Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Les hostilites commencent ! Les Suédois de Commando font les choses dans l’ordre  : une démo, quelques concerts et un EP, avant l’enregistrement d’un premier album sans doute l’an prochain. D’ici là, le quatuor livre Rites Of Damnation, un EP six titres rompus à l’épreuve de la scène et bien réalisé. [Entretien avec Aron (batteur) par François Alaouret — Photo  : D.R.] Tout d’abord quelques mots sur la création de Commando, car vous êtes un jeune groupe… Nous nous sommes tous connus à l’école et notre passion pour le metal nous a poussé à créer Commando en 2016. Lors des premières répétitions, notre objectif était de sonner comme Enforcer, Terminal, Scratch ou Hiroshima. Nous n’avions pas de projet précis à cette époque. C’est l’année suivante, après quelques changements de line-up, que l’aventure a vraiment commencé. Vous avez sorti une démo il y a deux ans, c’est à partir de là que les choses se sont mises à bouger ? Oui, cela nous a beaucoup aidés sur la scène underground suédoise, avec le soutien de Jawbreaker Records. Nous avons fait notre premier concert en novembre 2018. Là, les gens ont commencé à acheter notre démo et nos t-shirts, c’était un peu surréaliste pour nous. Et enfin, le déclic a eu lieu au festival Muskelrock en mai 2019. Votre EP Rites Of Damnation vient de sortir et il contient deux morceaux réenregistrés issus votre démo. Pourquoi n’avez-vous pas attendu pour faire un album complet ? Nous les avons réenregistrés, mais sans trop les modifier. Le principal changement se situe au niveau du mixage. C’est bien de tout faire soi-même, mais une oreille extérieure est toujours bienvenue. Ça permet de franchir un cap. Et nous sommes vraiment contents du résultat. Pour notre album, ce sera de nouveaux morceaux, plus récents. Réenregistrer ces chansons a aussi permis de les actualiser. Ce EP leur offre une seconde vie. Commando joue un thrash metal teinté de heavy. Ce n’est pas courant de voir un jeune groupe évoluer dans un registre old school… Au départ, on jouait plutôt du heavy metal, puis nos influences thrash ont pris le dessus naturellement. On se revendique autant de groupes dark comme Solitude ou Vampire que de Motörhead ou Metallica. Notre son vient donc de là ! Et maintenir un style old school est important aussi. Le thrash existe depuis plus de 40 ans et il est toujours bien vivant ! Et il y a de plus en plus de jeunes groupes à se réclamer de ce style, alors l’avenir est assuré. Même si votre EP vient de sortir, est-ce que vous avez déjà une idée de votre futur album ? Bien sûr, nous avons commencé l’écriture. On va prendre notre temps pour le soigner au maximum. Alors ce sera peut-être pour l’année prochaine. Pour le moment, nous sommes focalisés sur Rites Of Damnation. Justement, vous devez être impatients de monter sur scène, surtout en cette période Covid-19, non ? Nous avons pu faire quelques concerts à Copenhague, Gothenburg et Berlin, mais tout s’est arrêté brutalement. Ça a été une bonne expérience. Enregistrer le EP a été super sympa, mais on va hâte de remonter sur scène et de voir les gens se déchainer ! Donc, dès la fin de la pandémie, nous reprenons la route ! 20 METAL OBS’COMMANDO Rites Of Damnation Thrash old school High Roller Records/Soulfood Après une première démo, le quatuor prend donc son envol avec un premier EP. Commando offre une sorte de bilan de compositions plus anciennes, avant de se lancer dans l’écriture de son premier album. À travers six titres, on découvre un jeune groupe suédois dont le style s’est déjà beaucoup affiné (« The Sacrament », « Sinners Soul »). Le thrash metal old school des Scandinaves est plutôt racé avec quelques pointes heavy bien senties (« Final Judgement », « Djävulsmaskopi »). Épique et dans un esprit très underground, Commando se réfère à la mythologie, pour les textes autant que dans les atmosphères de Rites Of damnation. Costaud et sérieux, le groupe livre un bon premier EP qui devrait être une belle rampe de lancement pour la suite. [François Alaouret] french. underground. black metal. label Latest Releases 08/05/2020 grave circles Tome II Black Metal borgne Y Indus Black Metal 22/05/2020 bait Revelation of the Pure Post Black Metal 06/03/2020 07/02/2020 sons of a wanted man Kenoma Post Black Metal SAMPLER 2020 titres exclusifs WWW.LESACTEURSDELOMBRE.NET
Monte le son ! Doit-on impérativement passer le cap du live et faire ses preuves sur de nombreux concerts, afin de trouver une identité et un son ? C’est probablement le cas pour beaucoup. Les acharnés de Survival Zero ont décidé de faire le contraire. Depuis 2017, et menés par Pierre Lebaillif (chant), les membres du groupe se terrent dans l’ombre, écumant toutes les facettes de ces univers groove, black et death metal aux accents parfois post hardcore qui animent ce premier album sobrement intitulé The Ascension, enregistré après deux ans de travail intensif et de recherche de soi. [Entretien avec Pierre Lebaillif (chant) par Archie — Photo  : Studio OG] Deux ans de gestation avant de vous voir débarquer, ce n’était pas trop frustrant ? 
 On a décidé d’officialiser le groupe à la fin 2019, c’était une décision collective de ne pas se révéler avant d’avoir quelque chose à proposer. Nous voulions arriver en étant très préparés, ça passe par un album et une cohésion de groupe. L’album était la condition pour aller vers le live après. 
 Vous vous connaissiez tous avant de monter le groupe. Cela a facilité le travail autour de Survival Zero j’imagine ? On avait déjà eu des groupes ensemble, on était tous potes. J’avais des idées, quand j’ai initié le projet, mais il était impératif que le travail soit collectif, qu’on ait tous notre mot à dire et nos idées à amener. Quand j’avais des choses à proposer, je les expliquais au reste du groupe, qui pouvait ainsi continuer à tisser autour, et viceversa. On retrouve énormément d’influences dans l’album, qu’il s’agisse de death, thrash, black ou encore groove metal, avec quelques nuances de hardcore. Comment avez-vous travaillé pour obtenir cette cohérence chirurgicale dont bénéficie l’album ? On est tous le fruit de nos influences. Notre bassiste Pierre a fait ses armes chez Embryonic Cells, qui était un groupe de black metal, Régis, notre guitariste, a joué dans un groupe de post hardcore et quant à moi j’ai déjà chanté dans un groupe de hardcore, tandis que Thibaut (batterie) jouait du death technique. C’était en nous, il fallait juste faire attention à la cohérence du tout, ce que nos expériences ont permis. On ne voulait pas trop analyser non plus. L’histoire de cet album c’est l’être humain face à lui-même et face au monde, non ? Avant de travailler sur l’album, j’ai traversé une période de dépression et je mentirais si je disais que les textes ne sont pas inspirés par ce qui m’est arrivé. Ce qui me tenait en vie durant cette période au-delà du soutien de mes proches, c’était la lecture. Principalement des romans de science-fiction. Dans ce genre littéraire, c’est bel et bien l’Homme face à lui-même et au monde qui est abordé et cette remise en question constante du rôle qui est le nôtre dans l’univers. Finalement, la dépression peut te faire passer par des phases comme celles-ci. Les thèmes de l’album sont un écho à tout cela. SURVIVAL ZERO The Ascension Metal/groove metal M&O Music Alors que « Lost In Eri » commencera à résonner, il sera clair que vous ne serez pas prêt pour ce qui vous attend. Ce n’est pas seulement un album que nous propose Survival Zero, avec ce premier effort studio. C’est un voyage, une introspection, parfois brutale, mais terriblement efficace et soutenue par un metal classieux et maîtrisé. L’alliage entre un groove metal catchy et un post hardcore aérien est parfaitement calibré. Ces sonorités thrash, black ou encore death, viennent saupoudrer le tout pour notre plus grand plaisir et des titres comme « Ascension », « The Coldspot » ou « Foundation » resteront dans la tête, voire dans la peau. [Archie] ?L.LT Impact imminent ! Malgré un line-up réduit, Kugelblitz nous entraîne dans un stoner doom aux accents sludge, aussi captivant que ravageur. Avec Pale Blue Dot, le duo parisien pose une belle chape de plombet ce premier album frappe déjà très fort. [Entretien avec Simon (chanteur et bassiste) et Antoine (batteur) par François Alaouret — Photo  : Hugo Josse] Tout d’abord, ce qui surprend, à l’écoute de Pale Blue Dot, c’est la maturité des compos et la qualité de la production. C’est un projet que vous mûrissez depuis longtemps ? Nous sommes amis de longue date avec une vision commune du projet. Kugelblitz est pour nous l’aboutissement de nombreux échanges sur le son qu’on a envie de produire et le groupe qu’on a envie d’être. Pour composer, nous faisons beaucoup de démos. Il y a chaque fois plusieurs versions du même titre avant qu’on soit complètement satisfait des structures. Pale Blue Dot est une autoproduction complète. On a tout composé, enregistré et mixé nous-mêmes sur à peu près deux ans. C’est avant tout une écriture du sonore. Et c’est le système qu’on met en place pour pouvoir être un mur de son à deux, et il nous dicte aussi l’éventail des possibles. Revenons sur le line-up de Kugelblitz. Un duo dans un registre doom sludge, ça n’est pas banal… La formation duo s’est imposée naturellement après nos premières démos. De plus, on était séparé entre Paris et Londres, lorsqu’on a écrit les premiers morceaux, d’où l’importance de l’écriture « puzzle » de riffs et de patterns. D’ailleurs, on a joué « Muscipula Diaboli » ensemble pour la première fois après l’avoir enregistré ! C’était en outre un challenge pour nous de faire les hommes-orchestres et de sonner aussi lourd qu’une formation metal classique à quatre ou cinq musiciens. Cette contrainte oriente notre écriture. Justement, on aurait pu penser qu’il y aurait beaucoup de samples ou de machines, et pourtant Pale Blue Dot sonne très organique et de manière aussi pleine qu’un groupe complet… L’album a été écrit avec la volonté de le jouer en live. Il était hors de question de devoir tout jouer sur scène avec des bandes et un clic, on préfère la fureur punk du live, être dans l’intention, pouvoir ralentir, accélérer, improviser… Nous avons enregistré au métronome pour avoir une prod’bien carrée, mais toujours dans l’idée d’être un groupe live et ne pas faire deux fois le même concert. C’est pour cela que les éléments électroniques sont préenregistrés et envoyés via des pads. Par rapport au son, comment est-ce que vous vous répartissez les rôles ? Vous êtes batteur et bassiste, mais il y a beaucoup d’autres sonorités… Simon est au chant et à la basse VI (six cordes). Cet instrument est plus versatile qu’une basse classique. C’est une sorte de guitare, mais une octave en dessous. Elle passe par plusieurs amplis et de nombreux effets. Antoine à la batterie joue sur un kit réduit avec un large panel de cymbales et un sampler qui permet d’envoyer des ambiances construites en studio à l’aide de synthés analogiques, de guitares, d’instruments virtuels et d’applis sur Ipad. Les compos sont dictées par la recherche d’un système en perpétuelle évolution et dédié au live. KUGELBLITZ Pale Blue Dot Doom sludge Blood Blast Distribution Kugelblitz réalise un premier album riche, intense, puissant et organique. Pale Blue Dot nous propulse dans un univers aux ambiances multiples. Ici, le stoner côtoie le doom et le black metal tout en flirtant avec l’ambient. Et si l’ensemble est lourd et pesant (« Muscipula Diaboli ») , les riffs acérés offrent quelques belles couleurs, avec un côté brutal et très structuré. Les titres ne manquent pas de nuances, ni d’intensité (« Cosmic Convultion » et son incroyable groove). Massif et carré, le duo se laisse le temps de poser des plages plus progressives (« Kathedräal ») , avant que « Lords Of Nothingness » ne vienne presque résumer et conclure ce très bon album. [François Alaouret] METAL OBS’21



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