Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : Lionheart, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Hante par ses demons Cinq ans après l’album Esoteric Warfare marquant l’arrivée du guitariste Teloch (Nidingr) au sein de Mayhem, le groupe culte norvégien de Black Metal semble à présent renouer musicalement avec les démons de son passé sur son sixième opus, Daemon, plus traditionnel et moins technique, comme nous l’explique son principal compositeur. [Entretien avec Morten « Teloch » Iversen (guitare) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Esoteric Warfare était assez expérimental comme album en 2014, moins certes que Ordo Ad Chao ou Grand Declaration Of War en leurs temps. Le fait d’avoir rejoué De Mysteriis Dom Sathanas live dernièrement pour ses vingt ans, donnant lieu à un album live à Norrköping (Suède) en 2016, et la tournée qui s’en est suivie, t’ont-ils influencé pour la composition de Daemon ? Non, pas tant que ça. Je n’avais pas forcément à l’esprit De Mysteriis Dom Sathanas à vrai dire quand je me suis mis à écrire les nouvelles compositions l’an dernier. On voulait faire un album plus simple que Esoteric Warfare et moins sophistiqué en fait. C’est plus direct, à l’image du premier morceau « The Dying False King » qui ouvre Daemon… En tant que guitariste de Mayhem, le matin au réveil tu ne te dis pas parfois que c’est un lourd fardeau sur tes épaules d’être le successeur de Blasphemer et Euronymous, devant en plus satisfaire les attentes des fans ? En fait, je ne pense jamais à cela ! Et je ne crois pas que ce soit sain de penser constamment à ça. Tu fais du mieux que tu peux et essaies de créer de nouvelles choses par toi-même, tu sais. Mais je respecte beaucoup le travail novateur de Blasphemer et m’en inspire pour continuer à la guitare bien que ce soit impossible de copier son style unique. Personnellement, quels sont tes propres démons, Teloch ? Mes démons ? (rires) Question difficile… Je n’en ai pas vraiment. Peut-être que j’ai tendance à beaucoup penser. Et peut-être que je suis fainéant aussi parfois… (rires) Mais ça, c’est plutôt une qualité requise pour être membre au sein de Mayhem, non ? ! (rires) Exact ! (rires) On est plutôt fainéants dans le groupe en général, mais bon, on a mis qu’un an finalement à faire ce nouvel album puisque je me suis mis à composer à partir d’octobre 2018 et qu’Attila en a écrit les paroles ensuite, donc ça va… Enfin, toi et les autres gars avez-vous vu le film Lords Of Chaos au cinéma ou en vidéo ? Non, je ne l’ai pas vu, et à vrai dire ça ne m’intéresse pas trop finalement le passé même si je me souviens des faits divers étant jeune à l’époque… Pour les autres, je ne sais pas. Attila, notre chanteur, a dû le voir puisque son fils y interprète son propre rôle dans le film. 26 METAL OBS’MAYHEM Daemon Black metal Century Media/Sony Music Daemon (« puissance divine » en grec ancien) synthétise avec brio l’héritage du sulfureux passé du groupe norvégien avec son présent, voire son avenir… Après plusieurs albums expérimentaux dont le mitigé Esoteric Warfare (2014), le chanteur Attila Csihar et sa horde reviennent ici à quelque chose de plus instinctif, direct, mais toujours aussi froid (les riffs de « Malum » rappelant ceux de « Freezing Moon »). Le guitariste Teloch accomplit un travail admirable de composition et de performance dans la lignée de son prédécesseur Blasphemer en apportant juste ce qu’il faut d’innovations (« Falsified And Hated » et ses discrets claviers) tout en préservant le style Mayhem au niveau des ambiances et du riffing entouré de la fidèle section rythmique historique Necrobutcher/Hellhammer. Au micro, Attila se déchaîne dans des vociférations démoniaques quasi théâtrales (« Daemon Spawn »). Si Mayhem est encore damné aujourd’hui, alors ce n’est pas faute de persévérer dans son true black metal depuis trentecinq ans. [Seigneur Fred] Ven tEeeri erA ri pue jegcüdg¢I ettkiibm, F111, 19 ALPE
a la recherche du bonheur Après son remarqué EP Recovery sorti en 2018, les Gallois de Dream State avaient la délicate mission de sortir leur très attendu premier album et de confirmer tous les espoirs placés en eux. [Entretien avec Rhys Wilcox (guitare) par Norman Garcia - Photo  : UNFD] Peux-tu nous présenter le groupe ? Et bien nous venons du sud du Pays de Galles et nous avons parcouru tout le Royaume-Uni depuis la sortie de notre single White Lies en mars 2017. Ce titre nous a permis de nous faire connaître à travers le monde. Après avoir sorti notre EP Recovery en mai 2018, nous avons remporté le prix du meilleur nouveau groupe britannique décerné par le magazine Kerrang !. Et depuis nous avons fait plusieurs apparitions dans les festivals... Justement que représente ce prix Kerrang ! pour vous ? J’ai eu un sticker Kerrang ! collé sur ma fenêtre de chambre pendant des années et je me rappelle avoir vu des potes d’écoles faire des apparitions dans les pages de ce magazine. Depuis, j’ai toujours su que je voulais en faire de même. Je n’en reviens toujours pas d’avoir remporté ce titre. Toutes les distinctions sont pour moi importantes par rapport au style de musique que nous jouons. Elles permettent de nous faire connaître dans un style souvent négligé par les médias grand public. Le rock est surprenant, accepté et en vie ! Peux-tu nous expliquer le choix d’appeler l’album, Primrose Path, et ce que représente l’artwork de l’album ? Le titre d’album et l’artwork représentent la quête du plaisir, surtout quand elle s’accompagne de conséquences désastreuses. Nous avons observé comment cela pouvait affecter nos vies de tous les jours. Nous voulons aussi que nos histoires puissent être racontées de manière authentique. L’album raconte donc l’histoire d’un homme à la recherche du plaisir et tous les dommages collatéraux qui vont avec (les drogues, l’alcool, les réseaux sociaux...). Quelles sont vos influences et avec quels groupes reverriez-vous d’ouvrir ? Personnellement, les groupes qui m’ont spécialement influencé sont Fall of Troy, Biffy Clyro, Underoath, Incubus et AFI. J’adore leur songwritting et leur style unique. Ils m’ont donné l’envie de brandir une guitare. J’aimerais ouvrir pour tous ces groupes, mais mon rêve serait de le faire avec Deftones. Ils ont une telle créativité et un son qui leur est propre. Cette approche que je recherche dans mon écriture et j’espère que cela se ressent dans notre album. DREAM STATE Primerose Path Rock alternatif/posthardcore UNFD Aux qualités déjà remarquées dans son EP Recovery, le groupe a décidé d’y rajouter des sonorités plus modernes (« Are You Ready », « Twenty Letters », « Primrose ») , sans doute influencé par les derniers méfaits de Bring Me The Horizon, Being As An Ocean ou encore Enter Shikary. Pour autant, il ne perd pas en puissance et peut durcir le propos (« Open Windows », « Out of the Blue »). Et puis il y a cette performance de CJ Jilpin, qui alterne chant clair et hurlé avec une facilité déconcertante (« Primrose » encore). Bref, Dream State réussit très largement le test du premier album. Ne reste plus qu’à voir ce que cela donnera sur scène. [Norman Garcia] « Un nouvel album électrique ne réanimant pas seulement l’esprit des Bad Brains ou de The Exploited mais offrant bel et bien un nouveau son dans l’histoire du groupe » Sortie le 8 novembre 2019 en CD et vinyle En tournée dans toute la France dès novembre 2019 www.label-athome.com Au Trabendo (Paris) le 31/01/2020 Rééditions de « Peuh » et « Dur comme fer » Toujours disponibles en CD et vinyle ! Pour découvrir « Vanités » www.lofofora.com



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