Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Lic n°2-1112901/3-1112900
Pas si seul que ca Avec ce nouvel opus, la Grecque Vicky Psarakis se retrouve à égalité en nombre d’albums avec Alissa White-Gluz, partie faire les beaux jours d’Arch Enemy. Cette nouvelle offrande est d’ailleurs la meilleure du groupe depuis son arrivée  : un disque ambitieux sur le plan vocal, technique, et emballé dans une production en béton. [Entretien avec Vicky Psarakis (chant) par Julien Meurot - Photo  : DR] Après 4 ans d’absence sur YouTube, te revoilà. J’imagine que c’est dû à l’actualité de The Agonist… En grande partie, oui. Lorsque j’ai rejoint le groupe, j’ai déménagé à Chicago et il a fallu que je remonte un studio pour pouvoir faire mes prises. Ça a pris 4 ans avant de pouvoir refaire quelque chose de propre. Il y a un grosse influence des groupes que tu reprends (Gojira et Bring Me The Horizon) sur certains des titres d’Orphans. C’est possible, car ce sont des groupes que nous écoutons tous, mais ce n’est pas une réelle volonté de notre part. Nous ne sommes pas partis dans l’idée de faire un morceau dans tel ou tel style. Vocalement, tu es très impressionnante sur ce disque. Tu arrives à descendre hyper bas, on ne t’avait jamais entendue dans un tel registre. Merci de le souligner. C’est effectivement un disque sur lequel je ne suis beaucoup amusée, j’ai tenté beaucoup de choses. J’ai eu le soutien de tout le groupe et de notre producteur, ce qui m’a mise en confiance pour la suite. Hormis quelques cris de Chris (NDLR  : Kells, guitare), c’est moi (rires). Sur « Blood As My Guide », on dirait même Rob Halford ! C’est amusant, c’est ce qu’a dit notre producteur (rires). Je prends ça comme le plus beau des compliments, car je suis super fan de Judas Priest. J’ai essayé de faire des choses plus variées  : tant mieux si j’arrive à créer une émotion en chantant. L’album est assez compact, avec 10 titres et aucune fioriture. C’était l’idée, effectivement. Nous nous sommes rendu compte que 13, voire 14 titres, c’était trop pour l’auditeur qui lâchait à un moment. Nous avions des titres supplémentaires, mais ils seront sûrement pour un EP l’année prochaine. Attention, rien n’est acté mais c’est une idée. Pour le moment, vous n’avez que des dates canadiennes d’annoncées. Quel est le plan pour après ? Nous allons partir en tournée mais pour le moment rien n’est encore définitif, alors je ne peux pas trop en parler. THE AGONIST Orphans Metalcore Napalm/Season Of Mist 10 METAL OBS’Depuis leur changement de chanteuse, les Canadiens de The Agonist enchaînent les albums. Cette fois, le groupe met les petits plats dans les grands en nous offrant un disque racé et compact, bourré d’arrangements, mais surtout avec une Vicky Psarakis en feu qui s’égosille dans tous les sens. Car si le riffing de Danny Marino reste toujours aussi remarquable, c’est bien la Grecque qui tire le groupe vers le haut. L’alternance chant hurlé/chant clair est toujours aussi impressionnant, mais c’est dans la nuance que se fait la différence. Passant des graves terrifiants aux hauteurs dignes d’un Rob Halford, elle propulse les compos de Marino à un autre niveau. Sûrement le disque le plus impressionnant depuis son arrivée. La production est très propre, avec de petits effets bien sentis. The Agonist retrouve sa superbe d’antan avec un disque solide qu’on espère voir défendu comme il se doit sur la route. [Julien Meurot] Dans la cour des grands Les Français expérimentés de Klone reviennent avec un album de grande classe, porté par l’excellente voix de YannLigner. Alors, prêts pour un beau voyage ? [Entretien avec YannLigner (chant) par Norman Garcia - Photo  : DR] Comment s’est déroulée votre participation au Hellfest 2019 ? Très bien ! On a joué vers 11h40 le vendredi, et à cette heure-là il y avait déjà beaucoup de monde devant la Mainstage 2. Merci encore au public qui s’est levé tôt ! Je ne te cache pas qu’on avait un peu la pression avant de monter sur scène, mais elle s’est vite dissipée dès les premières notes, et on a bien pris notre pied par la suite. A la fin du set, on a joué un nouveau morceau, « Yonder », qui a été très bien accueilli. C’est un morceau au tempo assez lent, où les accords de guitares prennent le temps de s’ouvrir, ce qui facilite le travail du son. On a la chance de bosser avec un très bon ingé-son, et un très bon pote, j’ai nommé Chris Edrich. Il fait un super boulot ! Et « Yonder » est justement un morceau qui se prête à sonner « gros » en façade. Je pense que les gens l’ont ressenti car on a eu beaucoup de retours positifs sur le son. Il y a eu du changement avec votre départ de Pelagic Records pour rejoindre le label anglais Kscope… C’est plutôt Guillaume [NDLR  : Bernard, guitare] qui gère cette partie-là  : c’est lui qui était au front pour le deal avec Kscope. A vrai dire, on était déjà en contact avec eux car ils suivent l’actualité du groupe depuis un bon moment. Puis un jour ils nous ont contactés pour nous proposer de signer chez eux. On était encore sous contrat avec Pelagic Records, mais un arrangement a été trouvé pour que tout le monde continue à travailler sereinement. Kscope correspond davantage au style, à l’image et aux attentes de Klone. L’équipe est plus importante et les moyens mis en œuvre plus conséquents pour travailler sur le développement du groupe. En tous cas, on est ravis de faire partie de ce label, aux côtés d’Anathema, Katatonia, Porcupine Tree... Jusqu’ici tout se passe pour le mieux. Quid de l’écriture et de l’enregistrement du nouvel album ? Pas trop déstabilisés après l’expérience Unplugged ? Non, au contraire, on était très impatients de retrouver notre configuration électrique. On s’est remis à travailler comme on a l’habitude de faire et tout s’est très bien déroulé. C’est Guillaume qui compose la majeure partie des morceaux. On travaille ensuite en binôme sur la structure et les détails pour que je puisse composer et placer mes lignes de voix, puis par la suite les paroles. C’est Morgan Berthet (avec qui on a beaucoup tourné en live) qui a enregistré les parties de batterie. Il a fait un super boulot et il amène une vrai plus-value aux morceaux. Pour ce nouvel album, on est retourné bosser avec Francis Caste au Studio Saint-Marthe à Paris. Il s’est occupé du mix et du mastering. On avait déjà travaillé avec lui pour Here Comes The Sun, et il savait exactement où on voulait aller en termes de couleur de son. Lui aussi a fait un super boulot. KLONE Le Grand Voyage Metal progressif Kscope A l’écoute de ce nouvel album des Poitevins, on pense tout de suite à Porcupine Tree, Steven Wilson, Soen, Anathema… Et pourtant il se dégage de cet opus une identité propre. Sans vouloir faire dans le cliché, on peut le qualifier d’album de la maturité. Qu’il est difficile de ne dégager qu’une seule chanson, tant Le Grand Voyage brille par sa grande homogénéité. Allez, citons le très réussi « Breach », ou « Keystone » pour son magnifique final. Cette homogénéité qui pourrait être perçue comme un défaut chez certains reflète d’abord la grande maîtrise et la justesse dont fait preuve le groupe. Un album pourvu d’un songwriting de premier plan, sans parler de la richesse des arrangements et de l’instrumentation. Et puis il y a la voix de YannLigner, et quelle voix ! Un atout majeur largement mis en avant sur chacun des morceaux proposés. On se laisse donc allègrement transporter par les neuf titres de cet album. Un voyage initiatique au bout duquel on ne demande qu’une seule chose  : repartir ! Le Grand Voyage est incontestablement l’un des albums français de l’année. La grande classe. [Norman Garcia]



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