Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Le club des 5 La sortie d’un nouvel opus d’Opeth est toujours un évènement. Et comme Mr. Åkerfeldt est perfectionniste, il n’a pas fait les choses à moitié en proposant deux versions - une en anglais, une en suédois - de son nouvel opus In Cauda Venenum. [Entretien avec Mikael Åkerfeldt (chant, guitare) par Julien Meurot - Photo  : DR] Tu as opté pour un titre en latin, mais s’agissant d’un album en anglais et en suédois, pourquoi ne pas avoir choisi le vieux norrois, racine commune de ces deux langues ? Je n’y avais pas songé, mais ton idée est vraiment très bonne. A dire vrai, j’ai toujours voulu avoir un titre en latin, et j’ai trouvé le bon prétexte pour en glisser un (rires). Ainsi, il marche pour les deux versions du disque, mais je suis certain que les gens vont galérer pour le retenir. De même, il n’y a qu’un morceau qui porte le même nom  : « Charlatan ». Mon idée de départ, quand il a été décidé de faire ces deux versions, était effectivement d’avoir des titres qui marchent pour les deux, mais ça s’est avéré impossible. Pourquoi avoir eu peur de ne pas être compris, en restant en suédois ? Personnellement, c’est la version que je préfère. C’est aussi celle que je préfère. Le disque a été écrit en suédois, puis traduit en anglais. J’ai fait en sorte que les mélodies vocales soient respectées, un travail intéressant car l’anglais et le suédois n’ont vraiment pas la même musicalité. Pour la prochaine tournée, vas-tu chanter en anglais ou en suédois ? En anglais  : il faut que les fans puissent chanter avec nous s’ils le souhaitent. Même en Suède ? Même en Suède, oui. Qui sait, peut-être que pour le fun je chanterai un titre en suédois, mais ce n’est pas le plan aujourd’hui. On retrouve un titre très jazzy sur ce disque, avec une batterie aux antipodes du metal. Nous l’avons enregistré avec une batterie en configuration jazz. Très peu de cymbales, de toms. Je voulais que ça sonne très naturel, comme si tu étais derrière la batterie. Nous avons fait un mix 5.1 avec ce titre, et j’adore le rendu. La pochette de l’album est très victorienne. Encore un superbe travail de Travis Smith… J’adore tout ce qui est victorien. Mais le plus amusant, c’est que je n’ai pas donné de consigne particulière à Travis qui a accouché de ce dessin magnifique. Quand je vais en Angleterre, j’adore me balader dans ces campagnes qui ressemblent à cette pochette. J’imagine qu’il va y avoir une multitude de versions à venir… Effectivement  : il y aura des versions vinyle en suédois, en anglais, avec les deux. Le CD devrait contenir les deux versions. Les fans devraient pouvoir trouver leur bonheur. Leif Edling, de Candlemass, m’a dit qu’Avatarium devait être votre projet à tous les deux. Pensez-vous refaire de la musique ensemble ? L’histoire est assez amusante. Leif est l’un de mes plus vieux amis, et c’est un compositeur hors pair. Nous avons parlé d’Avatarium comme nous le faisons en ce moment, autour d’un verre. La semaine suivante il m’anvoyait 3-4 titres qu’il avait écrits en pensant à une collaboration. Malheureusement, je n’avais pas le temps pour ça, mais c’est tout lui  : tu as à peine de le temps de dire ouf que c’est déjà fait (rires). Un jour viendra où nous ferons de la musique ensemble. J’avais déjà joué sur les démos de Krux, mais un vrai projet avec lui me plairait beaucoup. OPETH In Cauda Venenum Metal progressif Nuclear Blast/ADA Avec In Cauda Venenum, Opeth place la barre très haut, avec un enchaînement d’une incroyable fluidité. Malgré ses 67 minutes, ce disque nous embarque dans un voyageésotérique, mélodique, qui ne donne envie de faire qu’une chose  : relancer une écoute. La marque des grands albums. Les ambiances sont nuancées, les arrangements aux petits oignons (quel savoir-faire, cet Åkerfeldt), et la production optimale. La seule question qui reste en suspens, c’est le choix de la langue  : VO ou pas VO ? Le travail de transposition est excellent mais, avouons-le, le coté exotique du suédois est assez séduisant. A l’attention de ceux qui espèrent un retour aux sources du chant death  : ce n’est pas encore pour maintenant. Un album énorme, tout simplement. [Julien Meurot] METAL OBS’5
Voyage sans retour dans les abimes lovecraftiens Le groupe français The Great Old Ones, adorateur du pandemonium lovecraftien, nous entraîne avec un nouvel album dans les tréfonds du cosmos. C’est beau, c’est sombre, c’est envoûtant. Une pépite. [Entretien avec Benjamin Guerry (chant, guitare) par François Capdeville - Photo  : Benjamin Guerry] Il y a eu les abysses marins et les montagnes enneigées de l’Antarctique. Dans quel univers nous invites-tu à voyager avec Cosmicism ? C’est une invitation à découvrir les espaces infinis et les dimensions parallèles. C’est un album tourné vers le ciel et son immensité noire. C’est une dimension qui est très importante dans l’univers de Lovecraft et que l’on a peut-être tendance à oublier au profit des abysses marins de Cthulhu. En quoi la conception de l’album diffère des précédents ? On a un son un peu plus cradingue, avec plus de grain, un peu plus froid. C’est un album plus épique également, plus équilibré. Le changement de line-up a apporté de nouvelles facettes à notre production musicale. Il y a des soli de guitares, on a introduit des nappes avec les claviers analogiques. Quel est ton titre préféré ? J’aime beaucoup « Nyarlatothep » qui est très mid-tempo, et qui apporte quelque chose de nouveau à ce que l’on fait. Il a un côté très « ambiant » avec l’usage des claviers analogiques. C’est un aboutissement, ce morceau. J’en suis très fier. Quel est le titre de Cosmicism que vous aimez bien jouer ensemble ? C’est trop récent pour te répondre. On a juste joué en live le titre hyper violent « Dreams Of The Nuclear 6 METAL OBS’Chaos » au Hellfest en 2018 et on a eu de très bons retours. Et sinon, si l’on regarde notre production, le titre « Antarctica » met tout le monde d’accord  : on ne pourrait pas ne pas le jouer en live. Comment as-tu découvert Lovecraft ? Grâce aux jeux de rôles, je viens de l‘univers de l’heroic fantasy. Et il y a un univers qui m’a tout de suite séduit  : celui de Lovecraft. J’ai adoré que les histoires soient ancrées dans le réel, avec des énigmes pour l’esprit humain. Du coup, je me suis intéressé à l’auteur. Penses-tu que le black metal est le meilleur genre pour décrire un univers lovecraftien ? Il y a plein de genres qui peuvent porter l’univers de Lovecraft. Mais je trouve que le black metal permet de valoriser cette esthétique de la noirceur. Le côté nihiliste des écrits de Lovecraft a un écho dans le black metal. Quelles sont vos influences musicales ? Dans le Metal, je suis un gros fan de Metallica, même si ça n’a rien à voir avec ce que je fais, mais ils ont dû nécessairement m’influencer. Sinon j’aime beaucoup les compositions qui apportent des émotions, les morceaux longs et les harmonies de guitare qui apportent une touche dramatique. D’autres groupes ? Alors, laisse-moi te citer Emperor, Enslave, Opeth… et pas mal de musiques de films et de musique classique. Quel regard portes-tu sur votre notoriété grandissante ? Ça avance en Europe. Je pense qu’on fait désormais partie du paysage black metal français. On fait de plus en plus de concerts. On a joué l’année dernière en cotête d’affiche avec Audn, un groupe islandais, et ça a très bien fonctionné. On s’installe tranquillement et on commence à avoir de plus en plus de public en Europe et aux US. Mais il faut être patient, et ce n’est pas une de mes qualités… Est-ce que vous pourriez envisager de faire la bande-son d’un film ou un ciné-concert ? Complétement ! Je rêve d’un ciné-concert. J’ai eu la chance de faire une lecture dessinée l’année dernière pour un auteur de bande dessinée et c’était une belle expérience. Il faut trouver le temps. Un film serait parfait. C’est un aspect artistique qui me branche énormément. LE KIFF DU MOIS THE GREAT OLD ONES Cosmicism Black metal lovecraftien Season Of Mist Ambiance cosmique pour le nouvel album des The Great Old Ones. Une célébration du panthéon lovecraftien aux accents black metal. Bien que l’on retrouve cette atmosphère envoûtante propre aux productions du groupe, les plus fidèles noteront des évolutions musicales comme l’utilisation de clavier analogique et l’introduction de soli de guitares. Prenez « Nyarlatothep », le chaos rampant… Cette basse massive qui joue en mid-tempo, renforcée par une batterie tout en finesse, et ces voix d’outre-tombe contribuent à créer une ambiance digne des films les plus horrifiques. « The Omnicient » est une merveille épique avec ses temps morts qui laissent place à des incantations vibratoires pour rendre hommage à Yog Sotthot, celui qui sait tout. « Dreams Of The Nuclear Chaos », c’est un champ apocalyptique qui s’offre à nous. Cosmicism est un album de 7 titres mais aux compositions flirtant avec les 10 minutes. Un album qui révèle à chaque écoute de nouvelles facettes en termes de sonorité et d’atmosphère. L’amateur de black metal sera ravi, mais pas que. [François Capdeville]



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