Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
Metal Obs' Mag n°91 jan/fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de jan/fév 2020

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 23,7 Mo

  • Dans ce numéro : Svart Crown, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Simple et efficace Avec Renaissance Noire, doté d’un son monumental, Spoil Engine marque une étape importante dans sa discographie. Toujours aussi percutante, la musique des Belges s’est encore affinée et offre un metal teinté de hardcore, aux mélodies très fédératrices. Alternant Growl et chant clair, la chanteuse Iris Goessens et son groupe livrent un cinquième album massif. [Entretien avec Steven ‘Gaze’Sanders (guitare) et Iris Goessens (chant) par François Alaouret – Photo  : DR] Renaissance Noire est doté d’une production puissante et propose un très bon crossover entre le metal et le hardcore. Dans quel état d’esprit étiez-vous lors de son écriture, et pourquoi avez-vous donné un nom français à l’album ? Steven  : À la base, il y a un ingrédient magique dans cet album, c’est le temps ! A partir du moment où tu as vraiment le temps pour composer, différentes émotions et sentiments émergent. De plus, nous avions une trentaine de démos, donc de quoi faire une bonne sélection. Et nous avons gardé le meilleur. Pour le titre en français, ce n’est pas intentionnel. Iris est venue avec le titre « Renaissance ». L’intérêt était cette approche plus humaniste. Maintenant, cela était un peu court et pas suffisamment efficace en termes de marketing, alors nous avons ajouté « Noire » pour faire plus metal ! Iris, tu es arrivée au chant en 2017. Comment se sont passés tes premiers pas au sein du groupe formé depuis déjà 15 ans ? Ca n’a pas été trop difficile ? Iris  : Sur le moment, je n’ai pas vraiment eu le temps de me poser la question, car nous avons commencé directement l’écriture de Stormsleeper. Tout le monde a vraiment été cool avec moi, et ils m’ont donné suffisamment d’espace pour poser ma touche sur les nouveaux morceaux. Quant aux concerts, la tracklist était composée à 90% de nouveaux titres, je n’en ai eu que quelques uns à apprendre. Et puis la plupart des fans sont restés et nous en avons même gagné ! 10 METAL OBS’Renaissance Noire est particulièrement bien écrit, les textes comme la musique. Vous semblez avoir trouvé une nouvelle voie  : plus facile d’accès et aussi plus forte et massive. Comment l’expliquez-vous ? Steven  : C’était aussi le but principal de l’album  : plus direct, plus varié, moins d’effets et plus d’âme. Au lieu de nous concentrer d’abord sur les parties de guitare, c’est la contribution de chacun qui a primé. On a vraiment fait ce que l’on voulait. D’ailleurs, nous l’appelons notre ‘Rick Rubin Album’(producteur majeur dans la fusion du Rap et du Hard Rock, qui a notamment réuni Run D.M.C. et Aerosmith - NDR). Simple et efficace ! Enfin, parlons de « The Hallow » que vous avez enregistré avec Jeff Walter de Carcass. D’où vous est venue l’idée et comment s’est passée cette collaboration ? Steven  : Tout est parti d’un lien important et commun. Notre ingé-son façade, AK, est aussi celui de Slayer et de Carcass. Donc, un jour, j’ai eu un coup de fil d’AK qui m’a dit que Jeff était en Belgique pour faire des pré-productions. Opportunistes comme nous sommes, nous nous sommes immédiatement dit  : « Hey, peut-être que Jeff ferait un bon guest sur l’un de nos titres ? ». Nous l’avons appelé, lui avons envoyé une démo et dix minutes après, c’était ok ! Le lendemain, Jeff a enregistré sa partie vocale en une demi-heure. Nous avons passé plus de temps à boire des bières et du vin qu’à bosser ! Et la chanson sonne très bien, notamment parce que les voix de Jeff et d’Iris se combinent parfaitement. SPOIL ENGINE Renaissance Noire Metalcore Arising Records/Nuclear Blast Avec ce cinquième album, Spoil Engine semble encore s’être aguerri et fait sa renaissance tout en noirceur. Depuis le départ de son chanteur Niek Tournois en 2017, c’est dorénavant la chanteuse Iris Goessens qui monte au front en déploiyant des qualités vocales évidentes. Le quatuor belge est comme revigoré et son metalcore aux refrains entêtants a rarement été aussi pêchus et véloce (« Riot », « Warzone », « Golden Age »). Si le groupe prend les mêmes recettes qui ont fait le succès de Stormsleeper, la production chiadée rend le nouveau répertoire plus accessible, tout en restant très Heavy dans les riffs (« Medicine », « Venom », « The Void »). Depuis dix ans maintenant, Spoil Engine affine son Groove et les rythmes effrénés des titres de Renaissance Noire montrent qu’il a franchit une étape majeure. D’ailleurs, Jeff Walter, leader de Carcass, ne s’y est pas trompé en intervenant sur le percutant « The Hallow ». [François Alaouret] L11£1ç MISSi CLINT LOWERY God Bless The Renegades Metal alternatif US Rise Records En ces temps difficiles, où bon nombre de déceptions ont jalonné nos dernières écoutes, ce malgré une année 2019 exceptionnelle, l’arrivée du projet du guitariste de Sevendust est plutôt une bonne surprise. Le bonhomme y officie depuis des lustres, mais il était aussi temps pour lui de prendre son envol avec ce premier album solo de bonne facture. Les compositions de God Bless The Renegades ont un potentiel indéniable et c’est là tout le charme de cet album. Alors, certes, Mr Lowery ne révolutionne certainement pas le genre, mais il y a largement de quoi satisfaire l’appétit de tout amateur de metal alternatif à l’américaine. Les guitares sont très bien mises en valeur sur le morceau titre, avec sa rythmique qui nous plombe d’entrée de jeu. La production est concoctée par Mickael Elvis Baskette (Chevelle, Alter Bridge...). « Kings » nous prend à contrepied par la voix présente et singulière de Lowery. Il démontre là toute l’étendue de son art et son expertise suffit à lever les derniers doutes. « You Go First » est le titre très personnel de cet album. Le rythme y est dense et les arrangements sont parfaits. Un morceau particulièrement réussi dans sa conception et qui fleure bon le metal moderne à la Breaking Benjamin, avec des vocaux tout en puissance et en relief. Lowery est également capable de surprendre et de prendre l’auditeur à rebrousse-poil, comme sur « Silver Lining » où apparaît une ligne de guitare très inspirée. Un des tubes de l’album. Il a vraiment un talent indéniable au chant, malgré un registre déjà bien entendu, cependant cela reste un atout majeur de cet album. « Do We Fear God » vient conclure en beauté, avec une noirceur mélancolique et chaleureuse. Un premier album réjouissant, de la part d’un artiste humble et sincère. [Loïc Cormery]
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