Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de jan/fév 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,7 Mo

  • Dans ce numéro : Svart Crown, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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KIRK eINDSTEIN Le revedevient realite À la surprise générale, Kirk Windstein nous revient avec un album solo. Après avoir découvert le titre éponyme finalement assez proche de l’univers de Crowbar, nous avançons dans une ambiance plus « mellow » avec un chant plus posé. Il était donc temps de tailler la bavette avec The Beard Of Doom pour en savoir un peu plus. [Entretien avec Kirk Windstein (guitare, chant) par Julien Meurot, julien@ metalobs.com] Personne ne s’attendait à un disque solo. Habituellement tu partages beaucoup avec tes fans sur l’avancée de tes projets. Pourquoi tant de mystère, cette fois ? Tout a démarré en juillet 2017. J’ai commencé à composer des titres dans une veine assez différente, assez « veloutée », sans trop de distorsion. Je n’avais pas de label, aucune pression et, de fil en aiguille, j’ai eu de quoi faire un album. Ces titres ne collaient pas à Crowbar donc j’ai décidé de les sortir en mon nom. Effectivement, beaucoup de choses sont différentes, que ce soit au niveau du son ou de l’accordage. As-tu changé de matériel ? Ce disque est enregistré en Standard D alors que nous sommes en drop A ou en open B pour Crowbar. De même, j’ai effectivement utilisé de nouveaux instruments et amplis pour avoir de nouvelles sonorités. C’était assez agréable, car ce projet s’est fait en douceur, quelques heures par ci par là. Actuellement, je suis sur le nouveau Crowbar. J’ai commencé les guitares hier. Le titre éponyme est présenté comme le premier extrait de l’album. Il est le seul titre de l’album à être aussi proche de Crowbar. Pourquoi ne pas avoir annoncé la couleur de l’album avec un titre plus représentatif ? Je ne voulais pas effrayer mes fans. Je comprends que la surprise va être assez grande même si le titre « Dream In Motion » montre la voie. Le chant n’est pas si extrême, le son est plus clair, mais tu as raison, c’est le titre le plus Crowbaresque de l’album. En voyant le clip on comprend bien qu’il s’agit une sorte de résumé de ta vie. On voit des images de tes débuts jusqu’à cette belle photo de Robin (la femme de Kirk) et toi face à la mer. Absolument. J’ai une vie rêvée où mon gagne pain est de jouer de la guitare. Et, comme c’est ma passion, tout est parfait (rire). J’ai eu la chance de voyager à travers le monde grâce à la musique. Au vu de ton planning en 2020, penses-tu pouvoir tourner sous ton nom ? Peux-tu nous éclairer sur les plans à venir ? Ce n’est pas le but. Je ne me vois pas chanter ainsi sur scène. Pour moi il s’agit vraiment d’un projet studio. J’ai pris beaucoup de plaisir à le faire mais honnêtement revenir avec un set réduit ne m’intéresse pas. Et, comme tu viens de le dire, mon planning est déjà bien rempli, avec une longue tournée en compagnie de Sepultura. Il y a quelques dates avec Down et le nouveau Crowbar va sortir en mai normalement. Tu es donc de retour dans Down pour les 25 ans de NOLA. Est-ce définitif ? Seras-tu de la partie, si nouvel album il y a ? Pour le moment, l’actualité de Down est de célébrer les 25 ans de NOLA avec quelques dates cet été. Je ne sais pas ce qu’il y aura après. Quand Phil m’a proposé de le faire, j’étais super excité. Après, s’il devait y avoir un nouvel opus, il y a de forte probabilité que j’en sois. KIRK WINDSTEIN Dream In Motion Mellow sludge metal Entertainment One 26 METAL OBS’Bien qu’il soit le maître à penser et principal instrumentiste de Crowbar, notre légende de La Nouvelle-Orléans a senti le besoin de coucher sur disque ses titres les plus posés. Donc, si vous pensiez vous retrouver avec un ersatz de Crowbar (c’est d’ailleurs ce que laissait présager le premier extrait du disque) vous serez bien surpris de vous retrouver avec un album lent, sans trop de distorsion et un chant plus tôt clair et monolithique. Et c’est bien là le principal souci de ce disque. Aucun titre ne se retient vraiment et l’écoute dans son intégralité de cette galette nous pousse à regarder la montre plus une fois. C’est bien dommage, car Dream In Motion aurait gagné à être plus varié. Un disque où son géniteur s’est fait plaisir et qui ravira sûrement les fans hardcore, bien qu’il leur faudra une bonne dose de café pour arriver au bout en une seule traite. [Julien Meurot] 0:15z9 tEMZipi te « ib. fezetielbeD VirtEneidPijett), JcuiT RAMI + ORIGIN + OWLAUGHT WOLVES IN THE THRDNE BOOM `e111C11 SPIRITS REVEL IN FLESH IOLE RANDS + 1914 WORMROT ANOMALIE SHAPE OF DISPAIII OBSCURITY 4 GRACELESS1 BOTCHER SINNERS BLEED CARNATION SPACE M'ASER LUNAR SHADOW  : MTIB I el 4 06.- 08.00. 21120 il ?, 19.10 11 WWW.CUDGELD-E
TUMULTES et CONSECRATION Après un parcours tumultueux et chaotique, la formation retrouve son équilibre, la paix et la sérénité pour arriver à nous livrer ce premier album qui sonne la consécration tant convoitée. [Entretien avec Charles Démoulins, guitare et chant, par Benoit Debrun – Photo  : DR] Pouvez-vous nous décrire le concept global de ce disque Reminiscence et les thèmes abordés ? Pour commencer, Reminiscence est notre premier album, produit et pensé comme un seul corps. Avec lui, on ne voulait pas faire juste une compilation de plusieurs de nos morceaux - nous avons même repensé et remodelé certains existant pour développer une unité et une progression. Ensuite, on a voulu ancrer certaines thématiques dans cet album, entre la réalité du monde autour de nous et vers un futur dystopique, pour faire évoluer notre musique dans une fiction. Reminiscence est ce point de rupture entre la violence, les souvenirs et les incertitudes du futur. Les styles sont variés et vastes finalement sur votre disque, le penchant moderne prend plus le dessus qu’auparavant même si la voix claire est plus heavy old school. Les couplets sont parfois très metalcore, comme sur « Asterion », « Genesis » ou « Affliction », qui lorgnent du côté de Killswitch Engage. C’est amusant cette comparaison à Killswitch Engage car on en discutait avec Mika, notre chanteur. En effet, nous avons voulu orienter les morceaux vers une ambiance plus moderne, conserver notre origine heavy, mais y joindre nos goûts plus contemporains tels que Orden Ogan, Gojira, Trivium, In Flames ou encore Killswitch Engage. Le titre « The land » est un vrai tube qui se démarque des autres titres. Quelle en est l’idée et a t-il été validé à l’unanimité ? Le riff principal a été amené avec une inspiration qui se voulait plus heavy classique dans la forme. Il a évolué avec le mélange des différentes inspirations de chacun. On peut dire qu’il a été composé à l’unanimité et il reflète assez bien l’implication de chacun dans cet album. Le titre n’a pas été composé dans l’objectif d’un tube, nous avons voulu créer une chanson énergique et directe. La production de l’album est excellente, d’un niveau international. Pouvez voulez parler de votre collaboration avec Max Morton ? Nous avons contacté Morton après avoir écouté ses travaux sur Jinjer et Ignea. Il a été immédiatement abordable, d’une gentillesse extraordinaire (le mot n’est pas exagéré) et réceptif à nos idées. Pendant tout l’album il a fait preuve d’une très grande patience et n’a pas hésité à donner de son temps pour le perfectionner dans les détails. On a vraiment trouvé en lui quelqu’un d’authentique et d’intuitif dès les premières maquettes. Depuis toutes ces années, quel est le souvenir le plus marquant du groupe ? Le souvenir le plus marquant... C’est assez difficile à dire, même s’il y en a quelques uns qui méritent le titre de « mémorable ». Entre notre concert au Havre le 21 juin 2014 devant plusieurs milliers de personnes (d’après les organisateurs), notre concert lors du Kave Fest en 2017 dans le jardin de Sélim (le fondateur et organisateur), les nombreux groupes rencontrés (T.A.N.K, Drakwald, Trepalium, Loudblast, Nightmare, Bukowski, Kause 4 Konflict...) dont certains sont devenus des amis. En effet c’est difficile de choisir l’un d’eux... Le meilleur souvenir du groupe reste sans doute à venir ! SEKHMET Reminiscence Melodic heavy-core DIY (Auto-produit) L’album marque le changement de direction artistique du groupe havrais, plus moderne et plus abouti. Les styles sont variés et vastes, finalement, sur ces 12 titres, le penchant moderne dominant tout de même plus qu’auparavant, même si la voix claire reste Heavy old school. Enregistré avec l’aide de Max Morton, autrement dit Morton Studio (Jinjer), Reminiscence se veut plus progressif, plus sombre et plus percutant à la fois, à l’image de l’univers du groupe et ses thèmes qui tournent autour de notre monde en perdition. Une production excellente, propre et mixée aux petits oignons pour un premier album réussi. [Benoît Debrun] WHITE SOFA A Bout De Fil Electro metal indus Autoproduit\Vi4ITE OFf\Groove, percutant et positif Originaire de Tours, White Sofa sort son premier album, A Bout De Fil. La fusion electro-metal-indus du quintet s’est étoffée et la réalisation de ce premier opus montre une énergie contenue, fédératrice et puissante. [Entretien avec Gauthier (chant) par François Alaouret – Photo  : DR] Depuis plus de trois ans, vous enchainez les concerts, avez sorti un EP bien accueilli et votre premier album, A Bout De Fil, s’apprête à sortir. Tout va bien, White Sofa semble parti sur de bons rails ? On est contents du chemin parcouru, même si on voudrait vraiment que cela s’accélère en 2020, en trouvant un label et un tourneur sérieux et en multipliant les dates également. Vous puisez dans le Metal des 90’s avec un son electro et indus très actuel. Vos compos sont puissantes et énergiques et l’on sent même une certaine urgence… Nous avons été bercés par l’arrivée du neo metal à l’adolescence, ça a toujours été une influence pour nous, même si chacun des membres a les siennes. C’est ce qui crée White Sofa. A Bout De Fil bénéficie d’une très bonne production pour un premier album. Comment et dans quelles conditions a-t-il été enregistré ? Les prises ont été faites dans mon studio et le mix et le mastering ont été confiés à HK (Sinsaenum, Dagoba, Black BombA) au Vamacara Studio, à Clisson. Et nous sommes vraiment satisfaits du résultat. Vos textes s’inspirent des dérives de notre société. En ce sens, vous considérezvous comme un groupe contestataire ou engagé ? Non, clairement pas ! On écrit nos textes selon nos humeurs. On crée et on joue de la musique comme un patient pourrait aller chez un psychologue, s’allonger sur le sofa et y laisser ses mauvaises pensées. White Sofa, c’est notre thérapie (rire) ! White Sofa marche dans les pas de Mass Hysteria ou de Prong, avec une énergie communicative et des morceaux très fédérateurs. Les mélodies et les riffs de guitares portent des textes interprétés à deux. En effet, le quintet joue la parité avec Tristana et Gauthier qui se partagent le chant, offrant une belle diversité vocale. La détermination du combo se fait sentir à travers des titres puissants (« Déterminé », « Ennemi ») , où le groupe pose un regard sur les dérives de notre société (« Instinct de survie »). Servi par des gros riffs et une rythmique écrasante, A Bout De Fil montre un combo maîtrisant son sujet et le très bon mix de l’album met parfaitement en valeur les instruments. Les sons electro apportent aussi beaucoup de fraîcheur et quelques respirations à l’ensemble (« Funambule ») , mais c‘est pour mieux repartir (« Le Bal Des Vautours »). White Sofa signe donc un très bon premier album, assurant la relève de l’electro metal hexagonal. [François Alaouret] METAL OBS’27



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