Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MARE THEM SUFFER Une autre vie commence La vie de Make Them Suffer aurait pu basculer dans le split au cours de l’année 2017, lorsque les 3/5èmes de la formation se sont fait la malle pour voguer vers d’autres horizons. Le groupe ressurgit avec How To Survive To Funeral, plus metalcore que jamais. [Entretien avec Nick Mc Lernon (guitare) par Loïc Cormery] Peux-tu revenir, en quelques mots, sur le départ de trois membres du groupe au cours de l’année 2017 ? Oui une période assez compliquée, je dois dire, pour moi. Chris, Lachlan et Louisa sont partis d’une façon si brutale ! Louisa, en tant que chanteuse, surtout... Son départ m’a attristé, car nous formions un très bon duo, y compris amicalement. Ils sont partis pour divergences musicales, il n’y a rien de plus à en dire. Un couple qui se brise, tout simplement. C’est un processus qui arrive souvent, maintenant. Donc la vie continue. Je suis pleinement satisfait de notre nouveau lineup et j’espère qu’il va tenir bon ! How To Survive To Funeral va certainement plaire à la jeune génération, avec son atmosphère plus metalcore et ses mélodies catchy… On s’est posé la question au début de savoir si l’album allait être technique et, en fin de compte, on a préféré s’en foutre complètement. On aime le disque et c’est le plus accompli à ce jour. Nous sommes conscients que la concurrence est rude dans ce domaine, mais nous y croyons à fond. Je crois qu’il y a toujours la patte des débuts, avec de grosses rythmiques, bien pesantes et techniques, et la voix de Sean qui s’est ajustée, selon les émotions des morceaux. Parfois, elle est mélodique et, d’autres fois, elle ne l’est pas du tout. Tout le monde y trouvera son compte, c’est certain. Les quelques réactions que j’ai eues pour l’instant sont très positives et ça fait du bien à entendre. Je pense également que cet album est assez dark, mais il est aussi intense en mélodies. Quel a été le morceau déclencheur pour l’album ? Avais-tu tout planifié d’un bout à l’autre ? Ou bien c’est le feeling a fait l’essentiel ? Pour certains morceaux, on boostait l’écriture, mais tout n’était pas planifié. J’aurais préféré, à vrai dire ! En plus, j’ai produit le disque, donc il a fallu que je fasse preuve d’encore plus de patience avec mes camarades. Un morceau comme « Bones » est vraiment représentatif et il n’est pas étonnant de l’avoir mis en ouverture de l’album. Et le single « Drown With Me » mérite le détour, les gens de Rise l’ont beaucoup apprécié, donc c’était naturel aussi de le mettre en avant. J’ai composé une bonne partie de l’album, mais le reste s’est fait avec tout le groupe. C’était important d’avoir des idées nouvelles de la part des autres membres. 14 METAL OBS’MAKE THEM SUFFER How To Survive To Funeral Metalcore Rise Records Aujourd’hui, nous nous intéressons au cas de Make Them Suffer, un groupe de metalcore post hardcore, dans un genre où il n’est pas évident de se faire une place. On se dit que cela va être de la repompe habituelle, mais, au final, il y a quelque chose. Ici, nous avons affaire à du metalcore à tendance progressive. Avec un EP et trois albums en 8 ans, il était temps pour les Australiens de sortir un quatrième effort chez Rise Records. Petit couac, en 2017, un gros changement de line-up a retardé l’ascension du groupe, après Worlds Apart. Cet album ouvre donc une nouvelle ère pour le groupe, avec quelques excellents moments et une musique alliant riffs tranchants et refrains mélodiques. Certes, c’est la marque de fabrique des plus grands du metalcore post hardcore, mais Make Them Suffer peut se vanter d’avoir quelques missiles rentrant directement dans la mémoire, « Bones » en tête. Mais aussi et surtout les très bons « Fake Your Own Death » et « That’s Just Life ». À vrai dire, et ce n’est qu’un avis, l’album ne renferme pas de tubes ou de véritables titres fédérateurs. D’autant qu’il manque peut-être de cohérence et de ces étincelles qui propulseraient le groupe en orbite. On verra ce que ça donnera dans le futur, donc. [Loïc Cormery] SI E UJ THE UNINTERSE Premier cycle Premier album pour Steal The Universe qui s’affranchit des frontières du metal pour proposer un style où viennent se fondre de nombreuses tendances. Avec Cycles, le groupe dégage un fort potentiel et la maîtrise affichée montre bien la force du trio. [Entretien collégial avec Benjamin (chanteur), Jérémie (bassiste) et Julien (guitariste) par François Alaouret — Photo  : D.R.] On va commencer par un petit état des lieux. Votre premier album, Cycles, est sorti en novembre dernier. Que s’était-il passé avant et que se passe-t-il depuis ? Avant la sortie de Cycles en novembre 2019, nous avions sorti un EP 6 titres, Ascend. Ce premier coup d’essai nous a donné l’occasion d’aller défendre le projet un peu partout en France. On espère que ce premier album sera la pierre angulaire du projet et la fondation qui nous permettra d’aller plus loin. En parallèle, nous avons déjà amorcé la composition de nouveaux morceaux. Vous jouez un metal résolument moderne et très mélodique, qui puise dans de nombreux registres. Pourquoi avoir opté pour un chant growl ? Pour marquer un vrai contraste ? À l’origine, ce n’était pas un choix vraiment réfléchi. Mais, après la sortie d’Ascend, on s’est rendu compte que ce contraste pouvait être intéressant et il nous permettait de nous différencier un peu plus de la vague metalcore « classique » et sa formule couplet growl et refrain en chant clair. On a donc décidé de pousser le truc un peu plus loin. Ce contraste définit aussi notre identité  : on va continuer dans ce sens ! Les rythmiques saccadées et chaloupées font inévitablement penser au metalcore actuel. Pourtant vous brouillez les pistes et on en est finalement assez éloigné… C’est vrai qu’il y a beaucoup d’influences qui se mélangent dans cet opus, et c’est quelque chose qu’on essaie de cultiver. Comme beaucoup de groupes, notre musique est construite autour des guitares. L’idée était donc d’apporter du relief avec diverses textures ou effets. Et aussi au niveau rythmique avec des mesures asymétriques, des changements de tempos ou de groove  : on a pas mal expérimenté. Vous avez enregistré l’album à trois et j’ai vu que vous cherchiez un batteur. Où en êtes-vous de ce côté-là, et qu’est-ce qui a motivé cette décision ? 2019 a été assez révélatrice, car nous avons eu l’occasion de remettre le projet à plat et de réfléchir à la direction à prendre. Nous avons décidé de travailler à trois sur l’album. On savait également que notre ami Amaury (Pastorelli — ANNA, Divergence...) était disponible pour nous filer un coup de main à la batterie, ce qui nous a permis de ne pas être bloqués. Aujourd’hui, nous aimerions constituer un line-up stable avec un quatrième membre pilier. Justement, vous programmiez les parties de batterie à trois. Le fait d’intégrer un batteur va vous apporter plus de liberté pour composer et plus de souplesse sur scène aussi… Carrément ! On n’envisage pas un concert sans batteur. Maintenant, il s’agit de trouver la bonne personne, qui pourrait apporter sa touche aussi bien sur scène qu’au niveau de la composition. STEAL THE UNIVERSE Cycles Metal moderne Autoproduction Après un EP en 2016, Ascend, le trio persiste avec un premier album varié, dense à travers lequel il passe en revue de nombreux styles et des influences bien digérées. Il pousse le metalcore actuel dans ses retranchements, avec un chant growl aux frontières du death. Sur des rythmiques saccadées et chaloupées, les Dijonnais enchainent les riffs acérés et tranchants (« Paradigm », « Chasing Time »). Très technique, Cycles présente neuf titres aboutis (dont l’instrumental « The Tide ») avec même quelques touches heavy. Très impliqués dans la production, les trois musiciens rendent une belle copie dans une variété de genres originale. Steal The Universe pose ici de très bonnes bases. [François Alaouret]
SILENCE OF TUE ABYSS lta, COMp1.fl &Dere ON E17[il5WE t'UMM rie.'61OCAIC11.W4)Tle MEM... SECRETS OF THE MOONIS MOST VISUAL RELEASE TO DATE - A HIGHLY AMBITIOUS, COMPELLING ARTISTIC SYNTHESIS !'-'SECRETS orme NIWN BLACK JR 1-OUSE ai 1)..ivaikild FrÉfaLel Mie « in V. ColiKEI.D1R IRMA AN ATMOSPHERIC ACK ME  : FA ! SYNTHFSIS OF ELEGANCE AND DESPA ER :.  : r'.. VUUR & ZLIDE/..IMPAVIDA La releveest assuree Fondé en 2017 à Bastia, ce trio de l’ile de beauté a sorti un premier EP éponyme en mars 2018, ayant reçu d’excellentes critiques. Il nous revient avec un premier album intitulé Unease & Unfairness, lequel propose un mélange de metal moderne aux accents méditerranéens. [Entretien avec Jean-Bernard Flores (chant), David Santucci (guitare), et Diane Gianelli (batterie) par Cédric Marguier] Vous avez reçu d’excellentes critiques pour votre premier EP sorti en mars 2018, cela vous a-t-il influencé sur la composition de votre album ? Indirectement. Certaines chansons du nouvel album étaient déjà écrites avant que les critiques ne sortent. Elles nous ont plutôt aidés à maintenir la dynamique, mais ça n’a pas influencé nos choix au niveau de la composition ni du rendu final. On avait déjà une idée de ce qu’allait donner cet album. La pochette de votre album est visuellement sublime, pouvez-vous nous expliquer sa signification et pouvez-vous nous dévoiler son auteur ? Oui, alors c’est un travail exceptionnel de l’artiste KahiniennGraphix, de son vrai nom Eric Hyrcza. Dans les œuvres qu’il avait déjà réalisées avant qu’on ne le contacte, on avait sélectionné deux d’entre elles, une pour le back, et une pour le front, mais l’une d’elles avait déjà été vendue. Il nous a donc proposé de composer une cover dans le même esprit. La seule contrainte dont nous lui avions fait part était d’intégrer le OF Lxs-TÉIV prephecy -. SPL Ir.1.i. n 1.:.N,i, liGiLmeis e I. k. tELL,Ac K. ANI e 1 "I ILANM'AxIEN I dei:..  : '. r-, 1 MOR.P.:MFOWNI AT/ON & wEB.FL1 [OP, WWW.PROPH.ECY-DE logo du groupe dans la front cover. Et la maquette qu’il nous a présentée est la front cover actuelle. L’idée était de rester dans le thème des chansons, donc un univers post-apocalyptique, avec de potentielles pistes d’un nouveau système. Dans ce nouveau monde où tout est détruit, l’humain est contraint de respirer grâce à un appareillage qui renferme le peu de végétaux qui restent. Vous êtes un trio, qui compose et de quels sujets parlent vos textes ? Oui, il y a David Santucci (guitare et chœurs) qui compose tous les titres et les propose à Diane (batterie et chœurs) et Jean-Bernard (voix lead). Chacun apporte ses idées pour les remodeler jusqu’à la validation des trois membres du groupe. Parfois, David part d’un texte ou d’un thème que les deux autres membres lui présentent. Sur cet album, JB et Diane se sont partagé l’écriture des textes. Les sujets sont variés  : la notion de folie, la maltraitance animale, le nihilisme, la corrida, la condamnation à mort, et, bien sûr l’univers post-apocalyptique. Les textes développent des idées, des ressentis, des hypothèses, des sujets de réflexion et en aucun cas des affirmations. Chacun est libre d’y comprendre et ressentir ce qu’il ou elle veut. On vous associe à un style death metal technique, êtes-vous d’accords ? Oui, alors on nous a classifiés dans le death metal dans l’EP... Même si nous avons énormément d’influences communes, chacun d’entre nous en a tellement de différentes qu’il est très difficile de classer notre musique dans un seul style. Death metal, oui, mais pas tout le temps, metal technique… Pas vraiment, en tout cas ce n’est pas comme ça qu’on le ressent. Il y a tant de groupes extrêmement techniques qui font des performances absolument hallucinantes qu’il est difficile de nous définir avec cet adjectif. D’autant que ce n’est pas du tout notre objectif de composition ni notre spécialité. Le but est que la musique nous touche dans nos entrailles. Si ce n’est pas le cas, on jette ! Si on était vraiment obligés de définir notre musique, on dirait metal méditerranéen. SILENCE OF THE ABYSS Unease & Unfairness Metal méditerranéen (Auto prod/Corse) 16infàffl1ilLiq 4+1 Wefflkirl'Mrelel te` Le premier album de ce jeune groupe est un véritable bijou, avec un metal très bien ficelé et un son proche de Gojira ou de Tool, notamment sur les titres « Nothing At All » et « My Fair Furry ». Ce trio nous montre plusieurs influences, dont le death technique et le metal progressif, qui résultent, au final, en un album varié et complexe. Petit interlude en acoustique sur « Matando », assez bien fichu à l’oreille, et « See Arcturus », rappelant les origines musicales de l’ile de beauté Corse. Les parties de batterie sont hyper carrées et techniques. Le chant clair et de haut vol ou les divers backing vocals nous entrainent rapidement dans le silence des abysses. Vous l’aurez compris, ce groupe est promis à un bel avenir. [Cédric Marguier] p 111 411 1.111 3 illte lese —11ré,07 io,F...cimipe.-re. 0 IPROPTISAK LTD. CCMD AOFFISCCli Cenig.W. Érl)i.<04Ft'WH OMIL DIZO5farditi ergLer ED ARTWOWL unYRi44ii3 dutb 90 ? mem Illirlelit(Yre.LLIZOF u L à:111141%1e G41ir(14.11 10 ericw.. Yt ! 41à WIWI wINVI kASr Oie PIM ce-01 lunt lem Liml i92.11C114:1165Fdr&'-



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