Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : Lionheart, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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INTERVIEW LABEL  : Travail d’Equipe Fondés d’abord sous forme de webzine en 2001 par trois passionnés dans l’ouest de la France, puis transformé en label associatif en 2009, Les Acteurs de l’Ombre constituent désormais une référence sur la scène black metal (mais pas que) française et européenne, regroupant des artistes aux noms aussi divers et variés (Pensées Nocturnes, Aorlhac, Au-Dessus, Asphodèle, Déluge, Moonreich, Blurr Thrower, Monolithe...) devenus pour la plupart de nouveaux fleurons du genre. Afin de savoir qui sont ces mystérieux agitateurs culturels, nous avons rencontré son manager et fondateur. [Entretien avec Gérald Milani (label manager) par Seigneur Fred - Photo  : J-C Beaugé] Les Acteurs de l’Ombre est-il un label professionnel ou bien vous êtes constitués en association comme une coopérative et êtes tous bénévoles ? Comment fonctionnez-vous au sein du label ? On est une quinzaine de personnes dans l’asso. Pour ce qui est des choix artistiques par exemple, on vote tous et c’est la majorité qui décide. Cela donne beaucoup d’investissement, tu sais. Comme le label est plutôt actif ces dernières années et que l’on a chacun nos vies familiales et professionnelles respectives, on s’organise ainsi  : on a cinq personnes en charge de la promo et communication (réseaux sociaux…), quatre à cinq graphistes, un webmaster, etc. Pour la partie marchande et e-commerce, les stocks et expéditions sont désormais gérés par l’Atelier du Grand Chic, un sérigraphe basé à Nantes qui imprime aussi nos T-shirts. Quand vous commandez sur notre site, ça part de chez eux. L’esthétisme de vos publications est toujours très soigné, que ce soit physique ou digital. Il y a une véritable identité graphique derrière chaque pochette d’album sortant sur LADLO. Peux-tu nous en parler ? Oui, on fait en sorte que chaque aspect d’une sortie d’album soit la plus poussée possible, en fonction de nos moyens bien sûr. Cela passe par la production sonore, en studio, si 24 METAL OBS’les musiciens ont besoin d’une aide financière pour la partie technique et les mettre en relation avec des professionnels (ingénieurs du son), mais aussi en effet par le graphisme. En général, quand un groupe vient vers nous, il a déjà une idée assez précise de ce qu’il souhaite et avec qui il veut bosser, mais on peut là aussi l’accompagner l’artiste de A à Z, le manager, et aussi créer donc avec lui une identité visuelle. Les graphismes doivent être travaillés, qualitatifs, car c’est le premier contact que l’on a avant même d’entendre la musique, ça doit donner envie et coller avec l’ambiance de l’album. À l’ère d’internet, des autoproductions en ligne sur You- Tube, des réseaux sociaux et du crowdfunding, en quoi est-ce important d’être signé sur un label de nos jours pour un groupe de Métal selon toi ? Quelle est votre plus-value ? La promotion, la visibilité, un réseau, voilà ce que peut apporter un label immédiatement alors qu’au début, un groupe doit créer son propre réseau et ce n’est pas forcément évident surtout dans la masse d’informations sur internet. Une relation de confiance s’instaure alors aussi entre l’artiste et le label. Certes, une personne peut tout faire toute seule, mais peut s’y perdre et être moins bonne dans certains aspects. Après, tu sais, nul ne peut prévoir le succès d’un artiste. Parfois, tu fais le même boulot qu’un album qui a marché sur une nouvelle sortie et ça ne buzze pas. Il n’y a pas de secret, cependant être avec un label te permet de te dégager de tout ce travail de fond à côté qui finalement est lourd et varié, pour te pencher sur l’essentiel. Par exemple, être autoproduit et être distribué via Season of Mist, c’est difficile. Et puis notre label peut proposer de booker des dates de concerts. L’actualité des Acteurs de L’Ombre s’annonce très chargée en cette fin d’année. En résumé, quels sont les principaux évènements à venir ? Cet automne, nous organisons plusieurs soirées Black Metal Nights avec nos artistes à Niort (le 22/11/19 au Camji), à Nantes (le 13/12/19 au Ferrailleur) et Paris (le 14/12/19 au Petit Bain). Ce seront des releases parties où les groupes présenteront live leur nouvel album respectif comme Numen, Belenos, Mur, Moonreich, Pénitence Onirique, Seth (pour les vingt ans des Blessures de l’Âme)... Le public pourra en outre y écouter en exclusivité une nouveauté à paraître en début d’année prochaine (NDLR  : le nouvel album de Monolithe). PÉNITENCE ONIRIQUE Vestige Black metal atmosphérique Les Acteurs de l’Ombre Prod./Season of Mist **** Second effort des Black Métalleux chartrains et rien que pour ça déjà, chapeau bas, les gars ! En effet, jouer du (black) metal en Beauce, terre chrétienne par excellence, n’est point chose aisée  : à la fois près de la capitale et loin de tout, la faute à un manque évident de structures culturelles locales. Alors après un premier album V.I.T.R.I.O.L. remarqué fin 2016 chez Emanations Rec. (division du label LADLO qui eut le nez fin encore une fois), le désormais sextuor (duo à la ville composé du multi-instrumentiste/compositeur Bellovesos et du chanteur Diviciacos) nous offre Vestige, une œuvre excellemment produite (la basse sur « Le Corps Gelé de Lyse ») et mature de black metal donc, à tendance atmosphérique, mais pas trop... Dans la lignée de Déluge ou Au-Dessus sans rentrer toutefois dans les clichés du post black metal aux arpèges à outrance, Pénitence Onirique continue son cheminement empreint d’ésotérisme, d’introspection sur la nature humaine avec une certaine mélancolie (« La Cité Des Larmes », « Les Sirènes Misérables » et sa fin aux accents Doom, « Vestige » …). Le chant black en français très convaincant de Diviciacos passe comme une lettre à la poste (hors grève). À la fois épuré et consistant (les riffs sont énergiques), ce nouvel album impressionne par sa solidité à travers sept compositions que P.O. prend le temps de développer (dont l’instrumental « Hespéros », instant de plénitude à mi-parcours). Vestige confirme donc tous les espoirs placés sur leur premier opus, ne demandant qu’à prendre vie sur scène avec, on l’espère, une véritable âme qui fait parfois défaut aux groupes de post black metal français cachés derrière leur capuche et leurs morceaux lancinants. [Seigneur Fred]
Deflagration supersonique Quand deux artistes issus de la riche scène Métal française passant de la Fusion (ex-Mass Hysteria) au Thrash (Four Question Marks), au Metalcore (ex-Darkness Dynamite) et au Black Metal (Glorior Belli) s’acoquinent pour un projet brutal et singulier, cela donne Mur. Auteur d’un EP éponyme en 2014 qui avait déjà posé les fondations d’un Post Black Metal aux méchantes sonorités Hardcore/Indus, le sextuor français casse à présent les codes avec son premier album Brutalism. Alors, prêts à passer le mur du son ? [Entretien avec Julien Granger (batterie) par Seigneur Fred - Photo  : DR] Comment est né le groupe Mur et pourquoi un tel nom de groupe ? S’agit-il d’un clin d’œil à The Wall de Pink Floyd version brutale ? (rires) Mur est né naturellement, de rencontres, il y a bien longtemps... C’est aujourd’hui un groupe soudé. La notion de mur est effectivement importante pour nous et notre musique. C’est un terme fort. Là où la musique devrait tisser des liens, nous la nommons par ce qui sépare, par le symbole même du clivage. C’est aussi une volonté d’évoquer une forme de force brute. Il existe également un groupe américain de Drone Metal appelé Mur. Ne craignez-vous pas une confusion auprès du public ? Avez-vous déposé les droits sur ce nom pour votre premier album Brutalism ? Tout est en ordre d’un point de vue légal. Je pense que la musique se chargera d’effacer tout quiproquo. Brutalism fera vivre Mur à sa manière et la suite encrera ce nom en l’associant à la musique de Mur, notre Mur. Comment décririez-vous la musique du groupe avec vos propres mots ou termes ? On navigue entre sonorités Black Metal froides et violentes, Indus/Electro noisy et Dark ambiant… C’est exactement cela. Si ces termes peuvent servir à définir notre musique, nous en sommes ravis. Nous avons, en revanche, la volonté de faire coexister ces styles en les liant. Naviguer, c’est le terme parfait. Il faut que la musique coule dans l’univers de Mur. Quel rôle accordez-vous aux instruments électroniques (samples, etc.) dans vos morceaux ? Composez-vous plutôt de manière traditionnelle (guitare, batterie, piano/synthés) ou bien sur ordinateur/séquenceur ? Nous ne samplons rien. Le clavier joue une part importante dans l’identité du groupe, et ses parties sont jouées live. Nous composons intégralement en répétition, sans M.A.O. (NDLR  : Musique Assistée par Ordinateur). Enfin, quels sont les projets pour cet automne et l’an prochain ? Tourner et écrire. Nous composons déjà la suite… MUR Brutalism Blackcore/Indus Les Acteurs de l’Ombre Prod. Fans de sonorités synthétiques, brutales et crues à la The Amenta, Anaal Nathrakh ou autres Cult Of Luna (à ses débuts survitaminés), jetez-vous vite sur ce nouvel OVNI frenchy ! Enfin, pas totalement OVNI puisque Mur se compose, entre autres, de Thomas Zanghellini (ex-Mass Hysteria, ex-Comity) à la basse, et de Julien Granger à la batterie (Four Question Marks, ex-Today Is The Day, ex-Glorior Belli, ex- Darkness Dynamite). Après un EP éponyme en 2014, voici Brutalism, un premier effort longue durée mêlant claviers et samples à une base Post Hardcore/Black Metal pour un rendu souvent froid et inhospitalier (« I Am The Forest ») , totalement déstructuré (« Nenuphar ») où l’on arrive toutefois à trouver un certain groove hérité du Hardcore avec de purs moments de génies (« Sound Of A Dead Skin », « You Make I Real » et sa fin hypnotique à la Tool). Un ouvrage solide, bruitiste par moment, contre lequel certains auront envie de se cogner la tête, car une chose est sûre  : Mur ne laisse pas indifférent. [Seigneur Fred] spinefarmrecords.com AIRBOURNE « Boneshaker » Les australiens dégoupillent un nouvel album explosif ! Après leur tournée ARCHI complète, ils seront bientôt de retour en France ! REFUSED « War Music » Un nouvel opus qui s’inscrit droit dans la lignée de « The Shape of Punk to Come » leur classique que de 1998. C’est clair ce gang « straight edge » continue de lutter contre les oppressions en tous genres TOOTHGRINDER « I AM » Le groupe US qui explose toutes les barrières ! Du metal progressif avec de fortes tendances hardcore. Hautement recommandé pour les amateurs de Killswitch Engage, Periphery, Between The Buried And Me ou All That Remains SLEEPTOKEN « Sundowning » Le 26 septembre dernier ces musiciens masqués ont retourné le public parisien. On pense à des ambiances à la NIN ou à une version « metal » de James Blake... Ils seront bientôt de retour en France Sortie le 21 novembre SAINT ASONIA « Flawed Design » Avec Adam Gontier (ex-chanteur et guitariste de Three Days Grace) et Mike Mushok (guitariste de Staind). Guest  : Sully Erna (Godsmack) sur le single « The Hunted »



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