Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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slisktelief Chaos A.D. Il y a des valeurs sûres outre-Rhin en matière de metal, que ce soit en heavy, en thrash, mais aussi en death metal. Alors que la légende Morgoth s’est mise en sommeil, Jagger, son charismatique chanteur commun à Disbelief est retourné au charbon avec ce dernier pour enregistrer l’énorme The Ground Collapses, trois ans après The Symbol Of Death qui avait déjà remis le groupe allemand sur de bons rails. [Entretien avec Karsten « Jagger » Jäger (chant) par Seigneur Fred – Photo  : DR] The Symbol Of Death a récolté de bonnes critiques en 2017 (5 étoiles dans Metal Obs #78). As-tu vécu cela comme un nouveau départ au sein de Disbelief, après un hiatus de sept ans et le semi-échec de Heal ! ? Cela ressemblait plus à une sortie nous permettant d’être de nouveau créatifs et prêts pour de nouvelles chansons, après tout ce temps de recherches de nouveaux membres. D’autant que travailler sur de nouveaux titres sans batteur fixe n’a aucun sens. On a donc attendu très longtemps pour recomposer… Si votre précédent album abordait des sujets tels que les comportements humains (l’hypocrisie, la lâcheté…), de quoi s’agit-il sur ce nouvel album ? L’artwork est très apocalyptique… La plupart des paroles de The Ground Collapses sont inspirées de la réalité. L’humain contre la nature, l’Homme qui déchire et viole tout ce qui l’entoure, toujours à cause de sa cupidité. Le psychisme et ce qui se passe si vous faites un pas de plus, tuer son prochain ou sa propre famille, penser à faire de telles choses ou passer aux actes, voilà les principaux sujets ici. J’y traite également des accidents comme celui de la centrale nucléaire de Tchernobyl ou bien d’autres catastrophes humaines, de la guerre... La chanson « The Waiting », par exemple, est inspirée d’un pont dans l’ancienne Allemagne de l’Est. Les gens y recherchent encore cet endroit pour y attendre et se suicider tels des pèlerins. Enfin, tu sais, parfois je me dis que la vie est une chose étrange et je deviens un misanthrope, ne souhaitant rien de bon à l’humanité entière, au vu de ce qu’il se passe. C’est la raison pour laquelle j’ai écrit des paroles, comme pour la chanson-titre ou « Hologram For The Scum » ! 16 METAL OBS’Encore une fois, le son de The Ground Collapses est énorme, très heavy, lui procurant extrêmement de puissance. Vous êtes retournés au Rombado Recordings Studio à Essen (Allemagne), pour enregistrer avec Cornelius Rambadt, mais quel est donc votre petit plus ? Le matériel ? À la différence de The Symbol Of Death, on a eu cette fois le luxe de pouvoir faire la pré-production aux Rambado Recordings, au lieu d’arriver juste pour enregistrer les chansons avec les maquettes déjà faites au préalable. Nous avons d’abord eu recours seulement aux effets sonores modulés pour les guitares. Tout provient en fait d’un préamplificateur intégrant un pédalier d’effets (marque Kemper). On voulait en fait cette fois un son encore plus agressif, plus brutal en matière de death metal. De loin, c’est le meilleur son pour un album de Disbelief, à mon avis ! Jagger, tu es également le chanteur de Morgoth depuis 2014 et as participé à l’album Ungod, mais le groupe s’est mis en pause en 2018. Pourquoi ? C’est pour te permettre de mieux te consacrer à Disbelief ? Il y a plusieurs raisons au break de Morgoth. La première est que le guitariste Sebastian Swart souffre de problèmes auditifs (acouphènes). Une autre raison a été cette affaire de jugement avec l’ancien chanteur Marc Grewe qui a rendu les gars nerveux. Ça a pris toute l’énergie d’Harry et Seb pour faire un second album avec moi après Ungod car ils étaient impliqués dans le processus juridique… Mon objectif personnel est la musique en général, tu sais, donc chanter dans deux groupes n’est pas un problème pour moi. DISBELIEF The Ground Collapses Death metal Listenable Records Quelle baffe, ce onzième album ! Si The Symbol Of Death comportait davantage d’influences doom et sludge dans le death metal toujours très massif et groovy de nos voisins teutons, The Ground Collapses se veut plus direct et d’une puissance véritablement tellurique ! Centrées sur les maux actuels de notre planète et l’autodestruction de l’Homme, les paroles de son impressionnant chanteur Jagger font d’autant plus écho en 2020. Côté ambiance, l’ombre de Killing Joke ou des albums plus expérimentaux de Morgoth n’est jamais bien loin (« Colder Than Ice »). Le ciel peut donc nous tomber sur la tête, la terre peut s’écrouler, Disbelief demeure inébranlable. [Seigneur Fred] teifl MISSI HUNTSMEN Mandala Of Fear Stoner prog/sludge metal Prosthetic Rec. Tout commence par une belle intro de guitares mêlant électrique et folk, avant de vite de s’envoler vers des sonorités classic rock/stoner au son rond et chaud. Progressivement les chants, d’abord masculins puis féminins, font leur entrée et se répondent avec fluidité, avant que l’ensemble monte en puissance à la manière d’un Mastodon période Blood Moutain. Huntsmen nous entraîne alors vers des sommets musicaux avec une progression déconcertante sur son second opus Mandala Of Fear. « Colossus » ou bien l’instrumental « Atomic Storms » (quelque part entre Tool, pour le côté hypnotique, et Corrosion Of Conformity, pour ses guitares), en disent long sur le potentiel du groupe de Chicago, désormais composé de la chanteuse Aimee Bueno. Une œuvre d’une maturité musicale saisissante… LEECHED To Dull The Blades Of Your Abuse Grindcore/hardcore Prosthetic Rec. En revanche, pour les Anglais de Leeched (« sangsue » en français), les mots « mélodie » et « subtilité » ne font pas partie de leur répertoire. Aucun préliminaire ici à l’écoute de leur seconde galette à l’artwork séduisant, si ce n’est une courte intro bruitiste proche de la bouillie sonore (« The Hound’s Jaw »). Appliquant la même recette sauvage que sur son premier LP, You Took The Sun When You Left (remarqué en 2018 du côté de Manchester), le guitariste Judd y maltraite ses six cordes alors que le bassiste Laurie s’époumone au micro devant les fûts de Tom, batteur tatoué intégralement jusqu’au visage. Plus brouillon et moins technique qu’un Nostromo mais tout aussi rentrededans, Leeched séduira les amateurs de grind/hxc moderne dans la veine de Nails. [Seigneur Fred]
Bientot leur tour Si le nom d’Orpheum Black ne vous dit rien, il n’en est probablement rien de leur expérience de scène. Nouveau projet des ex-membres de Wild Dawn et de No Sign, Nothing, Greg (chant et guitare) nous en dit plus sur la genèse du groupe, l’EP qui vient de naître et leur farouche volonté d’en découdre sur les planches. Laissez-vous porter par la future scène française metal… [Entretien avec Greg (chant, guitare) par Aline Moiny] Votre projet Orpheum Black est assez récent, pouvez-vous nous expliquer sa genèse ? En 2018, Romain (guitare) et moi (chant/guitare) arrêtions Wild Dawn. Après 10 ans à fond, jouer et enregistrer des covers, sans gérer les aspects de promo ou de tournées, nous convenait à merveille ! Un jour, j’ai eu envie de reprendre un morceau d’Anathema (« Untouchable - Part I ») avec une « guest », Mélodie (chant/clavier), qui venait aussi de quitter No Sign, Nothing. Tous les trois, nous sommes amis depuis très longtemps, mais c’était la première fois que nous faisions vraiment de la musique ensemble. On a tourné un clip derrière et, pour une cover sans prise de tête, ça sonnait ! J’ai senti que quelque chose s’était passé et j’ai sauté sur l’occasion pour proposer à Mélodie, puis Romain, de reformer un groupe  : tout le monde a accepté ! Très rapidement, Gauthier (basse) nous a rejoints, dans le courant de l’automne, puis Paskal (batterie), en fin d’année. Orpheum Black était né. Quel est le leitmotiv d’Orpheum Black ? Le style musical que vous revendiquez... Vos influences... Sans renier nos expériences passées, nous essayons aujourd’hui de transmettre des émotions, non plus uniquement par le biais de la puissance, mais aussi via des atmosphères planantes et l’usage de deux voix distinctes, tout en étant le plus authentique possible. Quant au style, nous ne sommes pas trop « étiquettes », mais je pense que nous nous situons entre le rock progressif et le metal alternatif, influencés par des artistes tels que Alter Bridge, Alice In Chains, Anathema ou Devin Townsend... Le premier clip est sorti en octobre 2019, l’EP sortira en février 2020, avez-vous prévu de faire une tournée ? On en rêve ! Cette première année a été à 100 à l’heure  : il a fallu arriver à jouer ensemble, trouver notre style, composer un set, le roder, enregistrer, produire l’EP, assurer sa promotion, trouver un label, tourner un clip, construire une identité visuelle, s’entourer de personnes formidables et faire tout ce qu’il fallait pour lancer Orpheum Black sur les rails. Trouver des dates seuls est un exercice compliqué (et qui tend à se complexifier…), mais, en réactivant un peu le réseau, nous avons quand même déjà réussi à faire de belles dates et à caler deux concerts pour la sortie de notre EP  : le 7 février à Paris (au « 1999 ») et le 8 février à Ingré (à côté d’Orléans). On va enchaîner rapidement avec un album et on espère pouvoir continuer à faire grossir l’équipe et s’associer avec un bookeur pour partir en tournée et écrire la suite de l’histoire ! ORPHEUM BLACK Midnight Rock progressif Autoproduction Si la scène orléanaise se souvient de Wild Dawn et de No Sign Nothing, elle se voit aujourd’hui génitrice d’Orpheum Black, groupe de rock progressif, alternatif et indépendant qui n’est rien d’autre que le fruit de ces deux groupes susnommés. L’EP nous laisse cependant un peu sur notre faim. Mais de l’énergie des deux chanteurs leads à la détermination non cachée de ce projet, tout promet un futur album avec une signature et un élan portés par tant d’années à l’épreuve de la scène. [Aline Moiny] TECHNICIEN GUITARE PARIS - REGION PARISIENNE INTERVENTION A DOMICILE INTERVENTION EN ATELIER GUITARE/BASSE ACOUSTIQUE/ELECTRIQUE REGIAGES/ENTRETIEN REPARATION/CUSTOM GUITAR TECH CONCERT/FESTIVAL SALLE DE REPETITIONS ve WWW.LEVIATHANGUITAR.COM CONTACTOLEVIATHANGUITAR.COM 06 31 48 41 69 CHENNEVIERES SUR MARNE (94430)



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