Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Il faut sauver le soldat Ryanne Découvert lors de sa tournée avec Me And That Man, Dool fait partie de ces groupes dont la notoriété ne fait que monter grâce à deux points capitaux. Le premier étant une intensité scénique incroyable, réussissant par la force de la sincérité à capter une audience en un coup de médiator. Et le second, une excellence dans l’écriture qui se confirme avec ce nouvel opus digne de son ADN. Car n’oublions pas que le sang du diable coule dans les veines du combo néerlandais. L’occasion, donc, de discuter avec la voix et compositrice au détour d’un rendez-vous sur Paris. [Entretien avec Ryanne Van Dorst (chant, guitare) par Julien Meurot, julien@metalobs.com] Le live a été pour beaucoup dans votre éclosion au grand public. Pour notre part, cela remonte à cette tournée avec Me And That Man. Pour autant, tu semblais frustrée, au sortir de votre set à Paris. Que s’est-il passé ? On nous a tout simplement coupés net avant la fin. Du coup, je n’étais pas contente forcément, car le live est une expérience immersive. Nous travaillons à créer une ambiance et le set était monté dans ce sens. Alors, quand on te coupe, tu ressens cette frustration immense. Heureusement, nous avons pu revenir par la suite. Il y a eu le Hellfest, Paris, Colmar et, à chaque fois, nous avons pu y développer notre musique comme nous l’entendions. Nous avons hâte de repartir sur la route avec ce nouvel album sous le bras. Cet album reprend d’ailleurs les codes du premier, avec ce voyage quasi initiatique que l’on a envie de suivre du début à la fin... Lorsque nous composons, il y a souvent ce côté clair-obscur qui nous guide. Encore une fois, pour Summerland, nous avons essayé de contraster l’ensemble et, effectivement, proposer une progression logique. J’aime bien ce descriptif « voyage initiatique », car nous basons notre musique sur une force d’insatisfaction intérieure qui donne matière à réflexion. Dès lors, si l’on peut évoluer en tant que personne en écoutant ce disque, je serai comblée. Pour autant, l’album se montre très « catchy » par moment, malgré cette mélancolie omniprésente. On en revient toujours à ce côté clair-obscur. Ce disque est, effectivement, assez « catchy » et certains titres ont même bien failli ne pas apparaître sur l’album, comme « Be Your Sins ». Au final, nous l’adorions tellement qu’il a fini sur l’album, comme pour booster le final et « réveiller » un peu l’auditeur. Autre contraste, la durée des titres qui varie du simple au double, ce qui, à mon sens, renforce ce fil conducteur clairobscur. Pour les durées, il n’y a pas vraiment d’explication tangible. Notre musique est très organique, il y a énormément de feeling et nous étendons le morceau jusqu’à ce que nous nous disions  : « OK, là c’est mortel ». 4 minutes peuvent suffire et parfois c’est 8 (rires). À la base, j’apporte les démos et, une fois 32 METAL OBS’tous réunis, nous prenons notre temps pour les faire évoluer. C’est ce qui fait notre force et donne ce côté très live à notre musique. Peux-tu nous parler de ce que représente ce Summerland ? C’est un aperçu de ce que serait le « paradis » si je pouvais en choisir les composants. C’est une vision très intéressante, mais aussi pourquoi attendre la vie d’après pour l’avoir ? Pourquoi ne pas l’avoir maintenant ? J’ai ainsi réfléchi à ce qui me ferait vraiment, vraiment plaisir. La musique en fait clairement partie. Vous avez tous un son proche de la perfection. Es-tu une « gear addict » ? Absolument pas. J’ai la même guitare depuis (elle marque une longue pause)... Depuis toujours, en fait ! J’aime mon son et je ne veux pas en changer. Même en studio, je ne fais que peu de changements et laisse ce soin à l’ingé son. Nous avons réussi à ne pas évoquer The Devil’s Blood jusqu’à maintenant, mais peux-tu nous parler du titre bonus où apparaît Farida Lemouchi (chanteuse de The Devil’s Blood) ? Farida est l’une de mes meilleures amies. Elle est présente sur le titre bonus, mais elle l’était déjà sur notre premier album. Nous intervenons souvent sur nos albums respectifs. C’est une vraie tradition. Un mot sur la prochaine tournée. Nous allons jouer 3 fois en France et la setlist n’est pas encore établie. Mais nous allons reprendre une bonne partie de notre nouvel opus. Nous sommes impatients et excités, car nous adorons tous les nouveaux titres. Il me tarde que tout le monde les découvre. DOOL Summerland Rock psychédélique Prophecy Productions Bien que le nom du groupe soit dérivé du mot « errance », il y a fort à parier que Ryanne Van Dorst et ses amis savent très bien ce qu’ils font. En effet, ce second opus est dans la droite lignée du premier. Et ce pour notre plus grand plaisir. L’album se veut plus conceptuel, avec la « création du monde parfait » selon sa chanteuse. Ces évocations se font à travers des titres variés, allant du plus catchy au plus atmosphérique. Le chant est d’ailleurs captivant et, de même que la musique est variée, il est soit imparable, soit envoûtant. L’enchaînement est subtil et l’écoute one shot est très facile. La mise en son de Martin Ehrencrona (Tribulation, In Solitude) est optimale. Sale et puissante à la fois. Encore un disque énorme pour 2020. [Julien Meurot] GODSTICKS Inescapable Rock progressif Kscope Originaire du Pays de Galles, Godsticks est un trio actif depuis 2009, avec rock multi-facettes déployant une foultitude d’idées plus intéressantes les unes que les autres et tutoyant de très près rock progressif, pop, fusion, funk ou metal. Les musiciens ont cette intelligence de créer des structures mélodiques, harmoniques ou rythmiques inspirées et riches, autant que sacrément bien léchées et faisant preuve d’une belle ingéniosité. Quatuor depuis le précédent album, « Faced With Rage » (2017), le groupe est emmené par le talentueux Darran Charles. Son timbre de voix ressemble étrangement au regretté Chris Cornell, mais il n’a pas du tout à rougir de cette comparaison. Même si, musicalement, nous sommes loin des terres grunge de Soundgarden, à part sur certains titres calmes, Godsticks est le genre de groupe que l’on peut apprécier tout de suite, tant la qualité des compositions est remarquable, à la fois éclectiques et progressives, ayant une forte composante rock fusion et une facilité pour la dissonance. Inescapable privilégie une approche plus puissante et alternative, conservant néanmoins l’exigence technique et un certain goût pour la complexité harmonique qui font l’identité du groupe. En guest, on retrouve également Daniel Tompkins de Tesseract, sur « Denigrate », mais sur les harmonies vocales, ce qui n’est pas totalement flagrant. Les exemples parfaits pour les fans de Cornell sont les excellents et touchants « Surrender » et « Breathe », à donner des frissons dans le dos, avec le chant de Darran divin et transcendant. Godsticks a quelque chose en plus et on espère qu’il recevra toute l’attention qu’il mérite. Dans le genre progressif, il fait très fort et des titres comme « Numb » ou encore l’épique phénoménal « Change », de plus de 9 min, valent vraiment le détour. [Loïc Cormery]
Suite de l’interview parue dans Metal Obs’91 [Entretien avec Lou (batterie) et Vic (guitare) par Jérémie Bénnard] Il y a un vrai travail, mature, sur les riffs et la violence des titres. Est-ce volontaire ou est-ce le fruit des compos ? À mon avis, il est difficile de dissocier les deux. Je pense qu’on peut noter une progression dans l’échelle de la maturité et de la violence, aussi bien au niveau musical, qu’au niveau du message. Je pense qu’il y a quelque chose d’intrinsèque à notre évolution personnelle, mais également à une volonté de rendre nos propos plus sombres, plus violents et plus graves. Racontez-nous une journée type (s’il en existe) en studio lors de l’enregistrement de Reign of Apathy. Il n’y a pas eu véritablement de journée type pour ce processus d’enregistrement (rires). Au vu de nos emplois du temps, on s’est souvent croisé en studios mais jamais tous ensemble. On a fait ça sur plusieurs mois chacun assurant ses parties, presque en mode solo, avec l’ingé son Fréderic Gervais du Studio Henosis. La typographie du nom Bloody Alchemy a quelque peu changé. C’est plus « piquant ». Pourquoi ? Au fil des années, et du fait du jeune âge de certains, on a, je pense, pris en maturité et pour cet album on est arrivés à quelque chose de plus concret, solide. Quelque chose de plus deathcore mélodique que le thrash death old school de Kingdom of Hatred, notre album précédent. La typo a, du coup, changé en rapport au changement de style (rires). Vous faites plusieurs dates en France en ce moment. Quels sont vos objectifs ? Avez-vous une scène particulière dans le viseur ? Juste après la sortie de l’album, il était confortable de faire 2-3 dates proches, où on se sent comme à la maison (sourires). Pour 2020, on n’a pas mal de dates et aussi des festivals à l’été. On va essayer de s’exporter hors de France et, pourquoi pas, participer à un tour support en France ou en Europe, en passant par l’Espagne et l’Allemagne... NO ABSOLUTION new album out feb 21 2020



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