Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
Metal Obs' Mag n°92 mar/avr 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de mar/avr 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,4 Mo

  • Dans ce numéro : Igorrr, leader de la nouvelle génération.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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HETÀ1 FOUR YEIR STRONO. - 2 JOURS/2 SALLES Le parfait equilibre Sixième effort studio pour les Américains de Four Year Strong qui, sans bousculer les codes, livrent un album musclé et gardent surtout le même état d’esprit qu’à leurs débuts. Le son a évolué, mais pas l’intensité et l’énergie que le quatuor a mise pour façonner Brain Pain. [Entretien avec Dan O’Connor (chanteur et guitariste) par François Alaouret] Brain Pain ne sonne comme aucun autre. Pourtant, c’est encore Will Putney qui vous produit. D’où vient donc cette évolution ? Nous essayons toujours d’aller de l’avant, tout en gardant une idée très précise du son que nous voulons donner au groupe. Nous étions sûrs à 100% que Will nous ferait atteindre cet objectif. Et nous aimons aussi travailler ensemble, car on se connait parfaitement et qu’il sait immédiatement nous mettre dans les meilleures conditions. Cette fois, vous avez pris votre temps pour composer l’album, alors que ce n’était pas toujours le cas auparavant… En fait dans l’industrie musicale actuelle, tu es obligé de fixer une date de sortie d’album, en raison de la tournée à suivre notamment. Cette fois, nous n’avions rien booké et nous n’avions aucune deadline. Du coup, le processus d’enregistrement était plus relax et beaucoup plus créatif. Vos nouveaux morceaux sont toujours très groove avec de gros riffs de guitares et Brain Pain est probablement votre album le plus massif. C’est aussi ton impression ? Sur nos albums, nous cherchons toujours à capter au maximum l’énergie de la scène. La différence est que nous avons pris plus de temps pour nous assurer que que tout était à la bonne place  : chaque riff, chaque voix, chaque rythmique, etc. Et tout cela éclaircit aussi beaucoup le mix. Brain Pain montre aussi un groupe plus engagé. C’était l’un de vos objectifs ? Nous l’avons toujours été, mais je dirai que nous sommes peut-être plus focalisés qu’avant. Je pense que notre enthousiasme pour ce disque et notre fierté se ressentent à travers le travail acharné que nous y avons consacré. Enfin, malgré le succès et la reconnaissance, vous vivez toujours dans le Massachusetts, et vous jouez ensemble depuis très longtemps, ce qui devient assez rare. Comment est votre vie au quotidien ? Nous adorons le Massachusetts, et ce sera toujours notre maison ! Notre quotidien est génial. Nous avons obtenu un bel équilibre entre les responsabilités familiales et la musique. Et nous avons enfin trouvé notre rythme. FOUR YEAR STRONG Brain Pain Easycore Pure Noise Records 12 METAL OBS’Brain Pain est le reflet de notre époque et rien ici ne sonne old school, sauf peut-être un peu « Mouth Full Of Dirt ». FYS a presque 20 ans d’âge et sa musique a, elle aussi, évolué. Le gang du Massachusetts livre probablement son album le plus contrasté. De morceaux mid tempos très groove (« Get Out of My Head ») à des titres plus frontaux (« Usefully Useless ») aux riffs chaloupés, le quatuor offre même un clin d’œil à ses débuts (« Seventeen »). Dans une dynamique ascensionnelle, il passe par toutes les émotions. En tant que précurseur du easycore, le groupe conserve toujours ce côté très fun que l’on retrouve très peu dans les grosses métropoles américaines. L’air de la campagne, quoi ! [François Alaouret] SALLE DE LÀ TOUR LÀ BAT-TÉ-RIE eri BETRAYING THE MARTYRS BUKOWSKI THE DALI THUNDERING CONCEPT WALNUT GROVE DC NERVD LIES WE SOLD PASS 2 JOURS  : 25 C RUS 1 JOUR  : 16 C
Les sentiments du core Loathe fait partie de cette jeune vague talentueuse dans le milieu du renouveau du metalcore, mais pas que. Fraîchement signé chez Sharptone Records, depuis son premier album il y a un an et demi, le groupe compte bien faire ses preuves avec une nouvelle production aux couleurs sonores modernes et relativement différent de ses débuts. [Entretien avec Kadeem France (chant) par Loïc Cormery] I Let It In And I Took Everything est le nouvel album du groupe. Comment avez-vous travaillé dessus ? Qui a écrit les paroles ou la musique ? Erik (guitare) et moi écrivons d’abord quelques riffs de guitares et les meilleurs sont repris, afin que l’on développe les détails de nos parties. Si l’on pense que c’est assez bon, on commence le travail avec les autres et on étudie les questions de rythmes avec notre batteur. Et, à la fin, on se penche sur les paroles. C’est le processus que l’on emploie le plus souvent. On peut entendre un mélange intéressant entre neo metal très Deftones et le core de type Emmure. Comment êtes-vous parvenus à mixer ces deux genres musicaux différents ? D’ailleurs, Chino Moreno (Deftones) lui-même a tweeté un de vos singles, « Two Way Mirror » … On a tous des goûts musicaux différents, mais, en général, on aime tous le rock alternatif et indé, le rap, l’electro, ou encore les musiques de film. Le mix se fait donc de manière inconsciente. Chacun de nous a une certaine idée d’une chanson et on essaie pas mal de choses avant d’arriver à la version finale. Et, si l’on pense que ça sonne bien, on inclut mes paroles. Priorité au feeling, c’est la base. Nous aimons bien mélanger ce qui nous plaît. Concernant, le tweet de Chino, c’est un truc de malade et je suis super content qu’il adore. C’est vrai que, sur cet album, il y a de belles ambiances rappelant le groupe. Du coup, ça a boosté le morceau et beaucoup de gens le trouvent génial. Merci à toi Chino ! C’est une grande opportunité pour vous d’être signé chez Sharptone Records et d’avoir reçu un Award « meilleure révélation » par Kerrang, il y a deux ans maintenant… Nous sommes très honorés. Rien ne pouvait nous faire plus plaisir. C’est le fruit aussi d’un travail conséquent. On n’a rien sans rien, mais je ne pensais pas atterrir chez eux avec tous ces groupes prestigieux. Pour cela, nous allons bien promouvoir l’album et faire un maximum de dates pour prouver à tout le monde que nous méritons notre place parmi l’élite. La récompense c’est très bien pour le groupe, mais moi je m’en cogne carrément ! Comme vous êtes un groupe très conceptuel, quelles sont les choses qui ont inspiré cet album en particulier ? Beaucoup de David Lynch. Ça a, en quelque sorte, donné le ton et l’ambiance. J’ai récemment regardé la première saison de Twin Peaks, et ça m’a vraiment touché. C’est une sorte de mélodrame, et ça m’a beaucoup inspiré. C’est le genre de sentiments que je voulais présenter, pas dans tout l’album évidemment, mais j’aime David Lynch. Il a été un pionnier pour ce genre d’ambiances. De plus, depuis le début, nous avons eu des influences communes, comme la bande originale de Silent Hill, la bande originale d’Akira… Cette vibe sombre et tendue est quelque chose qui fait partie de notre caractère. LOATHE I Let It In And I Took Everything Shoegaze core Sharptone Records Voici donc Loathe, un jeune groupe anglais pour lequel nous avons la dure tache de définir un style précis, tant sa musique regroupe nombre d’éléments du metal moderne et progressif. Formé en 2008, il a sorti son premier album chez Copro Records, avec lequel il a connu un énorme bide commercial. Heureusement, la motivation a eu un impact positif, car deux EP autoproduits obtiendront un franc succès. En 2016, Loathe a rejoint les rangs de Sharptone, en proposant quelques titres très bien produits sur un EP concis et direct. The Cold Sun était donc la suite de ce dernier EP, fort apprécié par Sharptone Records, fleurant les bons coups en ce moment, comme avec le récent Polaris. Pour ce nouvel album, les Anglais démontrent tout leur art en 49 minutes et pas une de plus. Les musiciens sont vraiment de très bons artificiers, en matière de riffs et d’ambiances atomiques ici et là. Pas facile de distinguer où les Anglais veulent en venir à la première écoute, mais vous serez charmés par « Agressive Evolution » qui ne résume pas à lui seul les influences du combo. Le djent, le progressif ou encore le shoegaze sont calibrés sur « Two-Way Mirror », meilleur titre du skeud à notre avis et très Deftones. Le chant de Kadeem a fait de réels progrès avec « Screaming » ou cette lettre d’amour sublime qu’est « Is It Really You ? ». Loathe promet de bien belles choses à l’avenir et nous vous conseillons cet album les yeux fermés, mais les écoutilles grandes ouvertes. Pour amateurs d’éclectisme ! [Loïc Cormery] eer-*%. tintç MISSI  : SA'A HANDS SAVAGE HANDS The Truth In Your Eyes Post hardcore Sharptone Records The Truth In Your Eyes est une collection de « vérités et de mensonges », selon le chanteur Mike Garrow. Nous commençons avec le morceau « Memory », percutant, suivi par l’excellent « Braindead » et son refrain mordant... Savage Hands a donné le ton d’entrée dans ces deux morceaux qui seront le leitmotiv de l’album. « Demons », « Lonely » et « Bloodshot » sonnent très « radio friendly » et trouveront facilement de la place sur les ondes américaines. Musicalement, ils sont agressifs, avec des harmonies vocales et des paroles animées qui sont formulées pour susciter l’angoisse chez l’auditeur et qui peuvent, dans le même temps, le rendre accroc. Le groupe veut surtout que vous sentiez la musique en vous et il le fait bien, en associant parfaitement des riffs accrocheurs et des rythmes percutants qui retiennent l’attention. Avec, en prime, des histoires de douleurs, de traumatismes et de pertes. En gros, la vie d’un être humain du monde actuel. Tous les morceaux ne sont pas lourds, sauf dans leur essence. « Rotten Soul » ou « Washed Away » s’atténuent et se concentrent un peu plus sur une mélodie, mettant en valeur la diversité du groupe, qui a le talent de laisser l’impression que chaque chanson est un moment unique qui installe une émotion de manière indépendante. Après un premier album assez redoutable, il y a deux ans, Savage Hands continue son ascension avec ce deuxième album qui a ses qualités et ses défauts, mais qui rendra heureux tout amateur de post hardcore teenager ou mature. [Loïc Cormery] METAL OBS’13



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