Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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* $11EIMFIJ BUITLTIEL Retour vers le futur Si vous rêviez de découvrir l’identité du soixante-quinzième groupe rejoint par Mike Portnoy (ex-Dream Thetater, Winery Dogs, Flying Colors...), votre souhait vient d’être exaucé. BPMD (pour Blitz, Portnoy, Menghi et Demmel) est le nouveau supergroupe qu’il va falloir intégrer à votre playlist cet été. Au programme ? Des reprises chargées en décibels de classiques de Lynyrd Skynyrd, ZZ Top, Mountain ou encore Aerosmith. Comme si les différents bougres n’étaient pas assez occupés, les voilà qui ajoutent une corde surprenante à un arc qui était déjà sacrément tendu. [Entretien avec Mark Menghi (basse) et Bobby Blitz (chant) par Archie — Photo  : DR] Ce premier album de BPMD est un concentré de reprises de grands classiques de la musique rock et hard rock. C’est drôle de se dire que toute cette idée est née d’une simple phrase prononcée par ton fils Mark, non ? Mark Menghi  : En effet ! Je me relaxais tranquillement et j’écoutais du Lynyrd Skynyrd quand mon fils m’a dit en plein « Saturday Night Special » que l’on devrait faire une reprise de ce titre avec Metal Allegiance. C’était une très bonne idée, mais je ne me voyais pas proposer cette reprise de cette manière. Pourtant, j’entendais déjà très bien ce qui pouvait être fait en termes de batterie et de guitare, l’idée ne me quittait plus et Bobby a vite commencé à travailler sur l’idée. Tout ce projet s’est lancé très naturellement et sans qu’on s’y attende ! Ressentiez vous le besoin de vous rapprocher de ces grands classiques par nostalgie ? Vous vous considérez comme partisans du « c’était mieux avant » ? Bobby Blitz  : J’étais un jeune homme quand la plupart de ces titres sont sortis et j’ai développé une vraie connexion avec eux, ils font partie de moi... Je bénéficie également d’une superbe relation de travail et d’amitié avec Mark. Entre nous, il y a aussi une très bonne alchimie. BPMD, c’était l’occasion de revenir vers la jeunesse, creuser cette relation que nous entretenons avec cette musique des années soixante-dix. Je n’aurais pas pu le faire avec quelqu’un qui n’avait pas ce même amour pour cette période. MM  : C’est important ce que Bobby souligne quand il parle d’alchimie entre nous. Je crois vraiment que Metal Allegiance a été le catalyseur de BPMD. Bobby, Mike, Phil et moi avons cette alchimie, car on a déjà travaillé ensemble et que nous sommes des enfants du rock des seventies. Sans cela, nous ne serions pas là. Tout le travail que nous avons réalisé autour de BPMD était très simple, car nous nous connaissons et nous connaissons ces titres sur le bout des doigts. Ils font partie de nous. Ce groupe, c’est nous, c’est d’ailleurs pour toutes ces raisons que nous l’avons nommé BPMD et pas autrement. BB  : Je voulais appeler le groupe BBDH pour Bobby Blitz and The Dickheads, mais personne n’a été d’accord (éclats de rire). *** w w 16 METAL OBS’BPMD American Made Heavy metal Napalm Records American Made est un brûlot décomplexé qui n’a aucune autre intention que celle de vous faire passer un bon moment. Revisitant des classiques tels que « Beer Drinkers & Hell Raisers » de ZZ Top, « Toys In The Attic » d’Aerosmith ou encore l’incroyable « Never In My Life » de Mountain, BPMD n’invente rien, mais livre une véritable lettre d’amour au genre. Le tout est servi avec un supplément de stéroïdes et de testostérone qui saura faire son effet, quand l’envie de vous briser la nuque vous prendra. On restera quand même un peu sur sa faim, le potentiel des quatre cadors derrière le projet aurait pu nous amener une prise de risque plus inspirée et salutaire. Peut-être pour la prochaine fois ? [Archie] e7\er latMNEiN HumaintEressE Trois ans après White Stained Inferno, Temnein nous revient avec Tales  : Of Humanity And Greed, un troisième effort qui contient 10 titres pour lesquels le groupe annonce avoir évolué. L’occasion était trop belle d’avoir une conversation avec Jocelyn Fidry, à propos de l’album et des projets du groupe en cette période délicate de confinement. [Entretien avec Jocelyn Fidry (chant) par Sante Broccolo] Bonjour, je te contacte en cette période très étrange pour tout le monde. Comment t’occupes-tu ? Tu sais, je viens de terminer un boulot et maintenant je suis chez moi et je regarde des concerts, je lis des bouquins et il m’arrive de jouer également. Comment s’est passé l’enregistrement de l’album, dans lequel vous vous êtes davantage appliqués ? L’enregistrement s’est très bien passé dans l’enceinte des studios Imago à Clermont- Ferrand. Il s’agit là d’une superbe structure qui comprend notamment des salles de répétition que nous avions déjà pu utiliser. L’enregistrement a duré une semaine, soit environ un jour et demi par instrument. Le chant a été enregistré en dernier lieu et a pris autant de temps. Comme tu le sais, notre producteur est El Mobo et la collaboration avec lui nous a vraiment permis de franchir un cap. En écoutant les trois titres de la démo, je ne peux qu’être d’accord avec la promo qui annonce des morceaux relevant davantage du doom metal. La combinaison de la musique et ta voix illustre en effet cette tendance. À part la dernière chanson, on a voulu proposer des morceaux plus courts et plus rentre-dedans. Je dois t’avouer que nous mourons d’envie de les jouer sur scène. Lors de notre dernière tournée, nous avions intégré deux ou trois nouveaux titres dans le set et je dois te dire que la réponse du public a été systématiquement très bonne ! Y a-t-il une tendance de votre part à vous installer dans ce genre, ou allez-vous vous inspirer d’Opeth, un groupe auquel on vous compare, et aller vers des rythmes plus travaillés et plus soft ? C’est vrai qu’Opeth nous ne nous laisse pas indifférents, mais ils deviennent progressifs. Je dirais plutôt qu’At The Gates nous inspire davantage avec sa musique plus sombre, ses morceaux moins longs et dont la structure est simplifiée. D’où vient cette volonté de s’inspirer de textes asiatiques et inuits ? Êtes-vous sensibilisés par ce genre de pays ? En fait, cela vient de moi ! Depuis que je suis tout jeune, je lis des contes et ici j’ai eu envie d’en parler dans certains morceaux. D’autres évoquent les problèmes dans le monde et, notamment, la cupidité de certains qui déséquilibre notre société. Tu dois également savoir que j’ai écrit tous les textes de l’album comme je le fais habituellement. À la fin du processus, c’est essentiellement notre guitariste Florian qui met cela en musique, mais chaque membre du groupe y apporte sa touche. Vous avez joué en première partie de groupes tels que Beyond Creation, At The Gates, Hate, Mors Principium Est, The Crown, Svart Crown, Nordjevel, Shade Empire, Bleeding Gods... Certains vous ont-ils marqué plus particulièrement ? Nous avons joué avec At The Gates en Russie (Moscou et Saint-Pétersbourg) et ce fut une opportunité extraordinaire. Nous avons eu de très bons contacts avec eux. Nos dates françaises avec Nordjevel et Hate furent également de riches expériences ! ! TEMNEIN Tales  : Of Humanity And Greed Melodic black metal/doom metal Blood Blast Pour nous mettre en appétit, avant la sortie prochaine du troisième album de Teimnein, la promotion nous proposé une démo de 3 titres qui confirment la volonté du groupe de s’installer durablement dans un monde plus proche du doom metal. La volonté seule ne suffit pas, mais on peut dire que le groupe atteint son objectif dans la mesure où la voix du chanteur et les instruments pointent dans le même sens, contribuant ainsi à créer vraiment l’atmosphère souhaitée. La démo présente trois morceaux aux approches quelque peu divergentes, mais d’une composition intéressante et elle est des plus prometteuses. Espérons que Teimnein tiendra la distance et je suis curieux d’entendre l’album dans son intégralité ! [Sante Broccolo]
11Jaff4eart La meute sort les crocs Les albums se succèdent vite pour nos Finlandais, avec déjà leur cinquième opus, Wolves Of Karelia, deux ans à peine après Constellation Of The Black Light, qui marquait le début d’une nouvelle collaboration avec le label Napalm Rec.. Malgré une tournée nord-américaine avec Rotting Christ, ce printemps, reportée à 2021, son leader (également membre de Dawn Of Solace) ne perd pas le nord en ces temps troubles pour les artistes. [Entretien avec Tuomas Saukkonen (guitare/chant) par Seigneur Fred — Photo  : Valtteri Hirvonen] Quel bilan dresses-tu de votre précédent album Constellation Of The Black Light deux ans après sa sortie ? Constellation (…) a fait beaucoup mieux que Tyhjyys en ce qui concerne les commentaires des fans, les critiques, les ventes, etc., donc j’en suis toujours très fier. Il a également été notre premier album à paraître chez Napalm Records, et il y a eu une nette amélioration sur tous les aspects, notamment le travail promotionnel de l’album, ce qui nous a permis de commencer à tourner en Amérique du Nord et du Sud. C’était nouveau pour Wolfheart. On a donc fait un plus grand pas en avant avec cet album. Wolfheart a été fondé à Lahti, en Finlande, en 2013 et a déjà publié cinq albums en l’espace de sept ans et plusieurs singles. Vous êtes donc un groupe plutôt productif. Qu’est-ce qui t’inspire autant ? Ton environnement au Pays des Mille Lacs propice à la mélancolie et à l’écriture, ou bien ce sont les maisons de disques te poussent un peu ? Tout à fait, la nature et l’hiver sont de grandes sources d’inspiration pour nous. Je ne m’inspire pas trop cependant de la mythologie nordique. Étant né dans un petit village entouré de forêts et de lacs en Finlande, la nature a donc toujours fait partie de moi. Aussi, écrire de la musique me vient très facilement. Après c’est plus une problématique pour tous les labels de demander à sortir rapidement des albums, du moins ceux avec lesquels j’ai travaillé jusqu’à présent. Je pense qu’il serait préférable, parfois, d’espacer un peu plus les sorties d’albums. Votre nouvel album s’appelle Wolves Of Karelia. Qui sont donc ces « Loups de Carélie » ? Est-ce là une métaphore pour parler de vous d’une certaine manière ? Oui et non, les « Loups de Carélie » sont les soldats de l’armée finlandaise qui ont combattu contre l’U.R.S.S. pendant la Seconde Guerre Mondiale, durant l’hiver 1939-1940. Toutes les paroles de l’album sont en fait basées sur les histoires des vétérans. C’est le premier concept album que j’écris. Cependant, je voulais garder les graphismes et le titre de l’album aussi neutres que possible et ne pas trop souligner le thème de la guerre ou de la politique. WOLFHEART Wolves Of Karelia Death metal mélodique Napalm Rec./Season Of Mist La meute finnoise continue son chemin entamé sur le remarqué Winterborn (2013) avec la même recette, à savoir un death metal puissant et mélodique. S’essayant au concept album sur les soldats finlandais durant la dernière guerre, Tuomas Saukkonen durcit cependant quelque peu le ton ici, grâce aux guitares rythmiques jouées sur une baryton, accordée plus grave en La. Riffs très heavy et acérés, donc (« Reaper », « The Hammer ») , growls monocordes, intros imposantes (« Hail Of Steel ») ou plus subtiles (« Horizon On Fire ») , ambiance folk (« Eye Of the Storm ») , chacun s’y retrouvera. Mais, à trop enchaîner ainsi les albums, Wolfheart, fort d’un savoir-faire national (Amorphis, Insomnium…), semble perdre la fraîcheur de ses débuts. [Seigneur Fred] Une etincelle dans l’univers Formé en 2016 à Reims, Protogonos propose un metalcore mélodique aux sonorités uniques et atmosphériques. Les cinq membres du groupe ont sorti From Chaos To Ashes sous le label M&O Music. Pour en parler, nous nous sommes entretenus avec la formation au grand complet. [Entretien avec Nico (chant), Ben (guitare), Aurélien (guitare), Nick (basse) et Jérémy (batterie) par Jérémie Bénnard] Protogonos est un terme grec qui désigne l’origine des choses, ou le premier né. Il y a une histoire derrière ce nom ? C’est Ben qui l’a trouvé, Protogonos est son premier projet musical, peut-être un lien. Ce qui est sûr c’est qu’il nous a tous parlé, il a évoqué en chacun de nous quelque chose dans lequel on se retrouvait. Lors de la promotion de votre EP Ex Nihilo, vous aviez déjà en tête la conception de From Chaos To Ashes ? Comment a-t-il réellement vu le jour ? À vrai dire, nous avions l’album en tête bien avant l’EP. Nous avons enregistré l’EP comme une base de travail, une étape vers l’album. On travaillait en environnement clos depuis un an et il nous fallait prendre du recul sur ce que nous produisions. Ex Nihilo y a contribué. Il nous a aussi permis d’engranger de l’expérience sur scène, ensemble et individuellement. On a profité de la promotion d’Ex Nihilo pour intégrer les morceaux en live au fur et à mesure que nous les travaillions. Pendant 12 mois, on a pu ainsi les retoucher à mesure qu’on les jouait et que mûrissait notre son et l’approche « core » de notre musique. C’était important pour nous de faire évoluer notre musique sur des points que nous trouvions inaboutis sur l’EP. Une fois prêts, on a enregistré. À la différence d’Ex Nihilo, nous avons choisi de travailler avec Magnus Lindberg (Cult of Luna) pour le traitement du master. Mention spéciale pour le travail de Pierre Alain D. (3mmi design) qui a produit un visuel remarquablement en adéquation avec le thème de l’album. Le titre de l’opus se retrouve dans 2 morceaux, le premier et le quatrième. Ces morceaux ouvrent et clôturent la partie « concept » de l’album, résidant dans ses 4 premiers titres (5 en fait, puisqu’« A Spark In The Universe » en est une conclusion instrumentale). En quelques mots, le narrateur raconte une histoire allant de la création jusqu’à une issue dystopique de l’humanité. Il existe différentes cosmogonies, mais nombreuses sont celles qui s’accordent autour d’un chaos primordial à l’origine de toute chose. C’est le thème de « From Chaos ». D’un point de vue plus scientifique, « Continuum » évoque l’apparition de l’espace et du temps, et « Prometerra » des éléments, de la vie, de l’évolution. Nous amenant à « To Ashes », qui conclut l’histoire avec sarcasme sur la position dominante de l’Homme dans son environnement. Il y a une volonté, derrière ce concept, de mettre en avant le peu de temps qu’il aura fallu à l’humanité pour réduire en cendre, à la gloire de son confort, quelque chose qui a mis si longtemps à se construire. Ça fait un peu sérieux, expliqué comme ça, mais c’est juste un état de fait exposé en musique. PROTOGONOS From Chaos To Ashes Metalcore M & O Music Difficile de ne pas apprécier le travail des Rémois sur From Chaos To Ashes. Les influences sont nombreuses, avec des sons de claviers tout droit sortis des années 80 et un chant growlé de Nico qui se différencie terriblement de la concurrence. Avec un duo de guitaristes qui offre une rythmique énergique et des riffs envoûtants, Protogonos réussit à dévoiler son identité musicale, une patte bien à lui, saupoudré de 30 ans d’influences rock et metal. On notera l’idée d’inclure un concept réel dans cet album, à côté des compositions plus libres. « A Spark In The Universe » mettra tout le monde d’accord  : désormais, il faudra compter sur Protogonos dans la scène metalcore française ! [Jérémie Bénnard] METAL OBS’17



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