Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
Metal Obs' Mag n°93 mai à aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de mai à aoû 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 51 Mo

  • Dans ce numéro : Currents, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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L’heure du bilan a sonne Après une échappée solitaire, il était temps pour notre guitar hero grec de revenir à ses premières amours et son groupe Firewind. L’occasion de faire le point sur plus de 20 ans de carrière et de nous offrir un disque éponyme aux allures de best of. Pour l’heure, la formation a été remaniée, mais cela n’entache en rien la très grande qualité de cette production. [Entretien avec Gus G (guitare) par Julien Meurot, julien@metalobs.com] Comment s’est passée l’écriture de ce disque ? Tu as été pas mal occupé avec ton album solo, ces dernières années... Le cycle a été un peu le même que pour n’importe quel disque de Firewind. Tu sais, la batterie a été mise en boîte en août dernier et, en octobre, toutes les guitares étaient terminées. Le plus compliqué et stressant a été le changement de lineup en cours de route. Nous sommes partis en tournée, juste après l’enregistrement des guitares, et, à notre retour, nous avons perdu chanteur et claviériste. C’est là ou Herbie (Langhans, nouveau chanteur de Firewind) entre en jeu. En décembre et janvier, il a bossé sur les paroles et les mélodies vocales. Mi-février, tout était fini ! N’était-ce pas stressant de travailler à distance avec Herbie, sans vous être rencontrés avant ? On sait que le talent est une chose, mais il faut être sûr de pouvoir se supporter en tournée. C’est totalement fou, je suis bien d’accord (rire). Mais le courant est tout de suite passé entre nous. Que ce soit humainement ou dans notre façon de composer. Je me souviens avoir été bluffé par notre première collaboration. Je lui avais envoyé le titre « Devour » en lui demandant ce qu’il pourrait faire avec. Le lendemain j’ai reçu la démo et je n’en revenais pas, c’était exactement ce que j’espérais sans le savoir (rire). Partant de là, je n’étais plus inquiet, ça allait le faire. Tu n’es même pas allé le voir par la suite pour bosser avec lui ? Absolument pas ! La première fois que nous nous sommes rencontrés « en vrai », c’était lors des séances photo et du tournage des clips. D’ailleurs, l’album n’était pas encore finalisé. Pour les vidéos, nous avons fait du playback sur des « rough mixes ». L’expérience fut assez amusante, un peu dans le speed, car nous avions peu de temps pour tout faire. Mais tout s’est plutôt bien déroulé et ce moment passé ensemble m’a, là aussi, rassuré sur notre avenir commun. Cela n’échappera à personne, l’album se nomme Firewind. À mon sens, cela colle parfaitement au disque, car il est très varié et représente parfaitement le Firewind du passé et celui du présent. Je prends cela comme un très beau compliment, car c’est également mon sentiment. Chaque disque est un peu un instantané de ma vie. Je ne pourrais pas forcément refaire The Premonition (2008) ou même Immortals (2017). Cette fois, je ne me suis pas vraiment posé trop de questions. J’ai laissé beaucoup de choses venir à moi et l’album me représente, ainsi, avec mon passé et mes aspirations actuelles. J’aime beaucoup ce disque. 10 METAL OBS’FIREWIND Firewind Heavy metal AFM Records Dans la jungle des guitaristes, il en est qui sortent leur épingle du jeu. C’est bien entendu le cas de Gus G, dont le talent n’a d’égal que sa sympathie. Le voilà donc de retour avec un neuvième album de Firewind. L’occasion pour lui de nous présenter son nouveau lineup, en effet, la formation est redevenue un quatuor et le poste de chanteur est désormais occupé par Herbie Langhans (Avantasia, Voodoo Circle). Au menu de cet album éponyme, de la variété et du riff. Ce bon Gus sait trouver les notes idéales pour nous faire vibrer. Que ce soit sur les titres incisifs, ceux limite rock ou encore les ballades, tout est là pour nous faire plaisir. Le groupe étant maintenant dépourvu de claviériste, le disque est très orienté guitare. Nous retrouvons bien quelques nappes ici ou là, mais cela n’a rien à voir avec les productions précédentes. Un album tout en variété (subtilité ?) , qui ravira les fans du guitar hero grec. Un grand bravo ! [Julien Meurot] À tombeau ouvert RRRags nous revient avec son deuxième album, High Protein. Le groupe à haute énergie nous permet de renouer avec des sons qu’on apprécie, de Blue Cheer à Kadavar, retrouvons Rob Martin, pour nous en dire un peu plus sur ce nouvel album. [Entretien avec Rob Martin (chant, batterie) par Philippe Archambeau] Votre premier album est sorti il y a deux ans et vous avez depuis beaucoup tourné, dont des dates avec Monster Magnet, avez-vous une anecdote à nous raconter ? Salut les gars ! Il y a eu des concerts vraiment sympas. Nous avons eu la chance d’avoir fait nos débuts au festival Roadburn et d’avoir eu de très bons concerts à Into The Void et au Desert Fest d’Anvers, parmi beaucoup de petits concerts cools. Nous avons certainement passé de chouettes moments, mais je n’ai pas d’anecdotes pouvant être publiées. Nous pouvons tout de même vous dire que Monster Magnet est un groupe de grande classe sur et hors scène et qu’il y avait de superbes vibrations autour d’eux. Je n’ai rien d’autre que du respect pour eux ! Dès le début de High Protein, « The Fridge » sonne très stoner. Ce style définiraitil votre musique ? J’associe le stoner rock aux premiers groupes, comme Monster Magnet ou Kyuss, généralement influencés par les groupes de style Black Sabbath. Je suppose que, d’une façon générale, « The Fridge » dégage une atmosphère Black Sabbath, mais je ne pense pas que l’étiquette stoner nous convienne vraiment. Nous avons tendance à nous décrire comme un groupe de heavy rock inspiré des années 70. « Messin’ » débute avec un chant à la façon de Clutch, aimeriez-vous accompagner ce groupe en tournée ? Ravi d’entendre que « Messin’ » vous rappelle Clutch, car ils sont maîtres de la sensation d’un rythme ternaire lourd ! Bien sûr, nous aimerions faire une tournée avec Clutch. Ils ont l’air d’un groupe de mecs sympas. Ils ont de l’expérience et savent certainement comment faire bouger une foule ! Cet album est incroyablement produit par Marcel van de Vondervoort (Astrosoniq, Roadburn), qui est devenu carrément le quatrième membre du groupe... Marcel est le batteur et producteur du groupe Astrosoniq de Ron (van Herpen, guitariste de RRRags) et ils sont au cœur de ce groupe depuis vingt ans. Marcel mixe également les enregistrements de Roadburn, donc il sait parfaitement ce qu’il fait. Quand nous avons commencé RRRags, nous voulions faire un album le plus tôt possible et il était le choix naturel, car c’est un bon ami et nous savons de quoi il est capable. Nous avons donc enregistré notre premier album ensemble et le résultat fut excellent. Quand on voit RRRags, on pense à des groupes comme Blue Cheer, ou Grand Funk Railroad, avec leur énergie et leur gros son, est-ce que le titre de l’album High Protein fait référence à l’énergie que vous déployez ? Oui, c’est exactement la sensation que nous recherchons et c’est tout à fait comme ça que vous devriez voir le titre ! En fait, il est apparu lorsque l’œuvre a été créée. Notre bassiste Rob Zim est notre concepteur artistique et il a présenté la couverture de l’album, qui comprenait le titre High Protein. Je pense donc que l’illustration est venue en premier et le titre est issu de là. RRRAGS High Protein Rock Lay Bare Recordings J’aime particulièrement les trios, mais là il faut ajouter le quatrième homme, à savoir Marcel van de Vondervoort, qui produit ce disque au son supersonique. Et, dès le premier morceau, « The Fridge », de ce High Protein, RRRags nous emmène dans une atmosphère stoner très énergique. Il est suivi de « Messin’ », titre qui n’est pas sans nous rappeler le groupe américain Clutch. « Sad Sanity » me fait penser à un rock soul à la Richie Kotzen et la suite nous offre un album varié et entraînant, donnant une envie irrépressible de voir en live RRRags. On peut se dire qu’il évoque Blue Cheer, Grand Funk Railroad, ou, plus près de nous, Kadavar. Mais je crois qu’ils sauront très rapidement se différencier. Le dernier titre « Window », psyché à souhait, montre que RRRags n’a pas fini de faire parler de lui, pour notre plus grand plaisir musical. [Philippe Archambeau]
MI II CD 11 A star is bAROn Voici venue la nouvelle sensation du heavy metal suédois  : Chronus ! Auteur d’un premier album éponyme en 2017 avec déjà de belles influences glam et hard rock plus généralement, ce quartette de Helsingborg risque de faire des émules sur la scène internationale avec son petit chef d’œuvre Idols produit par un ex-Ghost. Outre les éloges d’artistes tels que Björn (Soilwork) ou Mario Duplantier (Gojira) à son sujet, force est de reconnaître le talent de cette jeune star managée par un certain Dirk Verbeuren (Megadeth, ex- Soilwork…). [Entretien avec Sebastian « Le Baron » Axelsson (guitare/chant) par Seigneur Fred — Photo  : DR] Idols est votre second album studio et le grand public vous découvre véritablement à présent. Peux-tu revenir sur l’origine du groupe et sa fondation à Helsingborg en Suède en 2012 ? Comment est né Chronus ? Bienvenue à notre fête ! Je suis content que tu sois là ! Quand j’étais enfant, j’avais déjà l’idée de Chronus en tête. Je me préparais mentalement et physiquement à mener le groupe à la gloire. À l’âge de 12 ans, nous étions dans la même école, et, le soir, nous nous battions à coups de riffs lourds sur nos guitares… De nombreux artistes de la scène metal ne tarissent pas d’éloges sur vous… Comment expliques-tu cela, outre l’aspect marketing pour promouvoir Idols ? Ce sont des amis que vous avez soudoyés (rires) ? On apprécie toujours chaque fois qu’une personne digne d’intérêt complimente le groupe. C’est un grand plaisir d’entendre cela de la part de quelqu’un que vous admirez. Cependant, nous voulons et devons toujours être à la hauteur de ces attentes. Tout ce que je peux dire, c’est que Björn (Soilwork) est un bon ami à moi. Pour le reste, c’est secret (clin d’œil). Sur vos photos officielles, Chronus dégage une image baroque, glam, à travers notamment ton look et ton pseudo, Le Baron, mais aussi bien sûr votre musique... D’où provient cette image selon toi ? Tu as grandi avec David Bowie, mais également avec la vague glam hard rock des années 80 ? Nous sommes devenus le groupe que nous avons toujours voulu voir en live. Les modèles et icônes passées ou à venir dans les époques différentes ne sont pas aléatoires. Mais il y a quelques centaines d’heures de travail derrière tout ça. On a déjà des illustrations et de la musique pour notre troisième album. D’ailleurs, notre illustrateur peint actuellement mon portrait pendant que j’écoute The Rise And Fall Of Ziggy Stardust de Bowie en vinyle et réponds à tes questions. Ce n’est que le début… Pour le moment, qui sont ces « idoles » évoquées dans le titre de votre second album ? Vous voulez devenir les nouvelles idoles du public sur la scène heavy metal mondiale (rires) ? Idols tourne autour du faux culte et de la foi aveugle des gens. La chanson-titre est fortement inspirée par les événements insensés de Jonestown survenus en 1978. Comment pouvez-vous mettre aveuglément votre foi en quelqu’un qui veut vous voir mort ? L’obéissance aveugle… Musicalement, Idols est chargé de refrains accrocheurs et de riffs percutants. Il évoque des sentiments de nostalgie tout en orientant le hard rock contemporain dans une nouvelle direction. Les riffs de guitares sont en effet très directs et la rythmique y fait pour beaucoup dans l’impact des nouvelles chansons. Tout est savamment calculé sur Idols, comme la durée des titres qui ne dépasse guère les trois ou quatre minutes. C’est pour toucher un public plus large ? Merci, monsieur ! Pour te dire la vérité, nous avons fait appel à notre bon ami Simon Söderberg (alias Alpha, ex-Ghost), pour produire ce nouvel album. Beaucoup de temps et d’efforts ont été consacrés à l’écriture et à l’interprétation des chansons. Nous visons toujours à écrire le meilleur et le plus attrayant possible. À propos de la section rythmique du groupe, Chronus a perdu son batteur Martin Sjölund (R.I.P.) en 2015. Il a été remplacé par Jonatan Östling, mais les crédits mentionnent un certain Adam Kapusta sur le nouvel album. Qui est alors votre batteur actuel (studio ou live) et qui joue la batterie dessus ? Jonatan est l’homme derrière la batterie sur l’album. Cependant, nous avons dû le laisser partir pour faire place à notre dernière recrue. Monsieur Kapusta est bien la nouvelle colonne vertébrale du groupe. Sur Idols, il y a une morceau qui s’intitule « Shepherd ». Est-ce en quelconque liaison avec le groupe écologique activiste Sea Shepherd (rires) ? Parle-nous de ce morceau ! CHRONUS Idols Heavy/glam metal Listenable Records Une chose est sûre  : avec ce second opus, Chronus va conquérir de nombreux fans parmi les amateurs de hard rock au sens large. Ça tombe bien, car c’est exactement le plan du Baron (guitare/chant) et de ses hommes de main. Ces nouvelles stars suédoises livrent là une petite merveille comme seuls les groupes scandinaves savent le faire depuis des décennies (Candlemass, Europe, Opeth, Ghost…). Un look travaillé, classe et baroque, un songwriting aux petits oignons et une production sonore limpide et chaleureuse signée Simon « Alpha » Söderberg (ex-Ghost). Le tableau étant dressé, comment résister alors un instant à chacune de ces dix chansons aux mélodies imparables (« Mountains Of Madness », « My Heart Is Longing For You ») ? Si le riffing des morceaux peut paraître assez simple et répétitif au départ, la voix du Baron, bizarrement voisine d’Ozzy Osbourne, contribue à la réussite d’Idols. Mais c’est surtout la section rythmique, là encore très basique, mais réglée comme du papier à musique, qui donne le pas d’une marche vers la gloire (« Pharos ») , mais attention, la couronne est parfois lourde à porter (« Heavy Is The Crown ») comme s’en amuse d’ailleurs avec ironie le quatuor d’Helsingborg. Un must have ! [Seigneur Fred] « Shepherd » (NDRL  : berger) parle de suivre aveuglément quelqu’un ou quelque chose qui pourrait mal se finir. La mélodie du refrain est née de la lecture d’une des autres chansons de l’album, à l’envers. Il y a aussi le titre « My Heart Is Longing For You » que j’aime tout particulièrement. La mélodie y est entêtante, notamment avec ta voix sur le refrain. De plus, le solo de guitare est simple, mais vraiment réussi. Avez-vous pour projet de développer d’autres chansons comme celle-ci, en intégrant peut-être des influences rock progressif ? Qu’en penses-tu ? Merci pour tes paroles inspirantes ! Nous avons beaucoup de morceaux différents écrits et cachés dans notre coffre-fort. Qui sait ce que l’avenir nous réserve ? C’est étrange, car j’écoutais le dernier album d’Ozzy Osbourne, Ordinary Man (chroniqué sur www.metalobs.com), et je trouve que vos timbres de voix sont assez proches. Ozzy est-il une de tes influences vocales majeures ? Toi, Le Baron, aimerais-tu avoir une aussi longue et incroyable carrière que le Madman, âgé aujourd’hui de 71 ans (rires) ? Je suis vraiment honoré d’être comparé à une si grande voix et un tel artiste. Une rumeur circule selon laquelle nous sommes tous les deux liés, vrai ou faux ? Nul ne le sait (rires)… Tout ce que je peux te dire avec certitude, c’est que Black Sabbath occupe une place très spéciale dans mon cœur. Enfin, que peut-on vous souhaiter avec ce second album Idols si ce n’est le succès ? Régner ! En attendant, nous sommes chez nous écrivant déjà de nouvelles choses et préparons notre conquête du monde qui aura lieu dès que ces temps alarmants seront passés… METAL OBS’11



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