Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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KNOCKED LOOSE A DIFFERENT SHADE OF BLUE Hardcore beatdown Pure Noise Sur son précédent album, Laugh Tracks (2016), Knocked Looze a créé le buzz avec ses discours revendicatifs. A Different Shade Of Blue fait mal. L’étalage de riffs est bien là, les structures sont bonnes, et pour le reste, ce sont des gifles, des allers-retours comme on n’en fait plus. Vous serez conquis par la terrible ouverture « Belleville » et son break dévastateur. Le chanteur Bryan Garris dégage toute sa rage sur « Mistakes Like Fractures » ou sur le duo de pitbulls avec Keith Buckley (Every Time I Die) « Forget Your Name ». Le groupe, qui associe habilement la haine du hardcore et la férocité du metal, est à la pointe de l’agressivité avec cet album taillé pour la scène. Les fans de mosh parts seront comblés. [Loïc Cormery] SLIPKNOT WE ARE NOT YOUR KIND Nu metal expérimental Roadrunner/Warner Ce très attendu We Are Not Your Kind paraît 5 ans après The Gray Chapter, dans un climat délétère où la famille Slipknot - vendue telle quelle par le chanteur Corey Taylor en interview - n’a pas hésité à licencier son percussionniste Chris Fehn aux prétentions salariales déplacées. Tout a été dit ou presque sur le single « Unsainted », dont le clip totalise plus de 40 millions de vues sur YouTube depuis mai. Si ce n’est que ses chœurs d’enfants à la « You Can’t Always Get What You Want » des Rolling Stones, ses couplets brutaux, ses refrains mélodiques et son bridge heavy fonctionnent sur la durée. Et l’on en vient rapidement à conclure que les meilleurs morceaux sont ceux qui tabassent avec un poing américain  : « Birth Of The Cruel » (aux antipodes, bien entendu, du Birth Of The Cool de Miles Davis) et son riffing downtuned, « Nero Forte » et son refrain Fozzy meets Clawfinger avec voix de goret, et surtout « Red Flag », drapeau rouge qui devrait énerver plus d’un taureau tatoué dans les arènes de France et de Navarre. Respirations pour full-length extrême, casseurs de rythme ou vulgaires remplissages, les intermèdes expérimentaux et plages psychédéliques ne laissent pas de marbre  : on relève, pour chaque réussite (la pluie acide qui perle du piano de « Spiders ») , autant de plantage (le sous-Stone Sour « Not Long For This World »). Quant au son, il est fabuleux… et compressé pour faire renter les 9 protagonistes au chausse-pied dans ce disque polymorphe, l’un des derniers digne d’intérêt de cette grande maison que fut Roadrunner. [Jean-Christophe Baugé] SUM 41 ORDER IN DECLINE Punk rock Hopeless Sum 41 revient avec un septième album plutôt agréable, après le très moyen 13 Voices où le frontman Deryck Whibley avait bien du mal à extérioriser tous ses démons du passé. Sursaut d’orgueil, donc, du combo qui propose un condensé punk rock classique, métallisé sur certains passages. Sa patte est reconnaissable dès « Out For Blood », avec un rythme effréné, et le bon « A Death In A Family ». La batterie est féroce, la basse rugit, les riffs de grattes restent simples mais efficaces (l’excellent « Turning Away »). Sum 41 effectue un retour gagnant avec un album des plus honorables. N’hésitez pas à y jeter une oreille, vous serez certainement autant surpris que nous. [Loïc Cormery] TOOL FEAR INOCULUM Rock trippant RCA/Sony Music Tool, qui se fait fort de maintenir au moins deux de nos sens en alerte, adresse à ses fans sevrés depuis 13 ans (l’album 10 000 Days en 2006, et le dernier concert français avant le Hellfest 2019) un cinquième disque au packaging de haut niveau, incluant du multimédia sur écran HD 4 pouces et téléchargeable via un port USB. A 80 euros et en rupture de stock (précommandes) une semaine avant sa sortie. Osons penser que l’essentiel est ailleurs. Les 7 titres, communs aux éditions dématérialisée(s) et physique (celle précitée, la seule, avec 3 bonus  : « Litanie Contre La Peur », « Legion Inoculant » et « Mockingbeat ») jouent sur les ambiances et répètent à l’envi le processus de montée en puissance. Percussions et riffs concourent indifféremment au crescendo des expériences unitaires de plus de 10 minutes que sont l’hypnotique « Fear Inoculum », le contrasté « Pneuma », ou le brisé « Invincible ». Seul « 7empest », introduit par le dodécaphonique « Chocolate Chip Trip », rappelle le Tool du siècle dernier avec ses arpèges clairs comme de l’eau de roche en filigrane. Le prérequis pour une immersion totale ? Une psychose maniaco-dépressive naturelle ou aidée par de la chimie. Qui écarte de facto le zappeur du dimanche. [Jean-Christophe Baugé] METAL OBS’50



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