Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : Lionheart, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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46 46METAL OBS’OBS’RAISED FIT RAISED FIST ANTHEMS Hardcore Epitaph Records ALBUM DU MOIS ! Originaire de Suède, Raised Fist se forme en 1993, au tout début de l’éclosion de la scène hardcore européenne. Il ne faut qu’un an à la formation scandinave pour enregistrer son premier EP, You’re Not Like Me. Deux ans après, Raised Fist connaît un début de consécration lors de la sortie de Stronger Than Ever. Acclamé par la critique, le groupe y dégage une telle puissance et une telle énergie que les rapprochements avec les formations culte hardcore de Boston et de Washington vont bon train. A la fin de l’année 1998, Raised Fist signe son premier album, le fulgurant Fuel, sur le label Burning Heart. Deux autres suivront, Ignoring the Guidelines, en 2000, et l’énorme Dedication, en 2002, qui marquera la fin d’une ère. Il faut attendre 2006 pour le quatrième album. Produit par Daniel Bergstand, vieille connaissance, Sound of the Republic marque un tournant dans sa discographie, se rapprochant par moment du nü metal. Ce tournant va s’accroître avec Veil Of Ignorance, en 2009, aux accents marqués par un hardcore stylisé et plus mid-tempo. From The North, en 2015, marque une nouvelle étape pour le groupe en termes de son et d’aura. C’est donc tout naturellement que débarque Anthems cette année chez Epitaph. Raised Fist est réellement un ovni dans le m ilieu hardcore. Ces nouveaux « hymnes » sont purement jubilatoires. La force du groupe, c’est toujours ce diable et pitbull qu’est Alexander Hagman au chant. L’identité est bien ancrée grâce à lui une nouvelle fois. Des titres comme l’excellente ouverture « Venomus », « Anthems » ou « Murder » sonnent comme une nouvelle signature avec un nouveau spectre sonore. On parle de groove sur cet album, fini les rythmes speed de l’époque, mais l’impact reste puissant et saisissant. La production est léchée et le nouveau batteur Robbie Wiiand fait le taf comme il se doit. « Oblivious » et « Polarized » sont addictifs tandis que « We Are Here » rappellera la gloire d’antan du groupe époque Dedication. Après plus de 20 ans au compteur, Raised Fist évolue une fois de plus avec un album sincère, complet, accrocheur et à l’identité incontestablement unique. [Loïc Cormery]
Les hymnes de la revolte Raised Fist n’est pas un débutant et il a toujours pris son temps pour sortir des albums de qualités. Avec son expérience et son savoir-faire, Anthems est une nouvelle fois une étape importante qui amène le groupe à évoluer dans son groove et dans son son ! [Entretien avec Alexander Hagman (Chant) par Loïc Cormery] Il est spécifié que vous avez accru et amplifié les caractéristiques de votre style dans Anthems. Et ça se sent, dans la mesure où il contient toutes vos marques de fabrique, mais avec d’autant plus d’intensité. Était-ce votre objectif initial ? Ouais, je suppose. Je veux dire que nous voulons vraiment que nos fans apprécient ce que nous faisons, mais je ne pense pas que nous composions dans le but de faire de la merde. Je ne pense pas que le but était juste d’écrire un album de plus auquel les gens s’attendent. J’ai fait une autre interview aujourd’hui et ils trouvaient que cet album sonne comme un retour à notre son, comme si, je suppose, le précédent représentait un grand changement, or je ne suis pas forcément d’accord. Je pense que notre son est resté cohérent, avec quelques passages, disons, expérimentaux ici et là, mais je pense qu’essentiellement, notre son est assez homogène sur les derniers albums. Si les gens pensent que cet album est un retour à notre époque plus lourde, ou peu importe comment qualifier ça, c’est cool. Nous pensons sincèrement que c’est un putain de chef d’œuvre. Vous avez de superbes références dans la production musicale et la réalisation de l’artwork. Comment avez-vous rencontré ces personnes et pensez-vous que leur collaboration est très forte ? Extrêmement. Nous sommes si fiers de d’avoir rencontré ces gens étonnants et de travailler avec eux, c’est une de ces choses qui m’étonnent constamment, le talent des gens avec lesquels nous rencontrons et collaborons. Nos producteurs, Roberto Laghi et Jakob Hermann, sont des personnes qui savent exactement comment tirer le meilleur parti de nous, et c’est vraiment deux grands types, à la fois humainement et hors du studio. Pour l’artwork, nous avons simplement donné le concept de l’album et le laisser-faire. Nous avons vu les esquisses initiales, nous savions qu’il avait de superbes idées. C’est quelque chose que nous aimons vraiment et espérons que nos auditeurs et les fans vont vraiment apprécier. C’est très épuré, stylé et sobre à la fois. Est-ce important pour vous que votre musique ne soit pas unidimensionnelle, qu’elle offre des rebondissements, et qu’elle surprenne l’auditeur ? Oui. Je pense qu’à ce stade, en tant qu’artiste, c’est vraiment important pour moi. Si nous n’écrivions que des chansons speed qui vont vite tout le temps, sans aucune dynamique, je ne me sentirais pas satisfait. Tu remarqueras qu’il n’y a aucun titre speed sur l’album et c’est une volonté. Parfois, mes parties préférées dans les chansons sont les parties mélodiques qui ne sont pas les plus simples. Ces parties sont vraiment cool à composer et à jouer, j’adore l’efficacité qu’elles apportent aux chansons. Donc je pense que nous continuerons à faire ce genre de choses. Le but est de jouer une musique très groovy et forte et c’est ce qui rend la partie plus imposante et les breakdowns encore plus percutants. La dynamique est importante aussi pour rendre les chansons intéressantes. Je veux dire qu’il y a certainement des chansons que je trouve géniales et qui n’ont pourtant pas de dynamique, qui sont simples et directes. Vous allez entamer une tournée avec Boy Sets Fire pour quelques dates en Europe, mais il n’y a aucune date en France… Oui et ça va être génial. Pour l’instant, nous n’avons rien programmé, car l’album n’est pas encore sorti, mais je pense que d’ici le courant de l’année prochaine tu entendras parler de nous en France, car nous aimons votre pays ! COUNTERPARTS NOTHING LEFT TO LOVE THE NEW ALBUM OUT NOW NOTHINGLEFT2LOVECA I PURENOkSEMERCHNOW COM



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