Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
Metal Obs' Mag n°89 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : H.I.M. Media

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 30,7 Mo

  • Dans ce numéro : Jinjer, rentrée des classes 2019 !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Rupture et conciliation Que l’on aime ou pas leur style, les Français de Betraying The Martyrs ne comptent pas s’arrêter, avec un formidable nouvel album, Rapture, véritable condensé de violence. [Entretien avec Victor Guillet (chant, claviers) par Loïc Cormery - Photo  : DR] Y a-t-il un concert qui t’a particulièrement marqué, ces dernières années ? Chaque concert est unique, c’est ce qui fait le charme de tourner autant. Mais si je devais en garder seulement deux, je dirais le Mayhem Festival, à Chicago, en ouverture de Slipknot. C’était vraiment la première fois ou nous jouions devant un océan de personnes jusqu’à l’horizon. Puis la première partie d’Asking Alexandria à Londres, dans un Brixton Academy sold-out à craquer. Les gens criaient tellement fort lorsque nous sommes montés sur scène qu’il nous a été impossible d’entendre notre propre intro, et on a failli se planter sur le départ (rires). Peux-tu revenir sur l’accident qui vous a coûté tout votre matériel ? Nous avons vécu le pire cauchemar de notre vie. Ça a été très dur à encaisser L’idée de tout laisser tomber nous est venu rapidement à l’esprit. Nous nous sommes tellement battus pendant toutes ces années, et en un instant tout est parti en ruines. Après mûre réflexion, nous avons lancé une campagne de financement participatif pour pouvoir racheter tout le matériel nécessaire et repartir en tournée le plus rapidement possible. Nous avons récolté des fonds grâce aux fans, bien évidemment, mais également aux artistes qui ont été d’un aide précieuse. Chris Adler (ex-Lambof God) est votre manager à l’international. Comment l’avez-vous rencontré ? Chris est un vrai pro  : il a énormément de métier, et des relations dans le milieu. C’est lui-même qui nous a fait une proposition par mail. Au départ, nous ne savions pas si c’était une blague, mais c’était bien lui, et il voulait nous rencontrer. Il adore le groupe ! Avec Chris, l’avenir s’annonce bien meilleur, et nous suivons ses conseils à la lettre. Comment s’est passé le processus d’écriture cette fois ? Chaque morceau a été construit à partir d’une idée directrice, puis tous les membres du groupe ont travaillé sur cette base. Ça n’a été qu’à la fin du processus que nous avons réalisé que les morceaux ensemble représentaient tout ce que nous avions vécu et surmonté en tant que groupe. C’est quelque chose dont nous sommes très fiers. Quid du travail avec Aaron ? Pour la première fois depuis la création du groupe, Aaron et moi-même nous nous sommes retrouvés dans une position où la construction des morceaux nous laissait vraiment de la place pour nous exprimer. BETRAYING THE MARTYRS Rapture Metal moderne Sumerian Après de nombreuses tournées à l’international puis une énorme galère (l’incendie du tour bus avec tout le matériel), Betraying The Martyrs revient plus fort et remonté que jamais. Le groupe étonne sur Rapture  : il y a une évolution dans la musique. On se prend quelques rafales sur « Down », l’énorme « Parasite » (cf. le clip) et le redoutable « The Swarm » où Victor délivre une prestation vocale des plus réussies. Aaron et Victor ont vraiment fait un travail remarquable sur les paroles, de plus en plus sensées. Et l’atmosphère lugubre rend vraiment service à « Monster ». Un album incontournable en matière de metal moderne cette année. [Loïc Cormery]
Entre cris et murmures La musique progressive de Dreamarcher est bien vaste, avec des éléments électroniques et acoustiques s’accordant avec l’ambiance générale. Mélancolique ou torturée, elle fait naître en nous la saveur amère d’un souvenir étourdissant. [Interview avec Odd Erlend Mikkelsen (chant, guitare) par Guillaume Dartigues - Photo  : DR] Ce n’est pas courant  : vous êtes trois à exercer le chant en plus de votre instrument. Est-ce pour repousser vos limites ? Tester de nouvelles choses ? Le chant représente une grande partie du son de Dreamarcher. Et oui, repousser nos limites fait partie de notre philosophie. Avoir trois vocalistes avec différents styles et tessitures nous amène à beaucoup d’expérimentations et d’arrangements. Mastodon est une grande influence, dans le sens où trois chanteurs apportent plus de dynamisme à la musique. En live c’est génial aussi, l’attention de l’audience est constamment déplacée vers celui qui chante. De très nombreux arrangements... pour en arriver à une très bonne production. Combien de temps ça prend pour composer et enregistrer une telle musique ? On travaille sur ce disque depuis 2016. La plupart des morceaux proviennent de démos, faites par l’un de nous à la maison. On a passé beaucoup de temps en répète à les reconstruire pour qu’elles deviennent finalement très différentes. A l’exception de « Dominance », une de mes favorites où Kim (NDLR  : batterie, chant) avait une vision très précise. Je me dois de mentionner notre producteur, comme un cinquième membre  : Ashley Stubbert. Il a passé nombre d’heures à programmer, mixer et produire avec notre batteur. Ils forment une superbe équipe. Vous parlez de la richesse et de la fragilité des ressources que la vie offre. C’est cette ambivalence qui vous inspire ? Oui, la nature, la Terre sont des thèmes importants… Et le fait qu’on ne doit pas continuer à tout foutre en l’air. Notre survie en dépend. Quelle musique est source d’inspirations pour vous ? Nous avons tous des horizons musicaux différents, donc des influences différentes. 30 METAL OBS’DREAMARCHER The Bond Metal progressif Indie Recordings Par où commencer ? Musicalement parlant, on se situe dans un rock/metal progressif moderne qui oserait s’aventurer dans le black metal et quelque chose de plus avant-gardiste, la Norvège laissant à Dreamarcher un héritage conséquent dans ce domaine. Le groupe, aux multiples influences et aux musiciens talentueux, regorge d’idées intéressantes  : de la harpe, un solo remarquable sur le premier morceau « Coal », la cadence anathemesque du single « A Fail Of Design », une belle progression de riffs sur fond de blast beats dans « From Which We Came », ou encore un début électro rappelant Ulver ou Manes sur « Dominance » … Si le groupe avait poursuivi son chemin en peaufinant davantage ses transitions, nous serions en présence d’un grand, très grand album. The Bond reste toutefois très agréable à écouter et réécouter pour tout musicien passionné, ou pour tout fan de metal progressif en quête de nouveauté. [Guillaume Dartigues]



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