Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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MEIN Me (11BERI JOSEPH PRÉSENTENT LA SÉLECTION MENSUELLEie> r SEMBLANT Obscurci Frontiers Music "Le « Le vrai Métal à travers les éclairs et la foudre." foudre. » VREDEHAMMER Viperous Indie Pecordings " La faucheuse vous invite à faire un tour." tour. » CREMATORY Un bro ke n Napalm Records "Un « Un mur de son qui vous emportera tout droit direction les ténèbres." ténèbres. » ALEX RUDI PELL Sign Of The Times SPV "Le « Le prodige est de retour avec une nouvelle étincelle pour enflammer vos oreilles." oreilles. » VISCERA Obsidian Unique Leaders Records "Laissez « Laissez donc la machine prendre le contrôle de votre âme..." âme... » metalobs.com `gibertjoseph.com -N Blasphemer THE SIXTH HOUR Black metal Candlelight Records En janvier 2020, le groupe italien Blasphemer nous arrive avec un album qui fleure bon le black metal à la sauce Vader et qui nous ramène à la source de ce genre. Musicalement l’album tient vraiment la route. Les guitares impriment leurs rythmes et se montrent à leur avantage, la section rythmique n’est nullement en reste, tout comme la voix. Les morceaux se suivent et ne se ressemblent pas, le tempo changeant d’un morceau à l’autre. « Hail King Of Jews », « Lords Of Lies » et « The Sixth Hour » ressortent tout particulièrement. Par ailleurs, quel superbe enchaînement que ce « Via Dolorosa » qui suit « Lords Of Lies » ! Le reproche à formuler est que cet album a peut-être le défaut de sa qualité. Il nous ramène aux sources du genre, manque peut-être d’un peu d’originalité et peut parfois laisser un goût de déjà entendu. Réentendre une musique de cette qualité n’a cependant rien d’un supplice. [Sante Broccolo] CODE ORANGE UNDERNEATH Modern hardcore Warner Music "Mc À tous ceux qui auraient passé leur chemin après l’écoute du surprenant premier single « Underneath », titre mainstream où la voix claire de Reba Meyers prédomine, eh bien tant pis pour eux. Dès les deux premiers titres de l’album « Swallowing The Rabbit Whole » et « In Fear », Code Orange vient confirmer qu’il continue à œuvrer dans une violence inouïe, marquée par le chant hurlé et saturé de Jami Morgan. Comme ont pu le faire Botch ou Cave In à ses débuts, ou plus récemment à la manière d’un Dillinger Escape Plan, Code Orange bouscule les « codes » (hum) pour nous offrir un album riche et varié, avec un savant mélange de samples et de sonorités indus, mais aussi étouffant et puissant. Certains titres comme « Sulfur Surrounding » et « The Easy Way » viennent parfois calmer le jeu, mais contribuent à rendre cet album plaisant et diversifié. Nous tenons là un must have ! [Norman Garcia] 1...el... ***il ***cile. CREMATORY UNBROKEN Gothic metal Napalm Rec./Season of Mist Décidément, nos Allemands sont increvables. Incassables même, au vu de ce quinzième album studio en bientôt trente ans de carrière ! Rien que ça force le respect. Malgré le départ du guitariste/chanteur Matthias Hechler en 2015 et un glorieux passé avec des albums cultes tels que Awake, Act Seven ou encore Believe, en 2000, Crematory continue son bonhomme de chemin, intégrant des influences électro/indus depuis une vingtaine d’années dans son lointain death metal afin de faire danser toujours plus de gothics. La formule ne change guère sur Unbroken. Si le successeur de Matthias, Tosse Bosler (Forty Shades), avait fait honorablement le job sur Monument et Oblivion, son nouveau remplaçant, Connie « Connor » Andreszka (Circle Of Pain, ex- Stormwarrior, ex-Mystic Prophecy…) n’a rien à lui envier, s’inscrivant dans le même registre dramaturgique vocal et créant une dynamique intéressante avec les growls du boss Felix (la fausse balade « Inside My Heart »). Les riffs de guitares cohabitent avec les habituelles boucles électro envoyées par la fidèle claviériste Katrin Jüllich sur des refrains efficaces (« Awaits Me », « My Dreams Have Died » aux faux airs rammsteiniens), parfois poussifs (la chanson-titre), mais qui font encore de belles étincelles du côté de Mannheim, la ville industrielle natale du combo allemand, (« Behind The Wall » et son solo de guitare bien électrique ou l’énergique « The Downfall »). Crematory demeure le patron du gothic metal teuton, repoussant encore un peu plus l’âge de sa retraite. [Seigneur Fred] MARKO HIETALA PYRE OF THE BLACK HEART Heavy rock Nuclear Blast La vie de notre bon Marko ne semble pas être un long fleuve tranquille. Alors que ce dernier aurait pu profiter de vacances bien méritées, suite au break annoncé de Nightwish, le Finlandais préfère plutôt se consacrer à son premier album solo. Celui qu’il faut appeler Marko, et non plus Marco (subtil retour aux sources), nous offre ici un condensé de ses quinze dernières années de composition. Le plus souvent, ces titres ne collaient pas à Nightwish, ni même à Tarot. Du coup, c’est en son nom propre que sort ce disque, enfin « ces » disques, car, en réalité, une
illEell GIBERT JOSEPH PRÉSENTENT LA SÉLECTION MENSUELLE TREF/U.11M.11 I.t.: ; (124:. TREPALIUM From The Ground Klonosphère "Quand « Quand le groove et le jazz viennent titiller le Metal." Metal. » ROSS THE BOSS Born Of Fire AR O Records- "Du cuir, des flammes et des éclairs, bienvenue dans le monde du Boss ! " ! » BONFIRE Fistful Of Fire AFM Records "Du « Du Hard langoureux qui vous fera dresser la crinière." crinière. » AD INFINITUM Mon archy Napalm Records "Entrez « Entrez dans la quête guidée par une fée à la voix magnifique et domptable." indomptable. » metalobs.com gibertjoseph.com gibertjoseph.cern's- première version était déjà disponible depuis un certain temps dans son pays natal, et ce dans sa langue maternelle. Ce n’est que plus tard — donc maintenant —, que sort la version en anglais pour une plus vaste distribution. Comme pour bien des choses, la version originale est meilleure, mais, au moins, la version anglaise nous permet de comprendre de quoi il en retourne. Niveau musical, nous alternons entre différents styles. Marko ne s’impose pas trop de limites, entre mid-tempo, « Dead God’s Son », et titres plus speedés, avec aussi quelques ballades… La production est léchée, avec un excellent travail sur les voix. Les copains venus prêter main-forte sont loin d’être manchots et, au final, l’ensemble se révèle plaisant et varié. Mieux, il est ultra accrocheur et une seule écoute suffira à vous faire entonner l’une ou l’autre des nombreuses chansons présentes sur ce disque. Un album de bonne qualité, mais qui sera probablement éclipsé par l’arrivée imminente du prochain Nightwish. [Julien Meurot] NORD THE ONLY WAY TO REACH THE SURFACE Post rock/metal progressif Klonosphere/Season Of Mist Ne vous fiez pas au morceau d’introduction (« Love ») , car, sur ce deuxième album, NORD réserve des surprises aussi inattendues qu’inspirées. Capable de s’aventurer dans des contrées pop ou psychédéliques, comme dans le death metal ou le stoner le plus brut, le groupe s’est émancipé de tous les registres pour créer le sien. Avec une telle énergie et autant d’envies, il fallait une production à la hauteur. Tâche que Clément Decrock (General Lee, The Prestige, Fall Of Messiah) a parfaitement assurée. The Only Way To Reach The Surface montre une totale maîtrise d’interprétation, nécessaire aux grands écarts que propose le quatuor. Traversant des atmosphères aussi opposées que déroutantes, NORD passe de morceaux psychédéliques à des titres post rock, voire metal extrême. Forcément, on retrouve l’influence du rock progressif tout au long de l’album, ce qui aiguise franchement la curiosité. Il alterne ainsi toutes sortes d’émotions (« Violent Shapes », « Anger Management »). Arborant un rock plus qu’alternatif, le groupe ne se perd pas en route, ce qui est assez rare. L’album est également ponctué de titres très courts, sortes de moments de respiration (« Circular Haze », « Happy Shores ») , qui sont de formidables liaisons. Quelques guests viennent en outre se greffer très naturellement sur quelques morceaux, apportant de belles harmonies de violon, de violoncelle et de trompette. Et comment ne pas parler du dantesque et jazzy morceau-titre qui, du haut de ses 15 minutes, vient conclure un album vraiment exceptionnel ? The Only Way To Reach The Surface est un OVNI musical à écouter sans œillères ! [François Alaouret] PATRÓN efIrr"7" PATRÓN Rock/groovy stoner Klonosphere/Season Of Mist Chaud comme la braise, ce nouveau projet de Lo, frontman de Loading Data, est une créature musicale chimérique. Plusieurs décennies se croisent à travers un album qui pourrait aisément servir de bande originale à un film de Tarantino ou de Roberto Rodriguez. La voix chaude et suave du chanteur est un véritable envoûtement (« The Maker », « Seventeen ») et le casting de Patrón est aussi exceptionnel que le lieu où il a été enregistré. C’est à Los Angeles, dans le mythique studio 11AD d’Alain Johannes (Queens Of The Stone Age, Eleven, Chris Cornell Band...), que le Français a posé ses bagages. Et la magie opère dès les premières notes. Il faut aussi dire que sont réunis Joey Castillo (Danzig, Q.O.T.S.A..), Nick Oliveri (Kyuss, Q.O.T.S.A., Mondo Generator), Barrett Martin (Mad Season, Screaming Trees…), Aurélien Barbolosi (Aston Villa), Monique St Walker (Blackbird Days) et quelques autres... Les neuf morceaux sentent bon le R-rock’n’roll endiablé des fifties, fondu dans le Stoner (« Around My Neck ») , le rock lourd et pesant (« Jump In The Fire ») ou la pop estampillée 80’s (« Very Bad Boy »). Les mélodies entêtantes reposent sur des riffs tendus et brûlants, pour servir un groove sexy et dansant. [François Alaouret] WALLACK BLACK NEONS Post-rock massif Anesthetize/Klonosphere/Season Of Mist Dans une ambiance post-metal/rock presque apocalyptique, Wallack livre un premier album massif, particulièrement bien composé et digne des meilleures productions actuelles. Bénéficiant d’un son très soigné, Black Neons fait montre d’une énergie très live et organique. Il explore ainsi tous les registres rock et metal, en apportant des côtés futuristes et des mélodies qui restent gravées (« Anxiety »). Avec des guitares qui font littéralement corps avec les claviers, la puissance du groupe est plus que palpable. Très indus dans son ensemble, le quintet propose quelques respirations (« Century Boy ») avant de renouer avec des envolées presque charnelles (« Slaughter »). Grâce à un songwriting qui va à l’essentiel, Wallack nous plonge dans une torpeur dévastatrice aux guitares aériennes (« Burnt »). On retrouve même des sonorités vocales propres à Treponem Pal, maître de l’Indus français, sur le morceau-titre. Mais c’est sans compter sur la créativité des Poitevins, qui surprend de facilité avec un « All That’s Ever Been » en deux parties, enveloppant de manière presque hypnotique un album de très haute volée. [François Alaouret] METAL OBS’51



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