Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CATCHLIGHT Une epopee sombre et prog Le trio nucléonique de Catchlight, composé de Sébastien Arnaud (chant, guitare), Michael Holzinger (batterie) et Arnaud Michelet (guitare), nous propose un second concept album intitulé Helios Part One. Le récit de cet opus se déroule plusieurs décennies avant l’histoire du premier album, Amaryllis. On y trouve une touche plus post rock, des morceaux un peu plus aboutis et toujours autant au service de la narration. Encore un beau voyage musical dans une autre dimension ! [Interview de Sébastien Arnaud, chanteur/guitariste et créateur du projet Catchlight par Helo Plume] Le projet Catchlight était d’abord ton projet solo, l’histoire d’Amaryliss sort des méandres de ton cerveau… Comment est-elle née ? J’ai écrit seul ce projet solo, car j’avais envie de raconter une histoire. Ça a commencé avant Catchlight, quand je jouais avec un autre groupe en fait. J’avais envie de faire une véritable épopée où chaque morceau est un épisode et chaque album une saison. Une vraie série musicale en gros. Et je me suis rendu compte que ça intéressait pas mal de monde, donc j’ai eu envie de concrétiser. Comment es-tu parvenu à faire adhérer le reste du groupe à cet univers et cette épopée afin d’en faire un projet musical abouti ? Le batteur, Micha, était déjà dans mon ancien groupe, et on est sur la même longueur d’onde. C’était assez évident qu’on bosse ensemble sur le projet. C’est donc avec Micha qu’on a vraiment commencé à créer l’univers musical de Catchlight avec notre premier concept album, Amaryliss. Le lineup tourne beaucoup dans le groupe, il y a juste un nucléus, avec Micha, Arnaud et moi, qui est là depuis 2016. Les bassistes et les claviéristes ont souvent changé. En fait, les gens rentrent dans Catchlight, car ils adhèrent au projet et il n’y a aucun souci au fait qu’ils ne participent pas à l’écriture de « l’histoire ». Ils viennent apporter leur touche à un moment donné et ça fait avancer le tout. En fin d’année est sorti votre 2e concept album, Helios Part One, je l’ai trouvé vraiment abouti. Son écriture a-t-elle était différente du précédent, étant donné qu’elle s’est faite dès le départ avec l’intégralité du groupe ? On est moins parti dans tous les sens. Déjà, j’ai écrit 80% d’Helios, seul. J’arrivais avec les morceaux et le récit. Et, après, les autres bossaient dessus. Mais c’est surtout un album plus post rock qu’Amaryliss. Au niveau du récit, tout est super clair dans ma tête, mais je veux prendre le temps quand j’écris, pour que ça soit logique et que tout se raccroche avec le premier album. En fait, Helios et Amaryliss sont en lien, dans le même univers, mais pas au même moment. Il faut donc être subtil pour qu’il n’y ait pas d’incohérences. À l’écoute de Catchlight, on pense à Porcupine Tree, Riverside, Karnivool, Gravenhurst au niveau musical et, au niveau littéraire, on penche du côté SF avec Asimov ou K. Dick, quelles sont vos influences et quels rôles jouent-elles dans votre rapport à la composition ? Je suis un énorme lecteur de science-fiction, j’adore le roman Dune, ou encore Hypérion. De K. Dick j’ai beaucoup aimé Substance Mort. Je suis aussi un gros cinéphile et j’aime les jeux vidéo. Et oui, en musique, bien sûr, Steven Wilson m’a beaucoup influencé. Mais, après chacun entend des influences différentes. Dernièrement, Catchlight a par exemple été comparé à Anathema ! C’est flatteur. 46 METAL OBS’CATCHLIGHT Helios Part One Prog heavy/prog metal/prog rock Auto Production La qualité de cet album réside notamment sans son caractère continu, les titres s’enchaînent sans pauses et cela donne d’autant plus de force au profil de montagnes russes. En effet, les morceaux ont tous, ou presque, un schéma de montée progressive qui attise particulièrement les sens, avec une dimension apocalyptique, mais pas dépressive. Il laisse malgré tout un sentiment partagé entre une réelle évasion prog et un peu d’inachevé. Comme un excellent avant-goût annonçant quelque chose de plus grand. L’attrait pour cet album perdure après plusieurs écoutes et on peut raccrocher le style et l’ambiance, le travail des sons comme des mélodies à des groupes comme Porcupine Tree, Riverside ou RPWL. Dans « Nyx » et « Cyclops », les passages « électroniques » font penser à Bring Me The Horizon. Cet album semble être une sorte d’épopée prog, captivante, sensorielle, mais peut-être un peu trop... Sage ? On attend la suite avec impatience, pour voir si cet Helios part One était bien la première partie d’une explosion sensitive plus évidente ! [Helo Plume] FRENCH UNDERGROUND BLACK METAL LABEL LATEST RELEASES MOONREICH Wormgod (EP) (BLACK METAL) PÉNITENCE ONIRIQUE Vestiges (POST BLACK METAL) SONS OF A WANTED MAN Kenoma (BLACKENED POST-METAL) DECEM MALEFICIVM La Fin de Satan (AVANT GARDE BLACK METAL) MONOLITHE Okta Khora (DARK/COSMIC DOOM METAL) 06/03/2020 BORGNE Y (INDUS BLACK METAM) WWW.LESACTEURSDELOMBRE.NET
Fantome contre fantome Si les derniers Paradise Lost vous paraissent trop bruts, alors le doom metal plus mélodique et lyrique de My Dying Bride saura vous séduire, à l’image du nouveau chef d’œuvre des Anglais, The Ghost Of Orion, produit par Mark Mynett (Kill II This). Une chose est sûre du côté d’Halifax  : no Brexit for Doomers ! [Extraits d’entretien avec Aaron Stainthorpe (chant) par Seigneur Fred — Photo  : DR] Pourquoi Hamish Hamilton Glencross a-t-il quitté le groupe en 2014 ? C’était pour ne pas te faire des infidélités avec Greg Mackintosh (Paradise Lost, ex- Vallenfyre, Strigoi) ? (rires) Oui, c’est ça (rires) ! En fait, Hamish avait plein d’idées et de projets en tête. Au bout d’un moment, il ne pouvait plus mener de front tous ses groupes. On a qu’une seule vie, après tout. Il est quand même resté au sein de My Dying Bride pendant près de quinze ans, ce n’est pas rien ! Il était temps pour lui de changer. Il a donc participé à Vallenfyre, avec notre ami commun Greg. À présent, il est heureux et a donc fondé son propre groupe, Godthrymm, avec notre ex-batteur, Shaun Taylor-Steels. Ils sortent d’ailleurs leur premier album Reflections. Bon, n’y allons pas par quatre chemins, ce quatorzième album est magnifique, à commencer par l’artwork, rappelant le célèbre tableau de La Jeune Fille à la perle, du peintre néerlandais Johannes Vermeer (XVIIe siècle) ? Je vois… Il n’y a pas de lien, mais je voulais une illustration d’inspiration classique. Avec Eliran Kantor, l’artiste israélien qui l’a réalisé (Testament, Hatebreed, Soulfly, Loudblast…), on tenait à travailler ensemble depuis des lustres. Ce fut enfin l’occasion. Je lui ai donné des paroles, des titres de chansons et il nous a proposé ça. On a immédiatement adhéré. Cela change un peu des pochettes dans le metal en général. Cette fois, c’est lumineux. Le point d’orgue de The Ghost Of Orion réside assurément au milieu de l’album sur « The Solace », morceau où on retrouve en invitée la chanteuse Lindy Fay Hella (Wardruna). My Dying Bride vs Wardruna  : c’est inédit ! J’en frissonne encore… Vraiment ? Merci. Notre guitariste, Andrew, a écrit beaucoup de musique. On écoutait ses mélodies de guitare, et, là, on s’est dit  : « pas besoin de batterie, ni de basse, ni de violoncelle ». Et, comme c’est un grand fan de Wardruna, il a envoyé unemail à Lindy, lui demandant si elle serait intéressée pour chanter sur ses lignes de guitare  : elle a accepté. Quelle chance ! Je n’avais pas encore écrit les paroles à vrai dire pour ce titre. Quand on a écouté ce qu’elle a écrit et chanté ensuite de son côté, j’ai pensé  : « je ne vais pas chanter sinon ça va empirer les choses (rires) ! » Et quel est ce fantôme évoqué dans le titre du nouvel album ? Je ne veux pas donner ce secret ici, désolé. Il y a une histoire avec la pochette de l’album, le livret, etc. Ce n’est pas, pour autant, un concept album. Il y a des indices si tu regardes bien  : la jeune femme a quelque chose sur son visage et ses mains et, à ses côtés, il y a des vases funéraires… Mais stop, car on dira que c’est un peu comme si je te racontais la fin d’un film que tu n’as pas encore vu. Ça n’aurait plus de sens… (rires) Mei° E rii1e1 ettr 1/4 wuvu.sifon.k, INFERNAL MAIESfY RAZOR BLOOD INCANTATION + ONSLAUGHT ri Quittant l’écurie Peaceville, après vingt ans de bons FLESHCRAWL ORIGIN MANEGARM et loyaux services, nos maîtres du doom britannique relèvent un nouveau challenge  : arriver encore à WOLVES IN THE TIMONE BOOM,f. nous émouvoir en 2020. My Dying Bride y parvient lir HICH SPIRITS + WHOREDOM RIFE. MY DYING BRIDE The Ghost Of Orion Doom metal Nuclear Blast/Ada toujours, et ce dès le premier titre, « Your Broken Shore », avec son violon mélancolique. Passées deux autres chansons plus classiques, où chaque instrument joue son rôle, avec, bien sûr, le chant tantôt guttural/tantôt clair d’Aaron Stainthorpe, celui-ci s’efface l’espace d’un instant de grâce, « The Solace », où la guitare d’Andrew Craighan flirte avec la voix angélique de Lindy Fay Hella (Wardruna). Frisson garanti. Le reste de l’album est du même REVEL IN FLESH.1. 1914 + IDLE RANDS WORMROT VISIGOTH + BEYOND CREATION NOCTURNUS AD + SHAPE OF RESPAIR ORSCURITY + SPACE CHASER CARNATION acabit, sans faux pas, ni surenchère de spleen. La ***** EirremEn.1. GRACELESS MOTOROWL.. grande classe. [Seigneur Fred] (kW NORDIR SINNERS BLEED +1VMMALILL UMAR SHADOW + SCAIFIIIRE E rAU 06.- 011:00. 1020 SCHL0111EIM ALLEMAGNE WINIALCUDGEÙIE WWW.PilifFY-SAN.COM oPL =At zee



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