Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Wacken, village de 1 800 habitants à 60 km au nord d’Hambourg… La journée commence au Wackinger Cafe, point de ralliement avant de se rendre sur le site. Le répertoire de Skyline est constitué de reprises bien jouées (« Fear Of The Dark », d’Iron Maiden), mais la prestation monte d’un cran grâce à deux invités  : la reine Doro et Gus G.. Krokus est dans une forme éclatante et nous gratifie d’une superbe prestation musicale, due notamment à l’harmonie entre les trois guitares. Hammerfall donne un set de qualité, mais qui apporte peu aux spectateurs qui l’ont vu plusieurs fois. Sabaton clôture la soirée par un concert proche de celui du Graspop un mois plus tôt. Particularité ici  : le batteur joue sur une scène, le reste du groupe sur une autre. Jinjer ne bénéficie plus de l’effet de surprise, mais Tatiana Schmailyuk est égale à elle-même et met une belle ambiance. Body Count excelle dans son répertoire mais s’aventure dangereusement vers d’autres horizons musicaux… « Ace Of Spades », joué essentiellement à la guitare, n’a pas convaincu. Demonds & Wizards, starring le chanteur de Blind Guardian, tire sa prestation en longueur en relatant les rencontres du passé de façon insipide. A voir la foule, la véritable tête d’affiche du festival avec Sabaton est Slayer. Quel concert, quelle superbe prestation par des musiciens au sommet de leur art ! La question « metal or not metal » pourrait se poser pour Opeth. Sans vouloir passer pour le Shakepeare des critiques musicaux, le groupe est à la bonne place et prend soin d’insérer des anciens morceaux qui cadrent davantage avec la nature du festival. Le début du concert de Suidarka est d’une telle banalité… mais change tout à fait lorsqu’apparaît la violoniste structurante du groupe. Tom Morello, guitariste de Prophets Of Rage, tire des sons aussi superbes que particuliers de son instrument, bien aidé par une base rythmique solide et deux chanteurs complémentaires. Gageons cependant qu’il ne sera jamais invité par Donald Trump à la Maison Blanche. Eisbrecher est un groupe allemand que certains autochtones classent dans la catégorie de Rammstein… Comparaison ne vaut pas raison. Puis Saxon prend les choses en main  : plus question de laisser la composition de la setlist aux spectateurs, comme il y a quelques années. Les fans adhèrent ! Note  : Judas Priest, Amon Amarth et Mercyful Fate seront de l’édition 2020. [Texte et photos  : Sante Broccolo] Courtrai, Belgique, 09-11/08/2019 12ème édition 63 groupes 3 scènes Têtes d’affiche  : Saxon/Avatar/Avantasia 25 000 entrées Au vu de l’affiche qu’on pourrait qualifier de « best of » des années précédentes, le festival flamand, partenaire entre autres du Motocultor, semble ne pas avoir accès aux mastodontes du tourneur Live Nation qu’on retrouve invariablement au Metaldag des Lokerse Feesten (Judas Priest en 2018, Scorpions cette année). Qu’à cela ne tienne, taille humaine rime avec qualité de vie du festivalier. Sous la pluie et devant quelques ultras, Brandon Yeagley, de Crobot, danse en habit de lumière et donne un peu d’harmonica. Des trois filles en fuseau de Nervosa, la chanteuse/bassiste est la plus evil avec son piercing nasal et ses poses linguées. Les morceaux de Firewind, y compris la reprise du « Maniac » de Michael Sembello, sont souvent prétextes au déballage technique de Gus G., libéré de ses obligations avec Ozzy depuis 2017. Queensrÿche, désormais presqu’un tribute band, n’est jamais aussi bon que sur les compos de son ex-guitariste Chris DeGarmo, « Jet City Woman » en tête. « Look At Yourself »  : la foule se réfléchit dans les black shades de Mick Box, soliste encore vert et maître à bord d’un Uriah Heep impérial. « They’re the saxons, we’re the vikings » dixit Mikael Åkerfeldt dans la foulée du show poussif du 40ème anniversaire de Saxon… Et pour ceux qui en doutaient, le leader d’Opeth sait encore grunter. Ce qui reste de Thin Lizzy - Scott Gorham à la guitare et Darren Wharton aux claviers - fait revivre les « Got To Give It Up » et autres « Rosalie » de Phil Lynott sous le soleil couchant avec, excusez du peu, Troy Sanders (Mastodon) et Scott Travis (Judas Priest) en section rythmique. Avatar, propulsé tête d’affiche du samedi par copinage avec l’orga, émeut un public majoritairement jeune et féminin. Dimanche, Metal Church est le groupe de tous les records  : celui du chanteur le plus looké cadre sup’, du batteur aux deux grosses caisses les plus éloignées, et du backdrop le plus minuscule (un T-shirt scotché de travers). Si Sacred Reich, qui a enfin des compos fraiches à présenter, plaisante débonnairement  : « Alcatraz, the only prison you don’t want to escape ! », Tobias Sammet, d’Avantasia, taille un costard aux VIP du balcon  : « How’s the caviarup there ? » avant de croiser le fer avec les immenses Jorn Lande et Geoff Tate. [Texte et photos  : Jean-Christophe Baugé] LES FRANÇAIS SLEAZE ROCKER AVEC LEUR NOUVEL ALBUM ! CD/LP/DIGITAL SORTIE LE 13 SEPTEMBRE ! en tournée avec KISSIN‘ DYNAMITE 17.10. PARIS - PETIT BAIN 19.10. NANTES - LE FERRAILLEUR 20.10. TOULOUSE - LE REX 24.10. LYON - ROCK CAFE 25.10. SELESTAT - ROCK YOUR BRAIN FESTIVAL LIVE 2019  : 07.09. ARGENTRE DU PLESSIS - PLESS‘TIVAL LIVE 2020  : 21.02. MONTBELIARD - ATELIER DES MÔLES 22.02. BONNEVILLE - WINTERROCK FEST BLACKRAIN.FR FB.COM/STEAMHAMMEROFFICIAL SPV.DE
48 48METAL OBS’AS I LAY DYING SHAPED BY FIRE Metalcore Nuclear Blast/ADA ALBUM DU MOIS ! Nous n’aurions jamais parié sur le retour de As I Lay Dying il y a 6 ans de cela, quand nous apprenions avec stupeur l’arrestation du chanteur Tim Lambesis pour avoir essayé d’assassiner sa femme. La rédemption est bien le maître mot ici, un nouveau chapitre s’amorce pour le groupe. En 2012, As I Lay Dying sortait son sixième album, Awakened, chez Metal Blade et obtenait des distinctions très positives, comme « artiste de l’année » chez nos confrères américains. Le groupe est à son apogée quand, hélas, tout s’écroule en 2013 et vous connaissez la suite  : les autres membres du groupe, complètement déboussolés, prennent le taureau par les cornes et décident de monter Wovenwar, un projet bien moins metalcore avec le chanteur Shane Blay (Oh, Sleeper). Le groupe sortira deux albums, en 2014 et en 2016. En 2017, Tim Lambesis sort de prison (sa peine a été écourté pour bonne conduite  : 3 ans au lieu de 6) et veut remonter As I Lay Dying. Avant de faire la moindre note de musique, le groupe s’est réuni, s’est expliqué pendant plus de 9 mois pour renouer des liens d’amitiés. Puis sort en 2018 un single, « My Own Grave », en indépendant. Le résultat est incroyable en termes de composition mais aussi de paroles, très personnelles. Certains fans sont ravis de ce retour, d’autres moins. Après « Redefined » en début d’année en guise de deuxième single, le groupe signe chez Nuclear Blast et propose un nouvel album, Shaped By Fire, son septième, produit en collaboration avec Adam D. de Killswitch Engage. Le résultat ? Les maîtres du metalcore sont bel et bien de retour ! Le rythme est très soutenu, ça envoie sec sur « Blinded » où les screams de Lambesis sont vénères et hargneux. Le bonhomme en a gros sur la patate. « Shaped By Fire », le single, est très direct, percutant, et Josh Gilbert se montre dynamique dans les refrains. Il n’y a pas beaucoup de temps morts, et la précision est chirurgicale sur « Torn Between », ou l’énorme et meilleur titre de l’album « Gatekeeper » qui rappelle Slayer dans les soli. Quel titre, avec ses grosses saccades ! Les propos ont également changé  : les textes sont très profonds, personnels, avec énormément d’espoir. Nick Hipa et Phil Sgrosso, aux guitares, ont fait un travail remarquable en termes de riffs sur « The Wreckage ». Jordan Mancino tape toujours aussi dur sur sa caisse claire et maîtrise sa double grosse caisse avec précision. Quant à Josh Gilbert et Tim Lambesis, le duo n’a jamais aussi bien fonctionné. L’un distille des missiles féroces et frontaux, l’autre des moments mélodiques et tranchants sur « The Toll It Takes ». Le groupe renaît de ses cendres, proposant ce qu’il sait faire de mieux… avec un autre regard. [Loïc Cormery]



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