Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : Lionheart, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Rites democratiques Suite à un changement de line-up au sein du groupe américain en 2017, qui vit partir le fidèle lieutenant Dallas Toler-Wade après vingt-ans de bons et loyaux services auprès du pharaon KarlSanders, un nouveau souffle épique et plus démocratique règne au sein de Nile à l’image de son nouvel opus Vile Nilotic Rites. [Entretien avec KarlSanders (chant/guitares/instruments traditionnels) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Les nouveaux morceaux sont impressionnants de puissance et sonnent très heavy sur Vile Nilotic Rites ! Que réponds-tu justement aux personnes qui disent sur internet que tu uses et abuses un peu trop de certaines techniques à la guitare comme le shredding ? Merci d’abord. C’est exactement ça le but  : être très heavy, lourd ! Je réponds aux critiques et aux réfractaires qui disent cela, comme ce Youtuber français, qu’ils n’ont pas bien compris en vérité ce qu’ils écoutent et feraient mieux s’occuper de leurs fesses ! (rires) Dans le cadre de notre musique qu’est le death metal, c’est extrême et apocalyptique, écrasant, alors certaines formes abusives de passages de guitares sont totalement appropriées à ce contexte. Vile Nilotic Rites offre une grande diversité vocale. Les petits nouveaux Brad Parris (basse) et Brian Kingsland (guitare) ont-ils participé à la composition des lignes de chant ou apporté d’autres éléments sur l’album ? Oui, tout à fait ! Avec trois chanteurs au sein du groupe, il y a bien plus d’options pour varier les tonalités de chants et formes d’expressions. J’ai également trouvé que partager tend à créer un sentiment de cohésion et à renforcer l’esprit d’équipe du fait devoir se concentrer sur la conception de la musique ensemble. Ainsi, étant trois à chanter, cela me laisse moins l’opportunité d’avoir le syndrome du chanteur qui prend la grosse tête ! (rires) Sur l’épique « The Imperishable Stars Are Sickened », mais aussi à la fin de « We Are Cursed », on croirait entendre David Vincent (ex-Morbid Angel, Vltimas) au chant clair. Qui accomplit cette performance vocale ? Il s’agit de Mike Breazeale. Il chante également au milieu de « Seven Horns of War », mais si tu écoutes bien attentivement, ces parties de chant clair n’ont rien de commun avec l’esprit de M. David Vincent… (rires) Mike vient avec une approche de chanteur expérimenté et fait des chœurs sur les disques de Nile depuis des années. Nos vieux fans se souviennent de lui sur « Unas Slayer of the Gods » sur l’album In Their Darknened Shrines… Sur le plan lyrique, n’as-tu pas peur un jour d’avoir fait le tour et épuiser le sujet de l’Égypte ancienne en ayant tout raconté sur la mythologie égyptienne et ses cultes ? Non ! Avec des milliers d’années d’histoire antique égyptienne, il faudra plus qu’un simple groupe de « Ithyphallic metal » comme Nile pour utiliser tout le matériel potentiel et en faire des chansons ! (rires) Alors, quels sont ces rites évoqués à travers ce titre énigmatique Vile Nilotic Rites ? C’est tiré de la série TV Rome sur HBO. Dès que j’ai entendu ces dialogues aux lignes immortelles  : « Il vénère les chiens et les reptiles, il noircit les yeux avec de la suie, comme une prostituée. Il danse et joue des cymbales dans de vils rites nilotiques (NDLR  : relatifs aux populations indigènes vivant le long de la Vallée du Nil), je me suis dit  : « Oh my God ! Si ça, ce n’est pas une chanson de Nile, je ne sais pas ce que c’est ! ». (rires) NILE Vile Nilotic Rites Death metal technique Nuclear Blast/Ada Quatre ans après le réussi What Should Not Be Unearthed, on constate d’emblée que Nile sonne très, mais alors très heavy, malgré le départ de Dallas Toler-Wade, se révélant d’une puissance pharaonique sur ce neuvième album et annihilant toute concurrence sur la scène brutal death technique. Rien de bien nouveau ici, mais cela fait plaisir de retrouver un KarlSanders inspiré. L’impérial George Kollias derrière ces fûts demeure à la fois groovy et technique. Vile Nilotic Rites n’oublie pas pour autant l’aspect épique cher à son leader (les chants clairs à la David Vincent de l’invité coutumier Mike Breazeale sur « The Imperishable Stars Are Sickened ») à travers des chansons plus digestes, que ce soit dans leur durée ou leur technicité (ce qui ravira certains critiques Youtubers). Nile reste finalement intouchable, accroché au sommet de sa pyramide ! [Seigneur Fred] SODOM Out Of The Frontline Trench Thrash metal Steamhammer/SPV Retour au front pour nos rois du Thrash teuton, j’ai nommé Sodom ! Après une restructuration du line-up l’an dernier, Tom Angelripper et ses nouveaux soldats (dont Husky, ex-Desaster et Asphyx, désormais derrière les fûts) repartent à l’assaut avec Out Of The Frontline Trench, alors que les fans s’attendaient à un nouvel effort longue durée à vrai dire, plutôt qu’un second EP, un an justement après Partisane. Sans préliminaire, l’inédit « Genesis 19 » tiré du prochain album studio ouvre les hostilités avec un duel de guitares chaotiques signées des nouvelles recrues Frank Blackfire et Yorck Segatz, qui font admirablement le job, apportant un peu de sang neuf. Enfin neuf, pas tant que ça puisque Blackfire est connu pour avoir joué dans Kreator dans le passé et surtout Sodomentre 1987 et 1989. Ce dernier est également membre d’Assassin depuis 2016 (autre légende du thrash outre-Rhin). Peu importe, on se régale ici entre les riffs acérés exécutés à la perfection (« Deutsche qualität » oblige) et les solos très réussis. S’enchaînent deux nouveaux titres exclusifs  : le speed « Down On Your Knees », dont le clip a pour thème la guerre (quelle originalité !) et l’explosive chanson-titre. Petits bonus  : Tom Angelripper a eu ici la bonne idée de réenregistrer le classique « Agent Orange » avec sa nouvelle section et de proposer l’incontournable « Bombenhagel », capté live chez eux à Gelsenkirchen en 2018 dans une ambiance conviviale. En bref, Sodom fait du Sodom, or c’est ce que l’on aime ! Alors que les dieux du thrash américain Slayer rendent les armes en cette fin d’année, le groupe allemand continue le combat défendant haut et fort l’étendard du thrash metal. On attend déjà le prochain album avec impatience en 2020. [Seigneur Fred] METAL OBS’31



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