Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
LIVRAISON GRATUITE INCLUSE TU AS UN,GROUP TU VEUX FAIRE DU TU DOIS, PRESSER UN DISQUE ? on e-n gLGuPe NOS CONSEILS SUR MESURE CONTRÔLE DES FICHIERS ET RAT INCLUS PASSE COMMANDE DIRECTEMENT SUR WWW.DISTROLUTIONMERCH.COM PAIEMENT EN 3 X SANS FRAIS DÈS 2998
Du vide a la plenitude Issu de la scène post rock belge, Sons Of A Wanted Man se compose de cinq membres aux influences et sensibilités diverses, s’exprimant autour d’un même projet musical, mêlant sonorités extrêmes du black metal et atmosphères post hardcore. Après trois EP sortis en autoprod. ou via le label Pulverised Rec., le groupe publie en ce début d’année son premier LP, Kenoma, et a répondu à nos questions de manière collégiale. [Entretien avec Kevin (batterie), Josse (basse), Jan (chant), Pieter (guitare) et Didier (guitare) par Seigneur Fred — Photo  : DR] D’où vient le nom du groupe Sons Of A Wanted Man ? Quel est le concept ? Ça fait un peu western… Le nom est un héritage de notre intention originelle de former un groupe de post rock. Notre bassiste l’avait en tête depuis de nombreuses années. Étant donné que les noms longs sont monnaie courante dans le post rock, cela semblait approprié pour ce que nous faisions à l’époque. C’est peu conventionnel et avantageux, en particulier pour la musique que nous faisons à présent. « Sons Of A Wanted Man » ne révèle pas immédiatement notre genre de musique et ne fixe aucune attente. Cela nous procure plus de liberté. Vous sentez-vous à l’aise avec l’étiquette musicale « blackened post metal/hardcore » ? Bien que cela soit souvent nécessaire dans le processus de promotion d’un groupe, nous n’avons jamais été fans de catégoriser la musique et de l’étiqueter avec différents sous-genres. Nous espérons que les diverses personnes qui nous écouteront pourront entendre différentes choses dans notre groupe, car cela est le plus représentatif de la façon dont on aborde notre propre musique. On a tous notre passé musical et des préférences aussi diverses que variées, ce qui ressort d’ailleurs sur les chansons que nous écrivons. Nous ne discutons jamais de la façon dont nous devons sonner, mais essayons toujours de rester spontanés et de voir où le vent nous mène à l’instant présent. La chose la plus importante pour nous est que notre musique soit sincère et suscite certaines émotions en nous. Qui est la chanteuse dont on entend la discrète voix sur Kenoma, apportant un peu de douceur sur les chansons « Canine Devotion » ou « Under A Lightless Sky » ? Elle me rappelle Audrey Sylvain, présente sur l’album d’Asphodèle paru également sur le label Les Acteurs de l’Ombre fin 2019… L’idée d’avoir en invité du chant féminin sur une de nos chansons était quelque chose que l’on avait à l’esprit depuis quelques années déjà. Cette voix est celle d’Isa Holliday du groupe Slow Crush. Étant donné que nous sommes amis avec eux depuis longtemps et avons déjà tourné ensemble à deux reprises, le choix de demander à Isa fut évident. On était convaincus que sa voix enchanteresse ajouterait une dimension émotionnelle à notre musique, chose que nous ne pouvions accomplir seuls. Slow Crush est un des groupes qui bosse dur sur la scène belge actuellement, et nous les soutenons. Nous partageons ce message de compassion qu’ils véhiculent à travers leur musique. Encore merci à elle pour son investissement sur notre album. À quoi fait référence le titre de ce premier album ? Quelle est la signification ? « Kenoma » correspond au concept du vide en grec ancien, en opposition à « Pleroma » (plein). Nous avons d’ailleurs ces deux mots en titres de chansons au début et à la fin de l’album, afin que notre musique évolue progressivement du vide au plein. Ce sentiment d’espoir et de croissance est alors révoqué lors de la répétition de l’album  : le dernier morceau « Pleroma » cède de nouveau la place au premier titre « Kenoma », etc., comme tout cycle de la vie. SONS OF A WANTED MAN Kenoma Black/post metal Les Acteurs de l’Ombre Prod. L’homme ne supporte pas le vide (peur de la plage blanche, avoir son frigo vide…), c’est bien connu. Si le quintette belge a parfois tendance à faire du remplissage sur ce premier album, à travers des morceaux longs qui auraient souvent gagné en impact en étant raccourcis, comme sur la chanson-titre (11 min !) , l’ensemble de Kenoma demeure relativement dynamique, grâce à des breaks terribles et un chant black incisif. Mais le but de Sons Of A Wanted Man est de développer ses propres atmosphères et contrastes, à la limite du shoegaze (« Canine Devotion » et son chant féminin), afin d’apporter un peu de douceur dans ce monde de brutes. Un premier long essai rafraîchissant au milieu de la vague post black metal actuelle. [Seigneur Fred] Rebirth by Blasphemy Un peu plus de deux ans après Shox Of Violence, Midnight nous revient avec Rebirth By Blasphemy. Belle occasion de le passer en revue et d’interroger Athenar, l’homme à tout faire, sur l’album ainsi que sur ses projets. [Entretien avec Athenar (guitare, guitare basse, batterie et chant) par Sante Broccolo] L’album apparaît comme un tout cohérent avec une bonne base rythmique et une voix qui ressort fortement. C’est vrai que j’aime faire ressortir la voix. Ici, l’objectif me semble atteint. Tu joues tous les instruments (basse, guitare et batterie), quel est celui qui te fournit le plus de plaisir ? Je ne parlerais pas d’instrument préféré, mais il est vrai que je prends un plaisir particulier à jouer de la basse. Pour la basse et la batterie, j’ai parfois eu l’impression d’entendre Motörhead. Est-ce un groupe qui t’a rythmiquement marqué ? C’est vrai que Motörhead est un groupe que j’apprécie, mais c’est loin d’être le seul. J’aime écouter beaucoup d’autres, comme Kiss, Judas Priest ou Iron Maiden et, à des degrés divers, ils m’interpellent et m’influencent tout autant. À l’écoute des paroles ou à la simple lecture des titres, on peut subdiviser l’album en deux parties  : la première positive, la seconde plus négative. Qu’estce qui explique ce changement ? Des événements extérieurs ? Ton constat est juste, mais, rassure-toi, cela n’a rien à faire avec des « événements extérieurs ». En fait, j’écris les textes en fonction de l’état dans lequel je me trouve. Ne va pas chercher trop loin, l’album contient des morceaux et des textes plutôt personnels. Tu sais, je suis un snob, un égomaniaque de première. Réfléchir sur moimême me rend dépressif ! Quels sont tes projets ? Une tournée est-elle en vue ? Pour le moment, nous avons en effet une tournée prévue et même deux ou trois festivals cet été. Si je ne m’abuse, nous allons jouer au Bang Your Head et j’espère que d’autres viendront s’y ajouter. Comptes-tu assurer ces concerts avec les mêmes musiciens que lors des tournées précédentes ? Oui, bien sûr. En tournée, nous avons établi une excellente relation et j’aime vraiment jouer en live avec eux (SS — batterie, Commander Vanik — guitare). Le magazine pour lequel je t’interroge est français. Apprécies-tu de jouer dans notre pays ? L’an passé, nous avons eu quelques dates chez vous et j’apprécie la réponse du public français. L’ambiance est particulièrement chouette chez vous. En plus, il y a plusieurs bons festivals chez vous, notamment le Hellfest. Ah oui, j’allais oublier, la nourriture et le vin y sont excellents. MIDNIGHT Rebirth By Blasphemy Black metal Metal Blade Records Athenar nous revient avec un nouvel album sur lequel il joue tous les instruments (basse, guitare essentiellement rythmique et batterie), tout en assurant le chant. Rebirth By Blasphemy forme un tout compact, avec une base rythmique solide, mais plus rock et une voix de black metal qui ressort vraiment bien, donnant à l’album toute son ampleur. Comme le dit la promotion, Athenar a souhaité une musique brute et peu travaillée. Je serais curieux d’écouter la musique sans parties vocales ! Soyons clairs, nous avons ici affaire à 10 titres assez intenses où seul « Rising Scum » connaît un tempo plus lent, dominé par un chant très fort. Autre particularité  : les paroles. Les cinq premiers morceaux, plus positifs, contrastent avec les cinq derniers, plus négatifs. Voici une renaissance intéressante qui propose la combinaison d’une voix dure et d’un tempo qui l’est moins. [Sante Broccolo] METAL OBS’15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :