Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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a feu pres C’est avec un certain plaisir que nous retrouvons le lineup originel d’Asking Alexandria pour son nouvel album, Like A House On Fire. Ce revival offre un retour aux sources, mais marque aussi une réelle évolution dans sa manière d’aborder la musique et la composition. Cet album est rempli d’une profonde passion de la part des cinq membres du groupe, qui, pendant deux ans, ont travaillé « comme des fous » pour pondre ce sixième effort. Le metalcore a de belles heures devant lui ! [Entretien avec Ben Bruce par Héloïse Plume — Photo  : DR] Ce nouvel album signe le retour du lineup d’origine, comment se sont passées les retrouvailles ? On était super contents, déjà ! Et on a passé de bons moments. On a beaucoup rigolé, aussi… Et puis c’était notre premier album composé en étant sobre. On sort d’une phase difficile par rapport à la drogue et à l’alcool… En effet. Donc, étant donné que c’est votre premier album écrit sans drogue, est-ce que cela a été plus difficile d’être inspiré pour composer ? J’avais peur de cela, je t’avoue. Je me demandais  : « Mais de quoi vais-je parler ? Si je vais bien, est ce qu’on va trouver intéressant ce que je raconte dans mes chansons ? ». J’appréhendais que le fait que je sois heureux et en pleine santé puisse soûler les gens ou qu’ils ne s’identifient pas et ne me reconnaissent pas dans les chansons… Et finalement, ça n’a pas du tout été le cas. J’ai réussi à créer en utilisant toutes ces bonnes ondes. C’était vraiment une écriture de résilience, qui prouve qu’on peut écrire sur nos épreuves, sur la tristesse, sans avoir besoin d’être défoncé ou super malheureux. C’est une vraie leçon de vie ! « Antisocialist » est une chanson forte de sens, comment en est venue l’idée ? Au départ, le single n’était pas celle-ci, mais « Alone in A Room » … Et puis on s’est dit qu’on voulait une chanson qui parle à tout le monde et qui donne espoir. Qui donne envie de bouger, de défoncer les murs. De dire « fuck » et d’avancer envers et contre tout. L’idée est venue de là, en fait. Vouloir faire une chanson qui redonne le moral, malgré toutes les merdes qui t’arrivent. Te montrant que tu peux t’en sortir, même après des années de drogues, d’alcool et de dépression… Le clip de cette chanson est une vraie pépite, vous m’en parlez un peu ? Je l’ai écrit moi-même. Je suis un fan total des Monthy Python et donc de Terry Gilliam. J’ai tout visionné à 28 METAL OBS’sm ir III jekum I IMV A &Enna A nouveau et j’ai fait plusieurs schémas, des captures d’écran... J’ai conçu un vrai storytelling, en disant au réalisateur et aux autres membres du groupe  : « voilà, c’est ça que je veux ». Avec énormément de choses qui arrivent à l’écran et qui donnent du sens. Ça devait être à la fois absurde et réaliste, dire n’importe quoi en exprimant exactement ce que je voulais en même temps… On voit cette gamine qui n’a pas eu le temps de grandir, qui se retrouve habillée en femme, à payer des impôts et boire du café, alors qu’elle a encore sa petite bouille de 10 ans. On réalise que tout arrive trop vite, qu’elle ne comprend pas ce qui se passe. C’était ça l’idée de base. Quel message avez-vous voulu faire passer dans cet album ? De toujours garder l’espoir et l’amour de soi. On ne voulait plus faire des chansons juste pour plaire, mais vraiment relater notre histoire... Et la vérité était qu’on sortait tous d’une période très sombre. Comme je l’ai déjà dit, beaucoup de drogues, d’auto-destruction… Nos autres albums étaient très sombres et parlaient du mal-être causé par toutes ces conneries. Là, on voulait montrer notre « renaissance » et donc aussi prouver que c’est possible de s’en sortir, de continuer à faire de la musique de qualité. Que, même heureux, on a des choses à dire et que la vie est vraiment belle quand tout n’est plus aussi négatif. Qu’il faut arrêter de croire que c’est parce qu’on va mal qu’on nous aime et que l’idée qu’être rock c’est être défoncé ou bourré. C’est totalement faux. Cela fait maintenant quelques années que le groupe existe. Comment décririez-vous son évolution, musicale comme personnelle ? Au début, on était des ados. Tout a été super vite. On n’a pas vraiment eu d’adolescence. Pas de « vrai » job, pas d’expériences comparables aux autres. C’est à la fois ce qui a fait notre succès, mais aussi ce qui a causé les addictions et le mal-être. Sortir un peu la tête de l’eau nous a permis de passer véritablement à l’âge adulte. De ne plus être coincé entre l’enfance et la maturité en ayant peur d’avancer. Et, donc, on parvient enfin à y voir clair et à tirer profit de cette « aventure rock ‘n’roll ». Et on espère vraiment que le public aimera toujours autant notre musique, maintenant qu’on va tous bien ! En dehors de la musique, vous êtes influencés par d’autres choses, comme le cinéma, l’art ? Je viens d’une famille de musiciens, donc c’est surtout la musique qui m’influence à 99%. Après, pour le cinéma, j’ai beaucoup de références, comme Terry Gilliam ! Et ce qui m’inspire aussi, c’est ce que je fais. Par exemple, j’ai tourné dans un film et j’ai adoré ! J’aime également écrire… J’ai envie d’écrire un livre sur mon expérience. Ça peut servir à pas mal de monde. Votre album sort en pleine crise du Covid, ça change quoi dans votre promo, et dans votre tournée ? Comment abordez-vous la situation ? ASKING ALEXANDRIA Like A House on Fire Metalcore Sumerian Records Avec le single « Antisocialist », Asking Alexandria nous permet, avec grand plaisir, de replonger dans notre adolescence revancharde. Riffs prenants, discours combatif qui donne envie de rêver et de se battre contre les adversités... Ce premier titre dévoilé nous promettait un album vraiment génial pour la réunification de la formation d’origine. Cette joie est un peu nuancée lors de l’écoute de son intégralité. Il n’y a aucun doute sur le fait que les cinq gars de York jouent bien, que le son est bon, que les chansons sont toutes efficaces, provoquant les balancements de tête et le besoin de hurler à sa fenêtre ou dans la rue… Cependant, il y a un goût de « trop lisse, trop sage ». La pointe de folie dont nous avions l’habitude avec les précédents opus n’est plus aussi présente. Cela n’en fait en aucun cas un mauvais album, mais un ensemble plus abordable qui séduira peut-être moins les fans de metalcore, tout en touchant un public plus large. Mais ce côté un peu plus édulcoré va devenir plus profond avec le temps. C’est le premier album de la résilience. Et le premier composé sans drogue ni alcool… Au final, tout ceci est une grande porte d’entrée à de très belles et saines choses pour le groupe. [Héloise Plume] On n’a pas voulu reporter la sortie malgré les avertissements. On n’attendait que cela pour présenter nos nouveaux morceaux. On ne supportait plus d’entendre les anciens sons qui ne reflétaient pas du tout notre évolution, tant musicale que personnelle. On est si fiers d’en être là, aujourd’hui... Peu importe ce qui se passe dehors, on doit sortir l’album et le proposer à nos fans. Covid ou pas Covid ! Un dernier mot pour vos fans ? STAY SAFE ! Et en bonne santé… Mais, surtout, un grand merci. Vous y êtes pour beaucoup dans notre évolution, notre succès… On a tellement hâte de revenir sur scène ! On espère que les concerts de fin d’année ne seront pas annulés. Mais, quoi qu’il arrive, on reportera tout… Il y a d’autres solutions, la scène, c’est la vie ! DOSSIER SPÉCIAL
Faux reveur New Found Glory revient avec Forever + Ever x ∞. Cet album fait suite à Makes Me Sick, sorti en 2017. [Entretien avec Cyrus Bolooki (batteur) par Marie Bringtown. Photo  : DR] Comment avez-vous travaillé sur Forever + Ever x ∞ et qui l’a produit ? Nous sommes très fiers de Forever + Ever x ∞. Nous avons commencé à écrire il y a plus d’un an, en pleine tournée, un peu comme beaucoup de nos précédents disques. Chad avait une tonne d’idées de guitares et j’ai donc monté un petit studio à l’arrière du bus où on s’installait pour enregistrer en jouant juste ces riffs. J’ajoutais ensuite de la batterie avec mon ordinateur portable. Puis nous faisions venir Jordan pour chanter. C’est très surprenant de voir à quel point il est facile de réaliser des démos qui sonnent bien de nos jours ! Que signifie le titre de l’album pour vous ? Il y a référence aux contes de fées ? Est-ce une réelle influence pour vous ? Je sais, le titre a une sonorité un peu bizarre. Je ne penserais pas forcément à un conte de fées. Surtout avec le symbole « Infinity » (∞) qui apporte une notion d’intemporalité au disque. Le visuel de l’album est beau et lumineux, avec des photos d’un parc d’attractions, des manèges. Elle procure le sentiment que vous avez quand vous êtes avec quelqu’un que vous aimez et que vous êtes concentré sur la façon dont la vie est amusante. Dans des moments comme ça, vous avez probablement pensé  : « J’espère que ça durera toujours et toujours multiplié par l’éternité. » Quelle est votre chanson préférée ? C’est une question tellement difficile ! C’est comme choisir son enfant préféré ! Cela peut paraître un peu étrange, mais, entre « Himalaya » et « Nothing To Say », je retiendrai « Himalaya ». Chad a apporté les riffs alors que nous étions déjà réunis pour répéter avant d’enregistrer l’album. Et tout s’est mis en place si rapidement et naturellement... J’adore son côté heavy, mais il y a des parties extrêmement rapides et des pauses. Ce morceau va tout déchirer en live ! « Nothing To Say » est aussi une très bonne chanson. Elle me rappelle un album que j’aimais lorsque j’ai commencé à faire de la scène. Set Your Goals du groupe Civ. Ironiquement, SteveEvetts a dit exactement la même chose quand il a entendu la première démo de la chanson. Ceux qui connaissent un peu notre histoire et la scène musicale de la fin des années 90, et qui sont familiers avec Civ et ce côté hardcore, vont adorer. Pour rester dans le thème de l’enfance, vous avez repris « Let It Go » sur un album de reprises, comment vient l’idée des chansons pour ce type d’albums ? Nous avons enregistré trois albums de reprises de films, et chacun avait en quelque sorte son propre thème. Pour le premier (From The Screen To Your Stereo), nous nous sommes chacun concentrés sur des chansons de films très importantes à l’époque, même si elles étaient pompeuses et ennuyeuses, comme celles de Titanic et Armageddon, puis nous avons ajouté quelques morceaux que nous aimions. Ensuite, pour le deuxième album, nous avons essayé de nous limiter à des films des années 80. Pour From The Screen To Your Stereo Part 3, nous avons cherché une grande variété de chansons pour tous les goûts, ni trop anciennes, ni trop récentes. C’est pourquoi vous trouverez « Let It Go » ou « Eye Of The Tiger ». Même si une chanson était ringarde, nous savions que nous pouvions la rendre accrocheuse pour faire chanter les gens, même s’ils détestent l’original. NEW FOUND GLORY Forever + Ever x ∞ Pop punk Hopeless Records ALTERNATIV’OBS’Après Makes Me Sick, il y’a 3 ans, New Found Glory revient avec Forever + Ever x ∞. Il reste dans sa thématique habituelle et propose (encore une fois) des morceaux frais et positifs. Il ne sort certes pas des sentiers de son pop punk, mais ça fonctionne toujours très bien, comme le démontre le single « Shook By Your Shaved Head » ! Pas de changement notable, donc, mais, après 23 ans de carrière, le groupe montre qu’il n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit pour faire de cet album une belle réussite ! [Marie Bringtown] Sur une bonne note Pour réaliser son troisième album intitulé 20/20, dont la sortie a été quelque peu repoussée, le quintette de Chicago a mis les bouchées doubles. [Entretien avec Nick Casasanto (guitare, chœurs) par Norman Garcia — Photo  : RR] Avec le recul, quelles critiques apporterais-tu à votre précédent album Shapeshifter et quelle note lui accorderais-tu ? Je lui donnerais un 8 sur 10. J’en suis incroyablement fier, mais je me dis que nous aurions pu davantage dépenser notre énergie à savourer sa réalisation plutôt que de continuellement penser qu’il n’était pas assez bon. De quelle manière avez-vous composé ce nouvel opus et qui écrit les paroles ? Le processus d’écriture est différent d’une chanson à l’autre. Pour certaines, je les écris et sors les démos, tout ça dans mon appartement. D’autres peuvent provenir d’un riff ou d’une suite d’accords que Kevin (Maida, guitare) ou Joe (Taylor, chant) ont composés, puis on finit de construire le morceau sur ordinateur ou en jammant ensemble dans notre salle de répète. Mais, 95% du temps, cela part d’un simple riff de guitare. Puis John va lancer un rythme de batterie, pour accompagner la guitare et voir si cela colle parfaitement à la structure du morceau... J’écris habituellement les premières paroles de la chanson en fonction du sentiment ou de l’ambiance que j’en tire. À partir de là, il s’agit juste de développer le thème de ces paroles initiales et de comprendre ce qu’elles signifient pour moi ou pourquoi cela m’est venu à l’esprit au tout départ. Et justement, à propos des paroles, quelle importance leur apportez-vous ? Je pense que nous avions tendance par le passé à trop réfléchir au contenu des paroles. Même si, sans aucun doute, elles sont significatives, je suis en train d’apprendre à m’en détacher en quelque sorte. J’ai l’impression que ça m’aide à être plus honnête, sincère, et à vraiment dire ce que j’ai dans la tête et pas forcément ce que les gens aimeraient que je dise. On assiste à une sorte de revival du style pop emo punk en ce moment, comment expliques-tu cela ? Je pense que c’est juste une progression naturelle de la musique et cela dépend de qui la pratique en fait. J’ai l’impression que la musique peut désormais être composée par des personnes plus jeunes qu’avant, grâce aux nouvelles technologies et à la possibilité d’enregistrer sur votre téléphone ou votre ordinateur portable. À mon avis, les thèmes qui existent dans la musique punk emo résonnent beaucoup plus fort, avec une génération plus jeune et plus angoissée. Maintenant que cette jeune génération a plusieurs possibilités, que ce soit avec un ordinateur portable muni d’un logiciel d’enregistrement ou dans un garage avec des instruments, je pense qu’avoir un essor de ces styles est un résultat naturel. Ajoutez à cela l’existence d’Internet qui permet aux gens de collaborer et faire connaître leur musique et vous avez votre réponse. Quels sont les groupes qui vous ont le plus influencés ? Jimmy Eat World et Third Eye Blind. Ils représentent tout ce que j’aime dans le punk et le rock alternatif. Un mot que tu voudrais ajouter en cette période incertaine et difficile ? La vie aura toujours des revers. Il se trouve que celui-ci est plus sérieux et que nous devons vivre cette expérience ensemble. Comme toute autre expérience de la vie, la manière dont vous gérez la situation déterminera, en fin de compte, la façon dont vous en sortirez. J’encourage les gens à prendre le temps de réfléchir à la façon dont ils peuvent devenir meilleurs ou améliorer leurs relations. Rappelez-vous que ce qui est important dans cette vie est de saisir l’occasion de vous perfectionner ou de trouver un nouveau centre d’intérêt. Et passez plus de temps avec ceux que vous aimez. Le temps est la ressource la plus précieuse et la plupart d’entre nous semblent en avoir un peu plus en ce moment. Dépensez-le judicieusement. KNUCKLE PUCK 20/20 Pop punk emo Rise Records Il est peut être un peu présomptueux de nommer son nouvel opus 20/20, surtout lorsqu’il s’agit de l’épreuve souvent délicate du troisième album. À ce petit jeu, les singles « Tune You Out » et « RSVP » respectent les standards du style et remplissent parfaitement leur mission. Produit par Seth Henderson (Real Friends, State Champs) et mixé par Vince Ratti (The Menzingers, Quicksand, Turnstile), 20/20 est composé d’un ensemble homogène de chansons plutôt efficaces (« Breathe », « Into the Blue », « Green Eyes », « Miles Away ») , mais sans réelles surprises. Il pourrait être la B.O. parfaite d’un teen drama américain, mais reste, malgré tout, un album fort plaisant, optimiste, revigorant et bienvenu à l’approche de l’été. [Norman Garcia] METAL OBS’29



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