Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Mother Fucker !!! Passé 60 ans, la plupart des gens n’aspirent qu’à une seule chose  : la retraite. Ice-T, lui, ne compte pas raccrocher les gants de si tôt et ses compères non plus. La preuve en est, ce septième album de folie qui voit le gang porter haut et fort son amour pour le metal avec des textes à 200% rageux. Carnivore, ou l’apogée d’un groupe qui fait tout avec passion. [Entretien avec Vince Dennis (basse) par Julien Meurot, julien@metalobs.com] Pour la composition de cet album, vous avez troqué l’Arizona pour le New Jersey, pourquoi ce choix ? Il y a beaucoup de raisons à cela. La première, c’est que notre producteur, Will Putney, a ses habitudes là-bas. Nous le considérons comme un membre à part entière et il était évident qu’il ferait partie de l’aventure. Ensuite, c’était plus simple pour Ice, qui tournait à ce moment-là des épisodes de New York Unité Spéciale. Du coup, il venait quand il avait un moment de libre pour bosser sur les titres. L’atmosphère a été très créative et Ice a été vraiment impressionné. Il avait peur que nous ne puissions pas faire mieux que nos albums précédents. Pourtant, je pense que nous avons réussi et, si Manslaughter était notre Kill’em All, Carnivore est notre Master Of Puppets. Reste à faire notre Black Album maintenant. C’est parce que tu es bassiste que tu ne veux pas passer par la case...And Justice For All ? Exactement (rires). Mais, par contre, la vraie raison de cette réflexion c’est que je ne retiens aucun titre de...And Justice. Ce disque ne m’a pas marqué. Alors peut-être, effectivement, que c’est une question de son, mais il n’y a pas que ça. En revanche, sur Carnivore, la basse est bien présente. Bien entendu, il y a en ligne de mire cette reprise de « Ace Of Spades » de Motörhead. As-tu utilisé un matériel particulier pour obtenir ce son à la Lemmy ? Je suis endorsé par Darkglass, j’ai donc réglé ma pédale à fond les ballons (rire). Mais, plus sérieusement, j’ai déjà un son assez distordu donc il suffisait d’attaquer fort et le tour était joué. Vous avez toujours rendu hommage aux légendes du genre à travers vos reprises, mais il y a certains morceaux qui sont fortement inspirés par Slayer 20 METAL OBS’notamment. « The Critical Beatdown » est l’un des meilleurs titres de l’album, mais son riff principal ne laisse pas la place à l’équivoque. Tu ne pouvais pas tomber plus juste, car son titre de travail était « Gangsta Slayer ». Du coup, je te mentirais si je ne disais pas qu’il est influencé par Slayer. Malgré tout, je pense, enfin j’espère que l’influence est digérée. Comme à chaque fois, il y a pléthore d’invités. Si la plupart sont évidents, la présence d’Amy Lee d’Evanescence est plus surprenante. Surtout sur l’un des titres les plus intenses. En fait, mon tech, Tyler, était en Allemagne au moment où je lui ai fait écouter le titre. Nous n’avions pas forcément pensé à ajouter une voix féminine sur « When I’m Gone », car, comme tu le dis, il est assez intense et sombre (ndr  : il est dédié à la mémoire de Nipsey Hussle, rappeur assassiné le 31 mars 2019 à l’âge de 33 ans et qui venait du même quartier de LA qu’Ice T). Mais Amy a été touchée par ce titre, nous en avons discuté et, lorsque nous avons reçu ce qu’elle avait enregistré, nous avons été sur le cul. Habituellement, nous sommes plus axés sur la violence, mais le côté limite pop offre ce contraste qui fait mouche. Autres reprises, celles de la carrière solo de votre chanteur Ice-T. Pourquoi avoir opté pour ces titres en particulier ? (« Colors » et « 6 In Tha Mourning » en bonus track) Il y a bien longtemps, nous étions le back band d’Ice pour sa carrière solo. Avant même que les rappeurs actuels le fassent, Ice le faisait déjà. Bref, nous avions donné un concert privé et nous avions joué « Colors » qui est l’un de ses plus gros hits. Du coup, Ice a tellement aimé le résultat qu’il a proposé « 6 In Tha Mourning ». La version 2020 de « Colors » est bien metal comme il faut, j’adore cette version. Niveau composition, Ernie-C (guitariste historique du groupe) semble être aux abonnés absents, ne signant aucun titre. Y a-t-il une raison à cela ? (Hésitant) Ice a voulu renouveler l’équipe de composition. Ernie nous a fait part de son envie de se mettre un peu en retrait et, comme nous avons été ultra prolifiques, tout s’est bien terminé. Quand tu dis « nous », tu parles de qui, du coup ? Will Dorsey (III Will), notre batteur, Will Putney, notre producteur (ndr  : et guitariste de Fit For An Autopsy) et moi-même. Nous avons bossé à fond tous les trois et, quand les titres étaient bien avancés, Ice nous rejoignait et il y ajoutait ses voix. Nous avons dû rassembler presque 20 titres et nous en avons gardé 11. Nous avons donc déjà pas mal d’idées pour le prochain album. BODY COUNT Carnivore Rap thrash metal Century Media ; it it it Fidèle à lui-même, Body Count revient avec un album qui va tout détruire sur son passage. En effet, plutôt que de lever le pied à 60 ans passés, Ice-T et ses compères remettent 100 francs dans le nourrain et délivrent un album intense, hargneux et à la production en béton armé. Toujours épaulé par Will Putney, il propose ce qui pourrait bien être la déflagration de l’année. Que ce soit les titres lorgnant clairement Slayer, ceux plus lent et groovy, ou même ceux issus de la carrière solo de son chanteur, le disque se montre varié au plus haut point. La verve de son frontman n’est pas en reste, écoutez ses paroles rageuses sur « No Remorse » (petit exemple à la volée  : « si tu étais en feu je ne pisserais même pas sur toi pour t’éteindre ». Grosse ambiance donc !) , ou encore la passion qu’il met en rendant hommage à son ami assassiné. Comme à l’accoutumée, il y a de nombreux guests, tels Jamey Jasta (Hatebreed), Dave Lombardo (ex-Slayer) ou, plus surprenant, Amy Lee, qui appuie à merveille le propos de « When I’m Gone » en offrant douceur là ou Ice-T enfonce la porte à grands coups de latte. Ne cherchez plus, Carnivore va tout balayer sur son passage, un point c’est tout. 30 ans de carrière et toujours au top ! [Julien Meurot]
K A R G Fin de depression hivernale Alors que le groupe autrichien Harakiri For The Sky connaît un joli succès sur la scène post black metal actuelle, il ne faut pas oublier que son chanteur avait initialement son one-man-band, Karg, dans lequel il exprime également son mal-être, et ce depuis 2006. Son septième album, Traktat, n’échappe pas à la règle et vient clore une trilogie. [Entretien avec Michael V. Wahntraum alias J.J. (chant, multi-instruments) par Seigneur Fred — Photo  : DR] Tu es originaire de Salzbourg, en Autriche, et joues une forme de black metal. En toute logique, je me dois de te demander si tu as grandi en écoutant les fameux groupes autrichiens Abigor et Summoning ? J’ai, en effet, grandi en écoutant des groupes comme Abigor et Summoning et je le fais toujours. Les quatre premiers albums d’Abigor sont essentiels pour tous les fans de black metal et pas seulement parce qu’ils sont locaux. Summoning a également fait des albums vraiment fantastiques. Mais j’ai commencé à écouter du black metal avec un autre groupe autrichien  : Dornenreich. Son premier album, Nicht Um Zu Sterben, était l’un des premiers albums de black metal que j’ai écoutés. Ensuite, ce fut au tour des groupes cultes scandinaves, avant de me pencher sur le post rock, le hardcore, etc. Karg est-il toujours ton groupe principal aujourd’hui, ou juste un side-project à côté de Harakiri For The Sky qui connaît désormais plus de succès que Karg ? C’est vrai, mais je fais de mon mieux pour séparer ces deux groupes. Non, ce n’est pas un projet parallèle. Je ne veux et ne peux tout simplement pas faire autant de tournées que Harakiri et tout ce que cela implique. J’ai aussi une vie personnelle à côté qui devient également plus importante avec l’âge… La musique et les paroles semblent très personnelles. Les sentiments que tu exprimes ici sont palpables, touchants... Quel est ton état d’esprit lorsque tu travailles et écris pour Karg ? Vis-tu cela comme une forme de catharsis et en ressors épuisé, mais libéré, quand tu conçois un nouvel album ? J’aime que tu emploies ce mot « catharsis » dans ton interview quand il s’agit de création musicale, car c’est une très bonne description de ce que je fais et ressens personnellement. Je ne vais pas te dire que je suis toujours sociable, même quand il s’agit d’écrire en groupe, mais je suis assurément quelqu’un de très mélancolique et lugubre, plutôt solitaire, ce qui facilite l’écriture de telles chansons et paroles. Ainsi, je me sens peut-être mieux une fois qu’une chanson est terminée, après la « catharsis » comme tu dis. Mais ça ne dure pas longtemps, alors je continue. Sur les précédents albums de Karg, il y avait toujours des chansons avec des titres français (« Crevasse », « Le Couloir Des Ombres », « La Tristesse Durera Toujours » …), mais pas cette fois sur Traktat. Pourquoi avais-tu recours au français ? Pour exprimer une sorte de spleen romantique ? Ouais, c’est peut-être une explication. Mais aussi, parce que j’aime vraiment le français comme langue. C’est très mélodieux et plus adapté pour exprimer ma mélancolie, ce qui contraste avec l’allemand que je parle au quotidien qui paraît plus dur. S’il n’y en a pas cette fois, c’est juste un hasard… KARG Traktat Post black metal Art Of Propaganda Rec. Le chanteur d’Harakiri For The Sky exprime sur Traktat son blues hivernal du haut de son chalet de Salzbourg, au pied des Alpes, à grand renfort de guitares claires (ou légèrement saturées) et de screams plaintifs. Il clôture ainsi une trilogie entamée sur Weltenasche (2016), suivi de Dornenvögel (2018). Un grand soin a été apporté au niveau des lignes de guitares, rappelant le meilleur d’Alcest dans le genre shoegaze ou les premiers Katatonia, pour le côté dépressif. Si le contraste guitare/voix peut mettre mal à l’aise, il constitue la force émotionnelle de Karg. Il peut aussi vite ennuyer à la longue… Un disque personnel et mélancolique à ne pas forcément partager, au risque de creuser un peu plus le trou de la Sécu. [Seigneur Fred] DUS ()ELUSON1 our fj Dans ce nouvel opus, l'Histoire avec un grand H est un élément clé. Watell Your 6 nous emmène sur tes chemins de la première guerre mondiale pour nous retracer des tranches de vies de soldats et de civils - d'hommes ou de femmes- français, anglais, allemands, russes ou serbes qui racontent leur expérience du conflit et les sentiments qui les traversent. 10 brûlots intenses à la fois poétiques et angoissants, oscillants entre mélodie et screams, violence et accalmies qui reflètent la folie de ce conflit mondial. retéVA terYAR hrorf www.duskofdelusion.com Faoebook Duskofdeiusion YouTube  : fantaiziclabel CifIOMMORIum (ri\sue gigueieet t-ri » je X) Absilone [Eguti,T9D  : GyilARS



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