Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 30 - 31  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
30 31
Let’s go pour une odyssee pop rock prog ! Le 24 avril, Aaron Bruno, en tête du projet Awolnation, sortait son quatrième album, Angel Miners & The Lightning Riders. Le faiseur de tubes rock parvient encore à nous surprendre en nous emmenant dans une odyssée qui montre une nouvelle facette. Pop rock electro, voire progressif, les sons sont impeccablement travaillés et les propos franchement intéressants et prenants. Une très belle surprise ! [Entretien avec Aaron Bruno par Héloïse Plume - Photo DR] Quatre albums en 10 ans, avec un single devenu culte, c’est un beau rythme de croisière, non ? En effet, ça fait beaucoup de chansons et de musiques à composer… Mais ce n’est jamais assez pour moi. La musique c’est ma drogue, je dirais même que c’est ma thérapie. J’en ai besoin et c’est composer qui m’a permis d’avancer depuis… depuis toujours ! C’est juste vital, ça explique donc ce rythme de compos et d’albums ultra soutenu ! Comment est né le projet Awolnation ? J’ai été dans des groupes presque toute ma vie et j’avais besoin de pouvoir m’exprimer entièrement. D’où l’idée d’un projet solo où il serait plus simple de faire et de dire ce que je veux. C’est comme ça qu’est né Awolnation. Mais en fait, maintenant, je me rends compte que tout cela c’était un processus et que j’ai créé Awolnation pour en arriver là. Il a fallu toutes les étapes d’avant. Même quand Awolnation n’existait pas pour le public, il existait au fond de moi. Tu changes souvent de lineup, comment as-tu choisi les musiciens à tes côtés pour ce nouvel album ? Quel est leur rôle dans la composition ? En effet, c’est l’avantage d’un projet et non d’un groupe. Je peux changer de lineup, selon ce que j’ai envie de faire et de dire dans mes chansons. Mais j’ai quand même des musiciens avec lesquels je travaille de manière régulière et qui comprennent ce que je demande. Mon guitariste live est un peu sur tous les albums par exemple… 60% de mes chansons sont avec les mêmes musiciens, que je connais depuis longtemps. Mais, très souvent, j’ai des featurings et des guests ou du turn over. Ce sont les rencontres que je vais faire qui influencent tout cela. La possibilité de changer un peu de lineup ça permet une grande stimulation du vocabulaire musical ! Tout au long de l’album, on a l’impression de se promener dans un monde onirique, dans un rêve. Qu’as-tu voulu faire passer comme message ? D’ailleurs, on ressent cela dès le premier morceau « The Best », on saisit que cet album sera… touché par une certaine grâce, une vraie magie, liée à l’enfance. J’ai voulu créer une atmosphère où on navigue entre le paradis et l’enfer et ainsi pouvoir être différents personnages. Ceux pour qui je me prenais gamin, puis ado, puis adulte… Les bonnes idées et les moins bonnes… Au final, une utopie entre le bien et le mal. Mais, oui, l’enfance, ce côté « Neverland » m’a beaucoup inspiré pour cet album. Peut-être parce que nous sommes face à un futur incertain et que l’enfance reste un refuge. Après Iron Man 3 et le jeu vidéo Injustice, vous avez d’autres projets de la sorte en prévision ? On est tous enfermés, donc il y a peu de propositions de projets… Mais j’ai pris la décision d’aller à contre-courant et de quand même sortir mon album, bien que le monde soit à l’arrêt. Et de saisir l’occasion que les gens soient confinés pour tisser une vraie communauté avec mes fans. Et ça marche, c’est complètement fou ! Je prépare aussi un album live (qui n’était pas prévu avant le confinement, on s’adapte), à défaut de faire du vrai live ! Je veux faire de ce confinement quelque chose de positif et ne pas m’apitoyer sur mon sort, sur le fait qu’on ne peut pas jouer, que nos projets sont perturbés… Il faut réussir à tirer du bon de tout ça ! 30 METAL OBS’AWOLNATION Angel Miners & The Lightning Riders Rock alternatif Better Noise Music On a connu Awolnation avec le super tube « Sail », vendu plus de 5 millions de fois. Disque d’or et autres récompenses en poches, il a continué son chemin jusqu’à en venir à ce superbe quatrième album. Le lineup ayant pas mal changé en 10 ans, chaque album d’Aaron Bruno aka Awolnation, est différent du précédent. Ce dernier est tout particulièrement surprenant, intéressant et touchant. Déjà, le chant d’Aaron est encore plus exploité sur cet opus, et on dit un grand merci ! Ensuite, les textes comme les clips des singles sont d’une justesse incroyable, quand avec « The Best », nous sommes emmenés dans une odyssée en enfance, où tout est magique, mais où pèse le poids de l’avenir, de la réussite, mais aussi de la défaite. On comprend ce qui se dit dans chaque note, dans chaque phrase. Comme toujours, Awolnation a cette passion du son et cela s’entend. On frôle le rock progressif par moment et c’est assez jouissif ! [Héloïse Plume] ENTER SHIKARI Les rois du hard pop rock Enter Shikari nous dévoile un nouveau single, « The Dreamer’s Hotel », le premier du futur album Nothing Is True But Everything Is Possible. Le titre est une belle symbiose entre la période The Spark, assez pop, et les premiers albums, plus hard. Entre sons de guitare bien rock et des claviers qui s’envolent, ce premier morceau promet un album qui évolue avec son temps. Enter Shikari a toujours réussi avec brio à s’adapter aux changements du rock et il nous le prouve encore une fois en nous surprenant par son ingéniosité et la qualité des compositions. [Entretien avec Rou (chant), par Heloise Plume] Nothing Is True But Everything Is Possible, ce titre est très philosophique, voire politique, est-ce un peu le résumé de ce que vous inspire notre époque ? Nous avons actuellement le sentiment qu’il est difficile de démêler le vrai du faux. Que ce soit face à la politique, face aux entreprises... Et cela donne l’impression que tout est potentiellement possible, vu que l’on ne sait pas ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas. Des choses complètement folles arrivent (la situation actuelle le prouve bien !) , mais paraissent « normales » à force. On s’habitue à la folie environnante. Alors, oui, tout devient possible au-delà de la vérité, de la réalité. En parlant de cela, vous avez toujours su vous adapter à l’évolution de la musique, dans vos sons, dans votre manière de composer. Ce qui rend votre rock particulièrement touchant. Comment fonctionnez-vous pour ainsi saisir ce qui se passe autour de vous et aussi bien le transposer dans vos albums ? Je crois, en ce qui me concerne, que je suis très chanceux. J’ai grandi avec une diversité musicale très grande, ce qui m’a donné les moyens pour composer et aussi comprendre la musique. J’écoute beaucoup ce qui se passe autour de moi et c’est surement cette ouverture d’esprit qui laisse cette impression qu’avec Enter Shikari, nous savons nous adapter à l’époque où nous vivons. Dans « { The Dreamer’s Hotel } », vous parlez de cet « hôtel des rêveurs », où tout devient possible, où nos désillusions disparaissent et où tout le monde souhaiterait être à ta place. Là encore, c’est très profond et la musique nous emmène dans un vrai voyage onirique. Vous pensez que nous aimerions tous être dans cet hôtel et au-delà des limites de la réalité ? Cet hôtel est l’endroit où nous allons rêver. C’est un lieu de paix, calme, sans cris. Tout l’inverse de l’agitation extérieure. On se rapproche des autres, on leur parle pour écouter et pas pour qu’ils nous écoutent. Tu vois la différence ? C’est un lieu magique en fait… Je pense qu’on aimerait tous être confinés (ITV faite lors du confinement du Covid-19) dans ce type d’hôtel… On n’aurait pas envie que cela s’arrête… Mais bon, c’est une chimère cet hôtel. C’est une projection de ce que nous aimerions que le monde soit. Si je ne me trompe, le clip du single a été tourné à Paris. Vous m’en parlez un peu ? En effet oui, on a tourné à Paris avec le réalisateur Tom Pullen et la société de production Polygon, avec lesquels on avait déjà travaillé précédemment. Ce clip, c’est tout ce dont nous avions besoin. Une débauche de couleurs. Une cuillère de bizarrerie, avec beaucoup de commentaires sur l’état du monde. Un peu comme ce que tu disais sur la « philosophie » de l’album en fait ! Et particulièrement celle de cette chanson. Cependant, tout n’est pas que malheur et tristesse. On a fait un micro docu sur le tournage du clip et on voit que, malgré l’urgence et la fatigue, on s’est aussi beaucoup amusés. Il faut trouver du plaisir dans tout ce que l’on fait. Là, on a voulu donner une teinte rétro 90. On a tous replongé dans notre adolescence. C’était super agréable… Il n’y a qu’à regarder comment je danse… Ce jeu de jambes est dingue, non ? Et puis, on adore Paris, c’était cool de se faire un petit weekend prolongé dans cette superbe ville. ENTER SHIKARI Nothing Is True But Everything Is Possible Electro rock So Recordings Avec « The Great Unknown », le premier morceau, le ton est donné. Ce piano, entêtant et angoissant à la fois, nous donne envie de filer droit devant, de nous dire que tout est possible. Et c’est d’ailleurs sur le thème de la « possibilité » que les membres d’Enter Shikari ont voulu axer ce nouvel album. Que ce soit d’une manière philosophique et assez globale, pour redonner espoir dans un monde empli de désillusions, mais aussi au niveau du son. On entend bien la fusion entre toutes les cordes de l’arc Enter Shikari. On retrouve un peu de chaque album, c’est rock, c’est hard, c’est électro, c’est pop. Et, franchement, c’est tout simplement génial. On alterne entre morceaux feel good, comme « Crossing The Rubicon », pour le coup très très pop, et d’autres comme le single, « { The Dreamer’s Hotel } », plutôt post hard rock qui donne envie de casser tout autour de vous. J’ai aussi été surprise par le titre « T.I.N.A. », très hard électro. Cette fusion est vraiment agréable et donnera envie à un large public de prendre le train Enter Shikari, qui n’a pas fini de filer à grande vitesse ! [Heloise Plume] DOSSIER SPÉCIAL
le/F-#11*eLn4/Soleil de plombBientôt 20 ans qu’All Time Low nous régale d’un punk rock joyeux et acerbe, aussi exaltant que viscéral. Avec ce huitième album, il revient aux sources de la création et cela se ressent. C’est profond, c’est jouissif. Ça donne le sourire et l’envie de sauter partout. On retourne à notre adolescence et à son insouciance. Et ça fait du bien ! [Entretien avec Alex Gaskarth (chant, guitare) par Héloïse Plume — Photo  : DR.] Wake Up, Sunshine a un goût de retour aux sources, était-ce voulu ? Ce n’était pas forcément un objectif que nous avions en tête. Notre processus était très naturel et fluide, donc les chansons ont été composées comme elles venaient. Intuitivement ! Nous voulions écrire une musique qui soit à la fois festive, énergique, « anthémique », mais en utilisant les trucs que nous avions appris en faisant Last Young Renegade et Future Hearts. Vous vous êtes retrouvés sous le même toit pour écrire, c’est rare dans la musique actuellement ! Que retirez-vous de cette expérience ? Je pense que nous avons tous de nouveau réalisé à quel point nous apprécions d’être dans ce groupe et, personnellement, j’ai redécouvert à quel point j’aime travailler avec ces gars. C’est vraiment spécial que nous puissions encore faire de la musique ensemble et que nous aimions le faire. Si je ne me trompe pas, cet album a été coécrit et produit par Zack Cervini et il propose des collaborations, telle que celle avec The Band CAMINO, on en parle un peu ? Zakk a travaillé avec nous sur Future Hearts, c’était la première fois qu’on se rencontrait et nous avions trouvé ce mec super... Puis nous nous sommes également retrouvés sur mon autre projet, Simple Creatures, et son talent m’a tout simplement époustouflé. Il n’y avait aucun doute dans notre esprit que Zakk était l’homme de la situation, lorsqu’il s’agissait de choisir un producteur pour Wake Up, Sunshine. Zakk étant, en plus, un fan, il a apporté quelque chose de vraiment unique. Quant aux collaborations, elles sont nées parce que nous aimons travailler avec des amis. J’ai eu l’impression de canaliser un peu de The Band CAMINO sur notre chanson « Favorite Place », alors il était logique de les contacter et de voir s’ils voulaient en faire partie. Bientôt 20 ans d’All Time Low, comment diriez-vous que vous avez évolué ? Quand nous avons commencé, nous étions des adolescents. Nous avons beaucoup grandi, nous avons un tas d’albums à notre actif, et nous avons parcouru un long chemin en tant qu’artistes, musiciens, ALTERNATIV’OBS’compositeurs. Notre approche du songwriting est plus sûre, et nous savons exactement ce que nous attendons de ce groupe, ce qui est toujours utile dans le processus d’écriture. Et comment vous adaptez-vous au monde actuel ? Cherchez-vous à rendre compte de ce qui se passe autour de vous ? Avec tout ce qui se passe dans le monde en ce moment, nous espérons juste apporter aux gens un peu de bonheur, et peut-être de l’évasion loin des choses complexes de la vie. La chanson « Gateway Green » résonne particulièrement bien avec la situation actuelle… Cette « escapade verte », que vous trouviez nostalgique, doit encore plus l’être aujourd’hui avec le confinement lié au Covid-19, non ? Je pense qu’elle parle de la solitude, et de la recherche d’une évasion, d’une échappatoire. Et faire cela à distance est vraiment intéressant. Honnêtement, je me suis senti plus connecté avec certaines personnes, pendant ces moments de folie actuelle, qu’avant dans ma vie. J’ai dû aider, tendre la main, en vérifiant que tout le monde va bien. Il y a quelque chose à dire à ce sujet. D’ailleurs, à cause de cette crise, le lancement de l’album, comme la tournée, risque d’être impacté, que prévoyez-vous ? Je ne sais vraiment pas. Je prends les choses comme elles viennent et j’essaie de tirer le meilleur parti de la situation. La musique est là maintenant et j’espère qu’elle apporte du bonheur aux gens. Je suis sûr que cela va affecter nos tournées d’une certaine manière, mais vous pouvez parier que lorsque tout cela sera derrière nous, All Time Low sera de retour sur les routes et en pleine forme. Dans le clip de la chanson « Some Kind Of Disaster », on comprend encore mieux ce que vous avez voulu dire dans les paroles, qu’il faut savoir se pardonner et faire une force de nos malheurs. Je trouve que cette chanson résonne particulièrement bien aujourd’hui, dans un monde où tout le monde s’expose et où tout « explose ». Que pensez-vous de la société et en quoi inspire-t-elle votre musique ? Absolument. Mon environnement et mon entourage m’influencent et ont un impact sur mes textes, sur la manière dont j’aborde mon écriture. Pour moi, la société évolue dans une direction très intéressante avec l’interconnexion que nous avons tous. Beaucoup de nos luttes deviennent des expériences partagées et de plus en plus de gens sont en relation les uns avec les autres à un niveau beaucoup plus profond que jamais. Quand j’écris des chansons maintenant, je pense à la façon dont les autres pourraient percevoir ce que j’exprime et j’essaie de tisser un récit d’une manière universellement racontable. ALL TIME LOW Wake Up, Sunshine Rock Fueled By Ramen/Warner Music *** C’est un retour aux sources qu’opèrent les quatre membres d’All Time Low, que ce soit dans leur manière d’avoir composé tous ensemble sous le même toit (ce qui n’était pas arrivé depuis 17 ans) ou dans les sonorités très college rock qui nous propulse tous à l’époque des skateboards de la cour de récré. Ils s’accordent d’ailleurs tous pour dire que cet album est un « classique d’All Time Low ». Il y a dans ce constat du très positif et des choses moins bonnes. Mais ça reste très agréable de se sentir plongé dans nos souvenirs d’adolescence, les sens en éveil et les émotions en émoi. Le clip comme la musique de « Sleeping In » répondent parfaitement aux codes du college punk rock, avec une manière de filmer, un son de guitare et un chant qui donne des frissons. C’est super, ça fait du bien. Mais on attend autre chose d’un huitième album, que de ressasser les bases du punk rock tout du long. Ma déception vient du fait que je n’ai pas été surprise par ce nouvel opus, même s’il est très agréable à écouter, comme le morceau « Gateway Green ». Cependant, ce retour au classique de la part du groupe répond parfaitement au besoin d’être rassuré dans notre époque troublée. All Time Low a donc finalement su saisir l’air du temps. Bien que cet album ne révolutionne pas le monde musical, il lui donne une vraie touche de fraîcheur et de spontanéité. [Heloïse Plume] Vous prévoyez quoi pour la suite ? À nouveau composer sous le même toit comme pour cet album ? C’est un peu difficile de planifier l’avenir pour l’instant, mais je sais que nous avons beaucoup de tournées à faire, quand cela sera permis. Je pense vraiment que, quand le moment sera venu d’écrire plus de musique, nous le ferons tous ensemble. Pour finir… Vous avez un mot pour vos fans ? Merci de nous soutenir comme vous le faites toujours, merci d’écouter Wake Up, Sunshine et merci d’être vous ! METAL OBS’31



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 1Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 2-3Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 4-5Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 6-7Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 8-9Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 10-11Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 12-13Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 14-15Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 16-17Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 18-19Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 20-21Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 22-23Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 24-25Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 26-27Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 28-29Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 30-31Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 32-33Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 34-35Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 36-37Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 38-39Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 40-41Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 42-43Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 44-45Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 46-47Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 48-49Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 50-51Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 52-53Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 54-55Metal Obs' Mag numéro 93 mai à aoû 2020 Page 56