Griffin (batterie) par Loïc Cormery] Nous sommes heureux de constater que Caligula’s Horse est de retour après 3 ans d’absence ! Votre nouvel album va sortir et on a l’impression non seulement que vous n’avez rien perdu, mais que vous évoluez encore... Eh bien, nous avons tous été essentiellement occupés avec la vie de tous les jours. J’ai eu quelques projets musicaux, afin que mon cerveau reste actif, et j’ai travaillé à temps plein. Caligula’s Horse existait encore, c’était juste une question de timing. Je ne dirais pas que notre jeunesse est toujours là. Nous vieillissons, mais le feu n’a pas brûlé. Je suppose que c’est ce qui nous pousse à continuer. Nous sommes super fiers de ce nouvel album et crois-moi, il va faire mal ! Vous avez mis 3 titres en avant, dont « Valkyrie » qui est surpuissant. C’est un des morceaux que vous appréciez le plus ? « Valkyrie » faisait partie de nos démos et nous l’avons ressortie, parce que nous sentions que c’était une chanson intense et violente. Elle allie force et faiblesse, je trouve. C’est une autre direction, avec ce morceau, mais il conserve la marque du groupe. Les riffs se démarquent, pour nous. C’est une chanson brutale, dont le message reflète un grand nombre d’éléments liés à la société actuelle. L’album en général parle de tous ces aspects, avec l’environnement en premier lieu. Quel message veux-tu faire passer dans « The Ascent », votre titre final épique qui dure 10 minutes ? Certainement une épopée vers l’avenir. Aucun jugement, juste une vie au relief agréable, dans laquelle tu respires le plus profondément possible, sans te poser de questions. C’est le morceau le plus accompli pour le groupe et il n’est pas simple non plus à interpréter ! J’espère qu’on le jouera dès que nous pouvons retourner sur scène. C’est la première fois que vous travaillez avec Jens Bogren (Opeth, Leprous, At The Gates...) et le son de l’album n’a jamais été aussi massif et organique ! Jens a une maîtrise parfaite du son et il sait déceler ça en chacun des groupes avec lesquels il a pu travailler. Il a su trouver le bon mix et, putain, ça décoiffe, c’est clair. C’est le meilleur album pour nous. Surtout dans son mix final. ! le CALIGULA’S HORSE Rise Radiant Metal rock progressif Inside Out Music L’histoire du metal et rock progressif retiendra que, depuis de nombreuses années, Caligula’s Horse avait un peu disparu de la circulation. Heureusement pour nous, le groupe refait surface, en évoluant vers un metal rock très classieux, aux ambiances progressives, comme à son habitude, mais aussi djent dans les rythmiques. Il n’a rien perdu de son art et les morceaux sont encore plus riches et cohérents que par le passé. Mieux que ça, il se bonifie comme un grand vin. « Tempest » ouvre les festivités, suivi d’un « Slow Violence » tout en nuance de djent et doté d’un groove impeccable, rappelant Port Noir ou Chevelle dans la maîtrise vocale. « Valkyrie » étonne une fois de plus, avec ses rythmiques mastodontes et pures à la fois. Superbe moment ! La performance incroyable de Josh à la batterie est nette et sans bavure. Quant aux riffs, ils nous giflent avec violence et nous attendrissent pour un mix parfait. Le savoirfaire du groupe est à son nirvana avec « The Ascent », pièce de 10 minutes clôturant un nouveau chefd’œuvre de la part des Australiens, ni plus ni moins... [Loïc Cormery] AIL METAL OBS’41



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