Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : Lionheart, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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VOYAGER La vie en couleurs Si vous ne connaissez pas encore la formation australienne, Voyager (vingt ans d’âge tout de même), alors il serait bon de prendre le train en route pour découvrir leur univers musical. Mêlant avec harmonie metal progressif et djent édulcoré, Colours In The Sun, son nouveau disque saura vous redonner des couleurs cet hiver... [Entretien avec Simone Dow (guitare) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Avec un tel nom, je me sens obligé tout d’abord de te demander si toi-même tu es une voyageuse ? Aimes-tu voyager quand vous partez en tournée ? Nous apprécions tous beaucoup les voyages et les tournées au sein du groupe, car ça nous permet de jouer de la musique ensemble. C’est une façon tellement unique de voir le monde, partager les choses, rencontrer de nouveaux et anciens fans. D’un point de vue personnel, je suis née en Écosse et ai déménagé pour venir en Australie avec mes parents à l’âge de six ans. J’ai donc eu beaucoup de chance que mes parents aiment voyager. Il me reste encore de nombreux pays à visiter sur ma liste, mais les tournées m’ont permis d’en cocher beaucoup. (sourires) Doit-on considérer alors la musique de Voyager et notamment ce septième album Colours In The Sun comme la bande-son d’un voyage haut en couleur ? Absolument ! ! Surtout si tu te sens aventureux et commences par le début de notre répertoire. Voyager était une bête très différente sur les premiers albums… Nous évoluons comme au cours d’un voyage. Les claviers aux influences pop/rock et prog années 80 occupent une place prédominante. A-t-il été difficile de concevoir Colours In The Sun avec tous ces ingrédients, et est-il compliqué parfois de vous produire live sur des scènes purement Métal en Australie ? Pas du tout. La composition du line-up étant solide depuis huit ans, nous sommes tous devenus très proches. On est tous sur la même longueur d’onde et nous nous entendons parfaitement sur la composition de nos parties, les arrangements et notre son général. On ne se dit jamais vraiment  : « cette chanson doit sonner comme ça avec tel clavier ! ». Tout cela est très organique et vient naturellement, notre but final étant de toujours tirer le meilleur de chaque chanson. Sinon le fait que nous apportions beaucoup de fun et d’énergie en concert joue en notre faveur la plupart du temps. Par exemple, on s’est produit l’été dernier au Festival Download australien et ça s’est bien passé. Personnellement, lorsque je vais à un festival, je préfère avoir un bon mélange de styles sur l’affiche. La variété est l’épice de la vie ! (rires) VOYAGER Colours In The Sun Métal prog mélodique Season Of Mist 38 METAL OBS’Tel Ulysse et son odyssée, on ne ressort jamais la même personne à l’issue d’un voyage. Pour nos cinq voyageurs australiens, il en va de même, évoluant musicalement au gré de leurs tournées et albums. Mêlant avec une grande fluidité ingrédients pop, rock progressif, djent, voire même death/thrash mélodique à la Soilwork (le chant clair rappelant celui de Björn « Speed » Strid), ce septième album s’écoute avec plaisir grâce à un mixage parfait entre claviers et guitares, avec de superbes arrangements en prime. Voyager dresse habilement un pont entre Anathema, Textures dernière période, et le groupe suédois précité, et ce malgré des synthés parfois trop léchés (l’intro de « Colours »). La superbe voix claire de Danny Estrin (« Severomance » et son refrain) saura également vous séduire. D’ailleurs, Einar Solberg (Leprous), invité sur « Entropy », ne s’y est pas trompé. L’osmose générale qui se dégage de Colours In The Sun est vraiment communicative et ensoleillera votre journée. [Seigneur Fred] Meta) moderne. puissant, ambiant et atmosphérique 25/10/19 Projet Sapiens Dix des meilleurs chanteurs de la scène rock/Meta ! française réunis dans un projet acoustique ambitieux 01/11/19 Lag I Run - "Vagrant Sleepers" La promesse d'un prodigieux voya.w à travers le rock et ses nuances 15/11/19 Blues Stoner 70's, sauvage, élégant et psychédélique 1111.0N- PURE INWULKLONOSPHERE.COM
Vers l’infini et l’au-dela Nous avons toujours droit à des surprises au cours de l’année et cette fois-ci c’est Lone Survivors qui nous a séduits avec son métal moderne teinté de riffs type progressif/djent. Ground Zero, le premier album, est vraiment redoutable et nous vous conseillons vivement de jeter une ou plusieurs oreilles dessus ! [Entretien avec Olivier Crescence (basse) par Loïc Cormery] D’où vient le nom du groupe Lone Survivors ? Nous avons pris un certain temps (beaucoup de temps) pour définir la direction artistique que nous aimerions avoir. Mais en ce qui concerne le nom du groupe, j’ai écrit il y a quelque temps un petit roman littéraire sur l’humanité et notre avenir, mêlant événements historiques réels et anticipation ou science-fiction. Qu’est-ce qui vous a poussé à être dans le genre du métal progressive/djent ? Quand j’ai rencontré François (guitare), il nous fallait un autre guitariste pour commencer le projet. François voulait faire de la musique type metal en général. Étant proche de son ami Samuel (guitare), je lui ai proposé de commencer cette nouvelle aventure. J’étais un grand fan de metal et, à ce moment-là, j’écoutais beaucoup de musique et de groupes de djent/metalcore. Mon objectif était de faire quelque chose de cette manière. Je n’avais qu’une idée de l’univers et de l’histoire intellectuelle que je voulais raconter. Nous avons vraiment commencé le travail de composition à partir de rien ! Combien de temps avez-vous consacré à l’écriture de l’album et son concept ? Il nous a fallu presque deux ans pour réaliser tout le processus d’écriture et d’enregistrement. Mais il y a quelque chose d’important à noter  : nous ne savions pas 3 mois avant le mixage le nom de notre chanteur et si nous en avions un ! En fait, nous avons composé et j’ai écrit les paroles de l’albumentier avec seulement une idée de ce que nous voulions au chant, quelque chose comme 70% de chant en scream et 30% de chant clair. Après deux ans, nous avions hâte, mais nous n’avions pas trouvé notre frontman. Nous avons posté de nombreuses annonces sur internet et sur Facebook pour trouver un chanteur et nous avons finalement contacté Matthieu d’Uneven Structure. Il a écouté la préproduction que nous avons faite et nous lui avons envoyé un premier essai. C’était génial d’entendre ce qu’il avait fait ! Sur le plan conceptuel, qu’essayez-vous de transmettre avec les paroles de cet album ? Y a-t-il des thèmes ou des significations récurrents ? Le thème principal raconte l’histoire de l’humanité des premières lueurs du jour à un avenir dans lequel le transhumanisme et la physique quantique nous permettront de renouer avec la « forme originale » de l’intelligence dans l’univers. Il mélange des événements historiques et des éléments de science-fiction, mais son objectif est optimiste, même s’il souligne l’autodestruction de l’être humain. Selon vous, quelles sont vos plus grandes influences ? Êtes-vous tous principalement dans les mêmes genres ou vos goûts musicaux sont-ils plus variés ? Nos plus grandes influences dans le métal sont Meshuggah, Tesseract, After The Burial, Gojira et des précurseurs plus anciens tels que Tool et Karnivool. Mais nous avons vingt ans d’expérience dans beaucoup de groupes dans différents styles de musique et de métal. De grands projets de tournées à venir cette année ou l’année prochaine ? On y travaille. Nous avons fait notre premier concert le 26 avril avec une résidence d’une semaine avant de définir, de montrer et de publier notre kit de presse électronique (EPK). Nous rechercherons activement des bookers pour des tournées en Europe, et aux États-Unis. Nous dévoilerons bientôt d’autres vidéos officielles pendant la distribution de l’album. Nous avons tous une solide expérience sur de nombreuses scènes à travers le monde. LONE SURVIVORS Ground Zero Métal progressif/Djent Autoproduction Ce projet qu’est Lone Survivors est vraiment intéressant, car il regroupe beaucoup de points positifs. Tout d’abord, le groupe est Français et honnêtement la richesse d’écriture de ce premier album est vraiment remarquable. Deuxième point  : les influences du combo sont grandes ! Vous retrouvez des atmosphères à la Tesseract, des gros riffs alambiqués type Meshuggah, des soupçons de Tool dans les ambiances. Un excellent mix pour donner ce Ground Zero haletant. Troisième point  : la production est assurée par l’ami Fred Duquesne (Mass Hysteria, Bukowski, etc.) et Magnus Lindberg (Cult Of Luna) autant dire tout de suite que le son est vraiment agréable et puissant. Le groove est vraiment imparable en tout point sur le 1er titre d’ouverture « Enigmatic Side Effects » et l’on sait ce qu’il nous attend pour la suite de l’album. Il y a énormément de passages forts, mais également des plages plus atmosphériques rendant le contenu digeste. Les lignes de Matthieu (Uneven Structure) nous rappellent qu’il fait bien partie de ses noms dans la sphère métal moderne française, tant son chant est prodigieux. Il y a beaucoup de maîtrise exceptionnelle dans les rythmiques et il y a fort à parier que le groupe sortira son épingle du jeu dans les années à venir. Coup de cœur pour les titres « Lost In My Mind » et « Paul The Saint » ou encore l’excellent « Lucid Dream ». [Loïc Cormery] METAL OBS’39



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