Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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À table !!! Rapidement estampillé « metalcore », le groupe anglais se veut plus que cela. Ce n’était pas de son propre chef, mais tant de détails fourmillent, sans pour autant céder aux sirènes du top. Rappelezvous, en 2011, ce combat entre le quintet et sa maison de disque américaine. Désireux de rester fidèles à eux même, et refusant surtout qu’on leur impose des composantes electro, les musiciens ont dû revoir leur copie afin d’aller de l’avant, seuls avec leurs convictions. Le résultat a été un travail à rythme effréné depuis ce jour. Mais le jeu en valait la chandelle. [Texte de Julien Meurot basé sur un entretien avec Daniel Winter Bates (chant)] Daniel Winter Bates  : « Nous avons un rythme très soutenu, avec une sortie d’album tous les deux ans, mais, jusqu’à présent, nous avons tenu cette cadence sans trop de difficulté. Il n’y a pas de lassitude au sein du groupe, nous sommes tous concentrés dans la même direction. » Pas le temps, donc, de tergiverser, il faut de l’efficacité et cela ne semble pas poser de problèmes. En effet, si ce planning pourrait paraître intenable pour certains, la foi des Anglais les fait toujours avancer et progresser à vitesse grand « V ». Daniel Winter Bates  : « En l’espace de 10 ans, nous avons écumé des salles de concert à travers le monde et cela nous a fait grandir. Voir et suivre les conseils de groupes plus expérimentés nous a énormément aidés. » Il était donc temps, en 2020, d’ouvrir un nouveau cycle avec un nouvel album. Mais pas n’importe lequel. Un album qui se veut viscéral, à l’image de sa pochette qui ne laisse pas vraiment de place à l’imagination. Si celle d’Earthbound pouvait laisser présager quelque chose de plus organique, celle de Cannibal est sans appel. Nous allons en prendre plein les oreilles. Daniel Winter Bates  : « Nous voulions ce côté organique dans le visuel, car il est présent dans le disque. Il y a un concept derrière mes paroles, je me mets vraiment à poil, je parle de mes angoisses, mes sentiments. C’est vraiment cathartique, je pense que les fans qui prêteront attention à mes textes seront probablement touchés, que ce soit directement ou indirectement. Je n’ai pas fait dans la demi-mesure, j’y suis allé à fond ! » Les fans, justement, ont eu l’occasion de découvrir « The Grey (VIXI) » dès le mois de novembre 2019. Rien que le titre regorge de subtilité. En latin, VIXI signifie « j’ai vécu », mais c’est aussi l’anagramme de XVII (17 en chiffre romain), un chiffre porte malheur dans la culture italienne. Et, lorsque 42 METAL OBS’Daniel s’en était expliqué, nous n’avions pas encore écouté ce fameux morceau. Daniel Winter Bates  : « Ce titre est probablement l’un des plus sombres que j’ai jamais écrits. Je voulais m’ouvrir, m’exprimer sur ce que j’ai pu ressentir lors de moments vraiment noirs. » Mais la diffusion de ce single si tôt n’est pas anodine, car suivait la plus grosse tournée en headline de Bury Tomorrow sur son territoire. Il fallait du neuf, malgré la sortie, un an et demi avant, du dernier album. Le monde musical actuel est ainsi. Pas de nouveauté, pas de tournée. Daniel Winter Bates  : « Il est vrai qu’un délai de 5 mois entre la sortie du premier single et celle de l’album peut sembler long, mais nous voulions de la nouveauté. Cette tournée anglaise était très importante et nous ne voulions pas arriver les mains vides, nous devons bien cela à nos fans. » Et le groupe ne sera pas avare, car suivront encore deux extraits monumentaux  : le titre éponyme et « Chocke ». « Cannibal », dévoilé en janvier, était accompagné des détails liés à la sortie de l’album. Quant à « Chocke », il a été le cadeau de la Saint- Valentin rêvé par les aficionados du groupe. Mais, d’ailleurs, que viennent faire les cannibales dans ce processus cathartique ? Daniel Winter Bates  : « le terme peut avoir plusieurs significations. Tu peux être dévoré par tes propres peurs ou bien, littéralement, être mangé par un autre être humain. Tu le vois bien, sur Terre, nous ne sommes pas vraiment bienveillants les uns envers les autres… » Malgré les angoisses de son chanteur, ce sixième album est très accrocheur, doté d’un son détonnant et, au final, un futur album classé dans les charts anglais. Aucun doute là-dessus, la sincérité du propos, lié à l’efficacité du riff, rien de tel pour séduire. Ne restait plus qu’à savoir où les musiciens allaient poser leur flight cases pour venir ensorceler les foules... Daniel Winter Bates  : « Nous allons déjà commencer par une tournée européenne et, après cela, nous irons aux États-Unis. Mon rêve serait de jouer en Amérique du Sud. On me parle souvent des concerts là-bas et nous aimerions vraiment vivre l’expérience pleinement. Je pense que cela se fera en 2021, nous avons de bonnes pistes... » Finalement, malgré un point de départ plutôt négatif, Cannibal met Bury Tomorrow sur de bons rails et le cycle des 2 ans va être très bien rempli. En espérant que tout se passe pour le mieux pour ce groupe qui mouille la chemise et qui le fait avec brio. BURY TOMORROW Cannibal Metalcore Music For Nations/Sony Music Avec une précision métronomique, à l’image de leur style, les Anglais de Bury Tomorrow nous reviennent plus forts que jamais, avec un sixième album haut en couleur. Déjà, de par son impressionnante pochette, qui nous plonge directement dans les méandres de l’esprit torturé de son chanteur, mais aussi de par la qualité de la production, orchestrée par celui qui officiait sur le précédent opus, Dan Weller (Enter Shikari, Young Guns et guitariste de SikTh), et peaufinée par Adam « Nolly » Getgood et Ermin Hamidovic, à qui l’on doit, entre autres, le gros son du Holy Hell d’Architects. Une expression décrit bien ce qui se passe  : « les planètes sont alignées ». Car les compos sont également bel et bien au rendez-vous. Accrocheur et groovy, l’ensemble du disque se fredonne dès la première écoute, tout en provoquant un irrésistible headbanging comme au bon vieux temps. Un véritable tour de force, donc, quand on regarde à la loupe la régularité et la qualité des diverses sorties du quintet. Un must have du groupe à n’en pas douter ! [Julien Meurot]
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