Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : Lionheart, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Punk & Footballattitude 10 ans déjà que BOOZE & GLORY égrène son Punk/Rock aux quatre coins de la planète. De retour avec Hurricane, un nouvel album moins brut, le groupe s’ouvre de nouveaux horizons, mais garde son énergie chevillée au corps. [Entretien avec Mark RSK (guitare/chant) par François Alaouret. Photo  : DR] Ça fait maintenant 10 ans que Booze & Glory existe. Comment décrirais-tu l’évolution du groupe ? C’est vrai que c’est un anniversaire important pour nous. Tout est allé très vite, car au départ, c’était un projet qui devait durer le temps d’un week-end ! Hurricane est un album très abouti, et peut-être moins Punk que les autres. Comment expliques-tu cela ? Oui, probablement car nous avons changé de studio, de producteur (Mathias Farm) et surtout nous avons un nouveau lead guitariste (Kahan) grâce à qui nous avons inclus du piano et de l’orgue. Ça sonne peut-être un peu moins rock… mais toujours aussi punk ! Et puis, je n’aime pas les groupes qui sonnent toujours pareils. On avait vraiment besoin de ça et nous sommes ravis. J’aimerais que l’on parle de votre reprise d’Elton John. C’est une blague, ou un vrai hommage ? On a tous des chanteurs qu’on aime en cachette ! J’aime Elton John, je trouve que c’est un excellent musicien et « I’m Still Standing » est un vrai morceau punk… En tous cas, maintenant il l‘est ! C’est une petite blague qui sonne vraiment bien. Et c’est aussi une bonne façon de faire croire que c’est un titre de Booze & Glory à ceux qui ne la connaissent pas. Vous avez également composé une chanson dédiée à votre club de football de cœur, West Ham United (« Three Points »). Vous vous attendez à ce que les fans la chantent au stade ? Sur nos premiers albums, nous écrivions beaucoup de « football songs ». On allait souvent au pub regarder les matchs. Mais, depuis 5 ans, nous avions décidé d’arrêter. Et puis, deux albums sans chanson sur le football, on s’est dit que c’était trop... Alors, comme nous adorons West Ham, un morceau s’imposait sur Hurricane ! BOOZE & GLORY Hurricane Punk Rock et football Scarlet Records 32 METAL OBS’Punk Rock never died ! Et Booze & Glory en est la preuve vivante. Explosif, combatif et terriblement positif, Hurricane ouvre de nouveaux horizons au combo, qui a même intégré du piano et de l’orgue dans ses nouveaux titres. Mais ne vous y trompez pas, l’état d’esprit du quatuor international n’a pas changé, comme en témoignent « Live it Up » ou l’excellent « Ticking Bombs ». Frais et enthousiasmant, ce nouvel album est singulièrement créatif. L’arrivée du lead guitariste a apporté un souffle nouveau et une avancée notoire dans la musique de Booze & Glory. Les 12 morceaux claquent et, si les mélodies sont plus présentes, la fougue, la conviction et la puissance du jeu des Britanniques ne sont pas retombées. Bien au contraire, Hurricane a un effet dévastateur et est bourré d’humour (« Three Points » et « I’m Still Standing », étonnante cover d’Elton John). Le groupe saura convaincre au-delà des fans de punk rock. [François A] Re-branche les guitares Nous ne les attendions pas forcément maintenant, mais nos vétérans sont de retour avec Vanités, un disque « burné » à souhait. À croire que cette incartade acoustique leur a donné envie de pousser les potards des amplis jusqu’à 11. C’est d’ailleurs un Reuno fier de son rejeton que nous avons contacté. [Entretien avec Reuno (chant) par Julien MEUROT, julien@metalobs.com] Lors de notre dernier entretien, tu avais partagé avec nous tes angoisses face à cette configuration acoustique. Alors, verdict ? Ce fût vraiment cool à faire. Sur les premières dates, je pense qu’on peut dire que j’avais un balai dans le cul (rire). Mais après ce fût vraiment génial et nous avons pris notre pied. Même sur les concerts où les gens étaient assis il y avait une intensité folle. D’ailleurs il semblerait que sur les dernières dates vous aviez envie de rebrancher les guitares. C’est vrai que l’électrique fait vraiment partie de nous. Nous avons ça dans le sang, mais tu peux aussi donner beaucoup en acoustique. D’ailleurs sur la fin les gens venaient nous voir pour dire que ce n’était pas de l’acoustique comme eux pouvaient le penser. (rire) Est-ce pour cela que Vanités sort un an seulement après Simple Appareil ? Pour être honnête, c’était un deal avec notre label. Ils ont été très cool en acceptant de nous laisser faire ce disque, mais ils nous avaient bien dit qu’il voulait un disque électrique juste après. Mais, pour autant, nous n’avons pas eu de pression et, comme l’envie et les idées étaient là, tout s’est fait simplement. Le titre « Le Futur » est sorti en juin juste avant le Hellfest. Il a été réenregistré pour l’album, pourquoi ? Il a été enregistré pour relancer la machine et faire un petit coucou à nos fans. Nous ne voulions pas arriver comme une fleur au Hellfest. La version sur l’album est quasi identique à cela près que le son est plus gros. Vous avez aussi retrouvé votre batteur Vincent Hernault. Tout à fait il est revenu de son tour du monde en vélo. Autant dire qu’il a des mollets en béton (rire). Il a essayé de prolonger son aventure, mais on lui a dit de revenir au bercail. Kevin (Foley, ex Benighted) s’était porté volontaire pour enregistrer l’album, mais faut pas déconner, Vincent devait revenir (rire). Votre label At(h)ome vient de récupérer les droits de vos anciens disques et ils ont été réédités en vinyle. J’imagine que tu dois être content. C’est surtout que Peuh ! n’était jamais sorti en vinyle et que j’ai vu l’autre fois que Dur Comme Fer s’est vendu à presque 200 € . Maintenant tu peux les trouver à 20 balles et, en prime, tu as un remaster de Magnus Lindberg. C’est quand même mieux. Mais tu auras toujours des fans qui voudront l’édition originale. Pour les autres tu auras celles-là. (rire) LOFOFORA Vanités Punk metal At(h)ome Après un aparté débranché, Lofo avait besoin de faire cracher ses amplis. Moins d’un après la sortie de Simple Appareil, revoilà les Franciliens de retour avec un album des plus authentiques. Dès le premier extrait « Le Futur », nous sentons nos gaillards prêts à en découdre. Toujours aussi affuté, les textes de Reuno font mouche et sont portés par les riffs couillus de ses compères. Car si le temps peut sembler court, la qualité est bien au rendez-vous. Gros son, refrains imparables et engagement voilà le programme de ce dixième effort. Dix albums et trente ans de bons et loyaux services voilà, en résumé, qui atteste que Lofofora a véritablement droit à son sobriquet de taulier du rock au sens large. Car il est bien rare de trouver un groupe avec autant d’intégrité, tant musicale que dans ses prises de positions. Une fois encore un album qui fera mouche et à bon escient. [Julien Meurot]
Au-dela des apparences Les Italiens frappent un grand coup en 2019 ! Pour aller droit au but  : une signature chez Century Media, une collaboration artistique inédite et, last but not least, Simulacrum, un album de death metal remarquable. Retrouvez en intégralité l’interview complète sur le site de Metal Obs’ ! [Extraits d’entretien avec Enrico Schettino (guitares) réalisé par Guillaume Dartigues] C’est votre premier album sous Century Media, label maintes fois reconnu ! Comment voyez-vous votre évolution ? Oui en effet. Une équipe fantastique prend soin de notre musique. Ce qui m’étonne vraiment, c’est la cohésion entre leur professionnalisme et leur passion pour la musique extrême. J’espère que les auditeurs se rendront compte de l’évolution de notre musique, notre manière de composer. S’ils voient que nous avons essayé de faire quelque chose de différent d’un album à l’autre, qu’ils constatent la véritable recherche... alors j’en suis heureux. Peux-tu nous parler de cette étonnante collaboration artistique pour la vidéo de « The Embalmer » ? Notre manager Tito Vespasiani a joué un rôle crucial, car il est fan depuis longtemps de l’art du français Olivier de Sagazan. Quand ce dernier nous a répondu, on n’y croyait pas ! Il faut voir dans son art une rébellion contre son propre corps. Dans la vidéo, le protagoniste ne supporte pas le sien, il le perçoit comme celui d’un alien et fait ressortir son masque d’argile pour révéler son vrai visage. C’est la vision de son cauchemar. Puis c’est seulement après qu’on a réalisé la ressemblance entre la performance artistique et la pochette de Simulacrum ! Tout est lié et fait référence au concept de l’album. Votre musique doit-elle être immersive pour l’auditeur ? Et quels sont donc les concepts de Simulacrum ? J’aime imaginer que notre musique soit assez organique et dynamique afin de devenir immersive pour l’auditeur. Comme un film, l’album a un protagoniste. Il vit dans une réalité cycliquement déformée qui s’éteint et s’embaume petit à petit. Puis arrive le moment où il ne réagit plus, mais enregistre simplement ce qu’il se passe. Le film Lost Highway, de David Lynch est une grande influence pour l’album. Il parle d’une impossibilité à contrôler sa vie, de revivre une réalité déformée. Quels sont vos plans pour la suite ? De défendre et présenter Simulacrum au monde, qui va inclure la France bien sûr. Nous n’avons que de bons souvenirs de nos concerts donnés chez vous. Donc « à bientôt ! » HIDEOUS DIVINITY Simulacrum Brutal death technique Century Media Pour représenter musicalement un insupportable dépassement de soi, quel style musical autre que le metal extrême serait approprié ? Le groupe distille une musique qui renouvelle le genre, tout en rendant hommage aux grands albums des décennies précédentes (des premiers Cryptopsy aux albums de Nile, Origin ou encore Behemoth). C’est en cela que l’on mérite de s’attarder à Simulacrum. Le riffing, certains passages et martèlements peuvent combler aussi bien les amateurs de death technique que de black metal, exemple avec « Actaeon ». Non contents de délivrer un chaos intense et inarrêtable du début à la fin de l’album, les membres de Hideous Divinity ont également redoublé d’efforts pour construire toute une thématique cohérente et visuelle afin d’offrir au spectateur une expérience musicale qui repousse les limites de l’imaginaire. L’album demande nombre d’écoutes pour être assimilé, pour déceler chaque partie, chaque riff noyé dans la cadence de la batterie… Que l’on se remémore au fil des écoutes sans bouder son plaisir. Face à ce travail colossal, pour vous introduire au groupe, un clip  : « The Embalmer » et un titre  : « The Deaden Room », puis enchaîner l’album. À déguster chaud. [Guillaume Dartigues] la Cartonnerie SCÈNE DES MUSIQUES ACTUELLES. REIMS SAMEDI 19 OCTOBRE LAST TRAIN + NORMA MERCREDI 23 OCTOBRE XIXA + BLACK SNAKE MOAN SAMEDI 26 OCTOBRE RODRIGO Y GABRIELA + 1ÈRE PARTIE JEUDI 31 OCTOBRE BIRDS IN ROW + DECIBELLES MARDI 05 NOVEMBRE BROR GUNNAR JANSSON + 1ÈRE PARTIE JEUDI 14 NOVEMBRE AFTERWORK LISTENER VENDREDI 22 NOVEMBRE IZIA + FELI XITA SAMEDI 23 NOVEMBRE ARCHIVE COMPLET LUNDI 30 MARS KRISIUN + GRUESOME + VITRIOL FREE LA CARTONNERIE SCÈNE DES MUSIQUES ACTUELLES I REIMS 84 RUE DU DR. LEMOINE 51100 REIMS I T. 03 26 36 72 40 WWW.CARTONNERIE.FR @ C A R T O R E I M S LACARTONNERIEDEREIMS



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