Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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THE AMITY AFFLICTION EVERYONE LOVES YOU... ONCE YOU LEAVE THEM Metalcore Pure Noise Records 48 METAL OBS’kITLICIION Fi, THE AMITY AFFLICTION EVERYONE LOVES YOU… ONCE YOU LEAVE THEM Metalcore Pure Noise Records Plus combatif que jamais Formé en 2003 dans le nord-est de l’Australie, The Amity Affliction est de retour avec un septième album, qui navigue toujours entre un metalcore très direct et des mélodies très fédératrices. À souligner la grande performance du chanteur qui semble littéralement vivre ses textes. Intégrant également quelques éléments électroniques dans sa musique, le quatuor signe probablement sa production la plus aboutie, et surtout la plus introspective. [Entretien avec Joel Birch (chant) par François Alaouret — Photo  : DR] Tout d’abord, quelques mots sur votre signature chez Pure Noise Records. Ce nouveau challenge doit vous rendre très enthousiastes, non ? En fait, ce n’est pas vraiment un challenge. Nous avions déjà constaté les bénéfices du travail dans un label indépendant par rapport à une major. Et on ne pouvait qu’être plus que ravis. Nous sommes vraiment contents de pouvoir aller de l’avant. Et je ne remercierai jamais assez Jake de Pure Noise Records de nous avoir engagés. Et puis le label s’est aussi beaucoup diversifié. Et c’est une très bonne chose. Un peu avant l’album, vous avez sorti un premier single, « All My Friends Are Dead », qui est déjà un succès. Il représente bien ce nouvel album, selon toi ? ALBUM DU MOIS ! ALBUM DU 11015 ! Résolument metalcore, mais toujours aussi mélodique, The Amity Affliction est de retour aux affaires et de bien belle manière. Tout juste deux ans après Misery, couronné de succès, les Australiens sortent l’album le plus personnel et le plus introspectif de leur carrière. Bardé de grosses guitares très metal, le groupe a pris un peu de distances avec les sons electro pour en garder le strict nécessaire. Diagnostiqué bipolaire, Joel Birch évoque sa maladie à travers plusieurs titres et le chanteur pointe un regard de la société à travers ses troubles, et la difficulté de vivre avec (« Forever »). Très authentique, le combo semble vivre ses morceaux comme autant de combats à mener. Et toute cette énergie est le véritable catalyseur de ce nouvel album. Plus sobre dans les arrangements, ce septième album n’en est pas moins mélodique, avec des refrains toujours accrocheurs et fédérateurs (« All My Friends Are Dead », « Soak Me In Bleach »). The Amity Affliction livre douze titres courts, racés, percutants et directs. Son metalcore s’affine au fil des albums et Everyone Loves You… est sans doute le plus massif et le plus abouti d’entre eux. [François Alaouret] Résolument metalcore, mais toujours aussi mélodique, The Amity Affliction est de retour aux affaires et de bien belle manière. Tout juste deux ans après Misery, couronné de succès, les Australiens sortent l'album le plus personnel et le plus introspectif de leur carrière. Bardé de grosses guitares très metal, le groupe a pris un peu de distances avec les sons electro pour en garder le strict nécessaire. Diagnostiqué bipolaire, Joel Birch évoque sa maladie à travers plusieurs titres et le chanteur pointe un regard de la société à travers ses troubles, et la difficulté de vivre avec (« Forever »). Très authentique, le combo semble vivre ses morceaux comme autant de combats à mener. Et toute cette énergie est le véritable catalyseur de ce nouvel album. Plus sobre dans les arrangements, ce septième album n'en est pas moins mélodique, avec des refrains toujours accrocheurs et fédérateurs (« Ail My Friends Are Dead », « Soak Me In Bleach »). The Amity Affliction livre douze titres courts, racés, percutants et directs. Son metalcore s'affine au fil des albums et Everyone Loves You... est sans doute le plus massif et le plus abouti d'entre eux. [François Alaouret] « AMFAD » a été génial à enregistrer et est un vrai plaisir à jouer. Nous avons hâte de le proposer au public sur scène, lors de notre prochaine tournée européenne avec Beartooth. Pour être honnête, je ne pense pas que beaucoup de choses aient changé. Nous avions pris les mêmes risques que sur Misery (l’album précédent –ndr). Nous avons gardé tout ce qui fonctionnait et l’avons appliqué à l’album. Nous sommes ravis de pouvoir aborder notre musique de manière différente, et de nous orienter aujourd’hui dans une nouvelle direction. Everyone Loves You… Once You Leave Them est aussi globalement plus sérieux dans le ton et les textes sont également très personnels. C’était votre choix de porter un regard beaucoup plus sombre qu’auparavant ? En fait, j’ai été diagnostiqué bipolaire, et je dois vivre avec tous les jours. J’écris beaucoup en tournée, et la pression d’être loin de ma famille et de la maison est grande. Cela influe sur ma santé mentale, bien sûr. J’ai perdu un ami, qui s’est suicidé il y a deux ans. Cela m’a beaucoup affecté. J’ai aussi pu voir des gens qui ne le connaissaient pas, ou qui étaient en mauvais termes avec lui, lui déverser tout leur amour de manière très excessive. Cela a décuplé mon dégoût et mon énervement autour de ce discours sur ceux qui souffrent de maladie mentale, alors même que chez eux tout va bien. Ces gens-là pensent que le succès fait disparaître tous les malheurs. Je ne sais pas combien de personnes très célèbres se suicident, mais c’est insupportable d’entendre dire que je ne peux pas souffrir parce que mon groupe marche bien.
Everyone Loves You… est différent de Misery, tout en gardant des éléments électroniques. Pourtant, aucun morceau ne sonne de la même manière, chacun conserve son identité propre tout en maintenant une belle unité… Wow ! Merci beaucoup, ça fait super plaisir à entendre ! N’est-ce pas ce que cherchent à faire tous les groupes ? C’est vrai que c’est plus sympa de jouer une musique plus heavy et massive. Nous continuons à apprendre, et nous appliquons quelques processus et des petits trucs que nous intégrons au fil du temps dans nos morceaux. Entre vos deux derniers albums, beaucoup de choses ont évolué, notamment au niveau des textes, qui sont plus profonds. Ce changement vient d’une vision différente que vous avez de la société ? C’est peut-être plus cynique, en effet. J’ai vécu une année très difficile en constatant sans cesse des abus en tous genres dans le monde entier. Donald Trump détruit l’équilibre politique de la planète, l’Australie tombe dans une extrême droite religieuse, le racisme est en hausse partout et j’en ai presque fait une dépression totale à la fin de l’année dernière… Pour conclure, je ne peux pas ne pas vous parler de la tragédie qui touche votre pays, l’Australie, depuis des mois avec ces incendies gigantesques. Comment l’as-tu vécu, et as-tu été directement concerné ? J’ai reçu deux avis me demandant à être prêt à m’en aller, puis j’ai été évacué de ma maison. Donc, cela m’a définitivement affecté personnellement, c’est certain. Cependant, rien de comparable à ce qui s’est passé en Nouvelle-Galles-du-Sud et à Victoria. C’est une véritable tragédie ! Notre gouvernement est moralement en faillite, en ne voulant pas admettre qu’il a tort sur le changement climatique et en étant complice de l’industrie des combustibles fossiles. Fuck the government ! TRACK TRACK BY 1 Coffin Sur moins de deux minutes, Joel laisse exploser d’emblée une rage qui va se poursuivre sur le reste de l’album. Le chanteur pose très directement la réalité de sa bipolarité. All My Friends Are Dead 2Premier single de l’album qui a déjà dépassé les trois millions de vues sur le net. Très personnel, le titre est un tour en montagnes russes, très lourd, avec de grosses guitares… Soak Me In Bleach 3Le début très tranquille du morceau n’est que le calme avant la tempête. Belle fusion metalcore, avec un groove imparable et un chant à faire lever les foules. 4 All I Do Is Sink Le groupe renoue avec quelques éléments electro sur une rythmique chaloupée, portée par un refrain entêtant et une guitare plus en retrait et assez heavy dans le riffing. Baltimore Rain 5 Assez mélancolique dans son ensemble, l’ambiance est plus introspective, et un superbe solo très heavy old school vient ponctuer le titre. Toujours quelques machines pour aérer ce mid tempo. 6 Aloneliness Sans doute, le titre le plus pop de l’album (et probablement un prochain single !). Chant clair pour l’essentiel, samples aériens… Petite ballade sur les plages australiennes. 7 Forever Gros riff, Joel part sur un growl pour repasser au chant clair. Pourtant très metalcore dans son rythme, le morceau propose une structure très rock, avec des chœurs tout en contraste… 8 Just Like Me Retour à un titre encore mid tempo avec un refrain assez pop, qui en fait un morceau très accessible, malgré le thème très sombre du texte. Born To Lose 9 D’entrée, le groupe retourne aux fourneaux, mais c’est de courte durée. Comme d’autres morceaux de l’album, il est capable de fulgurances, mais pas sur l’ensemble. Riffs superefficaces et belles variations du chant. Fever Dream 10 Dans la continuité de « Born to Lose », « Fever Dream » évoque directement la maladie du chanteur. Le rythme est calqué sur un texte très fort offrant de très belles envolées et un solo tout en feeling. 11 Catatonia Dernière grosse dose d’adrénaline, avec un titre dans la lignée de « All My Friends Are Dead ». Le morceau clôt de manière très metal ce nouvel album des Australiens, y incorporant tous les sentiments. METAL OBS’49



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