Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
Metal Obs' Mag n°90 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°90 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : Lionheart, le kiff du mois !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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t5e Aux armes, citoyens ! Beaucoup connaissent Refused dans le milieu de Punk Rock mais peu ont capté les messages forts de son frontman Dennis Lyxzen qui montre une nouvelle fois une accroche de révolte avec le nouvel album War Music. [Entretien avec Dennis Lyxzen (chant) par Loïc Cormery] L’évolution de votre musique est flagrante sur ce nouvel album par rapport à vos débuts... C’est avec cet album que nous nous sommes vraiment orientés vers du punk rock moderne ou classique. Les chansons de cet album sont facilement identifiables et je trouve qu’il y a une nouvelle énergie positive sur War Music. Maintenant, nous jouons ce qu’on veut, mais ce n’est pas un truc que nous avons décidé. C’est plus lié à notre manière d’écrire la musique, car on avait l’habitude d’écrire chacun de notre côté. L’atmosphère est importante pour assembler les morceaux. Ça a changé notre musique. Ça fait quelques années maintenant et nous avons évolué, nous avons progressé en tant que musiciens. Ce ne serait pas naturel de faire les mêmes choses ! Et puis le line-up a changé également... Quel est le message du titre de l’album War Music, c’est un appel à la révolution par la musique ? C’est un super moyen de faire sortir tout ça parce que je suis très réservé lorsque je suis tout seul. La révolte contre ce système est la toile de fond... C’est donc vraiment un bon album pour évacuer et tout recommencer une nouvelle fois en partant de zéro. Et celui-ci est également assez intime. Souvent, j’écris des choses personnelles et à propos d’émotions que je traverse, de choses que j’ai vécues. Mais certaines chansons abordent divers thèmes et évoquent différentes personnes dans notre société actuelle. Je trouvais que ça collait parce que je ne suis pas le seul à souffrir dans ce monde. Le fait de vivre toutes ces choses sur lesquelles tu écris, au début, ça peut être pénible, mais une fois que l’adrénaline vient te motiver, tu es juste dans l’instant présent. Parfois ce n’est pas si difficile. Le plus difficile c’est de faire comprendre aux gens dans quel monde on vit réellement. « Blood Red » est vraiment la claque de cet album et ton chant est vraiment exceptionnel... Merci beaucoup ! Ce titre a été vraiment une évidence pour nous et c’est vrai qu’il a un truc qui te met tout de suite à l’aise. C’est notre 1er single. Je suis super fier de ce morceau et du reste de l’album. Je crois que je me suis surpassé (rires) ! Non en fait je n’en sais rien, mais si tout ceci est positif pour toi, pour vous, alors c’est excellent pour moi... REFUSED War Music Punk rock SpinefarmRecords 18 METAL OBS’Après son show époustouflant en tête d’affiche de la Warzone au Hellfest cette année, Refused s’était montré assez discret suite à la sortie de Freedom en 2015 chez Epitaph. Les retours plus que positifs ont permis à Refused de se remettre en marche et à lutter contre le système actuel. Le groupe profite bien de l’expérience acquise pour ne pas proposer une simple redite. Ce qui frappe d’emblée, c’est que les musiciens n’ont rien perdu de leur hargne, de leur envie de tout bouffer et de faire mal. Le premier extrait dévoilé, « Blood Red », met les points sur les « i »  : riffs ultra corrosifs, chant en équilibre, des rythmiques qui répugnent à la facilité, mais n’oublient jamais le groove. Ce groove, qui lorgne sur l’agressivité globale de la galette, et l’absence d’expérimentations particulières pourraient bien décevoir quelque peu les aficionados du groupe. Refused fait preuve d’une rage aussi intense qu’au service de sa musicalité pour un album complet qui sait varier les plaisirs, soit des qualités que l’on peine à retrouver dans l’actuelle scène punk/hardcore. La mention spéciale revient une fois de plus à son leader, Dennis Lyxzen qui, tel un trublion, balance les messages subliminaux en veux-tu en voilà pour dénoncer la décadence du monde actuel. [Loïc Cormery] COUNTERPARTS L’amour au core Counterparts est définitivement l’une des pointures du Hardcore moderne. Toujours signé chez Pure Noise, ce nouvel album, Nothing Left To Love, reste une nouvelle fois une franche réussite. [Entretien avec Brendan Murphy (chant) par Loïc Cormery] Vous allez tourner en octobre avec Northlane puis avec Stray From The Path jusqu’à la fin novembre. Est-ce pour vous le meilleur moyen de promouvoir le nouvel album ? Allez-vous jouer beaucoup de nouvelles chansons ? Absolument, la tournée est le meilleur moyen de promouvoir un nouvel album. Je pense que le marketing et la publicité ne peuvent faire beaucoup plus si vous n’êtes pas disposé à vous lancer et à jouer de nouvelles chansons. Lors de la tournée en novembre, nous allons probablement jouer 4 ou 5 nouvelles chansons. Nous n’avons pas encore décidé, mais nous jouerons à coup sûr une série de nouvelles chansons. De plus, nous sommes tous impatients de revenir en Europe pour jouer ! Vous avez récemment sorti votre nouveau single « Wings Of Nightmares ». Comment était le retour ? De quel sujet parle cette chanson ? On dirait bien que tout le monde apprécie la chanson ! J’ai l’impression que les gens étaient également très enthousiastes quand ils ont appris qu’Alex (guitare) et Jesse (ancien guitariste) entreraient en studio pour écrire avec nous également. En ce qui concerne les paroles, la chanson parle de rompre une relation avec quelqu’un ou quelque chose qui n’apporte rien dans votre vie, sauf la négativité. Nothing Left To Love est le titre de l’album. Pensez-vous que le message est positif ou négatif ? Les deux mon capitaine ! Je pense que le titre peut être pris de deux manières différentes. Tout dépend de ce que vous ressentez à ce moment-là. L’une d’entre elles est une question très littérale  : « M’aimeras-tu, quoi qu’il en soit ? » Et l’autre étant  : « M’aimeras-tu quand je serai parti ? ». Nous avons tous vécu des déceptions dans notre vie. Il n’y a pas de jugement à avoir, mais des attentes sur le futur. Un mot sur ta participation sur le morceau « Kickback » de Stray From The Path ? Nous sommes probablement les meilleurs amis de Stray à ce stade. Le « Kickback » concerne une opinion que nous partageons tous les deux et qui est très forte avec Drew (chant). Nous étions en fait au studio en même temps, donc tout ce qu’ils avaient à faire était de me demander de chanter pendant que nous mangions des sushis dans la cuisine un jour, haha. COUNTERPARTS Nothing Left To Love Hardcore moderne Pure Noise Records Le hardcore moderne est un genre prolifique avec de nombreux groupes présents qui n’hésitent pas à enchaîner les albums comme les tournées. Chez Counterparts, on prend son temps, d’autant que le line-up a bougé encore une fois par rapport à l’album précédent. Les parties criées de Brendan Murphy sont indéniablement la marque de fabrique des Canadiens. Il éructe ses paroles très personnelles en y mettant ce qu’il faut d’émotions dans la voix pour que l’auditeur se sente happé par les thèmes développés sans pour autant avoir les yeux rivés sur le mur des plaintes. Le combo se démarque par son énergie débordante et nous distille quelques missiles tels que « Wings Of Nightmares » et « Paradise And Plague ». La voix est hargneuse, les guitares inspirées « Separate Wonds » et on sent bien le spectre d’un Comeback Kid. Le côté métal est de plus en plus présent, montrant l’efficacité et la facilité de Counterparts à écrire de très bons titres. Musicalement, la recette est assez classique, quoique maîtrisée à la perfection et avec surtout un énorme travail sur les ambiances notamment pour les guitares. Les musiciens ont enlevé certaines fioritures présentes sur les albums précédents pour être plus directs dans leur approche. Counterparts s’établit pas à pas comme une valeur sûre du genre grâce à des titres accrocheurs, une énergie revancharde et une capacité à créer une ambiance à part. [Loïc Cormery]
Intouchables ! Avec la sortie de Purgatory, les Canadiens de Despised Icon prouvent que leur retour en 2016 avec l’album Beast n’était pas qu’un feu de paille et confirment qu’ils sont bien les maîtres du Deathcore. [Entretien avec Eric Jarrin (guitare) par Norman Garcia - Photo  : NB] Le groupe s’est reformé en 2014 et a sorti Beast en 2016. Comment s’est passée cette reformation et que penses-tu de Beast avec le recul ? En fait, c’est en faisant ces concerts réunions que nous avons décidé de redevenir un groupe. De voir à quel point les fans étaient toujours au rendez-vous et en sentant aussi à quel point ça nous manquait de faire de la musique ensemble, nous avons tout simplement décidé de nous regrouper et de voir ce qui nous restait dans le ventre. Le résultat a été Beast. C’est un album de retour, qui s’est fait rapidement en quelques mois, mais qui comporte une fougue et une énergie concentrées en quelques chansons. Quel a été le rôle de Yannick St-Amand dans la production de l’album ? Yannick a toujours été présent dans l’univers de Despised Icon. Il a été guitariste sur les 3 premiers albums, en plus d’avoir réalisé tous nos albums. Une fois de plus, pour Purgatory, il a fait tout l’enregistrement à l’exception des voix qui ont été enregistrées par notre ami Antoine Lussier de Ion Dissonance. L’implication de Yannick est la même que celle de tous les autres membres du groupe et son opinion compte autant. C’est le 7e membre du groupe ! Les paroles sur « Vies d’Anges » sont en français. Sur « Purgatory », on peut entendre « entre le bien et le mal ». Quelle importance portez-vous à la langue française ? Nous avons tous grandi avec le français comme langue maternelle. C’est important pour nous de reconnaître nos racines et de faire valoir notre identité francophone. C’est pourquoi nous avons eu toujours au moins un titre en français sur nos albums depuis Day of Mourning. Sur notre premier album, 4 des 10 chansons sont en français ! Concernant vos influences, quel est pour toi le meilleur album de death metal et de hardcore ? C’est certain que pour nous, ayant grandi au début des années 90, des albums comme Pierced From Within, de Suffocation, ou None So Vile, de Cryptopsy, ont eu un impact majeur sur notre développement artistique. Pour ce qui est des influences hardcore, Perseverance, de Hatebreed, et Hold it Down, de Madball, sont des incontournables pour nous. Et écoutez-vous autre chose que du metal ? Bien sûr. Je peux même parler au nom de mes confrères du groupe, mais le metal représente peut-être 30% de ce qu’on écoute comme musique. Steveet Alex sont des fervents amateurs de hip-hop. On écoute tous du rock, du punk et de la pop. Pour ma part, j’aime bien à l’occasion écouter un peu de jazz et du classique aussi. Beethoven, Vivaldi, Chopin et Mozart étant dans mes préférés. Avec Purgatory, quel message le plus important voulez-vous délivrer ? Avec cet album, c’était important pour nous de prouver que nous sommes revenus pour rester. Je crois que nous avons réussi à surpasser ce que nous avons fait avec Beast en termes d’évolution musicale. De plus, on ne s’est pas du tout assagi, Purgatory est pour moi l’un des albums le plus lourd et sombre que nous ayons jamais composé. J’espère que les fans l’aimeront autant que nous, car nous en sommes très fiers ! DESPISED ICON Purgatory Deathcore Nuclear Blast Considérés comme les pionniers du Deathcore, les membres de Despised Icon n’ont de leçon à recevoir de personne et le prouvent aisément. Plus diversifié et mélodique que son prédécesseur, Purgatory n’en est pas pour autant moins violent. Les cassages de nuques s’enchaînent sur la majorité des titres de l’album qui puisent dans ce que le death metal et le hardcore ont de meilleur à offrir. Une fois n’est pas coutume, le groupe se laisse aussi aller à quelques expérimentations (« Snake in the Grass »). Le petit plus étant cette alternance entre growls et chants hardcore ou hurlés, distillés par les deux chanteurs, ce qui apporte une énergie supplémentaire aux morceaux. [Norman Garcia] ter-3/4% teugl re% FIT FOR AN AUTOPSY The Sea of Tragic Beats Deathcore Nuclear Blast Colère et atmosphère sombre sont les ambiances qui prédominent sur ce nouvel opus des Américains. Des titres comme « Your Pain Is Mine » et « No Man Is Without Fear » peuvent résumer à eux seuls la richesse des compositions de The Sea of Tragic Beats  : un son puissant et moderne, des passages résolument hardcore, d’autres plutôt death old scholl (on pense parfois à du Dark Tranquility période The Gallery). FFAA s’autorise même des plans rythmiques à la Gojira. Ajoutés à cela une palette de vocaux des plus variées et on obtient là un album de deathcore des plus jouissifs, « Napalm Dreams » venant clore l’album de fort belle manière. Carton plein pour nos énervés du New Jersey. [Norman Garcia] METAL OBS’19



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