Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de jan/fév 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,7 Mo

  • Dans ce numéro : Svart Crown, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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[13 FiKt4 tove Catalyseur d’energie ! Sa signature chez SpinefarmRecords en début d’année annonçait un premier album prometteur. BRKN LOVE a honoré sa parole et cet opus sonne franchement bien. [Entretien avec Justin Benlolo (compositeur, chanteur et guitariste) par François Alaouret – Photo  : D.R.] Tu as commencé à écrire des chansons après avoir quitté le lycée. Quel regard portes-tu sur ces dernières années et ce premier album éponyme ? Elles ont été assez folles. Finalement, c’est un peu curieux de faire ce dont je rêvais depuis si longtemps, c’est presque surréaliste. Cet album est le reflet de toutes mes expériences depuis l’adolescence. Il me définit vraiment, et j’ai hâte de le partager. Tu signes toutes les chansons, mais c’est aussi un travail de groupe. Dans quelles mesures, les musiciens qui t’accompagnent ont-ils contribué à l’album ? Je les ai tous rencontré après, mais le faire vivre est une autre histoire ! Les musiciens ont tous leur propre style. Leur personnalité est primordiale, et leur collaboration sera beaucoup plus importante sur le prochain. Tu as déjà une solide expérience. As-tu longuement mûri cet album ? J’ai beaucoup grandi en écrivant l’album. J’ai aussi évolué au fil des années, et, maintenant, mon regard a changé. Le disque me rappelle beaucoup de bons comme de mauvais souvenirs. Il m’a aidé à les traverser et m’a aussi servi de leçon. Ta musique mélange blues, heavy rock, le tout avec beaucoup de groove. C’est la touche que tu voulais vraiment apporter à l’album ? C’est étrange, car je ne savais pas vraiment comment cet album devait sonner. C’est l’une des raisons pour lesquelles cela m’a pris aussi longtemps. Mais je suis content et très fier du résultat et de pouvoir me comparer aux groupes que j’aime. Ton premier single, « Shot Down », présente une double lecture. Peux-tu nous en parler ? Chacun y voit ce qu’il veut. Au moment de l’écriture, je ne me suis pas vraiment posé la question. L’insinuation sexuelle est un peu accidentelle. C’est la mélodie qui fait tout basculer, mais chacun peut l’interpréter à sa façon. 28 METAL OBS’BRKN LOVE Brkn Love Heavy bluesy rock SpinefarmRecords Malgré sa petite vingtaine d’années, Justin Benlolo signe, avec BRKN LOVE, un bon premier album éponyme. Plutôt convaincant, le Canadien semble avoir bien digéré ses influences, et son Heavy Rock aux couplets bluesy offre un bon groove. Entièrement composé par ses soins, le guitariste-chanteur a aussi misé sur un gros son de guitare. Le premier single, « Shot Down », donne le ton de l’album  : punchy et efficace. Peut-être un peu uniformes dans l’ensemble, les morceaux sont très formatés (autour de 3mn par titre) et vont à l’essentiel. Le son très californien de BRKN LOVE tend vers un AOR assez brut et très Heavy. Un premier essai concluant. [François Alaouret] * Catalog #MV0233 brilliant set with various classics from the Maiden early phase and DIanno’S solo career January 31st, 2020 also Available on Vinyl Catalog #MV0234 Evil, Faster and Harder than ever January 24th, 2020 s ROia TRAtt The Concept Album About The Death Of Olof Palme Coming Soon 1. -
Avec philosophie Forts de leur signature chez Metal Blade Records, et cinq années après la sortie de The Direction of Last Things, les Américains reviennent avec un nouvel album qui se faisait clairement attendre. [Entretien avec Sacha Dunable (guitare, chant) par Norman Garcia - Photo  : VE] Alors, ça fait quoi de se retrouver au sein du label Metal Blade Records ? C’est juste génial, MBR est tout simplement un label précurseur dans le milieu du heavy metal. C’est donc un grand honneur de se retrouver dans son catalogue au milieu de groupes renommés. L’album a été mixé par l’inévitable Kurt Ballou (Converge). Comment s’est passée votre collaboration ? Cela fait bien 20 ans que je suis un fan du travail de Kurt et j’ai toujours voulu bosser avec lui, mais sans jamais parvenir à accorder nos emplois du temps. Nous y sommes enfin arrivés ! Son travail est un parfait mélange de clarté et de puissance, et cela convient parfaitement au son du groupe. Avec ce nouvel album, on peut ressentir que vous avez repoussé vos limites, tant au niveau de l’expérimentation, qu’au niveau du son obtenu. Pensez-vous avoir atteint la perfection ? Et bien je dirais que la quête de la perfection ne s’arrête pour ainsi dire jamais. C’est pour cela que je pense qu’il y a toujours des choses que tu aurais aimé faire différemment, et c’est ce qui alimente notre créativité pour les albums suivants. Peux-tu nous en dire plus sur le titre « Pangloss », qui est une référence à l’histoire littéraire française ? Le Docteur Pangloss est un personnage du conte satirique Candide, écrit par Voltaire. Il raconte les risques que peut engendrer l’optimisme aveugle, dans un monde où la réalité est chaotique et impitoyable… Pour souscrire à la devise « rien n’arrive par hasard », dans le meilleur des mondes, il suffit d’ignorer, à notre péril, la beauté de l’inconnu et donc la chance de pouvoir créer notre propre but dans la vie. L’artwork de l’album est encore une fois magnifique. Qui l’a réalisé et comment peut-on l’interpréter ? C’est un vieil ami de Los Angeles, Ryan Wade, qui fait les pochettes de Null, Prehistoricisms, and Direction Of Last Things. Cet artwork sert à accompagner les paroles et la musique, c’est à l’auditeur de l’interpréter. Quel est le sens du titre de l’album, Fluid Existential Inversions ? Il fait référence à l’instabilité involontaire à laquelle font face les hommes, pendant que la vie ne cesse d’évoluer en ces temps turbulents et incertains. Que ce soit réel, imaginé, simulé, où on se doit de comprendre que notre propre existence est confuse et absurde ! Peut-on espérer vous voir jouer en France en 2020 ? On est justement en train de travailler là-dessus ! INTRONAUT Fluid Existential Inversions Metal progressif/Post metal Metal Blade Records Cinq ans ! Cinq longues années à attendre le successeur du réussi The Direction of Last Things. Et l’attente en valait vraiment la peine. Même si certains regretteront la frénésie et la rage qui étaient présentes à leur début avec The Void (le groupe œuvrait à l’époque dans le sludgecore), on ne peut rester indifférent à la qualité d’écriture des Californiens. En effet, tout ce que l’on a pu apprécier dans leurs dernières productions se retrouve dans les huit longs morceaux (cinq de plus de 7 minutes)  : des riffs empruntant autant au metal pratiqué par Meshuggah qu’au metal progressif, des ambiances et des envolées aériennes dont il a le secret (Neurosis et Isis ont fait partie de leurs principales influences), un chant hurlé mais le plus souvent clair, un jeu de basse jazzy à souhait et une section rythmique de très haut niveau. Alors les plus septiques pourront dire qu’Intronaut stagne depuis le très bon Valley of Smoke, mais, très clairement, ce qu’il propose avec ce nouvel album, peu de groupes sont véritablement en mesure de le faire. Eh oui, il n’y a pas que l’ogre Mastodon qui soit capable de telles prouesses. Inutile, donc, de tenter de faire ressortir un titre de l’album plus qu’un autre, tant chacun mérite le détour (même si j’ai un petit faible pour « Cubensis » et le final « Sour Everyhings »). C’est donc un véritable coup de maître que nous assène Intronaut pour son grand retour. Amateurs de metal progressif mais pas que, vous pouvez sans souci vous jeter les yeux fermés sur la nouvelle mouture des Américains ! [Norman Garcia] METAL OBS’29



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