Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de jan/fév 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,7 Mo

  • Dans ce numéro : Svart Crown, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Tradition suedoise Sans se soucier de rien, il est de ces groupes qui écrivent la musique qu’ils aiment, sans suivre aucune mode. Bien ancré dans la scène suédoise depuis les 90’s, Runemagick en est l’exemple parfait avec la sortie de son treizième album. Pas besoin de clips ou de stratégie marketing particulière  : quand l’art plaît et à ses fidèles, c’est une belle affaire qui marche avec authenticité ! [Entretien avec Nicklas « Terror » Rudolfsson (chant, guitare) réalisé par Guillaume Dartigues] Vous êtes l’un des rares groupes suédois à continuer la tradition doom/death des années ‘90. Y a-t-il une volonté de continuer cette voie et de ne pas tomber dans le « modernisme » ? Ou vous n’êtes pas fermés à cela ? Nous écrivons la musique que nous aimons, avec une sorte de cadre pour la faire sonner comme Runemagick. Je suis impliqué dans plusieurs projets (The Funeral Orchestra, Den Tunga Döden, Saltas...) donc, quand j’écris, j’obtiens des débouchés par plusieurs canaux créatifs. Pour résumer, oui, nous sommes en grande partie traditionnels et confiants dans notre sonorité, mais nous avons aussi des portes ouvertes à d’autres influences. J’ai vu sur vos réseaux que toutes les copies de l’album ont déjà été vendues ! Dans quelles versions ? La réponse a été très bonne, cela nous fait plaisir de savoir que des gens aiment ce que nous créons. En fait, nous avions nous-mêmes un certain nombre de vinyles et de CD qui se sont tous vendus rapidement. Je nous vois toujours comme un petit groupe underground, on ne sait jamais à quel point la musique sera diffusée ou appréciée donc tout cela est un honneur. Ceci dit, l’album est toujours disponible via notre label. L’artwork de Paolo Girardi est impressionnant ! Reflète-t-il votre état d’esprit lors de la composition ? Ce superbe tableau est basé sur une simple esquisse envoyée à Paolo. La peinture elle-même reflète la musique et nos paroles  : il y a plusieurs références à la cosmologie ancienne, à la sagesse oubliée... Autant de métaphores offrant l’occasion d’interpréter cela comme on le souhaite. Daniel Moilanen, également batteur dans Katatonia, joue dans Runemagick depuis plus longtemps. On est impressionné par la différence de son jeu dans les deux groupes. Quelle place a-t-il dans la composition de Runemagick ? Dans Runemagick, je pense qu’il essaie de travailler avec un simple jeu de batterie lourd avec quelques petites surprises ici et là. Cela me semble tout à fait approprié. Daniel n’écrit pas de musique mais participe à l’arrangement. Comme pour le dernier album, nous avons enregistré en studio la batterie, morceau par morceau, en un week-end. Runemagick se fait rare en concert mais le morceau « Decay to Nothing » semble taillé pour le live. Avez-vous imaginé quelque chose, une tournée (par exemple avec Katatonia), pour défendre Into Desolate Realms ? Je ne pense pas que nous ferions une tournée avec Kata’, mais, bien sûr, nous devrions essayer de jouer de nouvelles chansons en live car comme tu dis, nous ne faisons que quelques concerts par an. Quel est le dernier groupe que tu as découvert et adoré ? Pour moi, Hidden History of the Human Race de Blood Incantation est l’album de l’année, merci pour l’interview ! RUNEMAGICK Into Desolate Realms Death/doom metal High Roller Records 24 METAL OBS’Après l’interview d’Avatarium et ses relents blues dans notre précédent numéro, attardons nous ici sur une facette du doom orientée death metal. Si les premiers albums de Tiamat ou Bolt Thrower vous sont chers et que des noms comme Asphyx ou Hooded Menace vous parlent, cet album vous plaira. Le chant écorché grave de Nicklas Rudolfsson évoque celui de Greg Mackintosh (Vallenfyre, Strigoi, Paradise Lost) et se combine à merveille avec ses lignes de guitare rampantes, partagées avec Jonas Blom et la solide basse d’Emma Rudolfsson. Into Desolate Realms semble avoir été composé pour s’écouter d’une traite. Tandis que les descentes de toms de Daniel Moilanen, lourdes et résonantes, relancent cette mécanique lancinante, ce disque plonge l’auditeur dans l’exploration d’un vaste paysage hanté, à l’image de sa pochette. [Guillaume Dartigues] Biotech is Godzilla Banzai ! Defiled sort aujourd’hui son seulement sixième album depuis sa fondation en 1992 à Tokyo. Après un Towards Inevitable Ruin plutôt bien accueilli en 2016, nos Nippons récidivent avec Infinite Regress, toujours dans cette tradition death metal d’obédience américaine typée année 90… [Entretien avec Yusuke Sumita (guitare) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Depuis vos débuts, vous avez toujours eu une approche old-school dans votre death metal, travaillant avec le célèbre Morissound Studio en Floride et Jim Morris. Pourquoi ce choix artistique et qu’en est-il sur Infinite Regress ? Oui, nous avons une longue histoire avec les fameux Jim et Tom Morris. Cela a commencé dès notre premier album Erupted Wrath en 1999, créant un lien spécial depuis plus de deux décennies avec eux. La seule différence avec le passé est que nous ne sommes pas allés en Floride, cette fois, pour Infinite Regress. Nous leur avons envoyé les fichiers d’enregistrements, avec toutes nos explications et détails paremail. La technologie du XXIème siècle rend certaines choses plus faciles. Jim Morris a fait un superbe travail sur notre nouvel album ! C’est quand même lui qui a mixé à l’époque Master Of Puppets de Metallica qui demeure un classique. Il a fait de même pour un de nos précédents albums Divination. On pense que c’est suffisant pour lui confier nos enregistrements (sourires). Quel message voulez-vous passer à travers ce titre d’album ? Une sorte de « No Future » comme les Punks fin 1970/début 1980 ? Vos disques abordent généralement comme thèmes l’apocalypse et la décadence de l’Homme, or vous vivez dans un pays plein de paradoxes où se côtoient nouvelles technologies et traditions séculaires ? Tu as raison sur certains points, mais malheureusement pas sur tout (rires). Notre but principal, pour les paroles et leur concept, n’a pas pour leitmotiv le « No Future » des Punks d’autrefois, comme tu le dis. Ils critiquaient plus les gouvernements d’alors et combattaient les problèmes sociaux tels que le chômage, la pauvreté... Les sujets que l’on aborde sont assez différents. Au niveau des paroles, notre nouvel album contient différents thèmes allant de la théorie du complot à une critique de la mondialisation, de la rareté des richesses et leur répartition inégale, ou l’impact des nouvelles technologies sur nos comportements en tant qu’individus, notamment d’un point de vue éthique et biologique, leurs dérives, etc. Nous avions besoin d’un titre pour résumer tout ça. Et Infinite Regress résume cela et représente les questions philosophiques qui en découlent, à propos de la valeur de l’Homme sur la Terre en tant qu’individu. J’avoue que le célèbre roman 1984 et le film sur Snowden ont été de grandes influences sur cet album… DEFILED Infinite Regress Death metal Season Of Mist Une nouvelle fois confié à Jim Morris, au fameux Morrisound Studio de Tampa pour le mixage, ce sixième album pose la question centrale de la place de l’humain en tant qu’individu dans notre société moderne avec ses problématiques actuelles. Musicalement, Defiled n’invente pas la roue sur Infinite Regress en matière de death metal old-school d’obédience américaine, mais il y met toute son énergie (les blasts de batterie et breaks à foison de Keisuke Hamada sur l’impressionnant « Systematic Decomposition ») , toute sa vélocité et sa hargne pour nous faire headbanguer du début à la fin. Quant aux vociférations d’outre-tombe de Shinichiro Hamada, c’est comme la soupe miso avant les makis, ça passe sans sushi pour réchauffer le gosier ! Bref, cette nouvelle offrande du Pays du Soleil Levant est peut-être la meilleure de Defiled à ce jour. De passage en Europe, en support de la tournée de Vader, en mars 2020, sans aucune date française malheureusement (quelle honte pour un groupe signé sur un label français), espérons que Defiled ne nous oubliera pas, leur dernier concert dans l’Hexagone remontant à 2011. Sinon « Sayonara » ! [Seigneur Fred]
Bois mort Avec The End, EP accompagné d’un mini film (ou l’inverse), ce groupe qui semblait promis à un avenir aussi brillant que celui de Gojira à l’aube de la décennie publie rien moins que son faire part de décès. [Entretien avec Manuel Munoz (chant guitare) par Jean-Pierre Sabouret – Photo  : DR] Depuis sa séparation en 2008, The Old Dead Tree s’était rappelé à notre bon souvenir en 2013, en jouant l’intégrale de l’album The Nameless Disease au Hellfest, au Motocultor et dans quelques villes, avant de disparaître à nouveau. On pourrait croire à un retour, mais The End marque donc vos adieux définitifs ainsi qu’un hommage à votre premier batteur. De quoi s’agit-il exactement ? Manuel Munoz  : The End est un EP cinq titres accompagné d’un DVD. Je tiens avant tout à préciser qu’il y a eu une petite erreur de communication. Quatre de des morceaux ont été composés en 2008 juste avant le split du groupe et seul le dernier, « The End Again » date de 1999. C’était aussi le dernier que nous avions composé avec notre batteur, Frédéric Guillemot, avant qu’il mette fin à ses jours. Tout a été enregistré en 2014, après notre petite tournée anniversaire célébrant les dix ans de notre premier album. Cinq ans pour un EP, c’est un peu long, non ? Le groupe a été suivi tout au long de son parcours par Julien Metternich. C’est un vidéaste qui a notamment travaillé avec Mass Hysteria. Il avait des tonnes de rushes et, en 2014, il m’a dit  : « J’aimerais faire un documentaire avec ces images ». Je lui ai dit  : « Je vais attendre que ton documentaire soit prêt pour sortir le EP en même temps. » Mais, comme il a travaillé gratuitement, il a dû prendre sur son temps libre. C’est ce qui explique ce long délai. The Old Dead Tree n’arrête pas de s’arrêter en fait... Il n’y a pas un dernier redémarrage prévu pour la sortie de ce projet ? Effectivement, nous avons gardés d’excellents contacts et depuis 2008, on s’est retrouvés pour la tournée en 2013, l’enregistrement en 2014... Mais tout se serait arrêté là si le EP et le DVD avaient été prêts en même temps il y a cinq ans. Nous avons effectivement prévu un unique concert au Petit Bain de Paris le 11 avril. Mais on n’est vraiment pas certains de pouvoir faire d’autres dates. On a des enfants, un boulot à plein temps... Même si certains se retrouvent pour les vacances, on est très loin les uns des autres et on est pris par la vie. Donc, pour bien s’entendre dans un groupe, il vaut mieux se séparer... C’est presque le thème du DVD. Il y a de ça... Depuis ses débuts, le groupe a beaucoup évolué. On sent même sur ce EP que vos influences allaient bien au-delà des frontières du metal... Dès le premier album, nos racines allaient du black metal jusqu’à Radiohead... Il y a avait déjà des passages acoustiques ou des arrangements pop rock à la Muse. Sur le deuxième album, l’influence Muse est encore plus forte. Pour The End, on a continué à mélanger des ingrédients qui vont du metal extrême à des éléments pop rock. On a vieilli et découvert d’autres groupes, anciens ou nouveaux. Et puis on avait des exigences plus claires au niveau de la production, que je voulais plus organique, avec des basses/batteries en live... Depuis quelques années, il y a un formatage metal qui génère des murs de son incroyables. Mais tout le monde finit par sonner pareil. Je voulais donc revenir à une démarche plus rock. THE OLD DEAD TREE The End Gothic metal atmosphérique Season Of Mist Après bien des péripéties, narrées dans un DVD hautement instructif, le groupe parisien raccroche donc les gants avec ce EP dont le titre est on ne peut plus limpide. Mais gageons que plus d’un se demandera, à l’écoute de ces cinq titres, s’il n’aurait pas été possible pour The Old Dead Tree de s’organiser pour nous offrir de temps à autres des productions de cette qualité. Et, tant qu’à faire un peu plus longues. Du magnifique et puissant « Sorry » au délicieusement mélancolique « The End Again » en passant par le trépidant « Kids », il n’y a que des raisons de regretter que le périple s’arrête là. [Jean-Pierre Sabouret] Samedi 11 juillet 2020 Special-guest d’IRON MAIDEN PARIS LA DEFENSE ARENA Nouvel album  : « Boneshaker », actuellement disponible spinefarmrecords.com 20/20 VISION Oui le punk rock peut encore être contestataire ! En 11 titres le quatuor de Pittsburgh dézingue tout sur son passage ! NOUVEL ALBUM, SORTIE LE 17 JANVIER 2020 A voir en concert au Hellfest, le samedi 20 juin 2020 sur la Warzone ! JAZ COLEMAN MAGNA INVOCATIO Le légendaire et fantasque frontman de Killing Joke, revisite la musique de son groupe avec l'orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg ACTUELLEMENT DISPONIBLE TH E SIXTH HOUR Nouvel album Du death metal dans la lignée de Marduk et Immolation SORTIE LE 24 JANVIER La nouvelle génération du classic rock ! 1ER ALBUM DISPONIBLE EN FÉVRIER 2020 Découvrez dès maintenant les titres « Shot Down », « I Can't Lie », « Papercuts » et « Flies In The Honey » en digital sur et En concert  : Mardi 21 janvier 2020 Paris/Backstage by The Mill Nouvel album  : « Pressure » toujours disponible



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