Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ti 11,_zZY.1.. OXBOURNE t LE PRINCE DES TÉNÈBRES, CHANTEUR DU M TFITQUE GROUPE BLACK SABBATH, EST DE RETOUR APRÈS Io ANS D'ABSENCE AVEC UN NOUVEL ALBUM ORDINARY MAN" DISPONIBLE LE 2 1 FÉVRIER
I g Double penetration La scène metal allemande est réputée pour avoir de nombreuses formations très heavy ou hard rock. Un groupe comme Heaven Shall Burn matraque nos tympans à coup de death metal moderne et son tout nouvel album Of Truth And Sacrifice, montre qu’il est bien un des pionniers du death mélo européen. [Entretien avec Maik Weichert (guitare) par Loïc Cormery] Pouvez-vous revenir sur votre précédent album, Wanderer, qui date maintenant de plus de 4 ans ? Vous vouliez marquer le coup à l’époque ? Tout à fait. Pour nous, ce fut un grand projet que nous avons travaillé pendant plusieurs années. Nous avons toujours voulu avoir un sens caché sur nos morceaux. Nous avons donc eu ces idées sur Wanderer, en nous interrogeant sur les gens, les médias, les icônes, les fausses idoles, etc. Nous voulions rappeler ces héros oubliés dans la nature et raconter ces histoires à notre manière. C’était un vrai défi de rester concentré sur ces sujets. Je pense que cet album a apporté des choses positives en termes de paroles. Nous avons tourné énormément et il était temps, surtout, de faire réellement une pause, pour se concentrer sur de nouvelles idées. Of Truth And Sacrifice se compose en deux albums et ils sont très sombres, tout comme les thèmes très personnels et historiques... Nous avons repris à partir de zéro, cette fois-ci. Nous avons fait un bon break, sans toucher nos instruments pendant près de deux ans, et il le fallait, pour que le processus soit le plus créatif possible. Je pense que, d’une manière ou d’une autre, le début de composition d’un album est toujours difficile. Tu as plein d’idées, mais parfois inexploitables, car il faut que le tout reste cohérent. Le processus reste souvent le même, cependant. Avec cinq membres, les propositions fusent et je peux t’assurer que ce n’est pas toujours simple. Cet album expérimente un peu tout ceci. Le niveau technique est supérieur et nous sommes restés pas mal de temps en studio pour analyser chaque élément. Toutes ces choses émotionnelles apparaissent petit à petit, qu’elles soient joyeuses ou tristes. Vous avez produit l’album avec Alexander Dietz (guitare) et mixé avec Tue Madsen (Meshuggah, The Haunted, Hatesphere...). Vous ont-ils apporté quelque chose de nouveau ? Alex, qui est notre guitariste depuis 2005, a apporté une autre façon de penser et une autre vision du groupe. C’est un musicien redoutable avec un sens du riff hors pair. Il était surtout le seul à avoir une formation musicale. Il nous a aidés à progresser en tant que groupe. Il possède un studio et c’est plus simple pour nous afin de travailler sans vraiment avoir de pression. C’est lui qui organise les morceaux et peaufine les détails. Quant à Tue, nous le connaissons depuis pas mal de temps maintenant. Il connaît nos forces et nos faiblesses. C’est un très grand producteur, qui a acquis une renommée conséquente, ces dernières années. Il a une définition du son incroyable et une maîtrise sans faille. Pour lui, le son doit être jugé à très bas volume, ce qui permet de bien l’analyser. Comme tout metalleux, nous mettons tout à fond (rires). C’est un gourou du métal et, franchement, nous avons de la chance de le connaître. Grâce à lui, cet album est très dynamique. Avec l’industrie du disque qui est de plus en plus compliquée, vous sortez un double album. Tu n’as pas peur d’un refus de la part des fans ou autre ? Au contraire, je pense que c’est une bonne chose de proposer quelque chose qui sort des sentiers battus ! On sait tous que, maintenant, les fans attendent beaucoup des sorties et du merch’en général. Ils sont souvent sur leur faim quand tu balances un album de 9 ou 10 titres. Là, nous en sortons 20 ! Ils ont le choix et nous savons que nous ne décevrons personne ! Vous allez participer au Hellfest et à l’Impericon Festivals en Allemagne ! Vous devez être impatients, car vous n’avez pas joué depuis 4 ans en festivals... Comme tu le dis, ça fait à peu près 4 ans que nous n’avons pas mis les pieds dans le moindre festival. Nous démarrons en avril avec le Impericon. Ça va être génial et l’affiche est superbe, entre metalcore et death moderne. Pour le Hellfest, c’est incroyable ! Nous adorons ce festival et on sait déjà que ça sera un grand moment de partage et de plaisir. HEAVEN SHALL BURN Of Truth And Sacrifice Death metal moderne Century Media/EMI La pochette est une œuvre d’Eliran Kantor, artiste que l’on a déjà retrouvé sur des albums de Testament, Sodom ou Iced Earth. Elle montre une femme guerrière (et mère) gravement blessée, protégeant une enfant nue avec son bouclier et son épée. Oui, le « sacrifice » fait partie du message et la « vérité » est un autre sujet, sur l’entame des guerres et leur concept. Tout ça pour dire que HSB a des valeurs morales et défend la cause des plus démunis, du moins dans ses textes. Après une trilogie Iconoclast redondante, un Veto classique, en 2013, et un Wanderer de bonne facture, en 2016, le groupe renoue avec la qualité et surtout des compos puissantes, avec une énergie débordante, proposées ici en deux parties de 10 titres chacune. Passé le premier, « March Of Retribution », assez banal, le reste en va tout autrement. « Eradicate » ou « Protector » nous caressent la joue à coup d’uppercuts en veux-tu en voilà. Le son est énorme, merci Tue Madsen et Alexander Dietz qui rendent l’ensemble massif, compact, mais tout aussi digeste. Si la première partie est de nature assez classique et dans le style de HSB, à part quelques ambiances, la deuxième montre un visage très mélodique, voire metalcore bourrin, dans la musique, mais pas dans les vocalises. « La Résistance » est un bon exemple, tout comme l’excellent « Stateless » qui fera headbanger tranquillement. Pour conclure, Heaven Shall Burn fait péter 20 titres, c’est cool et tout le monde sera content, mais, d’après vous, est-ce qu’on ne pourrait pas en enlever quelques morceaux qui font doublon ? À votre bon cœur ! [Loïc Cormery] METAL OBS’5



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