Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AUGE ANSRE Les gardiens de la galaxie August Burns Red est apparu comme un fervent défenseur de la scène metalcore américaine depuis 2003. Et on le considère comme un leader depuis Messengers, en 2007. Après un Phantom Anthem fabuleux, en 2017, le groupe enterre une fois de plus la concurrence en matière de compositions encore plus riches et plus musicales que jamais. [Entretien avec Brent Rambler (guitare) par Loïc Cormery] Vous avez joué en intégralité vos albums Messengers, en 2017, et Constellations, en 2019, pour leurs 10 ans respectifs. Est-ce que l’exercice a été périlleux ou simple ? Ce fut un moment incroyable pour nous tous et pour notre carrière ! Comme tu le mentionnes, l’exercice a été plus difficile qu’on le pensait (rires). Alors que le public, lui, était très excité et a toujours été à fond avec nous. Nous avons eu des petits moments de faiblesse sur certains morceaux qui ne nous paraissaient pas compliqués en répétition. Mais l’épreuve du live c’était différent (rires). Dans l’ensemble, bien sûr, c’était génial et nous remercions tout le monde pour un tel dévouement depuis tant d’années. Serais-tu capable de jouer Guardians, votre nouvel album, en intégralité ? Assurément non (rires) ! Peut-être que si, mais dans 10 ans (rires). Nous verrons bien d’ici là, j’espère qu’on pourra sortir encore des albums de la trempe de Guardians et que nous ne serons pas trop grabataires ! Comment avez-vous travaillé sur cet album ? Chacun dans votre coin à distance ou plutôt en cohésion avec le groupe ? En fait, on a tout composé en studio. On amène tous des pistes que l’on a développées chacun dans notre coin. Moi, pour les gimmicks, riffs et les autres, pour les riffs, ce qui permet d’amorcer le processus de composition. Ensuite, nous créons tout en studio tous les cinq. Cela nous permet de faire le tri sur ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. C’est participatif et donc très spontané. Guardians a été créé durant notre mois et demi d’enfermement. Ce n’était pas forcément facile de nous accorder du temps, car nous avons tous des familles. Mais, en général, nous sommes très constructifs. Vous avez réalisé une vidéo type « Marvel » sur « Defender » votre 1er single... Tu es fan des films ou des comics ? Oui, complètement fan de l’univers Marvel et le groupe également. On s’est dit que cela pourrait changer, de se mettre dans la peau de super héros ! On adore tous ça et, même étant jeunes, on aspiré à en voir un jour (rires). Donc, ce single s’y prêtait vraiment et les retours sont gratifiants, c’est cool. Tu peux m’en dire plus sur les thèmes que vous développez sur Guardians ? En fait, c’est une prise de conscience sur le contexte actuel, 26 METAL OBS’notre condition en tant qu’être humain. C’est le fil conducteur de l’album. Ensemble, on peut tous faire changer les choses, s’unir et construire quelque chose de différent et plus juste. Chaque titre a son thème, mais tous suivent un peu cette ligne directrice. Et le loup que tu vois sur la pochette est également le fil conducteur. Le chef de meute, si on peut dire ainsi. Toute l’existence et l’univers se représentent par des leaders ou des chefs. Après, nous ne sommes pas du tout dans le délire politique, mais nous avons notre propre opinion. L’album est loin d’être conceptuel, mais il est très censé et conventionnel. Vous allez entamer très prochainement une tournée avec Killswitch Engage. Que penses-tu d’un Big 4 du metalcore, avec vous, As I Lay Dying, Killswitch Engage et Unearth ? Oh, mais j’en serais ravi, c’est une excellente idée ! À voir avec nos managers ! On ne sait jamais après tout, on se connaît tous. Donc à nous de dealer le truc, mais j’avoue que cela pourrait faire une affiche bien cool ! AUGUST BURNS RED Guardians Metalcore progressif US Fearless Records Autant le dire tout de suite, ce huitième album est une réussite et il surclasse encore directement son prédécesseur Phantom Anthem, qui était fabuleux. Après une tournée flamboyante pendant deux ans, où le groupe a joué deux de ses albums phares en intégralité, Messengers et Constellations, on se demandait s’il allait faiblir pour son nouvel album. C’est une nouvelle fois un sans-faute que nous proposent les Américains. On sort directement l’artillerie lourde dès « The Narrative », un morceau complet et, peut être, le moins complexe de l’album, mais avec un breakdown monstrueux. Une belle entrée en matière pour nous annoncer qu’on va passer un agréable moment. On se fait assommer sur le riff atmosphérique et puissant de « Paramount » où, bien sûr, l’ensemble rythmique prend de l’ampleur, avec sa lourdeur bien posée, ainsi des moshparts surpuissants et surprenants dont ABR a le secret. L’étendue vocale de Jake Luhrs est telle qu’il délivre une prestation pleine de coffre une fois de plus. Le son est impeccable et la batterie est en avant sur le mix, mais, quand vous avez Matt Greiner derrière les fûts, c’est compréhensible. Le sombre « Dismembered Memory » et le gras-double « Bloodletter » pulvérisent le goudron, avec des atmosphères superbement réalisées. De très belles envolées guitaristiques sont bien placées sur l’incroyable « Empty Heaven ». Cet album fait vraiment la part belle aux guitares et JB Brubaker fait encore preuve d’une agilité époustouflante. August Burns Red reste le leader sur la scène metalcore progressif, tout simplement. [Loïc Cormery] e-.7. tintç MISSi THE WORLD ALIVE Monomania Post hardcore/metal alternatif Fearless Records L’histoire de The World Alive est formidable. À Chaque album, comme c’est le cas ici, le groupe, originaire de Phoenix dans l’Arizona, montre une facilité déconcertante à nous botter le cul, tout simplement, et à ne pas rentrer dans le cliché du style. C’est simple, depuis ses débuts, il a évolué assez rapidement, proposant des albums de qualité, mais pas forcément appréciés par la critique. Cependant, les 3 premiers albums lui ont permis de se faire une solide réputation sur la scène post hardcore, devenant une référence pour certains groupes de la nouvelle génération. Deux ans après le redoutable Violent Noise, qui lui a valu de multiples récompenses, le groupe est toujours signé chez Fearless Records et reste une valeur sûre du label qui compte encourager son poulain. À l’entame de « Monomania », on sent un groupe en total cohésion, regroupant divers éléments musicaux qui feront le charme de cet album. Le chant de Tyler Smith est toujours aussi incisif est très clair et il a le plus beau rôle durant cet album. C’est vraiment l’atout de The World Alive. Les guitares sont aériennes, le rythme est soutenu, mais les mélodies s’entremêlent parfaitement avec les breaks redoutables, la marque de fabrique du groupe. La doublette « Greatest Almost » et « Thank You » nous propulse vers d’autres horizons aériens, mais le coup de grâce sera donné par « NumbLove (Misery II) », un sacré tube qui reste ancré en 2 secondes grâce à son refrain magistral. Tout est posé et très bien réalisé. On se dit presque que le groupe réalise un tour de force avec ce nouvel album, s’éloignant petit à petit du post hardcore pour un metal alternatif lissé. Si vous êtes lassés par les dernières productions de Papa Roach, cet album est pour vous. [Loïc Cormery]
r. - ; - A  : 1'2.j ôte 24.0820 VILLEURBANNE I LE TRANntiRDEUR 26.06.20 CENON I LE ROCHER BE PALMER 29.06.20 TOULOUSE I LE BIKINI 30.06.20 MMES I PALOMA VOLDEATIŒ I IIVENATION.FR TICKETMASTER.PR POINTS BE VENTE HABITUELS NOUVEL ALBUM DISPONIBLE  : REWIND, REPLAY. REBOUND



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