Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Rock, fun et ouverture d’esprit ! Près de vingt ans de carrière, un huitième album, seize nouveaux titres, il n’en fallait pas plus pour attiser notre curiosité. Les Américains de The Used nous présentent fièrement et avec enthousiasme leur huitième opus, Heartwork. [Entretien avec Jeph Howard (basse) par Norman Garcia — Photo  : BN] Votre nouvel album contient 16 titres ! En avez-vous encore d’autres en stock ? Oui, nous avons un tas d’autres morceaux qui n’ont pas encore été mixés et masterisés. Je suis excité à l’idée de pouvoir déterrer tout ça plus tard. Heartwork accueille beaucoup de guests. A-t-il été difficile de les convaincre de participer à l’album ? Ouais, nous sommes plutôt vernis d’avoir pu bosser avec des invités funs et talentueux comme Travis Barker et Mark Hoppus de Blink 182, Caleb Shomo de Beartooth et Jason Aalon Butler de Fever 333. Mais cela a été vraiment facile de les convaincre de venir nous donner un coup de main ! Vous en êtes à votre huitième album. Avec le recul, comment analyses-tu votre carrière ? Nous avons démarré le groupe il y a 20 ans. Nous avons fait des erreurs et avons loupé certaines occasions, ce qui, dans certains cas, s’est révélé une bonne chose. Nous avons aussi été, à un moment, seulement trois membres pour différentes raisons. Nous avons traversé des hauts et des bas, mais nous sommes restés soudés... Et nous voilà maintenant, plus forts que jamais. L’équipe et le groupe, c’est la famille. Nous sommes unis par l’amour de ce qu’on fait et chacun se soutient. Heartwork est la célébration de toutes ces années de travail et de difficultés, de l’énergie et de l’amour que nous mettons dans ce que nous réalisons pour tous les fans qui continuent à nous suivre. De quelle manière avez-vous composé ce nouvel opus ? Nous sommes arrivés en studio avec 20 chansons, que nous avons jetées pour repartir de zéro ! Nous avons fini par écrire et enregistrer l’album en trois phases distinctives, pendant trois semaines. Beaucoup de titres avaient déjà les paroles écrites, ou du moins solidement enregistrées, avant même que la musique ne soit terminée. Ce qui était plutôt génial pour composer et jouer autour des textes. Et justement à propos des paroles, quels sont les sujets traités ? Bert fait en sorte d’écrire des paroles que l’auditeur pourra s’approprier. Les sujets traitent de la vie normale, l’amour, la mort, les sentiments, nos actions et leurs conséquences. 34 METAL OBS’THE USED Heartwork Rock alternatif Big Noise Heartwork débute par « Paradise Lost », premier titre ultra efficace, suivi par l’énervé « Blow Me » (merci Jason Aalon Butler). Puis, arrive « Big, Wanna Be », première chanson d’une série beaucoup plus (trop ?) mainstream (citons « Cathedral Bell » et le très plaisant « The Lighthouse ») , les guitares saturées laissant souvent la place à des sonorités plus modernes. Le cinquième titre, « Wow, I Hate This Song », qui précède l’inutile « My Cocoon », est lui un hit en puissance. L’ovniesque « 1984 (Infinite Jest) », qui emprunte le riff de « My Own Summer » des Deftones, lui, ne nous prépare pas au morceau suivant, « Clean Cut Heals », prêt à enflammer les pistes de danse (!). Un retour à la normale s’entrevoit en fin d’album, avec des titres plus rentre-dedans  : « Obvious Blasé », avec son refrain que n’aurait pas renié Blink 182, le furieux « The Lottery » avec Caleb Shomo, et « Darkness Bleeds, FOTF » (avec tout de même son petit passage drum and bass et ses voix d’enfants). Vous l’aurez compris, cet Heartwork vous demandera une grande ouverture d’esprit et se présente comme l’album idéal en période de confinement. Dans le dernier morceau, Bert McCracken chante « I just want to feel something » et, pour sûr, l’auditeur ressentira quelque chose après l’écoute de cet album. [Norman Garcia] Chaud devant ! Dance Gavin Dance est de retour avec le brûlot Afterburner. Entre le discret, mais talentueux, Will Swan et le sarcastique Jon Mess, envolez-vous pour une petite interview croisée. [Entretien avec Jon Mess (scream) et Will Swan (guitare) par Norman Garcia — Photo  : Lindsey Byrnes] Afterburner est votre neuvième album studio mais votre line-up s’est vraiment stabilisé à partir de 2013. Pensez-vous avoir enfin trouvé la bonne formule ? Jon Mess  : Afterburner est en fait notre dixième album, car je considère Whatever I Say Is Royal Ocean (EP sorti en 2005,ndlr) comme notre premier album. Il est assez court, mais c’est sans doute parce que nous n’avions pas encore cette « bonne formule ». C’est seulement après trois voire cinq ans que le groupe a commencé à bien fonctionner. Nous sommes une équipe de malades ! Will Swan  : Oui, nous sommes parvenus au bon équilibre maintenant. Avec le recul, comment analysez-vous votre parcours ? Jon Mess  : Notre carrière a été marquée par son lot d’épreuves et de tribulations. Il nous a fallu de la persistance pour ne pas abandonner. Will Swan  : Hum ! Je n’ai pas trop envie de parler pour les autres membres du groupe, alors je dirai juste que j’aurais aimé faire ami-ami avec Jon quand nous étions gosses, pour le faire entrer dans le groupe plus tôt... Et que pouvez-vous nous dire sur votre façon de composer ? Jon Mess  : Il ne faut pas se mentir, il faut écrire, encore écrire, puis continuer à écrire pour parvenir à se familiariser avec la composition et commencer à comprendre son fonctionnement. Si un artiste vous parle d’inspiration ou de sentiments ou de quelque chose comme ça, il raconde des salades. Il essaie probablement de paraître cool et mystérieux, mais la réalité est qu’il ne suffit pas juste d’avoir du talent... Will Swan  : Oui, l’écriture est quelque chose qui demande beaucoup de pratique, il faut s’y habituer pour sortir quelque chose de cohérent et consistant. Pourquoi ne pas avoir ajouté les chansons « Blood Wolf » et « Head Hunter » (sorties en 2019,ndlr) au tracklisting du nouvel album ? Will Swan  : Juste parce que c’étaient des singles indépendants, entre deux cycles d’albums. Jon Mess  : Oui et, comme ça, tout le monde pouvait les écouter sans être gêné par d’autres nouvelles chansons ! Et concernant le titre « Calentamiento Global », pouvez-vous nous en dire plus ? Will Swan  : Tilian a choisi d’écrire les paroles en espagnol parce qu’il a trouvé que ça collait parfaitement à l’ambiance du morceau. Jon Mess  : Et je pense que nous devons tous vraiment nous concentrer sur ce qui nous attend, dès maintenant. Will Swan  : Et merci pour votre soutien ! DANCE GAVIN DANCE Afterburner Post hardcore emo Rise Records DOSSIER SPÉCIAL ALTERNATIV’OBS’Le premier morceau et single, « Prisoner », est un titre vraiment réussi, avec les envolées de Tilian Pearson, les screams savamment dosés de Jon Mess et un final jouissif. Mais ce titre n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt ? Eh bien non ! Le second, « Lyrics Lie », et les suivants (« Three Wishes », « Strawberry’s Walk », le puissant « Night Sway ») , bien qu’un cran en dessous, nous offrent des mélodies imparables, accompagnées par la guitare omniprésente de Will Swan. Il s’avère cependant que cette formule, certes efficace, peut sembler éprouvante et redondante, pour ceux qui iront jusqu’au bout des treize titres. Néanmoins, même les dernières chansons « Say Hi » et « Nothing Shamefull » ne faiblissent pas. Afterburner paraît dès lors comme un très bon album du genre. [Norman Garcia]
Une determination sans failles (ou presque) Depuis 1988, les Bataves de Sinister nous envoient régulièrement des brûlots death metal pas très catholiques, comme Syncretism, pour lequel nous nous étions entretenus avec son chanteur il y a trois ans et qui fit son petit effet. Pour leur quatorzième méfait Deformation Of The Holy Realm, on a voulu savoir ce qui motive toujours autant le groupe après tant d’années dédiées à la cause. [Entretien avec Adrie « Aad » Kloosterwaard (chant) par Seigneur Fred — Photo  : DR] En 2017, Syncretism fut un album contre les religions monothéistes officielles au profit du vaudou, de l’occultisme et du paganisme. S’il a reçu de bonnes critiques dans l’ensemble, trois ans plus tard, en es-tu toujours aussi fier ? Un disque d’enfer, ouais ! C’est toujours un super album, pourquoi ne serait-il plus bon trois ans après ? Je pense qu’il s’agit d’un des meilleurs disques que le groupe ait jamais réalisés. Sur Deformation Of The Holy Realm, vous y retrouverez à peu près la même ambiance, mais avec moins de touches de claviers, cependant. Deformation Of The Holy Realm est votre quatorzième album studio ! Quand tu regardes dans le rétroviseur, malgré les aléas et changements de line-up inévitables dans la carrière d’un groupe (départ de la chanteuse Rachel après Creative Killings, faillite du label Hammertheart Rec. à ce même moment, split entre 2003-2005, arrivée de nouvelles modes dans le metal…), comment expliques-tu la si grande longévité de Sinister, fondé en 1988 ? C’est fou tout de même, non ? La détermination est ce dont tu as besoin pour durer. Deux choses sont les plus importantes dans ce domaine, le plaisir et l’amour, c’est-à-dire ta motivation pour la musique que tu joues. Je peux te dire que, quand l’un des deux éléments manque ou même commence à faire légèrement défaut, rien ne va plus… Et tu dois également gérer toutes les galères injustes qui peuvent te frapper (business, problème de lineup…). Regardez Sinister  : nous n’avons jamais reçu autant d’exposition médiatique, si l’on compare à d’autres groupes de death metal plus importants, alors que nous existons et apportons déjà depuis plus de trente ans du death metal de qualité et avec notre propre son. Je n’abandonne jamais avec les gars du groupe, pour toujours défendre encore et encore le death metal que nous aimons tant. Deux nouveaux guitaristes sont arrivés justement dans Sinister  : Michał « Grall » Gralak (Manslaughter, The Black Disorder…) et Walter Tjwa (Radiathor…). Quel a été leur rôle sur Deformation Of The Holy Realm ? Michal a fait la plupart des solos de guitare et quelques riffs sont de lui, mais près des trois quarts de la musique restent créés par Ghislain (van der Stel), notre bassiste, qui est aussi un guitariste. En fait, toutes les guitares sont jouées ici par Ghislain, sauf les soli. Il a fait un travail fantastique... Walter a rejoint le groupe juste après les enregistrements, donc son rôle sur ce disque est seulement de paraître cool en photo dans le livret du CD (rires) ! SINISTER Deformation Of The Holy Realm Death metal Massacre Rec. Injustement relégué comme second couteau, derrière les leaders plus imposants du genre, Sinister, à défaut d’évoluer, garde sa foi intacte envers le death metal, ce malgré les années. Les Hollandais débordent toujours autant d’énergie (la chanson-titre écrase tout sur son chemin, passée l’intro « The Funeral March ») et de jusqu’auboutisme dans leur obsession lyrique contre la Sainte Église, s’en donnant à cœur joie sur ce quatorzième péché d’une brutalité rare. S’ils ne délaissent pas totalement les petites touches de claviers ou samples qui apportaient déjà une certaine ambiance sur Syncretism (« Apostles Of The Weak », « Scourged By Demons ») , il en faudra bien plus encore à Sinister pour espérer rassembler de nouveaux fidèles. [Seigneur Fred]



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